The project
Il est des passions que l'on explique pas, qui se trouvent là blotties à l'intérieur de soi. Mes parents sont céréaliers ? Moi, j'ai toujours voulu travailler au milieu des vaches. C'est comme ça. Depuis 2001, mes 75 bêtes et moi partageons 60 hectares aux prémices de la Beauce. Pour m'installer, construire un toit pour mes bêtes et une fromagerie aux normes ultra- draconiennes, j'ai dû m'endetter pendant une trentaine d'années. C'est parfois dur mais je ne regrette pas.
Production fermière
Ma production n'est pas estampillée bio mais je privilégie les méthodes de culture et d'élevage naturelles. Mes bêtes broutent de mars à novembre dans mes prés. Au menu : betteraves fourragères, trèfles... L'hiver, elles mangent un repas fait-maison à base de luzerne et de céréales produites sur la ferme assorties d'un concentré de colza fermier et de tourteaux de soja. Les traitements ? Je les limite au strict minimum, n'utilise aucun antibiotique et soigne mes bêtes avec un maximum d'amour.
Si mes vaches n'ont pas de prénoms, je les connais toutes. Je peux les reconnaître de dos, de trois quarts ou de profil. Toutes ont leur caractère. Il y a celle qui danse quand on la trait, celle qui traîne des pieds, celle qui vient systématiquement me faire la fête.
Priorité vente directe
Mes produits sont vendus sur le marché, à Paris dans le 15e arrondissement. Je fournis également des crémiers, des restaurants, des fermes-cueillettes... Depuis septembre 2011, je fais partie du réseau de la Ruche qui dit oui ! J'ai débuté avec la Ruche du comptoir général (dans le 10e) et fournis aujourd'hui une quinzaine d'entre elles, réparties sur les départements de l'Essonne, des Yvelines et la Capitale. Pour moi c'est important de rencontrer mes clients. Ils sont plus bavards que mes vaches !
Bientôt du coulommiers ?
Quel est le rapport entre une conditionneuse à yaourts et un coulommiers fermier ? Eh bien, si j'arrive à acheter la fabuleuse machine, mon équipe et moi aurons enfin du temps pour tester une recette de type coulommiers, pour l'ajuster et, au printemps prochain, proposer ce fromage cher aux franciliens.









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