Voyage de capoeiristes européens et brésiliens au Bénin : deux semaines au pays du vaudou pour mieux comprendre les origines de la capoeira

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The project

TO BLO DAYI

VOYAGE AUX ORIGINES DE LA CAPOEIRA

FILM documentaire de 52 mn

 

 

La Capoeira est un ensemble de mouvements et de rythmes, alliant rituels ancestraux, danse et lutte physique. Elle s'est camouflé en un jeu théâtral, accompagné de chants et instruments traditionnels. Pratique afro-brésilienne, la Capoeira est le fruit d’une rencontre entre les cultures traditionnelles des ethnies d’origine africaines et le contexte de l’esclavage au Brésil. Née dans l’oppression au Brésil, interdite jusqu’en 1945, elle est aujourd’hui présente dans le monde entier. Entre modernité et tradition, la Capoeira est un art qui fait appel à des valeurs de résistance, d’émancipation et de mémoire pour ses pratiquants.

 

En avril 2011, un groupe de capoeristes français et brésiliens ont décidé d’effectuer un voyage au Bénin pour mieux comprendre les origines de la Capoeira et de l’imbrication de la culture afro-brésilienne avec ses origines africaines.

De Cotonou à Abomey en passant par Porto Novo et Ouidah, le réalisateur José Huerta suit le groupe sur les traces des origines de la Capoeira.

 

Au cours de ces 14 jours alterneront débats et échanges sur la capoeira et les manifestations culturelles et religieuses béninoises et afro-brésiliennes.

Des "rodas" de capoeira sont organisées dans les rues, sur les places publiques, au plus proche des béninois. Une occasion de faire découvrir cet art et les liens intimes qui relie l’Afrique avec le Brésil.

 

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À travers des rencontres, des débats, des évènements autour de la Capoeira, le film propose de retracer l’histoire douloureuse de l’esclavage, la force de la religion Vaudou et la vitalité artistique africaine qui a tant influencé le Brésil et la Capoeira.

 

Ce film sera également l’occasion de découvrir comment se développe la capoeira en Afrique de l'Ouest, la vie de ses groupes, leurs histoires, leurs influences.

 

Avec le groupe de capoeiristes voyage un Maître brésilien de Capoeira Angola : Mestre Manoel du groupe Ypiranga de Pastinha. La présence de Mestre Manoel au Bénin permettra également de mieux comprendre la place de la capoeira angola dans l'univers de la capoeira : ses mouvements spécifiques, sa philosophie, sa référence à l’histoire, l’importance de la musique, sa dimension spirituelle ainsi que sont engagement social.

 

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LA CAPOEIRA À LA CROISEE DES CULTURES

 

Dans le contexte actuel, couramment appelé mondialisation, la communication entre individus et entre peuples est facilitée, la circulation des idées est accélérée. Il peut s’agir d’une opportunité, pour les sociétés traditionnelles, d’être mieux connues; mais aussi d’un risque d’uniformisation au profit de cultures modernes dominantes. La diversité culturelle se doit d’être préservée pour éviter notamment les risques de repli identitaire et l’alimentation d’une peur de l’autre. Il devient, dès lors, essentiel de re-connaitre et les différences tout comme les imbrications culturelles entre peuples et d’en apprécier la richesse.

 

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C’est dans cette volonté de dialogue interculturel que s’inscrit ce projet. Il propose ainsi une relecture des évènements historiques qui ont régit les relations Bénin-Brésil-France depuis la période de l’esclavage; afin de mettre en valeur les richesses culturelles et le dialogue qui se sont instaurés entre ces peuples à la fois victimes et acteurs de cette période.

 

La Capoeira est l’une des manifestations culturelles issues de ce processus; elle porte en elle un héritage africain important, issu des ethnies africaines qui firent l’objet de la traite négrière et passèrent pour beaucoup par les comptoirs négriers du Dahomey (Bénin), où se situait l’un des plus grands ports d’esclaves de l’époque. Pour cette raison, la Capoeira joue aujourd’hui un rôle important de résistance et de mémoire pour les afro descendants dans la société brésilienne.

 

« Si nao fosse a escravidao, nao existia a Capoeira  [...] »

« S’il n’y avait pas eu d’esclavage, la capoeira n’aurait pas existée [...] »

(extrait d’une Ladainha, le chant d’ouverture d’une ronde de Capoeira)

 

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LE FILM

 

Le documentaire voyage au rythme des capoeiristes. Ils passent dans 3 lieus emblématiques du Bénin : Cotonou, Ouidah et Porto Novo. Ces étapes seront autant  d’occasions de rencontrer les populations et leur culture. Pour ouvrir l'horizon, des scènes en France, au Brésil et au Sénégal sont également intégrées.

 

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Le voyage commence par Cotonou, la capitale du Bénin. Le centre culturel Français acceuille le "Festival To Blo Dayi" et ses invités : des capoeiristes venant du Sénégal, Gui­née, Togo, Burkina-Faso…. rejoignent le groupe de capoeira du Bénin et les capoeiristes européens et brésiliens.

Pendant une semaine, l’ensemble des participants vont créer un spectacle retraçant l’histoire de la Capoeira sous la direction de « Buba », chorégraphe et capoeriste burkinabé.

 

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Ouidah sera l’étape de la mémoire car c’est de cette côte que partait la grande majorité des esclaves pour le "nouveau" monde. C’est également la terre des Yoruba, une ethnie qui a fortement influencé le culte Vaudou qui se traduira par le "Candomblé" au Brésil.

 

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Marcher sur les pas des esclaves à Ouidah est une forme de pelerinage pour les capoeiristes. Une grande roda est  organisée à la mémoire des esclaves qui embarquaient sur les navires négriers.

Le groupe est accueilli par Martine de Souza, une des descendantes du tristement célèbre trafiquant d’esclave : Felix de Souza. Figure emblématique de la culture locale, Martine de Souza va guider le groupe pour mieux comprendre cet héritage tragique. Elle va surtout aider Mestre Manoel à surmonter son émotion. Ce premier séjour en Afrique pour ce Mestre de capoeira est un véritable retour aux sources.

 

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A Porto Novo, la capital administrative du Bénin, nous irons à la rencontre des Agudas, ces esclaves affranchis qui retournèrent en Afrique et qui se considèrent encore aujourd’hui comme des brésiliens. Ils nous présenteront leurs traditions, leur carnaval, leur architecture inspirée par le Brésil.

 

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Serge, l’un des capoeiristes français est franco béninois. Sa famille a organisé une fête en l'honneur des invités et le grand tonton, prêtre vaudou, fera une cérémonie spécialement pour protéger Mestre Manoel avant son retour pour le Brésil.

 

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Pendant ce voyage, nous avons eu la chance d'être accompagné par le photographe Anthony Jean. Il a réalisé quelques clichés d'art qui seront inclus dans le film. Certaines de ces photos seront offertes à certains donateurs.

 

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Why fund it?

Le film a été tourné en 2011. La collecte va permettre de finaliser le montage ainsi que le mixage du film. (location du studio de montage et de mixage, tirage des copies DVD). Le DVD sera disponible début septembre 2013. Le montant de la collecte peut être largement dépassé.

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José Huerta

Je réalise des films documentaires depuis de nombreuses années. A travers mes films, je questionne les effets de la mondialisation : impact de l’économie ultra-libérale sur les plus faibles, défense des droits de l’homme et des questions environnementales. L'Afrique et l'Amérique latine sont deux continents qui m'ont particulièrement touché par leur... See more

Last comments

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over 1 year
très bon travail. beau cadeau pour la fin de la année . merci
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encore un peu et se sera cool
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Je vous souhaite une fin heureuse.

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