Le déchaînement de propos hostiles visant la Turquie me pousse en 2007 dans le corps anatolien d'un pays inconnu de moi. Découvrir. Photographier. Transmettre. Les images de mes rencontres avec un pays bouleversé par sa globalisation, et avec ses jeunes citoyens, deviendront un livre chez Trans Photographic Press donnant à voir la Turquie actuelle.

Large_image_kkbb_site_r_nov_

The project

Photographe engagée, le déchaînement de propos hostiles, caricaturaux visant la Turquie me pousse en 2007 dans le corps anatolien d’un pays que je ne connaissais pas. Découvrir. Photographier. Transmettre. Cinq voyages plus tard, les images de ma rencontre avec un pays bouleversé par sa globalisation et avec ses jeunes citoyens s’incarneront dans un livre à paraître en septembre/octobre 2012 chez Trans Photographic Press qui donne à voir la Turquie actuelle.  Vos contributions vont aider à le faire exister.

 

Avant ou après lecture de la description du projet, voici une vidéo réalisée par HLG Films à regarder. Je raconte quelques images, trois de mes jeunes citoyens de Turquie vous parlent des changements qu'ils espèrent et cinq double-pages de la maquette du livre sont à découvrir !

 

 

Images et témoignages. « du Loukoum au Béton » est un livre à couverture rigide, de format intime (21,5 x 21,5 cm), avec 87 images couleur et environ 145 pages. Ses trois langues – français, turc, anglais – symbolisent la volonté de créer de la compréhension qui porte mon projet photographique. Deux personnes que j’estime énormément me font l’immense honneur d’écrire le texte critique et la préface : Armelle Canitrot, journaliste photo au quotidien La Croix, et Ahmet Altan, romancier et rédacteur-en-chef du quotidien turc Taraf. Aujourd’hui un livre de photographie, pour exister, a besoin de soutien et de partenaires. C’est pourquoi je me tourne vers vous : les ami(e)(s), les connaissances et les (pour l’instant !) inconnu(e)(s). En espérant que ce projet vous donnera envie de le voir réussir avec votre aide. Pour vous remercier, il y a plusieurs contreparties, dont bien sûr le livre. Il y a aussi l’Edition Prestige accompagnée d’un tirage original. Si vous choisissez cette contrepartie, voici les 6 images parmi lesquelles vous pourrez choisir celle qui accompagnera votre livre. 

 

         

 

      

 

En plus, une exposition de 45 images accompagnera le livre. Des contacts sont en cours pour trouver des lieux. (D'ailleurs, n'hésitez pas à me contacter si cette exposition vous intéressait !) J'aimerais que l'exposition voyage beaucoup - en France et en Europe surtout, mais même en Turquie ! Comme j'aurai, si la collecte réussit, les e-mails de "mes" Kissbankers, je préviendrai personnellement chacun par newsletter de chaque présentation de l'exposition et vous recevrez une invitation.

 

C’est avant tout à l’ignorance, terreau de tous les préjugés et peurs, que je voulais m’attaquer. C’est fou ce que ce pays, en chemin vers l’Union Européenne, reste méconnu pour la plupart de nous autres Européens. À l’aide d’un vieux 6x6, beaucoup de films et quelques cours de turc, je suis partie à la rencontre de la Turquie contemporaine, avec le désir de transmettre ce que je trouverai. Avec aussi le désir que mon travail contribue à déconstruire idées reçues et préjugés. Quatre villes de la Turquie profonde, loin de la trop éblouissante, trop photographiée Istanbul, sont le terrain de mes explorations : Kayseri, Konya, miracles économiques du centre de l’Anatolie, Trabzon, ville sinistrée sur la Mer Noire, et Diyarbakir, non moins sinistrée grande ville kurde du Sud-est. Mon approche photographique, approfondie sur cinq voyages de juin 2007 à septembre 2010, a dessiné un corps de travail autour de l’impact de la modernité globalisée sur les villes et sur les aspirations de la jeunesse. Transformations vertigineuses dans les deux cas. Si le désir de combattre des préjugés fut à l’origine de mon choix de la Turquie, ce qui m’a, en revanche, attachée à ce pays « entre-deux » et fondé mon engagement dans un projet au long cours, c’est ma découverte, séjour après séjour, de l’actuel état déstabilisé, en devenir, du pays et de ses jeunes citoyens.

 

 

 

        

   

        

Les bouleversements en cours dans la Turquie actuelle ne sont pas uniquement ceux qui transforment le tissu urbain des villes fonçant vers ‘la modernité’. En 2008, je reste stupéfaite devant les vidéo-clips des chansons pop turques. Devant leurs images qui sourdent l’érotisme.  Qui mettent en avant liberté et épanouissement de l’individu, rapports libérés entre les sexes, consommation à l’occidentale : modèles très européens d’être et de faire, symboles de modernité donnés à désirer. Mais, modèles encore inatteignables pour l’immense majorité des jeunes, dans une société où les codes et les mœurs restent ancrés dans une tradition religieuse conservatrice. Entourés de villes dont l’identité subit une mutation radicale alors que dans leur propre vie ils sont traversés par les tensions entre valeurs traditionnelles et valeurs venues d’ailleurs, comment font-ils ces jeunes gens, mes « Jeunes Turcs», pour recréer des repères ? Quels espoirs fondent-ils dans l’Europe et son Union pour les aider à se redéfinir ? La question m’a semblé importante, puisque la Turquie de demain, qui se façonne aujourd’hui, ce sera la leur. J’ai « dragué » (en tout bien tout honneur) des jeunes à Kayseri, Trabzon et Diyarbakir. Recueilli leurs propos, fait leur portrait. Combiné par le truchement d’un diptyque leur portrait, une capture de vidéo-clip et une brève citation. Les extraits de leurs propos dans le livre donnent une place plus importante à ce qu’ils ont à partager.

 

 

 

        

 

         

 

 

Qui suis-je ?

À mon avis, photographier est un merveilleux prétexte pour aller vers l’autre (et aussi vers soi-même) - élans ardus parfois mais à la fin, cela vaut le coup ! 

 

Après des études universitaires de langue et littérature françaises aux États-Unis où je suis née en 1950, et toute une « première vie », je m’installe à Paris en 1978, réalisant ainsi le rêve que je chérissais depuis mes 15 ans.  Je suis venue à la photographie en 1986, et depuis, je poursuis une activité de photographe-auteure indépendante.  Ma formation est essentiellement autodidacte, plus une année à l’école EFET à Paris et deux stages à Arles. Ma pratique photographique voyage entre documentaire personnel pour sensibiliser les consciences, et approche intuitive pour suggérer l’énigme des lieux et des êtres. Je construis patiemment un univers photographique où le ressenti prime sur la ressemblance, l’intuition sur le constat.

 

Un des centres de gravité de ma photographie est la question d’identité. C’est dire si la Turquie, pays de repères brouillés, pays entre-deux, bouleversé par sa modernisation féroce, me comble ! Mais autour de la question d’identité, il y eut aussi un long travail sur les Touaregs du Sahara algérien (Vies silencieuses), une série sur la question de l’intégration vue par les couples mixtes (Fondements), un sujet sur les mariages forcés en Kirghizistan (Ala Kachuu), une série de visages-paysages (Archaeus).

 

Mon travail est régulièrement exposé et fait partie de collections privées et publiques en France et à l'étranger dont la Bibliothèque Nationale de France, Musée de la Photographie (Finlande), Fondation Italienne de la Photographie (Turin), Centre Méditerranéen de la Photographie, (Bastia), Artothèque de Caen, Artothèque de Grenoble. 

 

Bon, assez parlé de moi !  Si vous voulez en savoir plus, je vous invite cordialement à faire un tour sur mon site :  http://www.fdcphoto.com

 

Why fund it?

Le budget global du livre (fabrication, droits des auteurs-textes, traductions, relectures) est de 18000€. Actuellement il reste à trouver 12000€, dont 3045€ pour la numérisation haute def et la chromie de 87 images.  Le but de la collecte est donc de couvrir le coût de ce poste essentiel. Des sociétés travaillant avec la Turquie sont approchées pour devenir partenaires, ce qui devrait permettre de couvrir les 9.000€ restants. Si l’objectif des 3045€ est dépassé, les dons supplémentaires seront affectés au poste impression-façonnage (7807€) et permettront de moins dépendre du partenariat privé. Si un reliquat restait à couvrir au moment de l’impression, je casserais ma tirelire, pour aller au bout de mon engagement !

Last comments

Thumb_default
over 2 years
quelle aventure... bravo Frances ! à très vite j'espère. bises. bédi
Thumb_default
over 2 years
Super Frances, les objectifs sont dépaser. Bisous Gilles.P
Thumb_default
over 2 years
Felicitations Frances!