The project
COBALT est un western initiatique, à multiples lectures…
Le héros, Cobalt, part dans un monde de plus en plus aride et toxique dans une quête initiatique, au bout de laquelle nous nous rendons compte qu’il est lui même le jeu d’une expérience.
Le décor se situe dans une ancienne mine d’étain, à Abbaretz, en Loire-Atlantique. C’est l’endroit idéal qu’il nous fallait pour tourner ce western : un désert toxique où la poussière a un goût de métal.
Cette expérience recrée le mythe du « cowboy », dans la lignée de Dead Man de Jim Jarmush. Solitaire et sans cheval, armé d’une pelle, il va à la rencontre de concepts intemporels, tels que l’asservissement, la logorrhée, l’expérience et l’ennemi.
Ils sont incarnés pas des personnages nantis d’attribut et de pouvoir propre, qu’ils exercent à l’encontre de notre héros pour l’écarter de son chemin. Il ignore, se libère, épouse et affronte tour à tour ces personnages haut en couleur incarnant ces concepts, dans une allégorie poétique épurée.
Le film est construit par tableaux, inspiré des films de Bruce Lee ou des jeux vidéo, notre personnage évolue d’un niveau à l’autre vivant des expériences de plus en plus intenses. Il se retrouve mêlé à des situations absurdes, l’atmosphère est légère et détaché, la tonalité du film est burlesque.
Au fil de cette histoire imprégnée de symboles qui syncrétisent les légendes des mines, les pratiques chamaniques et les éléments essentiels, se tisse discrètement, dans toute la structure narrative du film, les tuniques bariolées de Dieux manipulateurs. Ces dieux là, sont peut-être bien les démons intérieurs de Cobalt ?



(photo: antonin boiveau)
Qui suis-je ?
Nous sommes une équipe de professionnels des médias qui se sont regroupés dans un laboratoire de recherche audiovisuelle et multimédia dénommé SHART (Section d’Humanoïdes Apochromatique pour la Recherche Transvisuelle).
Pour la petite histoire :
« A l’origine cette section humanoïde était confinée dans un laboratoire secret et souterrain dans les entrailles de la télévision. Là, 3 étranges chercheurs (Trini, Troto et Luène) et un cerveau biomécanique (Smarty) nous conduisaient au cœur de l’Exploration Télévisuelle. Quatre épisodes, relatant leurs aventures, furent produits dans le but d’amorcer une série télévisuelle qui serait diffusée sur le minitel : SHART. Leurs expérimentations se construisaient autour d’actions mécaniques aux frontières de l’irrationnel dont l’aboutissement était exclusivement attaché à la symbolique télévisuelle. »



Ce laboratoire a émergé et évolué, son champ d’exploration s’étend désormais à tout l’univers « transvisuel » : de la fiction au documentaire, des pratiques performatives propres à l’art et à la mise en scène, en passant par les nouvelles formes de web narration.
Notre intention est d'élaborer de nouveaux protocoles narratifs et de nouvelles pratiques de réalisation. Nous sommes actuellement au nombre de quatre chercheurs, nous avons tous une riche connaissance et une pratique assidue de l’audiovisuelle. Nous avons également chacun derrière nous des expériences diverses et variées dans le domaine du film court.
Le lien farouche qui unit ces nouveaux pionniers de l’ère « transvisuelle » est la recherche audiovisuelle au sens le plus large du terme, celle qui se nourrit de tous les domaines du savoir (Science, mythe, poésie, philosophie, cuisine…).
Nous vous invitons d’ailleurs à consulter nos travaux sur internet, dans le filmarium de notre site : http://shart.tv/



