Ferme du Hérisson
@ Verchocq, France
Je m'appelle Thomas Boonen, je suis né à Aix en Provence le 2 Mars 1977. Qu'on se le dise, mon parcours n'a rien à voir l'alignement impeccable des rangs de poireaux. Tout commence pendant les étés de mon enfance et de mon adolescence que je passe chez des amis de mes parents dans une ferme des Alpes. Là, je goûte au travail de la terre. A 18 ans, je mets les ... Voir la suite
Biographie
Je m'appelle Thomas Boonen, je suis né à Aix en Provence le 2 Mars 1977. Qu'on se le dise, mon parcours n'a rien à voir l'alignement impeccable des rangs de poireaux. Tout commence pendant les étés de mon enfance et de mon adolescence que je passe chez des amis de mes parents dans une ferme des Alpes. Là, je goûte au travail de la terre. A 18 ans, je mets les voiles en autostop pour Copenhague où je ne suis en fait jamais arrivé. Pendant un an, ma douce errance me balade entre la mer noire, l'Ukraine et la Hongrie. De retour en France, je me décide enfin à travailler « sérieusement ». A 21 ans, je déniche un poste d'éducateur pour adultes autistes et psychotiques. Le foyer se trouve dans le Var dans un domaine agricole qu'il faut entretenir. Je m'y colle et m'improvise jardinier avec une petite équipe. Au bout de quelques années, je démissionne pour travailler comme ouvrier agricole dans les vignes varoises, dans les caves... Je teste aussi le travail de chevrier, de maraîcher... Enfin je m'inscris pour suivre une formation en maraîchage biologique. Brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole en maraîchage biologique, diversification à Montmorrot dans le Jura : mes diplômes en poche, je rentre dans le Sud pour m'installer comme maraîcher. La pression immobilière est telle que je reporte le projet. J'enchaîne les expériences : chez un maraicher bio dans la vallée de la Roya, puis dans une ferme biodynamique des Vosges. Enfin je rencontre Virginie, que je rejoins dans le Nord pas de calais. Il est temps de poser les valises, je cherche à m'installer. Mais une fois encore, la difficulté est d'accéder aux terres agricoles. Je trouve un point de chute à Ambricourt sur le site test du Germoir, où je commence à cultiver sur 6000 m2. Normalement je ne peux y faire que 2 saisons. En 2011, toujours sans terre, les propriétaires me font une fleur et m'autorisent une 3e saison sur 1,5 ha et quasiment 1000m2 de tunnel. Il n'y aura pas de 4e chance. Aujourd'hui, c'est donc le grand saut : je m'installe comme un grand sur 2 hectares. Thomas le jardinier a fait un pas de géant !

