Le LAPDC est un laboratoire de recherche indépendant qui s’intéresse à un phénomène non standard de la physique : la télékinésie.

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Présentation détaillée du projet

"Tout le monde savait que c'était impossible.

Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait".

 

                                                                                   Marcel Pagnol

 

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I. INTRODUCTION

 

Qui n'a jamais rêvé de faire venir à soi sa télécommande ou ses clefs par la seule force de l’intention? Qui n’a pas entendu parler de Télékinésie (TK) ? Mais est-ce bien sérieux ? En effet, notre expérience quotidienne nous permet à juste titre de douter d’une telle possibilité. L’existence de témoignages troublants qui nous parviennent depuis les confins de l'Orient, mais également depuis l'Europe et la France, suffirait-elle à laisser un peu de place au doute ?

 

D’un point de vue scientifique, la question de l’existence de tels phénomènes peut être légitimement posée pour une raison très simple : comme l’histoire des Sciences le montre, certains phénomènes prétendument ‘impossibles’ ont été observés dans des conditions exceptionnelles. Une fois identifiées et maîtrisées, ces dernières ont permis de reproduire ces phénomènes, d’en déduire des règles de comportement (les dites ‘lois de la physique’), puis de les utiliser de manière pratique. Systématiquement, les premières observations – le plus souvent en rupture totale avec le système consensuel de connaissances en vigueur – ont finalement été reproduites, modélisées puis adoptées. Et ceci grâce à une application rigoureuse d’une méthodologie scientifique au-delà des clivages d’opinions.

 

Le phénomène de Télékinésie est-il par décret une fable ? Est-il impossible de l’observer ‘par principe’ et quelles que soient les conditions (1) ? L’observation d’un phénomène de ce type serait-elle néanmoins possible sous certaines conditions exceptionnelles encore non identifiées ?

 

Le projet LAPDC a été conçu pour évaluer scientifiquement la possibilité d’émergence des phénomènes dits « télékinésiques » (ou TK) à l’aide de protocoles simples, élaborés par des experts de plusieurs disciplines. Il s’agit d’apporter des éléments de réponse scientifique, à savoir de confirmer ou infirmer l’existence du phénomène dans un cadre expérimental précis et original.

 

Porté par une démarche scientifique responsable et ouverte, le projet LAPDC vise donc à étudier en détails, en s’appuyant sur une méthodologie scientifique, la question de la corrélation possible entre deux systèmes (un système matériel dit ‘vivant’ – un ‘sujet’ – et un système matériel appelé ‘mobile’) dans des conditions spécifiques (voir ci-dessous). En supposant que sous ces conditions spécifiques un phénomène de corrélation sujet-objet soit observé, celles-ci visent à tester une par une chacune des hypothèses classiques habituellement invoquées (e.g., convection, électricité statique, micro-turbulences, etc.) pour expliquer l’observation d’une telle corrélation. Dans la suite du texte, l’hypothèse de la corrélation sujet-objet dans ces conditions spécifiques est nommée hypothèse TK (voir ci-dessous).

 

Concrètement, l’objectif du projet LAPDC est donc de proposer un protocole expérimental aussi complet que possible permettant d’évaluer scientifiquement l’hypothèse TK (voir ci-dessous), en limitant au maximum les a priori conceptuels.

 

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1) Un spécialiste de l’étude des transitions de phases de la matière se réserverait bien d’affirmer que tous les phénomènes physiques sont déjà connus ainsi que les conditions dans lesquelles ils émergent.

 

 

 

 

II. GENESE DU PROJET, PROBLEMATIQUES, STRUCTURATION EN EQUIPES ET OBJECTIFS

 

1. Qu'est-ce que la Télékinésie (TK) ou Psychokinésie (PK) ?

 

Étymologiquement (et historiquement) la psychokinésie est communément entendue comme ‘l'action de la pensée sur la matière’. Au sein du LAPDC, le choix du terme télékinésie (TK) est préféré. En effet, il renvoie à l’hypothèse dite ‘hypothèse TK’ de ‘mise en mouvement à distance d’un objet relativement à un changement d’état d’un sujet (1) au sein d’un environnement spécifique, et ceci sans passer par des mécanismes physiques classiques. Ceci correspond au thème de l’étude envisagée au sein du projet LAPDC.

 

Dans le cadre du projet LAPDC, nous nous intéressons à l’étude expérimentale de l’hypothèse TK suivante : l’hypothèse de corrélations entre l’intention déclarée d’un sujet – se traduisant éventuellement par un changement d’état observable - et la mise en rotation de mobiles posés en équilibre sur un axe et initialement au repos – observable par divers appareils de mesures. Le tout étant étudié dans un environnement stabilisé permettant à la fois d’écarter étapes par étapes les mécanismes physiques classiques tout en préservant un environnement favorable à l’hypothétique performance d’un sujet.

 

 

2. Racines du projet LAPDC et structuration en Sections

 

David Jamet est responsable du projet LAPDC. D'abord sceptique, c'est au mois de février 2011, en souhaitant vérifier par lui-même les allégations d'un certain ‘psychokinète’, qu’il s’est trouvé pour la première fois confronté à ce type de phénomènes (2).

 

Convaincu qu’il courrait le risque d'être dupé par un illusionniste, il se mit en quête de démasquer cette imposture de diverses manières. Cependant, ces premières investigations ne lui permirent pas de trouver la preuve d'une supercherie. En examinant la question, il a découvert que la ‘télékinésie’ était en fait une pratique bien plus répandue que ce a quoi il pouvait s’attendre. Loin des shows télévisés, des vidéos internet et des salons dans lesquels officient d’obscurs personnages en quête de reconnaissance, c'est bien des centaines de personnes qui s’adonnent en toute discrétion à cette étrange pratique. Il en a rencontré plusieurs et il lui a bien fallu admettre que, dans une majorité des cas, ces personnes ne semblent ni des tricheurs, ni des affabulateurs. Elles ne recherchent ni célébrité ni bénéfice issus de leur pratique.

 

Cependant, les principes permettant la corrélation entre ces personnes et ces objets demeuraient, selon ses observations empiriques, non identifiés. Bien qu'extraordinaires en apparence, ces phénomènes en étaient-ils surnaturels pour autant ? Cette hypothèse ne lui convenait pas. Si des objets bougent bizarrement en présence de certaines personnes, la raison laisse à penser qu’il doit y avoir une cause à cela. Mais quelles sont les mécanismes explicatifs ? Estimant de manière un peu présomptueuse que le sujet était à la portée de ses compétences scientifiques, il a décidé alors de tout mettre en œuvre pour étudier cette énigme. Il n'avait pas conscience que ce pari le conduisait au devant d'une véritable aventure scientifique...

 

Conscient de diverses difficultés inhérentes à la nature même du projet LAPDC, David Jamet a tenté d'imaginer une approche originale, sur laquelle il a eu l’opportunité de s'expliquer dans une interview avec Jean-Michel Abrassard, le 08 janvier 2013 : http://pangolia.com/blog/?p=1308.

 

Depuis plus de deux ans, le LAPDC poursuit l'objectif de concevoir un dispositif expérimental qui permettrait d’étudier avec rigueur l'hypothèse TK tout en préservant un environnement aussi favorable que possible aux performances des sujets. Pour atteindre cet objectif, il a décidé de s’entourer d’une équipe pluridisciplinaire organisée en sections. La section scientifique (cf. ci-dessous) est composée de dix personnes. Ils sont tous membres de structures de recherche (publiques ou privées) ou universitaires. Ainsi font partie de cette équipe un physicien, deux psychologues, un médecin, trois ingénieurs, deux biologistes et un hypnothérapeute. Occasionnellement, des intervenants extérieurs sont également sollicités pour qu'ils apportent leurs compétences spécifiques au groupe de recherche (électro-hydrodynamique, convection, illusionnisme, ...). La seconde section est constituée de sujets expérimentés (appelées ‘TKistes’), obtenant de manière régulière des effets TK et acceptant bénévolement de se prêter aux conditions exigées. L’ensemble de l’équipe a donc pour but d’apporter des éléments et moyens de réponse à une question qui divise la communauté scientifique depuis plus d'un siècle : existe-t-il des conditions expérimentales dans lesquelles le phénomène dit ‘télékinétique’ au sens strict (3) pourrait émerger ?

 

Afin de garantir la qualité de l’étude, le projet LAPDC est organisé en trois Sections distinctes :

 

> Section A : visant à établir un protocole expérimental rigoureux du point de vue scientifique en l’état des connaissances actuelles ; Elle est constituée de chercheurs, d’enseignants-chercheurs et de techniciens expérimentés en charge de concevoir les protocoles expérimentaux.

 

> Section A’ : visant à observer et pointer du doigt les éventuels biais (cf. risques de dissonances cognitives, voir ci-dessous) ; Elle est constituée d’enseignants-chercheurs chargés d’observer et/ou de pointer du doigt les dysfonctionnements éventuels.

 

> Section B : visant à améliorer les performances éventuelles des sujets (dits ‘Tkistes’) relativement au protocole défini ; Elle est constituée de sujets dont la présence a permis, à plusieurs reprises, d’observer des corrélations dans des conditions où habituellement la présence d’autres sujets n’est associée à aucun phénomène de rotation observable.

 

 

Que l’hypothèse TK soit validée ou non dans les conditions définies par le protocole, les membres des Sections A, A’ du projet LAPDC s’engagent à poursuivre l’étude avec rigueur. De même, les membres de la Section B s’engagent à tenter d’améliorer leurs performances. Les membres des Sections ne souhaitant pas se soumettre à ces conditions sont invités à quitter la section.

 

 

3. Controverses autour de l’hypothèse TK

 

Bien que scientifiquement rien ne permette d’affirmer que de tels phénomènes puissent éventuellement émerger sous certaines conditions encore non identifiées, la télékinésie est habituellement classifiée comme phénomène dit "paranormal" avec un corpus d’idées préconçues sur le sujet, et de réactions associées. À ce sujet, le point de vue standard sur la base des connaissances scientifiques actuelles est d’affirmer – sans toutefois l’exclure – qu’un tel phénomène est tout à fait improbable dans les conditions usuelles.

 

Le fait d’envisager ou d’exclure l’émergence potentielle de tels phénomènes renvoie donc systématiquement à l’expérience vécue des groupes humains, au cadre culturel de la société dans laquelle ils évoluent, au corpus de connaissances de cette société, etc.

 

Afin de réaliser une étude aussi rigoureuse que possible de l’hypothèse TK dans l’état des connaissances actuelles, la dimension sociologique devait donc être considérée. Une des raisons principales est d’ordre ‘technique’. Elle concerne la mise en place des hypothèses de départs, des moyens utilisés ou la conception de l’environnement du système global sujet-objet qui déterminent le cadre expérimental. L’analyse des données, les interprétations, le choix des modifications éventuelles du cadre expérimental en dépendent de même. C’est une des raisons pour lesquelles une importance toute particulière est donnée au risque d’émergence de phénomène de dissonance cognitive (voir ci-dessous) dans la mise en place du cadre expérimental visant à étudier l’hypothèse TK. D’où l’introduction d’une Section A’ attentive à ces risques.

 

Chaque fois que cela est nécessaire, les avancées du projet LAPDC peuvent être présentées au public, aux institutions et à d'autres scientifiques ou, comme ce fut le cas dernièrement, au réalisateur Robert Narholz qui réalise actuellement un film documentaire sur la télékinésie "Finding PK".

 

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4. Le projet LAPDC: une approche scientifique originale de l’hypothèse TK 

 

Le Laboratoire d'Anomalies Psychophysiques (4) et Dissonances Cognitives a été fondé au début de l'année 2012. Cette organisation indépendante est composée d’enseignants-chercheurs de haut niveau et de divers horizons scientifiques qui acceptent de mutualiser leurs compétences et leurs expertises pour mener (dans le respect de la démarche scientifique et des règles déontologiques) des expérimentations portant sur l’hypothèse TK (voir la définition précédemment).

 

Le fait que certaines personnes déclarent être capables de mettre en rotation des objets sans les toucher ne suffit bien évidement nullement à affirmer que la Télékinésie émane d’un champ de forces encore inconnu des scientifiques, ni même que ces personnes soient responsables dudit phénomène. Et même s’il est possible à tout à chacun d’estimer la bonne foi de ces personnes et de constater que certains objets bougent bel et bien dans certaines conditions spécifiques, sans raisons apparentes, et en correspondance avec leurs affirmations, il n'en reste pas moins nécessaire d’étudier l'ensemble de ces phénomènes dans des conditions rigoureuses. Par conditions rigoureuses, nous entendons deux choses :

 

- D’une part, des conditions permettant d’exclure définitivement et successivement les hypothèses classiques (5) (cf. partie III) tout en préservant autant que possible l’émergence du phénomène. Tel est l’objectif des Sections A,A’.

 

"En toute rigueur, pour aborder la télékinésie de manière scientifique, il convient d'écarter une à une toutes les hypothèses classiques connues avant d'envisager l’introduction d'une nouvelle hypothèse."

 

- D’autre part, des conditions telles que l’environnement affectionné par le sujet – c'est-à-dire celui dans lequel il a identifié que sa performance est maximale – soit autant préservé que possible, sous réserve que celles-ci n’interfèrent pas avec les conditions permettant un discernement entre les hypothèses classiques (influence imperceptible de l’air, électricité statique,…).

 

En effet, bien que a priori improbable, aucune connaissance actuelle ne permet d’affirmer de manière absolue que des corrélations non identifiées entre le sujet et l’environnement proche ne pourraient modifier la dynamique du système sujet-objet-environnement, à faveur ou défaveur des corrélations spécifiques sujet-objet.

 

Soucieux de ne pas négliger par ‘principe’ cette éventualité – aussi improbable qu’elle puisse paraître – et dans un soucis de respect des sujets, les membres de la Section B (sujets) sont donc invités par les Sections A,A’ à apprendre à identifier progressivement et précisément les environnements qui – selon leurs critères propres – leur sont favorables. Ceci, bien entendu, toujours sous réserve du maintien des conditions minimales imposées par les Sections A,A’.

 

Comme il a été constaté empiriquement, chaque ajout d’une contrainte supplémentaire (permettant d’exclure un mécanisme physique classique de la liste des vecteurs potentiels du phénomène de rotation) présente en général une nouvelle difficulté pour le sujet. De même qu’il est admis qu’un expérimentateur débutant doit apprendre systématiquement à opérer dans des conditions qui lui sont imposées, il en a va a priori de même pour les sujets. Le contraire aurait été étonnant. Par conséquent, chaque sujet est ainsi invité à poursuivre un entraînement personnel ou collectif (avec les autres sujets) dont l’objectif est que des corrélations demeurent observables dans les conditions imposées par un protocole expérimental de difficulté croissante. Cet entraînement vise à ce que le sujet puisse reconnaître l’état (par son ressenti) qui lui semble, selon son expérience, être le plus favorable ou défavorable à l’émergence de corrélations entre son ressenti (qui se traduit par une intention énoncée) et les rotations observées.

 

La totalité des sujets reconnaissant systématiquement l’impact du stress – par exemple - sur leur état en défaveur des corrélations, il leur est proposé des aides afin d’améliorer la qualité de leur état (méthode de relaxation, auto-hypnose,…).

 

En complément, les Sections A,A’ ont proposé des outils de biofeedback afin d’étudier éventuellement la corrélation entre le ressenti des sujets dans ces phases spécifiques de rotations, et les mesures EEG permettant de caractériser partiellement leur état. Les observations préliminaires pour des protocoles simplifiés suggèrent une corrélation entre leur ressenti dans ces phases particulières de rotations, et l’émergence d’états modifiés de conscience – inhabituels chez une personne standard.

 

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Séance d'entraînement pendant laquelle un TKiste du LAPDC cherche à mettre en rotation un mobile hémisphérique sous bocal à une distance donnée.

 

Au terme de deux années de recherche préliminaires, le LAPDC conçu un instrument de mesure qui permet de tester rigoureusement et scientifiquement l'hypothèse TK. D’autre part, ces deux années ont permis de constituer une équipe de sujets (Section B) acceptant de s’entraîner relativement au protocole expérimental imposé, et de manière méthodique.

 

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1 que certains qualifieraient de ‘changement d’intention’ du sujet.

 

2 une personne prétend tenter de mettre en rotation, à une distance de 50cm à 2 m, un mobile léger (voir détails ci-dessous). Le mouvement est observé en correspondance avec ce qui est affirmé, et a première vue en l’absence d’explications standards (mouvement de l’air, trucages, etc).

 

3 Que les corrélations ne soient pas imputables à des mécanismes classiques (électromagnétiques, mécaniques, phénomènes de turbulence, etc). Voir plus bas les détails.

 

4 Il n'existe pas de définition stricte de l'anomalie psychophysique tant il peut s’avérer complexe de distinguer ce qui est ‘anormal’ de ce qui est ‘hors norme’. Cependant par soucis de simplification le LAPDC considère provisoirement qu'une anomalie psychophysique serait la manifestation d'un phénomène observable mais non identifié à des mécanismes physiques connus.

 

5 Par principe, les performances d’un illusionniste reposent sur des mécanismes physiques plus ou moins complexes classiques, mis en jeu à l’insu de l’observateur. Le lecteur pourra trouver sur youtube.com une multitude de vidéos expliquant divers trucages mis en jeu. L’objectif même du protocole est de créer des conditions dans lesquelles ces mécanismes n’opèrent plus, empêchant de facto l’illusionniste d’agir.

 

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III. COMPLEMENTS METHODOLOGIQUES ET TECHNIQUES ; IMPACT ESTIME

 

 

1. Section A : principes du protocole expérimental et instrumentation

 

L'approche scientifique de l’hypothèse TK nécessite un contrôle aussi fin que possible de tous les phénomènes physiques risquant d’interférer. Autrement dit, cela exige que toutes les corrélations sujet-objet issues de mécanismes classiques soient circonscrites. Contrairement à une idée préconçue commune, ceci n'est pas une chose aussi facile qu'il n’y parait de prime abord.

Compte tenu des conditions dans lesquelles se produisent les manifestations potentielles des phénomènes TK selon divers observateurs (sujets, autres témoins ou certains membres des Sections A,A’) et qui portent sur des mouvements d’objets de taille macroscopique, l’analyse des observations est placée dans le cadre théorique de la physique classique (mécanique newtonienne et mécanique des fluides, théorie classique du champ électromagnétique, thermodynamique et théorie cinétique des gaz).

 

Dans ce cadre, un mobile isolé demeure immobile tant qu'il n'est soumis à l'influence d'aucun champ de force.

 

Au vu des connaissances actuelles, les mécanismes physiques susceptibles d'influencer le système sont au nombre de cinq :

 

                                1.  Mécanique (e.g., phénomènes de vibrations)

                                2.  Thermique (e.g., phénomènes de convection)             

                                3.  Électromagnétique (e.g., pression lumineuse)               

                        4.  Magnétique (e.g., phénomènes d’aimantation)                               

                                5.  Électrostatique (e.g., charges électriques)

 

Les conditions expérimentales pour lesquelles la participation de mécanismes de type 1 sont supprimés reposent sur l’utilisation de supports spécifiques (amortisseurs) sous les mobiles, ainsi que la mise en place d’une enceinte fermée autour du mobile. Les conditions permettant d’écarter l’implication de mécanismes de type 3,4 et 5 dans les rotations des mobiles sont assurées par l’utilisation de mobiles en matière plastique et l’insertion d’une cage de Faraday (ou système permettant un discernement analogue) autour de l’enceinte.

 

Parmi ces cinq mécanismes pouvant entrer en jeu dans la mise en rotation des mobiles, les études préliminaires montrent que le phénomène de convection (mécanismes de type 2) est celui le plus difficile à appréhender. Pour supprimer totalement ce phénomène ou le quantifier, deux procédés techniques existent à l’heure actuelle :

 

- Placer le mobile sous une cloche soumise à un vide poussé ;

- Introduire dans le milieu ambiant du mobile des particules de fumée.

 

Par vélocimétrie laser à particules, il est possible de matérialiser les mouvements de l’air sur un plan d'observation à l'aide d'un faisceau laser. Cette technique permet de visualiser les flux d'air et de connaître très précisément leur vitesse et leur direction. Un logiciel couplé à un appareil de mesure permet ensuite de comparer la vitesse du mobile à celle des flux au sein du milieu ambiant afin de relever d’éventuelles cohérences/incohérences liées à des phénomènes de convection.

 

Autant le premier procédé requiert des moyens considérables, autant le second demeure accessible dans des conditions satisfaisantes d’un point de vue scientifique.

 

Vélocimétrie laser de particules (plan large) 

 

Vélocimétrie laser de particules (plan rapproché)

 

Les conditions expérimentales minimales permettant d’étudier rigoureusement les corrélations sujet-objet sont réunies grâce à l’instrument de la Figure 1 ci-dessous.

 

 

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2. Section A’ : contrôle des biais expérimentaux et risques de dissonance cognitive

 

Étant donné que certaines observations semblent entrer en contradiction avec les théories et les connaissances scientifiques communément admises (en physique dite ‘classique’), une partie de l’activité de recherche au sein du LAPDC est consacrée à l'étude des manifestations de distorsions de la perception et des conclusions susceptibles d'apparaître chez les expérimentateurs (Section A) et les sujets (Section B), risquant d’induire des biais observationnels et méthodologiques : un phénomène de dissonance cognitive.

 

Qu'est-ce que la dissonance cognitive ? La dissonance cognitive est un concept de psychologie élaboré en 1957 par Leon Festinger, professeur de psychologie. Selon cette théorie, l'individu en présence de connaissances ou croyances incompatibles entre elles, éprouve un état de tension désagréable : c'est l'état de « dissonance cognitive ». Dès lors, cet individu mettra en œuvre des stratégies non consciente visant à restaurer un équilibre cognitif. Ces stratégies sont appelées communément « modes de réduction de la dissonance cognitive ».

Lorsqu’une personne convaincue de certains phénomènes est ainsi exposée à des faits infirmant ses croyances ou connaissances, le processus de dissonance est susceptible d’apparaître pour lui faciliter la gestion de ce conflit. L'une des stratégies pour réduire cet état de dissonance cognitive consiste à renforcer ses croyances, attitudes et connaissance pour contrer la nouvelle information, ou bien même trouver des éléments réduisant l’importance de cette nouvelle information. On parle alors de renforcement de l’attitude initiale ou de discrédit. Quelle que soit la croyance initiale concernant la TK, en raison de son caractère ‘paranormal’, un phénomène de dissonance est fortement susceptible d’apparaître chez un observateur convaincu du caractère improbable ou fallacieux de la TK. Des processus similaires sont aussi susceptibles d’apparaitre chez le partisan convaincu de l’existence du phénomène. Il est par conséquent d’une importance capitale de contrôler certains paramètres de l’observation humaine afin de réduire les phénomènes de justification et de protection des croyances.

 

 

3. Section B : méthode de familiarisation avec le protocole expérimental

 

Bien que chaque personne puisse, seule, faire l’expérience de marcher en équilibre sur une fine poutre avec succès ne serait-ce que quelques instants, il n’en est en général plus de même un autre jour, sous le regard de personnes extérieures, etc. A fortiori si ces dernières sont en attente d’une performance ou d’un échec. Bien qu’en apparence les deux situations puissent sembler strictement identiques du point de vue physique, concrètement il n’en est rien. En effet, dans la première situation l’environnement global - la personne est seule, dans un lieu familier, sans enjeu, sans attente – a favorisé le maintien de l’équilibre : le lien corps-poutre était cohérent quelques instants. Dans le deuxième cas, l’environnement global – des présences, des attentes, des contraintes,… - défavorise la performance et le lien corps-poutre perd – en général - en cohérence. L’équilibriste apprend donc à s’approprier progressivement le milieu sur lequel il veut marcher de même que les conditions qui lui sont imposées (une démonstration avec un matériel et dans un lieu précis) par un entraînement progressif

Par analogie, les TKistes doivent procéder de même. Au sein du projet LAPDC il a été envisagé que les sujets aient la possibilité de s’entraîner, de se familiariser avec les conditions strictes exigées par le protocole expérimental. L’objectif est de réunir des conditions pour lesquelles la performance des sujets est maximale (rotation du mobile observées en correspondance avec l’intention énoncée), tout en respectant les conditions du protocole.

Les membres de la Section B ont accepté ces conditions, et s’entraînent donc de manière progressive. Tout d’abord sur un mobile déterminé (hémisphérique en matière plastique) à une distance proche, puis éloigné, puis recouvert d’un bocal, puis en présence de tiers sympathisant, neutre ou non sympathisant, puis dans des lieux différents, etc. Collectivement, les membres de la Section B ont le choix d’identifier des techniques leurs permettant d’obtenir de meilleurs résultats. De même, ils sont invités à identifier précisément les conditions qui leur apparaissent défavorables. Ceci est, clairement, l’une des parties les plus délicates mais nécessaire au bon déroulement du projet LAPDC.

 

 

4. Impact estimé du projet

 

Au terme de multiples expérimentations, nous serons en mesure de dire si - dans les conditions spécifiques de l’expérience - les corrélations sujet-objet (intention énoncée-rotation d’un mobile) sont imputables ou non à des mécanismes physiques classiques.

Si ces expériences montrent que les effets observés ne sont pas attribuables à ces mécanismes physiques classiques dans les conditions spécifiées de l’expérience, alors l’hypothèse TK deviendra plausible.

 

Quoi qu'il en soit, les résultats tant ceux confirmant ou ceux informant l’hypothèse TK feront l’objet d’une publication. En effet, l’objectif du projet LAPDC est double :

 

1) Si l’hypothèse TK est invalidée dans les conditions de l’expérience proposée au sein du projet LAPDC, alors l’ensemble des conditions expérimentales pourrait a priori servir de base à toute étude expérimentale plus approfondie sur ce sujet.

 

2) A l’inverse, si l’hypothèse TK demeure compatible avec les conditions de l’expérience proposée au sein du projet LAPDC, alors il deviendra nécessaire d’identifier le mécanisme sous-jacent - quelle qu’il soit – en approfondissant les recherches sur le sujet.

 

Comme le lecteur peut donc le constater, la démarche suit strictement la méthodologie scientifique habituelle – elle ne repose sur aucune conception non-consensuelle – tout en envisageant l’hypothèse de l’émergence d’un phénomène dit ‘anormal’ dans des conditions en apparence usuelles.

 

À quoi servira la collecte ?

IV. FINANCEMENT DU PROJET LAPDC

 

Le projet LAPDC ne dispose pour le moment d'aucun financement public et les membres du LAPDC (toutes Sections confondues) participent à titre bénévole, en parallèle de leur activité professionnelle. Depuis deux ans, notons que c’est par un financement provenant uniquement de ressources personnelles que les rencontres et interactions ont eu lieu, de même que les études préliminaires et la conception de prototypes de l’instrument décrit en Figure 1.

 

Aujourd'hui, nous avons besoin de vos dons pour pouvoir fabriquer cet instrument  procéder aux expérimentations qui impliquent des frais de déplacement des membres des différentes Sections et publier nos résultats dans une revue à comité de lecture.

 

 

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Figure 1 : Schéma de principe du banc expérimental

 

A quoi serviront vos dons ?

 

En apportant votre contribution, même modeste à notre projet, vous nous permettrez de fabriquer le banc expérimental nécessaire aux mesures et de procéder aux expérimentations. Vous contribuerez ainsi à l'avancement des connaissances scientifiques et vous permettrez d’apporter de nouveaux éléments concrets à un débat qui divise la communauté scientifique depuis 150 ans.

 

BUDGET PRÉVISIONNEL

Investissement Matériel et équipement                                                     COUT

 

- Caméra 3D                                                                                            800 euros

- Structures de montage                                                                          300 euros

- Modules laser                                                                                        400 euros

- Capteur magnétique                                                                              250 euros             

- Capteur de pression                                                                              190 euros

- Accéléromètre                                                                                       350 euros

- Voltmètre électrostatique                                                                      850 euros

- Frais de fonctionnement (déplacement, hébergement)             1 500 euros

- Frais de publication                                                                               360 euros

 

TOTAL  DÉPENSES                                                                              5 000 euros

 

 

PLAN DE FINANCEMENT

Contributions KissBankers                                                           2 500 euros

Fonds propres des membres du LAPDC                                                    2 500 euros

 

TOTAL  PRODUITS                                                                          5 000 euros

 

 

CONTREPARTIES

 

Pour 5 euros et plus :

Quelle que soit la somme investie, vous serez tenus informés des progrès du projet LAPDC par une newsletter. De plus, si vous le souhaitez, votre nom sera ajouté à la liste des personnes ayant contribué au projet LAPDC.

 

Pour 20 euros et plus :

En plus des contreparties précédentes, vous recevrez un kit complet (frais d’envoi inclus) afin de vous initier au système expérimental élémentaire et, pourquoi pas, rejoindre la Section B (sujets) du LAPDC. Quelle belle occasion de faire progresser la Science grâce à votre expérience !

 

Pour 50 euros et plus :

Depuis deux ans, Robert Narholz parcourt le monde à la recherche de manifestations de Télékinésie. Au cours de son périple, qui l'aura notamment conduit au LAPDC, il réalise un film documentaire qui retrace l'histoire de la recherche dans ce domaine depuis 1932. Pour compléter vos connaissances et votre expérience personnelle, nous vous proposons, en plus des contreparties précédentes, de recevoir en avant première une copie du documentaire "Finding PK".

 

 

Et à toux ceux qui ont eu le courage de lire cet exposé dans son intégralité, toute l'équipe du LAPDC adresse un GRAND MERCI !

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LAPDC

DAVID JAMET Occupation: business owner Age: 40 years Residence: Poitiers (France) Married, three children Graduated from the Faculty of Poitiers in 1995, I created my first company in 1999. In 2003, I founded the network Balloide-Photo, specializing in aerial photography tethered balloon. I give my business in 2008 and founded a small business in... Voir la suite

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