Présentation détaillée du projet
SYNOPSIS
Les escaliers sont en panne se passe sur trois jours. Trois jours dans la vie de Sylvain 45 ans, paraplégique depuis la naissance, qui habite au douzième étage d'un immeuble à Besançon et dont l’ascenseur vient de tomber en panne.
Enfermé chez lui, Sylvain recevra la visite de quelques amis un peu barges, venu lui apporter des provisions et avec qui il échangera quelques dialogues savoureux. Avec un ami d'enfance, il compareront leur passif amoureux en regardant des photos érotiques, avec un jeune voisin venu lui apporter des cigarettes ils feront un concours de grimaces, avec la fille d'un ami ils parleront du peintre Turner et de la mélancolie de la couleur jaune.
Lorsqu'il est seul, Sylvain combat l'ennui en jouant des airs punk à la guitare électrique, travaille dans son atelier (Sylvain est artiste-peintre), regarde pendant des heures une carte du monde et s'amuse comme un gamin au pilote de ligne devant un vrai tableau de bord d'avion Cessna acheté quelques années plus tôt en brocante, posé sur son évier de cuisine.
Mais ce n'est pas tout. Chaque nuit, victime d'insomnie, Sylvain reçoit la visite d'un fantôme, une magnifique femme fantôme, qui lui propose de la suivre. Tombé immédiatement amoureux d'elle, il accepte de la suivre, mais la seule manière de la suivre est de mourir.
Sylvain Gérard jouant au pilote de ligne dans sa cuisine, une des scènes du film.
LE PROJET
Les escaliers sont en panne est un projet né de la rencontre avec l'artiste-peintre et poète Sylvain Gérard, paraplégique de naissance.
Je connais effectivement Sylvain depuis longtemps maintenant. Mais il y a quelques temps, alors que sa santé n'était pas au mieux, il me proposa de faire un film sur le handicape, la maladie, la fin de vie. "Mais, me dit-il, quelque chose de drôle, de doux, de poétique". J'avais du pain sur la planche !
Cinéaste depuis presque dix ans, je lui ai donc proposé ce projet, l'histoire de l'ascenceur en panne et de tout ce que l'on pouvait tirer d'une telle situation. Je lui parlai ensuite de la dimension fantastique du projet (le fantôme) et il en fut ravi.
Sylvain Gérard
Tourné à Besançon par une équipe professionnel venu de Paris, le tournage sera des plus difficile. En effet, Sylvain n'ayant le droit qu'à deux heures de position assise par jour, un jour sur deux, les temps de tournage s'en retrouveront très limités. Mais c'est un défi de cinéma comme je les aime où chaque seconde, chaque incident et imprévu devront être tranformés en moment de cinéma.



