The project
Certaines photographies pour se rendre compte de l'atmosphère lumineuse globale du film:


Pour Matis, la médaille de la résistance qu'il épingle fièrement est un titre de gloire et d'honneur. Pour son grand-père, elle n'est plus que la trace d'un passé douloureux dont il doit se souvenir mais aimerait oublier. Le film joue sur ce "Revers de la Médaille", ces deux regards divergents posés sur l'Histoire, à travers cette médaille.
Le film est entièrement musicalisé et presque muet, ce que nous avons tendance à appeller notre "cinéma noir et blanc en couleur et cinémascope." L'absence de dialogues apporte une certaine force au récit et la musique lui confère un aspect plus universel.
Nous avons beaucoup travaillé sur l'évolution de la représentation de la résistance française à travers les époques avec nottament l'exposition "Résistances" du Musée de la Résistance et de la Déportation de Lyon.
Comme chaque enfant, Matis est le seul maître de la mort. Il décide de qui devra mourir et programmera sa propre mort quand le moment sera venu, à la manière du personnage de Ana dans Cria Cuervos de Carlos Saura. La guerre apparaît alors à l’enfant comme un moyen de crier sa présence, sa détresse.
L’enfant se projette la guerre d’après des récits, des films, des jeux vidéos certainement. D’ailleurs certains passages du film s’inspireront de points de vues tirés des jeux vidéos de guerre : Les plans larges en totale plongée en travelling de suivi par exemple.
Tout le film tourne autour d’une logique de mouvement. L’enfant est en constant déplacement, hormis à quelques brèves séquences. L’enfant est souvent suivi en travelling, Steadycam, grue ou Cablecam 2D, qui est un système de tyrolienne permettant de faire des travellings en plongée totale jusqu’à 10 mètres du sol.
Le personnage de Matis montrera assez peu d’émotions pendant le film, son langage n’est ni oral ni visuel par des émotions mais se diffusent au spectateur par son imagination.
Le personnage a été inspiré par le personnage de Ana dans Cria Cuervos de Carlos Saura.
C’est autour de la figure emblématique du grand-père que s’échafaude l’histoire. Dans un premier temps héros de guerre, résistant décoré et reconnu puis, par recyclage aléatoire de l’enfant, il se retrouve dans son imagination dans le rôle de l’officier allemand qui commande sa propre éxécution. Il est alors la figure écrasante pour l’enfant, charismatique.
Les acteurs suivants sont présentis pour jouer dans le film:
Jacques Bonnaffé:

Jacques Boudet:

Qui suis-je ?
Simon Panay est le plus jeune des trois frères, l'initiateur du projet. Il a réalisé trois courts-métrages depuis 2008 et à seulement 18 ans, travaille d'ores et déjà avec deux sociétés de production. La première, OROK Films, pour la réalisation d'un documentaire 52minutes historique et la deuxième, 5J Productions, pour un court-métrage de fiction.
Nicolas, 21 ans, a déjà quatre courts-métrages à son actif, qui ont obtenu quelques prix en festival. Il a été prestataire audiovisuel pendant un an en créant sa propre entreprise de prestation. Désormais il se consacre à plein temps à la réalisation de court-métrages et écriture de long-métrages.
A terme, le duo se tourne vers le long-métrage, avec quelques projets déjà écrits.


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