Le théâtre de Poitiers est à vendre! Achetons de petites œuvres visuelles pour sauver un édifice de l'art.

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Présentation détaillée du projet

A Poitiers, le théâtre-cinéma public va être vendu à un promoteur afin de faire un nouvel espace commercial.

 

 

              Petite vidéo descriptive de la situation des Lézards optiques 

 

 

Pourquoi on n'est pas d'accord?

 

- Le théâtre est un emblème au coeur du centre ville (sur la place de l'hôtel de ville)

- Le bâtiment est une oeuvre du XXème siècle qu'il faut conserver

- L'art vaut mieux que le commerce

- Les magasins ferment à tour de rôle dans le centre ville

- Le cinéma d'art et essai va être transféré dans le privé (CGR) et perdre de son charme

- Nous ne pourrons plus jaser avec des inconnus à la fin de pièces ou de film

- La démocratie c'est entendre tous les poitevins qui se mobilisent contre cette vente

- Vendre 3000m² au coeur de Poitiers à 510 000€, c'est une blague?

- Garder uniquement 300m² au sous sol pour une salle d'arts visuels n'est pas un projet citoyen mais une manière de faire taire les rebelles opposés à la vente

- Le promoteur va se faire des gros sous, les citoyens vont perdre leur sourire

- Les souvenirs des anciens s'envolent sous de gros billets

 

 

    Manifestation festive du 15 juin devant le théâtre

 

 

Le projet?

 

Je suis une citoyenne pictavienne comme une autre, étudiante. Je suis opposée à la ventre du théâtre de Poitiers, et je me mobilise depuis presqu'un an avec d'autres citoyens pour que cette vente n'ait pas lieu.

Au début, ce sont quelques citoyens qui étaient là à dire non, et puis un collectif s'est créé, chaque samedi nous nous réunissions pour alerter les autres pictaviens et lancer une pétition, nous avons organisé deux petites fêtes devant le théâtre, en juin et en septembre, où les artistes venaient se produire bénévolement pour faire revivre le théâtre une journée, un Monopoly géant où nous vendions chaque lieu phare de la ville, une association de défense du théâtre s'est créée, un appel à souscription lancé pour lancer des recours judiciaires contre cette affaire louche sur toute la ligne (le prix dérisoire, le vote à majorité pour la vente, le deuxième projet refusé est tu, etc.).

Aujourd'hui la pétition recueille plus de 6000 signatures (elle est disponible sur papier et en ligne) et nous ne sommes toujours pas écoutés, le conseil municipal a voté la vente, mais le combat n'est pas fini tant que l'acte n'est pas signé.

 

 

    Vidéo que j'ai réalisée après la décision de vendre le théâtre

 

(Et si vous êtes vraiment intéressés, la pétition est en ligne sur Avaaz, Mediapart a fait un article, le Monde aussi, tout est accessible sur internet! On a même une page Facebook.)

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

L'avocat engagé par l'association de défense du théâtre de Poitiers nous donne beaucoup d'espoir pour annuler la vente, mais il demande 3000€ (d'où l'appel à souscription). Personnellement, je n'ai pas les moyens de faire un gros don pour l'association, mais aimant l'art, je me suis décidée de lancer ce projet, et de proposer une oeuvre contre un don. Ce que je veux, ce n'est pas recueillir ici les 3000€ nécessaires pour l'avocat : j'aimerais donner 120€ à l'association, je ne les ai pas, et je fais appel à vous tous, à votre bon coeur, à votre sensibilité et à votre citoyenneté, c'est à ça que sert cette collecte.

 

Pourquoi 120€? Pour permettre de réaliser de petits calendriers à vendre, pour rentabiliser l'impression des oeuvres de l'exposition qui a lieu en ce moment au plan B, un bar de Poitiers, et pourquoi pas, si la collecte dépasse les 120€, faire une nouvelle petite fête devant le théâtre?

 

Je réaliserai moi-même chaque oeuvre envoyée contre un don. La totalité de la récolte sera donnée à l'association afin de payer une partie pour l'avocat. 

 

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiées, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s'activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri! Tu n'es pas fou? Ce n'est pas avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu!"

Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part."

 

Moi aussi, j'ai décidé de faire ma part.

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ElimacD

Etudiante et volontaire en service civique, j'ai 18 ans (et toutes mes dents), et je suis une citoyenne très citoyenne !

Derniers commentaires

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Juste faire sa part... je suis heureux de faire la mienne. Bon courage
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bravo pour votre engagement et courage pour la suite.Myv