15 kilomètres est un film documentaire qui raconte l'histoire de 3 écoliers, qui font 15 kilomètres à pied pour arriver à l'école.

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Présentation détaillée du projet

Synopsis 

Adam, Sirine et Mohamed sont 3 écoliers qui vivent dans un petit village sur les frontières Tuniso-algerienne (Nord-est). Ils font ensemble  matin et soir quinze kilomètres au milieu de la forêt et des animaux sauvages…              Ils ont compris que seule l’éducation leur permettra d’améliorer leur vie, et c’est pour cela que chaque jour, dans des paysages incroyables, ils se lancent ensemble dans un périple à haut risque qui les conduira vers le savoir. Nous allons se plonger dans ces quotidiens hors norme, aux côtés de ces enfants dont la volonté mise au service d’un rêve les guide sur un chemin que nous avons tous emprunté, mais jamais de cette façon-là.

Ces enfants nous livrent une leçon d’humanité et de courage nous poussant à une nécessaire prise de conscience car on n’oublie trop souvent que l’école est une chance.

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15 kilomètres constitue un hommage à la ténacité et la joie de vivre des enfants, mais souhaite surtout montrer que les enfants sont confrontés à de nombreux obstacles dans leur quête d’éducation : la pauvreté, le manque de transports publics, les conflits politiques, l'insécurité urbaine, les catastrophes naturelles, les inégalités entre les filles et les garçons...  

« Je suis convaincu que je peux arriver à tout en travaillant dur et si j’ai un bon niveau d’éducation je bénéficierai d’une vie meilleur », explique Adam, qui se lève chaque matin à 5 h 10 pour arriver à l’heure à l’école avec ses amis.

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La pauvreté, l’inégalité entre les sexes, la discrimination, les longs trajets à parcourir et l’exposition à la violence, aux catastrophes naturelles sont quelques-uns des obstacles qui empêchent les enfants d’aller à l’école ou de poursuivre leur scolarité. Souvent, ces difficultés s’ajoutent les unes aux autres.

Les enfants doivent pour cela traverser ensemble la deuxième plus grande montagne de la Tunisie, un environnement particulièrement inquiétant pour des petits enfants de 8 et 9 ans.

La mère d’Adam : « L’école est loin. Pendant la saison des pluies, Adam et ses frères doivent emporter deux uniformes et deux paires de chaussures s’ils existent car il arrive qu’un d’eux tombe en chemin et qu’il doit se changer en arrivant à l’école.

La maîtresse de Sirine : « Sirine réalise un long périple pour venir jusqu’à l’école. Et sur le chemin il y a toute sorte de gens qui pourraient lui faire du mal. Elle doit être très prudente avec ses frères. Parfois, elle a très faim. Quand elle se lève, sa mère lui dit que ce matin-là, il n’y a pas de pain, ou alors, quand elle se réveille, sa mère est déjà partie dans la forêt.»

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Premier espace de liberté entre la famille et la société, le chemin de l’école est un terrain privilégié pour nouer des amitiés, découvrir son environnement immédiat. Il convient de tout mettre en œuvre pour protéger cet espace. Des infrastructures, des moyens de transports adaptés sont pour cela essentiels.

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            Traitement

Le film évoque la question de l’accès à l’école. Et très vite, on comprend que le chemin est long et difficile pour y accéder. Les enfants doivent parcourir ensemble 15km tous les matins, Ahmed et ses frères mettront 2h15 pour couvrir les 15km qui les séparent de l’école.  Le fait d’aller à l’école, de bénéficier d’une éducation semble être un fait acquis pour beaucoup d’entre nous. Pourtant, Salima ne pourrait jamais aller à l’école si ses grands frère Ahmed et Mohamed n’étaient pas là pour la protéger des dangers qui peuvent guetter une fillette de son âge.

Pour eux, l’école n’est pas une corvée ; c’est une chance, un cadeau dont ils connaissent la valeur. Pour eux, accéder à l’éducation, cela signifie avoir plus tard un emploi, pouvoir s’occuper de sa famille, se soigner, aider les autres, comprendre le monde, participer à la vie de son pays.

L’histoire de 15 Kilomètres est aussi une aventure humaine. Pour toucher leur rêve du doigt, les enfants peuvent compter sur le soutien de leurs parents qui acceptent de les laisser emprunter ce chemin alors que, dans d’autres villages, bon nombre d’enfants restent à la maison pour travailler ou aider leurs parents avec leurs frères et sœurs les plus jeunes. Ils peuvent aussi compter sur leurs camarades : ils retrouvent des camarades sur la route pour finir ensemble le chemin en montagne qui reste périlleux et se soutiennent quand l’un d’eux est fatigué.

Etre ensemble, c’est se soutenir, s’encourager, se protéger aussi. Ce chemin est aussi un parcours initiatique au cours duquel les enfants apprennent à être solidaires, à prendre soin les uns des autres, à grandir en somme.

Avec Adam, Sirine et Mohamed, on marche, on a peur, on court, on grimpe, on tremble... On rit et on chante, aussi ! Voilà nos super héros à nous ! Cette gamines et ces gamins qui avancent et avancent ensemble vers la quête du savoir. Têtus, déterminés, harassés, mais au bout du chemin, irradiant de joie... C'est tout simplement magique et bouleversant !

Si tous les petits écoliers ressemblent à ceux-là, ouverts, courageux et par-dessus-tout, aimés, alors notre pays sera beau. Car tout au long de cette épopée, un point crucial et entêtant ne nous lâche pas : l'amour des parents pour leurs enfants et l'amour mutuel des frères et des sœurs.

Le goût du savoir chez ces enfants commence là ! Par l'amour que leur porte leurs parents. Par la confiance, la responsabilité et la complicité qu'entre frères et sœurs, ils partagent. 

La vie de ces enfants est difficile, ils ont toujours le sourire aux lèvres, ils nous donnent une leçon de courage et de bonheur.

Ensemble ils manifestent leur volonté très farouche d'aller à l'école pour s'instruire, apprendre et pour avoir un bon métier dans l'avenir, disons pour vivre heureux !   « Quelle folle soif d'apprendre” c’est le commentaire qu’il faut laisser à cette partie du film, et pour ça il faut montrer cette émotion et ce courage par des images montrant les écoliers prenant le chemin de savoir. Les enfants vont parler de leur expérience, -car ils ont plus que 3 ans qu’ils font ce parcours- ils vont parler de leur espoirs leur rêves. Les petites conversations entre les petits écoliers vont être présentes dans le film, l’ambiance sonore de la route ou de la nature va créer la musique qui accompagne les images des enfants sur la route.

 

À quoi servira la collecte ?

Ce film est un projet très ambitieux, nous en sommes tout à fait conscient. Pour le mener à bien, nous comptons nous y investir pleinement. Cependant, la totalité des frais à couvrir paraît impossible sans votre soutien, qui nous sera indispensable.

Les 5000  dont nous avons besoin nous permettront de payer :

             -  Le transport: 500€

location de voiture pour ramener l'équipe de Tunis à Ain-Drahem (+ou- 300 kilomètres) + frais du carburant.

-  L’hébergement : 1500€

Pour un film de qualité, il faut que nous puissions rester le plus longtemps possible là-bas, afin d’approfondir au maximum notre problématique en ayant le temps de tisser des liens et d’écouter les enfants.

-  Locations du matériel: 3000€

  2 unités de tournage (image: 5D markIII avec accessoires, mixette,      zoom h4n, micros HF et micro ambiance), une unité de post-         production (montage, mixage et étalonnage ).

 

Vous l’aurez compris, ce projet est particulièrement coûteux. Ces 5000€ représentent déjà un soutien fabuleux. Notre budget final étant estimé à 10000€, votre contribution constituera un levier non négligeable. Plus l’investissement sera important, plus nous pourrons saisir les opportunités qui se présentent à nous et plus grande sera la qualité de notre produit fini.

 

N’hésitez pas à continuer de nous soutenir si nous réussissons à dépasser les 100% de financement. Et ne perdez pas de vue que si nous n'atteignons pas notre objectif, chaque KissBankers sera remboursé et nous ne toucherons rien.

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isamiste

vidéaste, monteur, coloriste et, en bref, l'homme machine, utilise les vidéos autours de lui pour les refaire de quelque façon. De son chemin à travers de différentes écoles cinématographique (expressionnisme, nouvelle vague,…) et des formations et ateliers dans plusieurs festivals et événement culturels. Dans l’animation stop motion, il a trouvé un... Voir la suite