Présentation détaillée du projet
ROUGE GORGE est un objet hybride qui chante sans mot, avec des sons de gorge, qui raconte une partie de l’histoire passée sur les terres canadiennes d’un point de vue autochtone ; qui passe par la France et traverse le Québec pour observer les gens qui y vivent aujourd’hui ; qui dit que le corps se souvient des morceaux qui le composent, mais que la tête a oublié et dont, un jour, on a besoin de se souvenir.

Pour retracer cette partie de l’Histoire, il faut que j’aille à sa source : que je fasse vivre la squaw qui vit en moi. Je suis née avec des « symptômes » d’autochtone (peau matte, fascination pour le chant de gorge, goût marqué pour l’eau froide des rivières et le poisson cru…). Il y a quelques années, j'apprenais que j'avais très probablement du sang amérindien...

Le chant de gorge est le fil conducteur de mon film, non seulement parce qu’il me fascine, mais aussi parce que c’est le moyen de communication privilégié des autochtones. Même si leurs chants ont peu de mots, leur signification est riche en histoires - ils portent la mémoire du peuple.

L’objectif du film est de « vivre » l’histoire pour mieux la raconter. Ainsi l’action se promène du Nunavut à la France, et partout où il faut aller au Québec pour chercher leur vérité. En prenant le parti des autochtones, on va au cœur de l’histoire, pour comprendre leur version des faits. Tous les lieux visités et les gens rencontrés ont un lien avec eux. Les échanges avec d’autres communautés serviront de complément, comparaison ou virgule entre deux séquences.
Ces points de comparaison sont aussi utilisés avec la France, auprès de ma famille. Ces sauts d’une culture à l’autre seront là pour souligner les contrastes entre la tradition française, québécoise et autochtone sur un même plan.


Le film est parsemé de clins d’œil qui soulignent les différences et ressemblances entre peuples qui se sont croisés, influencés, éloignés puis rapprochés. Il faut se déplacer, aller chercher ces maillons manquants de l’histoire.
· Avec humour, je me prends pour une squaw à la recherche de son identité.
· Avec rigueur, ROUGE GORGE va à la rencontre d’un peuple en remontant dans l’Histoire afin de mieux comprendre ce qu’il s’est passé il y a des siècles.
· Le point de départ, c’est l’apprentissage d’un chant qui leur appartient.
Tournage à venir:
FRANCE
Mars et avril 2012 : Séquences à Paris et à Villemeux-sur-Eure (où est mon château de famille).

CANADA
Août 2012 : Nous voulons partir tout le mois au Nunavut pour un premier bloc de tournage là-bas. Nous profiterons du fait d’être en Amérique du Nord pour tourner quelques séquences à Montréal avec ma famille.

Qui suis-je ?

Je m'appelle Marie-Pascale Dubé. J'ai 25 ans. J’ai une mère Française, un père Québécois et un arrière grand-père sans doute Amérindien. Je suis né à Montréal et je vis à Paris depuis 3 ans, où je travaille avec le documentariste Stan Neumann sur une collection de films (10 X 26’ pour Arte) qui retrace l’histoire de la photographie. En plus de me plonger dans la réalisation de film à valeur historique, cette situation géographique me permet de me rapprocher de mon identité française. Et en prenant des distances avec le Québec, je comprends aussi beaucoup mieux la diversité culturelle qui nous habite, ce qui me pousse aujourd’hui à faire ce film!
Nous demandons donc 4000 euros pour nous permettre de faire exister le film en allant sur place. Cela ne couvre qu'une parties des frais d'avion, nous assurerons les charges supplémentaires.

Je m'appelle Julie Guignier. J'ai 25 ans. Lorsque je ne travaille pas en tant qu’assistante caméra sur des plateaux de cinéma ou de TV, je fais des images de reportage, de film institutionnel, au-dessus et au-dessous de l’eau, un peu partout, passant par la France, l’Égypte, l’Afrique du Sud et le Canada, où j’ai rencontré Marie-Pascale. Nous avons su mettre nos cerveaux en commun sur notre projet de fin d’études, 3 Novembre, tourné en 35mm, en hiver 2009 à Montréal. Je suis plus qu’enthousiaste à l’idée d’être à nouveau réunies sur un projet multiculturel comme celui-ci, pour saisir les lumières du Grand Nord et la chaleur des personnes à rencontrer.





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