Présentation détaillée du projet
Le contexte
L’échec patent, politique et social, des mesures prises jusqu’ici pour lutter contre l’exclusion, n’est pas le sujet direct de ce projet transmédia, même si il est omniprésent à travers l’action de ceux que nous suivons.
Depuis 10 ans, un mouvement singulier a émergé. Plusieurs collectifs, crées ou investis par d’anciens sans domicile fixe, sont nés. Leurs membres accompagnent après la vie, souvent aussi pendant, ceux qui vivent dans la précarité. Depuis des années, certains font des « maraudes », ces parcours de veille et d’aide dans la ville et construisent au jour le jour un fragile vivre ensemble.
Tous crient l’issue fatale, à très court terme, de la vie à la rue. Maladie, malnutrition, mal logement, addictions, en sont les véritables causes, bien plus profondes qu’une vague de froid.
Le projet de « Terres Communes » est d’accompagner ceux qui accompagnent, de comprendre le sens de leur engagement, et à travers celui-ci d’encourager peut-être à faire un pas vers ceux que l’on ne voit pas. Un geste, une parole, une veille… Qui dans un premier temps peut se faire de manière virtuelle, à travers les espaces participatifs que propose le site.
Le projet Terres Communes
Plusieurs éléments nourrissent "Terres communes " et constituent sa mémoire. Ces éléments, sonores, textuels ou visuels prolongent la réflexion autour de la séquence principale constituée par l’agencement de la vidéo et de la photographie. La séquence principale que constitue le split-screen est une narration classique: elle évoque le collectif, son action « objective », l'engagement de ses membres.
Les fragments qui l'entourent s'inscrivent dans le registre de la confidence, donnant accès à un témoignage plus intime des intervenants. Ils se nourrissent de la matière récoltée pendant le travail de préparation du documentaire et son tournage, apparaissent et disparaissent au fil de l'exploration.
Au fil de mes premiers repérages, j'ai été convaincu que ce projet n'aboutirait pas seulement à un film mais à un objet plus complexe: un objet filmique, poétique et politique pleinement adapté au web et à sa richesse d'écriture, pleinement adapté au sujet aussi. J’envisage le web comme un support de mémoire et un endroit où les relations, les connexions entre les hommes peuvent être interrogées.
Un projet transmédia
Terres Communes se déclinera en plusieurs évènements : une installation photo et son, dans le cadre de la Friche de la Belle de Mai à Marseille, ainsi qu'une semaine thématique sur Radio Grenouille et Chez Albert.
http://www.radiogrenouille.com/
L'équipe de Terres Communes
Image :
Cecil Thuillier / Emmanuel Vigier
Photographie :
Alexa Brunet
www.alexabrunet.com/
Son travail en lien avec le site
Avec la participation de Patrick Perret
http://www.facebook.com/pages/AUTOUR-DE-MARSEILLE/131552757739
Son :
David Bouvard
http://paysagesonore.free.fr/belsuncepresentation.html
Gery Petit
http://www.myspace.com/gerypetit
Montage :
Sandra Ach
Réalisation multimédia :
Renaud Vercey
Qui suis-je ?
Je fais partie d'un collectif de réalisateurs marseillais, le collectif «Cailloux» qui s’est progressivement organisé autour de l’écriture de documentaire de création.
Mon premier film, « J’ai un frère » (France/Bosnie-2008/2009) a été selectionné dans plusieurs festivals : les Etats Généraux du documentaire à Lussas (2008), le Prix International du documentaire et du reportage Méditerranéen (Turin, 2008), le festival “Etonnants voyageurs” (Saint Malo, 2008), et le Festival Cinéma du Réel à Paris-Beaubourg (2009).
"J'ai un frère" représente une étape importante dans ma démarche documentaire : en observant la relation entre deux frères que tout sépare, j'entamais ce travail sur le lien, sur ce qui rapproche au delà des frontières géographiques et sociales. C'est avec cette même sensibilité que j'ai abordé Terres Communes.
Je suis actuellement correspondant du site internet Babelmed, consacré aux cultures méditerranéennes: http://www.babelmed.net






Derniers commentaires