Présentation détaillée du projet
Le malade imaginaire sur l'eau a été créé en juin 2011 au port de plaisance de Joinville le Pont (94).
Argan est malade. Malade comme le monde. Paranoïa, obsession, angoisse sont les maux du monde.
Alors Argan est malade comme tout le monde.
Lorsque sa santé est en jeu, il perd tout son bon sens et livre généreusement son corps aux potions des apothicaires.Entre rêve et réalité, il plonge yeux fermés dans les pièges que lui tend Béline son épouse ; boit la tasse à chaque diagnostic de son médecin, et lorsque Toinette sa fidèle servante le ramène à la raison, il remonte le courant sur le dos…en crawl.

Qui suis-je ?
La Drôlesse, c'est le nom du bateau et de la compagnie. Ensemble, on crée des spectacles sur les fleuves et rivières du monde, on accueille à notre bord toutes créations insolites lors d’évènements ponctuels, on collabore avec des structures ayant les pieds sur terre et on construit des ponts, des passerelles nouvelles entre le public et le spectacle vivant. Avoir la tête dans la lune malgré le fait qu'on soient sur l’eau….
L'équipe : Comédiens : Laurent Duverger, Bérangère Mehl, Delphine Orléach, Caroline Pallarès, Jean Sébastien Oudin, Giovanni Vitello. Dan Digital musicien, Félipé de la Véga régisseur général, Karine Delaunnay costumière, Claire Vialon scénographe, James bouchet constructeur, Laurent Falquevert réalisateur du documentaire...

À quoi servira la collecte ?
Votre soutien : c'est la possibilité de poursuivre et partager un rêve déraisonnable, poétique et chimérique. C'est faire en sorte qu'après tout ce long, long travail de préparation, tout ça ne tombe pas à l'eau. C'est permettre la gratuité du spectacle et d'aller à la rencontre du public quelque soit sont milieu et ses connaissances. C'est pour que vive les projets culturels atypiques et les artistes qui se donnent corps et âmes pour que ceux-ci existent. C'est laisser libre cours à une petite folie et des fois ça fait du bien les petites folies !
L'argent collecté nous permettra de boucler le budget de la tournée île de France en aout 2012 (dont le bassin de la Villette à Paris) :
gazoil pour la péniche (500 euros).
Révision du moteur et quelques réparations pour éviter à l'ensemble de l'équipage de couler à pic (500 euros).
Remise en état des costumes et accessoires (1000 euros)
Achat matériel technique insonorisation (2000 euros).
La Drôlesse
La Drôlesse est une jeune compagnie, on dit « jeune » parce qu'elle a été créée en 2009, alors que ses membres se connaissent et sont professionnels depuis plus de quinze ans...
Il y a un an, Caroline Pallarès, metteur en scène déjantée, vivant sur une péniche, décide de monter « Le Malade Imaginaire » sur le toit de son bateau. Ancré au milieu de ... Voir la suite
La Drôlesse est une jeune compagnie, on dit « jeune » parce qu'elle a été créée en 2009, alors que ses membres se connaissent et sont professionnels depuis plus de quinze ans...
Il y a un an, Caroline Pallarès, metteur en scène déjantée, vivant sur une péniche, décide de monter « Le Malade Imaginaire » sur le toit de son bateau. Ancré au milieu de l'eau, le public à quai, le bateau est intégré à de la scénographie.
Le collectif adhère immédiatement au projet.
L'idée forte étant pour tous l'envie de faire du théâtre autrement, en dehors des réseaux habituels sclérosés, sclérosants : d'aller à la rencontre du public avec une proposition atypique d'un classique du répertoire .
Bref : faire du théâtre itinérant en plein-air et sur l'eau.
Bien entendu il n'y que peu d'argent !
Le port de plaisance de Joinville-le-Pont où se trouve la péniche se mobilise autour du projet. Grace à cette petite communauté, mêlant artistes et habitants, huit mois plus tard, après un long, très long travail, l'accouchement a lieu. Sans péridurale façon maison !
Nous partons en tournée "rurale" sur le canal du centre en Bourgogne ; le spectacle rencontre un accueil enthousiaste et chaleureux auprès du public et des rares programmateurs qui ont pris le risque d'acheter un spectacle en création.
Le spectacle existe, l'équipe ne s’est pas noyée.
Ça c'est l'épisode 1.
L'épisode 2 commence en novembre 2011
Nous reprenons le travail de diffusion,. Mais, bien entendu il n'y a toujours pas d'argent..
Nous "ratissons" toutes les communes, festivals de France et de Navarre bordant les fleuves.
Nous recevons toujours un bon accueil, la proposition séduit, puis très vite nous nous heurtons à deux problèmes :
le premier va sans doute vous surprendre : on évoque très souvent des coupes sombres de budget !! Etrange... Hallucination, mythomanie collective, argument de politesse ?
Nous nous interrogeons encore...
le second est le suivant : beaucoup de programmateurs veulent voir le spectacle avant de s’engager, seulement nous ne pouvons jouer que l'été : c'est un spectacle en plein-air…
On fait comment ?
Compagnie inconnue au bataillon, pas de subventions, projet atypique qui ne rentre pas dans les cases.
On fait comment ?
Les festivals de rue trouvent le projet pas "assez rue", il n'y a plus d'argent dans les collectivités locales pour développer les tournées en mileu rurale, pas assez d'eau dans les salles...
On fait comment ?
Et bien, après des mois de boulot, on commence à supplier des financements privés, à chercher du sponsoring, à s’inscrire sur kisskissbankbank dans l’espoir de trouver une alternative...
Nous ne faisons pas les choses "dans les règles", pas "dans l'usage", nous sommes naïfs, rêveurs peut-être...
Mais si nous marchions dans les clous, si nous envisagions nos projets en termes de rentabilité, de viabilité, ils ne verraient pas le jour !
Cette culture la n'est pas celle que nous défendons !
Et vous ?