On fait un documentaire sur Simha Arom. On a tout filmé! On a tout enregistré! Maintenant on aimerait bien le monter et que vous le voyiez!

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The project

Le Miroir présente :

 

Simha

 

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Note to our Anglo-Saxons friends: As an appetizer, you can find an english resume of Simha's life and  the director's statement at the end of the page. Thank you for reading — and donations...!

 

Ethnomusicologue, musicien et directeur de Recherche émérite au CNRS, Simha Arom aura passé cinquante ans à recueillir, étudier et décrypter les mécanismes des musiques traditionnelles, notamment les magnifiques polyphonies des Pygmées Aka de la République Centrafricaine.

 

Au fait, c'est quoi l'ethnomusicologie ?

 

L’ethnomusicologie est une science de la famille des sciences humaines qui étudie les rapports entre la musique et la société. Sa particularité est de se baser sur un travail de terrain, d'enregistrement et d'observation. Elle fonde ses analyses sur les enregistrements réalisés ainsi. Elle s'intéresse particulièrement aux musiques de tradition orale, mais également à toutes formes de musiques actuelles.

 

 

Découvrez le premier teaser du film :

 

 

 

POURQUOI UN FILM ?

 

   Ce n'est pas pour rien que son prénom, Simha, signifie en hébreu : "joie".

 

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Arrivé au faîte de sa carrière, à 83 ans, Simha Arom reste d'un enthousiasme et d'un allant exceptionnels. Authentique autodidacte, il a obtenu sa thèse d'Etat sans jamais fréquenter aucune université.

 

Toujours prêt à s'approprier les nouveaux outils aujourd'hui à la disposition de l'ethnomusicologue, enthousiaste à défricher de nouveaux terrains, inspirateur de compositeurs contemporains comme Steve Reich, Luciano Berio, György Ligeti ou Herbie Hancock et Madonna, il continue à découvrir et à faire connaître le domaine immense que constitue la musique traditionnelle.

 

Ce film est basé sur ses souvenirs, son enfance pendant la guerre, son acharnement à apprendre la musique qui le conduisit à occuper plusieurs années le poste de cor solo dans un orchestre symphonique. Il y aussi son activité actuelle, son approche de l'ethnomusicologie, tout à fait particulière car il a toujours mis en avant le travail de terrain, et enfin sa propre pratique musicale.

 

Par-delà le langage, cette pratique lui a permis une communication privilégiée avec les musiciens des cultures de tradition orale.

 

            « Je pense que dans ce métier étrange qui s’appelle l’ethnomusicologie, le cœur du travail consiste à collecter les musiques de l’oralité avant qu’elles ne disparaissent, puis à les décrire, comme un linguiste le ferait d’une langue qu’il découvre. » Simha Arom.

 

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Les musiques dans le film seront omniprésentes.

 

A chaque époque du film correspondra une époque musicale.

 

Simha le musicien a traversé les répertoires, comme il traversé l’Europe en guerre, et une bonne partie du siècle. Il a joué des symphonies de Brahms comme des opéras de Rossini, le répertoire classique du musicien d’orchestre symphonique.

 

Son répertoire passe par la musique liturgique juive, les polyphonies des Pygmées de Centrafrique, jusqu’aux chœurs de Géorgie.

 

Un périple qui aura guidé sa vie. C’est ce cheminement que nous proposons aussi au spectateur, en construisant le film comme une pièce musicale, une partition à voix multiples.

 

 

 

LE FILM EN QUELQUES DATES

 

1930 Naissance à Düsseldorf.

 

1938 La « Nuit de Cristal » Les Arom s’enfuient en Belgique puis dans le Sud-Ouest de la France...

 

 

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1944  Simha a survécu. A douze ans, il parvient à passer les Pyrénées, et s’embarque pour la Palestine.

 

 

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…Il n’aura jamais revu ses parents, qui périrent à Auschwitz…

 

1946  En Palestine, Simha devient musicien, d’abord violoniste. Puis, blessé au bras droit pendant la guerre de 1948, il doit abandonner le violon.

 

 

 

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Il apprend donc le cor, le seul instrument qui se joue de la main gauche, d’abord à Jérusalem, puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dont il obtient le Premier Prix en 1954. En 1957, il devient cor solo de l’Orchestre Symphonique de Jérusalem.

 

 

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1962  Le Président de la République Centrafricaine, David Dacko, en visite en Israël, entend une fanfare de jeunes. Il en veut une pour son pays, et demande à l’Etat d’Israël un musicien pour la créer.

 

Simha se propose et s’engage pour un an.

 

Arrivé sur place, fasciné par la musique traditionnelle, il convainc le Président Dacko de la nécessité d’enregistrer les musiques du pays. Il crée, à Bangui, avec son amie Geneviève Dournon, un musée des Arts et Traditions Populaires : le Musée Boganda.

 

      

 

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1990  Les années ont passé, et Simha, après être entré au CNRS, est devenu l’un des plus grands ethnomusicologues connus. Ses enregistrements et ses analyses des musiques pygmées ont fait le tour de monde. Des musiciens contemporains comme Steve Reich, Luciano Berio, György Ligeti ou Herbie Hancock et Madonna s’inspirent des polyphonies qu’il a fait connaître.

 

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2012  A quatre-vingts ans passés, Simha vient d’écrire un livre très remarqué « La Fanfare de Bangui » dans lequel il raconte son itinéraire peu commun.

 

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Avec Sonia, son épouse, et grâce à l’amitié qui le lie depuis plus de vingt ans au cinéaste Jérôme Blumberg et au producteur Gabriel Chabanier, le film de sa vie est devenu possible, un film comme en rêvait toujours Jean Rouch, « un film de copains ».

 

 

Nous avons commencé par le suivre sur son nouveau terrain : les polyphonies de Géorgie, et puis, pas à pas, sur les traces de son enfance, à Düsseldorf, dans l’Allemagne nazie, où cette enfance s’acheva trop brutalement à la Nuit de Cristal, au camp de Rivesaltes, dans le sud de la France, d’où les Arom réussirent à s’échapper, en Savoie où ils furent raflés, dans les Pyrénées, que Simha traversa à pied, à Jérusalem, où nous avons retrouvé Elly et d’autres copains… et chez les Pygmées de Centrafrique, dont les femmes chantent encore les polyphonies que Simha a révélées au monde entier.

 

Chant

 

 

 

NOTE D’INTENTION DU RÉALISATEUR

 

 

 

 

Cela fait presque trente ans que j’ai rencontré Simha. A l’époque il parlait très peu de son passé.  

Et il faut dire qu’il n’en avait pas tellement le temps. Il enchaînait les missions en République Centrafricaine, et, au retour de ses voyages, les anecdotes de brousse ou les débats entre ethnomusicologues constituaient l’essentiel de ses conversations.

 

Trente ans après, il n’a pas changé. Son répertoire d’histoires juives est toujours intact, il dirige toujours d’un œil vif son séminaire au CNRS, et, tous les ans, il prend l’avion pour Tbilissi afin d’approfondir son travail sur les polyphonies géorgiennes.

 

Ce qui a changé chez lui, avec le temps, c’est quelque chose de l’ordre de la transmission de son propre passé, et c’est ce qui m’a donné l’idée de faire ce film. Ou plutôt, ce film s’est naturellement imposé à moi, et la connivence que nous avions a rendu la chose possible.

 

Il y a quatre ans, alors qu’on ne s’était pas vus depuis quelque temps, Simha a commencé à me raconter son enfance à Düsseldorf, le long martyrologue de la guerre, l’exode qui l’a mené, avec sa famille, jusque dans le sud de la France, la déportation et l’extermination de ses parents en août 1942, quelques jours après son douzième anniversaire, lorsque les gendarmes français sont venus les arrêter.

 

C’est à Tbilissi, en octobre 2010, que nous avons décidé de commencer le tournage. La musique géorgienne a envahi l’écran. Le travail a pris le dessus. Car Simha, malgré ses 83 ans, expérimente sans arrêt, «forge ses propres outils» comme il aime à le dire.

 

Comme dans les westerns, Simha a survécu, et il est, aujourd’hui encore, une force de la nature. Mais ce que le petit bonhomme, qui, en août 42, a sauté de l’autocar qui le menait avec ses parents en déportation, a encore à nous transmettre à travers ce film, ne serait-ce pas sa propension au bonheur ?

 

Jérôme Blumberg, Paris, 2013

 

 

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LE REALISATEUR

 

Jérôme Blumberg est né en 1951 à Paris.

 

Après une maîtrise de langues et de cinema (INALCO et Paris VII), il rejoint le CNRS en 1978 comme assistant-opérateur pour suivre Haroun Tazieff sur les volcans d'Indonésie. Comme chef-opérateur, il signe ensuite plusieurs documentaires et émissions scientifiques en 16mm et 35mm. 

 

Il collabore notamment avec Jean Rouch ( Liberté, égalité, et puis après ? ; Faire-part ; Ciné Poèmes) et travaille également avec Manoel de Oliveira (2001), avec Pierre-André Boutang  pour l'émission "Océaniques", avec Denis Bablet,  pour "le Théâtre de Thadeusz Kantor", et avec de nombreux chercheurs du CNRS, ainsi qu'avec l'unité documentaire de la BBC Open University, et l'Institut du Film Scientifique de Göttingen.

 

Comme réalisateur, il participe, dès sa création, à l'émission scientifique "Archimède" diffusée sur ARTE et sur La Cinquième sous le titre “p=3,14 “(1992-2001, plus de 40 sujets diffusés).

 

 

 

 

The Project in English

 

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The Crowdfunding :

 

The Film is now shooted and only waits for your generosity to be edited, color graded and mixed correctly !

 

We need you to make of this unique project a feature-length movie for Cinema !

 

You can read more on Simha's life just below :

 

Ethnomusicologist, musician, Emeritus Research Director at the CNRS, Silver Medal of CNRS, Simha Arom will soon have spent nearly fifty years to collect, study and decipher the mechanisms of traditional music from Africa and other continents. Authentic autodidact, he got his PhD without attending any university.

 

Born in Düsseldorf in 1930, Simha has very clear memories of his childhood and of the exile who led his family to the South of France in 1940. In 1942, his parents were deported in front of his eyes. In 1944 he managed to cross the Pyrenees, and to reach Palestine, where he began to learn violin. In 1948, enrolled as a soldier, but injured on his right arm, he had to give up violin.

 

He then studied French horn at the Jerusalem Conservatory, and in Paris. In 1957, he obtained the position of principal French horn in the Jerusalem Symphony Orchestra. Later, Simha  accepts in 1963 a proposal from the Central African Republic to create a brass band at the request of President Dacko. Upon his arrival in Bangui, he falls in love with Pygmy music and abandons the “brass band project”. He begins to record and analyze traditional music.

 

He then creates in Bangui, ex nihilo, with his colleague Geneviève Dournon, a Museum of Arts and Popular Traditions, the Boganda Museum. Using two portable tape recorders, he then develops a field technique, based on  "playback", which allows him to isolate the different vocal and instrumental parts of most complex polyphonies, in order to transcribe them - which was impossible at the time.

 

Today, with another of his students, Polo Vallejo, he started to decrypt Georgian polyphonies and to train Georgian ethnomusicologists.

 

Director's note of intent:

 

It is at CNRS, his research institute, more than thirty years ago, that I met Simha.

At the time he talked very little about his past. And I must say he did not have much time to do it. He was doing fieldwork missions in Central African Republic, and on return from his travels, most of his conversations were anecdotes from the bush or debates between ethnomusicologists, and a colourful repertoire of Jewish stories.

 

Today he still directs with a keen eye his seminar at the CNRS, and every year he flies to Tbilisi to continue his fieldwork on Georgian polyphony.

 

Lately Simha began to tell me about his past : his childhood in Düsseldorf, the long martyrdom of the war, the exodus who led his family from Belgium to the South of France, the deportation and assassination of his parents in August 1942, a few days after his twelfth birthday, when the French police came to arrest them in front of his eyes.

 

 Our complicity made the film possible, and in October 2010, we decided to start shooting in Tbilisi. Georgian chants invaded the screen. But Simha was just at work : for, in spite of his 83 years, he keeps working continuously, experimenting, "forging my  own tools" as he likes to say.

 

But what the little guy, who in August 42 jumped from the bus which led his parents to death, still has to transmit us through this film, besides his huge contribution to ethnomusicology, wouldn’t it be his propensity for happiness?

 

Jerome Blumberg, Paris, 2013

Why fund it?

 

            Ethnomusicologue de renommée internationale, Simha Arom est Directeur de Recherche émérite du CNRS, l’un des premiers musicologues à enregistrer la musique des Pygmées de Centrafrique dans les années 60. Le film documentaire que nous lui consacrons, réalisé par un grand nom de la photographie, Jérôme Blumberg (entre autre chef opérateur de Jean Rouch) retrace la vie riche et  bouleversante de cet homme et permet de donner, chose rare, une autre image de la culture juive.

           

            Grâce à un modeste soutien financier du Centre de la Cinématographie et du CNRS Images, nous avons pu commencer le tournage de ce film documentaire destiné au cinéma. Nous avons eu également l’accord du Groupe Galactica qui est prêt à s’occuper de la distribution en salle du film. Nous avons également récemment reçu un soutien financier de l'Institut Alain de Rothschild, qui nous a permis de terminer le tournage du film en Israël. Aujourd'hui, dernière étape : la post-production, ne peut commencer que si nous en avons les moyens. Aussi, nous cherchons toute solution possible de partenariat pour permettre au film de voir le jour et de sortir pourquoi pas au printemps prochain dans les salles de cinéma.

 

            La vie de Simha Arom, aujourd'hui âgé de 83 ans, son énergie, son charisme et les musiques qu'il a étudiées, en Afrique puis dans le Caucase, font vibrer tous ceux qui les entendent. Cette histoire doit être racontée aux jeunes générations ; c’est pour moi une joie autant qu'une nécessité. Producteur depuis plus de vingt ans, ce projet me tient particulièrement à cœur. Je suis convaincu que le film touchera profondément le public, aussi, je me tourne vers lui, vers vous, dans l’espoir que vous puissiez nous aider à finaliser le film, et révéler ce personnage à la destinée si singulière.

 

Actuellement le film est tourné et n’attend plus que vous pour être monté, étalonné et mixé correctement !

 

Pour cela, nous avons besoin de votre aide pour financer une partie de la post-production, dernière étape essentielle pour garantir la qualité visuelle et sonore du film.

 

Gabriel Chabanier – Producteur – Octobre 2013

 

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La collecte des dons servira donc à financer :

 

Le Montage + Rémunération du monteur : 400€/semaine (Salle) + 230€/j (Salaire sur 20 jours) (+64%Charges Sociales) =  9 144€

 

L’Étalonnage  + Rémunération de l'étalonneur = 810€ + 410€ (Salaires+charges) =  1 220€

 

Le Studio de mixage +  Rémunération du mixeur son = 780€/jour (3 jours) + 410/j (Salaires + charges)=

 3 570 €

 

Et les 8% du total (Commission de Kiss Kiss Bank Bank + frais de transactions Bancaires) = 1 116€

 

Soit un total de 15 000€.

 

Bien entendu, si jamais la collecte venait à dépasser nos espérances initiales (!!!), l'argent supplémentaire ainsi récupéré serait utilisé pour tous les autres coûts liés à la post-production : transcriptions, traductions, édition des masters... Donc vos précieux dons ne seront pas perdus, bien au contraire.

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Le Miroir

QUI SOMMES NOUS ? Le Miroir est une société de production de films documentaires et institutionnels spécialisée dans des domaines tels que la science, les faits de société, l’histoire ou les arts. Nous proposons depuis treize ans des collections documentaires, des soirées thématiques et des documentaires unitaires, reflets de l'évolution... See more

FAQ Questions about the project

+ Quand pourrons-nous voir le film au cinéma ?

Si tout se passe bien, le montage devrait se faire entre décembre et janvier et on peut espérer voir le film sortir en avril 2014.

+ Si la collecte dépasse l'objectif prévu, où ira mon argent ?

Bien entendu, si jamais la collecte venait à dépasser nos espérances initiales (!!!), l'argent supplémentaire ainsi récupéré serait utilisé pour tous les autres coûts liés à la post-production : transcriptions, traductions, édition des masters... Donc vos précieux dons ne seront pas perdus, bien au contraire.

Last comments

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8 months
Après bien des années auprès de Simha, dont un terrain commun mémorable au Cameroun, j'ai hâte de voir et de pouvoir montrer à mes étudiants la personne derrière les écrits et la pensée, toujours rigoureuse et... décapante ! Merci et à très bientôt ! Fabrice
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8 months
belle suite et belle aventure à vous tous. Hommage au Pygmées et à tous les peuples formant le poumon de la Terre et Du Cosmos
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8 months
Magnifique... Ce projet ne peut qu'aboutir ! Bravo pour votre travail.