Viens tuer ta mère ! Une nouvelle version du mythe d'Electre...

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Présentation détaillée du projet

De Sophocle à Giraudoux, de nombreux auteurs se sont penchés sur l’histoire des Atrides, en questionnant et en analysant le lien à la mère.

 

221-4, 2° est une réécriture du mythe d’Électre centrée sur la préparation du meurtre de la mère par ses enfants, ou plus exactement sur la question de l’opportunité de ce meurtre.

Une pièce de théâtre sur ces rapports complexes entre mère et enfant, entre rire, cynisme et poésie.

 

Phèdre, Antigone, Œdipe… Tous ces personnages de la mythologie grecque se mélangent peut-être dans votre tête. Petit rappel des faits sur Electre et sa famille…

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Bon, maintenant, vous avez toutes les informations pour vous plonger dans le texte de Nina Yargekov.

 

LE SYNOPSIS DE 221-4, 2° :

Un palais, deux sœurs. Electre et Chrysothémis qui se disputent violemment au sujet du comportement qu’il convient d’adopter vis-à-vis de leur mère. Une femme de ménage, nommée Iphigénie, qui ne cache pas son identité, et que pourtant, personne ne semble vouloir reconnaitre. Un percepteur des impôts, aux trousses d’Oreste, le frère absent, qui propose d’assassiner la mère, Clytemnestre, cela afin qu’ayant reçu son héritage, Oreste puisse rembourser les sommes considérables qu’il doit au fisc d’Athènes.

Une fois l’idée de meurtre lancée, commencent les discussions concernant sa légitimité et son opportunité.

Electre est favorable au projet qui pourrait satisfaire son désir de destin tragique. Chrysothémis est plus réservée, notamment parce qu’elle pense ne pas être en mesure de porter le poids de la culpabilité. La femme de ménage, en raison des mauvais traitements que lui inflige sa patronne Clytemnestre, souhaiterait se joindre aux comploteurs, mais les deux sœurs lui font comprendre qu’elle n’a pas sa place à leurs cotés. « Révélation, chamboulement, reconfiguration, l’émotion gagne les esprits, la jauge de la charge affective est à son maximum. » Iphigénie est Iphigénie.  

La fin, on ne peut pas vous la dévoiler, mais on peut vous assurer, qu’il y aura du sang, des cris et encore du sang.

 

 

LE MOT DE L'AUTEURE :

Un des points de départ de ce projet d’écriture dramatique est mon étonnement sans cesse renouvelé face à la confusion qui paraît régner, dans notre société contemporaine, entre le mot « enfant » et le mot « mineur ». Ainsi, quand on s’inquiète du sort des enfants, on s’intéresse en réalité aux mineurs, aux petits humains qui ont besoin d’une protection spécifique en raison de leur vulnérabilité. En parallèle, c’est comme si nous avions oublié qu’être enfant est aussi une position généalogique qu’on ne quitte jamais : même majeur, même adulte, même très âgé, on est toujours le fils ou la fille de ses parents. Avoir des problèmes avec ses parents, dans une relation devenue d’adulte à adulte, passe pour une affaire personnelle, une difficulté à résoudre sur un divan plutôt que sur la place publique. Pourtant, ce que nous enseignent précisément les tragédies antiques, c’est que ce type de relations familiales ne relève pas de simples problèmes personnels, mais pose la question de ce qui est contraire ou conforme à l’ordre public, au droit et à la morale.

L’histoire d’Électre, qui tue sa mère Clytemnestre pour venger le meurtre de son père Agamemnon, nous rappelle en particulier qu’un matricide n’est pas la même chose qu’un homicide simple. Ce principe est d’ailleurs toujours inscrit dans notre droit contemporain. En effet, l’article 221-4, 2°, du Code pénal français, qui donne son titre à la pièce, énonce qu’en cas de meurtre, la peine encourue est aggravée si la victime est le père ou la mère du meurtrier. En d’autres termes, il est plus grave de tuer sa mère plutôt que sa voisine, son charcutier ou un inconnu dans la rue. Cependant, il est probablement aussi beaucoup plus fréquent de songer à tuer sa mère plutôt que sa voisine, son charcutier ou un inconnu dans la rue. En un mot, le matricide est un projet à la fois courant et banal, et à la fois extraordinairement grave et troublant.

C’est cette double dimension dont j’ai voulu me saisir à travers une réécriture du mythe d’Électre. Plus précisément, j’ai voulu interroger toutes les bonnes raisons qui peuvent être à la source du meurtre d’une mère. J’entends par « bonnes raisons » des motifs qui, s’ils sont susceptibles d’être excessifs ou surprenants dans leur expression, n’en renvoient pas moins à de grands principes de justice et sont donc aussi pourvus d’une forme de légitimité et de rationalité.

 

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LE MOT DE LA METTEURE EN SCENE :

Mon ambition est de faire de cette pièce, une histoire ou l’on puisse se reconnaitre. L’environnement apparaitra comme familier, composé d’éléments ultra quotidiens. Le verbe, poétique et contemporain, allie humour, colère, sordide et légèreté. Le rythme sera celui d’une bourrasque pour découvrir et redécouvrir ce mythe avec notre regard d’aujourd’hui.

Pour ce faire, nous avons défini notre propre méthodologie de travail : nous avons pris le parti d’être en réel aller-retour entre auteur, comédiens, scénographe et créateurs son et lumière.

Je suis partie de l’obsession du relationnel mère/enfant ultra présent chez Electre comme chez Chrysothémis, pour que le personnage de Clytemnestre soit présent sans être physiquement là. Elle est le cinquième personnage. Cette absence de corps s’est traduite par un univers sonore obsessionnel, désagréable et persistant (acouphène, bourdonnement…).

La vidéo, d’autant plus lorsqu’elle est aussi conséquente, est un prolongement du texte, du jeu, des sons. Elle nous permet de plonger à l’intérieur de chaque personnage, illustrant ce qu’ils voient, ce dont ils se souviennent et ce dont ils rêvent. Elle est présente épisodiquement tout au long de la pièce, se concentrant sur les moments de solitude ou chacun d’entre eux dévoile un nouvelle facette.

Coincés chacun à leur niveau dans le rapport à l’autre, ils sont souvent ambivalents, contradictoires, habités par une folie qui nous est malgré tout familière.

Ce projet repose sur donc sur plusieurs axes de travail fondamentaux : l’écriture, la méthodologie de travail, la mise en scène, qui se veut une mise en lumière de ce mythe disséqué, à travers la souffrance, la vengeance, et les rapports familiaux.

 

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L'équipe de création :

 

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Nina Yargekov - Auteure

Cette auteure de fiction de 33 ans est née à une date mystérieuse. Elle écrit le jour, la nuit, dans l’espoir de devenir espionne, même si elle ne se fait guère d’illusions sur la crise structurelle qui frappe les services secrets depuis la chute du mur de Berlin. Editorialement parlant, elle habite chez P.O.L. Avec deux romans à son actif, elle ne compte pas en rester là et prépare son troisième roman.

 

 

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Julie Chaize - Metteure en scène

Née il y a environ quatre ans, Julie a fait ses études à l’Université Paris VIII en arts du spectacle, puis au cours Jean Laurent Cochet et au Studio Muller. Elle est également spécialisée en improvisation théâtrale. D’abord assistante à la mise en scène puis metteur en scène de ses propres projets, elle a notamment monté " Le Grandiloquent Moustache Poésie Club", programmé au Théâtre du Rond Point (production Avril en Septembre), et la forme jeune public "Le Petiloquent Moustache Poésie Club" présenté au Festival d’Avignon 2014...

 

 

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Elisabeth Abt - Iphigénie

Née il n’y a pas si longtemps, Elisabeth a étudié et travaillé au CDN de Reims. Comédienne et pédagogue expérimentée, Elisabeth a collaboré notamment avec Loïc Brabant, Christian Rullier, Martine Viard, Grégoire Ingold... Titulaire d'un Master 2 en théâtre (Paris 3), elle travaille à la fois dans le théâtre jeune public, le théâtre Forum, et encadre des ateliers théâtre.

 

 

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Régis Kermorvant – Le percepteur

Né il y a quelques temps, Régis a collaboré étroitement avec Fernando Arrabal, Valère Novarina, Claude Buchvald et Michel Vinaver. Outre le rôle du Percepteur dans 221-4,2°, il est l’auteur et le comédien de deux « seul en scène » mis en scène par Julie Chaize : L’Acteur Nucléaire et Viens Voir ! Programmé sur la scène nationale de Sète en 2014 et 2015.

 

 

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 Pauline Laulhe - Electre

Née très jeune, Pauline a commencé le theatre au Conservatoire de Strasbourg, puis au studio Müller à Paris. Elle a travaillé avec la Compagnie Hippocampe (mime corporel, "Éteignez la Lumière" création 2013 pour le spectacle Mimesis), et la Compagnie Blop (theatre masqué, création 2014).

Pauline goûte au mime, au clown, au masque mais elle est également comédienne sur des spectacles plus classique comme "Les fourberies de Scapin" (Cie la Mesnie H.).

Yoga, theatre physique et chant, elle participe au stage de Thomas Richards, disciple de Grotowski (Theatre de Bucarest, Roumanie).

 

 

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Elise Roth - Chrysothémis

Née à l’âge de 7 ans, elle a étudié au Conservatoire Régional de Nantes et au Studio 34.

Elle fonde en 2008 l’EKI Compagnie pour initier le jeune public à la lecture. En 2009, elle intègre la compagnie Mobïus Band avec laquelle elle crée des spectacles adaptés de romans ou de thèmes historiques. En 2010, elle rejoint le metteur en scène David Desoras pour jouer dans ses créations et faire entendre des auteurs dramatiques portugais lors de lectures. On peut également l’entendre dans des fictions radiophoniques de France Culture.

 

 

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Olivier Chastang – Création lumières

Né après ou avant les autres, Olivier est un être humain multifonction. Actuellement il est régisseur  permanent de deux salles parisiennes – Le Point Virgule et Le Grand Point Virgule – mais fait aussi quelques écarts de conduite notamment à Bobino et en tournée dans toute la France. Olivier est également musicien, vidéaste, ingénieur son, et il a un passé de régisseur sous chapiteau.

 

 

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Corentin Vercoustre – Création vidéo et son

Né un jeudi soir vers 20h30, Corentin est de par sa formation, artiste plasticien. Il est membre d’un collectif d’artistes pluridisciplinaires. Aux cotés de Bertrand Planes il travaille sur des œuvres impliquant un développement participatif et théâtral mêlant arts numériques et musiques originales.

 

 

À quoi servira la collecte ?

L’argent servira à l’achat de matériel scénique et à la création son/vidéo et lumière.

Notre metteure en scène a la folie des grandeurs, nous avons donc besoin de 600 euros pour un tapis de danse blanc et 1400 euros pour un écran de vidéo-projection d’une taille absolument gigantesque (6Mx4M). D’ailleurs si vous avez des draps blancs de ce format, on est preneurs… Egalement 400 euros pour les décors, toile de coton, miroirs, colonnes grecques et sang.

1000 euros seront utilisés pour les costumes et les accessoires. On doit faire les tenues des quatre personnages en double parce qu’on va les arroser de sang et qu’on aura probablement pas le temps de les laver entre chaque représentation.

500 euros seront nécessaires pour une captation en bonne et due forme du spectacle.

700 euros qui seront utilisés pour tout notre plan de communication. Plaquettes de diffusion, affiches, goodies, facture téléphonique de notre tourneuse…

Enfin, les 400 euros restants seront pour tous les frais lors des résidences et accueil techniques (transports, restauration et hydratation).

 

Récap’ :

Ecran + Tapis de danse : 2 000 €

Décors : 400 €

Costumes + accessoires : 1 000 €

Captation : 500 €

Plan de comm’ : 700 €

Frais divers lors des résidences : 400 €

TOTAL : 5 000 €

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La Pythie de Delphes

La compagnie Irmengard a été créée en 2013 et a pour objectif de créer et diffuser des spectacles vivants. Pour info Irmengard était l'épouse d'un descendant de Charlemagne, si vous voulez savoir...

Derniers commentaires

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Don réalisé pour le docteur Benoit!
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j'attends un gros gros bisou de la grande rouquine
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Au nom de toutes les mamans du monde, merci beaucoup. Ça fait plaisir de savoir qu'il existe encore des gens pour nous rendre hommage.