The project
Le cinéma africain subsaharien est méconnu en France, représenté qu’il est par seulement une poignée de grands réalisateurs…
Cet évènement a pour vocation la découverte de ces jeunes auteurs et de leur contexte de création, ainsi qu’un accompagnement du regard du spectateur parisien dans cette découverte.
La promotion des réalisateurs auprès de producteurs et distributeurs, afin de leur permettre d’approcher le marché du film français, est le second objectif de la soirée.

"Face à Face" de Mame Woury Thioubou
Six courts et moyens métrages , en provenance du Mali, du Sénégal, du Niger et du Cameroun se partagent entre fiction, documentaire et art vidéo, faisant néanmoins la part belle au documentaire de création, qui semble être un vecteur privilégié des moyens d’expression du jeune cinéma contemporain africain.
Comme on peut le voir avec la génération Africadoc notamment, ainsi qu’avec de nombreux réalisateurs indépendants, le genre du documentaire semble correspondre le mieux aux modes d’expression et aux discours que veulent véhiculer ces jeunes auteurs, au plus près de la société qui les entoure et dont ils font partie et qu’ils veulent comprendre et décrypter.

"Ku'tchub" de Charlotte Yonga
Ces courts-métrages ont tous été présentés dans de nombreux festivals internationaux dans différentes villes du monde, mais jamais encore à Paris.
Certains ont reçu des prix notables, en particulier le Poulain de bronze du FESPACO 2011.

"Tinye So" de Daouda Coulibaly
Entre 23 et 30 ans, les réalisateurs suivent ou ont suivi des études de cinéma. Cinq d’entre eux sont des jeunes femmes. Il s’agit de leur premier ou second véritable court-métrage et présentent déjà un talent certain dans leur discipline.
Qui suis-je ?
Audrey, 23 ans, née à Biarritz (64) et vivant à Paris...
Fraîchement diplômée d'un master 2 de gestion de projets culturels, je me destine au monde du cinéma qui me passionne. Je connais bien la problématique du cinéma africain, après avoir travaillé deux ans pour l'association Des Cinémas pour l'Afrique, présidée par le réalisateur Abderrahmane Sissako, qui oeuvre à la réhabilitation d'anciennes salles de cinéma en nouvelles maisons de l'image à vocation culturelle, sociale et pédagogique, sur le continent africain.
Je suis présidente d'une jeune association culturelle, La Sauce à l'Arti'Show, et en charge pour elle des projets cinéma. Si avec mes quatre comparses nous avons créé cette association, c'est que nous sommes convaincues que malgré les évènements artistiques, expositions et festivals en tout genre, les jeunes artistes sont encore trop peu représentés, diffusés et accompagnés et que l'ouverture du regard du spectateur et la découverte des jeunes talents d'autres pays, d'autres continents ne sont pas assez répandues en France...

