Engagez Vous dans la construction d'un centre d'apprentissage en bambou au Cambodge pour sensibiliser la communauté à l'environnement !

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Présentation détaillée du projet

CONCEPT

 

Ce projet se dessine suite à la création d’un concept, applicable sur tous les territoires, qui aborde différentes manières de construire. Aujourd’hui, il est nécessaire de bâtir dans une démarche respectueuse

de l’environnement naturel, physique, social.

 

Construire « local » : Utiliser des matériaux qui sont extraits à proximité du site engendrant une énergie

grise minimale.

 

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Construire « contexte » : Répondre à une manière d’habiter, prendre en compte la culture, s’inscrire

dans un paysage existant. Utiliser des savoir-faire locaux et techniques traditionnelles.

 

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Construire « économique » : Minimiser les coûts de construction en travaillant avec les matériaux

locaux et sans transformation.

 

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Construire « sensible – responsable » : Développer des chantiers de formation pour sensibiliser à une

architecture en adéquation avec l’environnement. Responsabiliser la population face à son empreinte

sur le territoire.

 

Construire « durable » : Trouver des solutions pour adapter le bâti au climat et limiter les coûts

d’utilisation du bâti dans le futur. Développer des techniques de constructions modulables et facilement

reproductibles. Création d’emplois pour la population locale. Création d’habitats avec des matériaux

naturels et sains pour le futur usager.

 

Habiter révèle une notion universelle et propre à chaque culture, territoire et civilisation où chacun tente

de répondre à son besoin essentiel de créer un nid protecteur et réconfortant. Ce concept a pour objectif de se développer sur tous les territoires composants notre planète.

 

 

 

PARTENAIRES

 

Ce projet se déroule donc entre 3 partenaires principaux : l’association ASTER qui conçoit le prototype

(échanges avec les étudiants), l’Université Royale des Beaux Arts de Phnom Penh qui a constitué un groupe d’étudiants intéressés pour participer à la conception et à la réalisation du centre et d'une famille Franco-Cambodgienne qui lutte pour la préservation de l’environnement au Cambodge. La participation des étudiants cambodgiens fait partie de la stratégie adoptée pour réintroduire et développer la filière de construction en bambou dans l’architecture cambodgienne. La multiplication d’engagés au sein du projet permettra une plus grande diffusion autour de ce prototype.

 

 

 

ILS SOUTIENNENT LE PROJET

 

 

 

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CHRONOLOGIE

 

Le projet prend forme depuis juillet 2014 au cours de rencontres et de réunions pour dessiner le prototype.

En novembre 2014, une réunion entre des membres d’Aster et les étudiants de l’Université Royale

des Beaux Arts a permis de concrétiser le projet. Durant ce séjour, une parcelle de terrain fut sélectionnée

et acquise par une donation de la famille Franco-Cambodgienne. Une bambouseraie à proximité de

Phnom Penh fut également repérée pour l’achat des futurs bambous.

Durant le mois de janvier 2015, les plans techniques ont été dessinés permettant une estimation plus

précise du centre. Pour valider ces plans, des essais de systèmes constructifs en bambou ont été réalisés

chez un des membres d’Aster. Les entreprises maitrisant la construction en bambou seront contactées

prochainement pour un estimatif précis.

 

La construction du centre aura lieu d’avril 2015 à septembre 2015 dans la banlieue de Phnom Penh

(à 10 km du centre), capitale du Cambodge, plus précisément dans ville de Ta Khmau, le long des

berges de la Bassac River (voir présentation du site).

 

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Le chantier sera rythmé par des workshops (ateliers), des expérimentations, des présentations du travail

et des conférences au sein de l’école d’architecture et de différentes associations engagées dans la

préservation de l’environnement. Les workshops seront accessibles à tous et permettront aux Cambodgiens de découvrir les nombreux usages et qualités du bambou. Le mobilier du centre sera construit lors des ateliers d’expérimentation.

 

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Le chantier sera assuré par des étudiants de l’Université Royale des Beaux-Arts, certains membres

d’Aster (par intermittence), par moi-même et par des artisans cambodgiens qualifiés dans la construction

en bambou.

 

ENGAGEMENT PERSONNEL

 

Mon implication personnelle sera de garantir le bon déroulement du chantier et des activités en y participant sur toutes les étapes, la bonne communication autour de ce projet (sur place auprès des

médias, des associations et de l’école d’architecture) et d’assurer le prolongement du projet à travers

le prototype.

 

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ELEMENTS BÂTIS

 

Deux éléments bâtis composeront le projet : un hangar et un centre d’information.

 

Le hangar sera construit en premier, permettant par la suite, de travailler à l’abri de la pluie, et de

stocker le matériel. Suite au chantier, le hangar sera le lieu où les étudiants de l’école d’architecture

pourront continuer cette expérimentation du bambou.

D’une surface de 40 m2 (4,00 x 10,00), le hangar sera composé d’une structure et d’une couverture

suivant un assemblage constructif simple. Il sera en parti en fermé pour permettre la sécurité du matériel.

Il prendra place au fond de la parcelle sur une dalle de chaux près de sanitaires existants et du bassin

de traitement.

 

Le centre de documentation

 

 

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L’élément essentiel dans une construction en bambous est l’élaboration des assemblages entre les tiges.

Pour être précis et trouver la solution la plus efficace, des tests ont été réalisés afin de déterminer la meilleure technique. Ces expérimentations ont pris appui sur des expériences déjà existantes depuis plusieurs années en Colombie et en Inde, qui ont abouti à une architecture contemporaine très intéressante.

L’architecture de ce prototype reprendra les principes de l’habitation cambodgienne. Ce bâtiment sera

sur pilotis permettant, au rez-de-chaussée, un espace ouvert et habité, nécessaire pour ranger les deux roues, transport fortement utilisé au Cambodge. Au premier étage, deux terrasses couvertes répondront

à la manière d’habiter des cambodgiens qui vivent à l’extérieur dans des espaces protégés du soleil.

Deux chambres, une salle d’eau, une cuisine et une grande pièce à vivre composeront l’étage du prototype. L‘espace principal, qui proposera de la documentation sur le bambou, desservira les différentes

pièces de l’habitation.

Tous les éléments composants l’architecture seront pensés auparavant : la structure (poteaux, poutres,

charpente), le toit (couverture), le plancher, la composition des murs, les portes et les fenêtres et le mobilier.

Les poutres seront constituées de 3 ou 4 tiges de bambou assemblées par des tiges filetées. Le plancher, les portes et les fenêtres sont en cours de conception pour assurer solidité et sécurité (nécessité d’intégrer des tiges d’acier). Les murs seront faits de la manière « bajarèque » qui consiste à une épaisseur de terre avec un treillage en bambou de part et d’autre. Cette solution permettra également de protéger les descentes de réseaux (local technique) au rez-de-chaussée. La couverture sera constituée de tuiles de bambou interverties permettant d’éviter des infiltrations d’eau.

 

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Autosuffisance

 

 

Il semble important de favoriser la récupération des eaux de pluie pour proposer un prototype en autosuffisance. De plus, un système de phyto-épuration sera conçu grâce aux bassins de traitement des bambous. Ainsi, l’assainissement de cet habitat sera respectueux de l’environnement. Une réflexion se porte actuellement sur la possibilité de doter le centre de panneaux photovoltaïques.

 

 

LE CHANTIER

 

La construction du centre se déroulera en différentes étapes :

 

Destruction de l’habitation

Dans un premier temps, le chantier consistera à détruire l’habitation existante sur le terrain. Certains

matériaux seront récupérés pour être exploités dans de nouvelles constructions (en dehors du projet).

Nous procéderons à un nettoyage complet du terrain pour assurer un chantier « vert » et minimiser les

déchets et la dépense énergétique.

 

Traitement

Par la suite, nous creuserons un bassin qui permettra un traitement efficace pour protéger le bambou

afin d’assurer sa durabilité (au moins 50 ans). En effet, la présence d’amidon dans le bambou le rend

attrayant pour les champignons et les insectes. Pour l’instant, il est envisagé un traitement au borax

(2,5% de borax, 2,5% d’acide citrique et 95% d’eau). Des tests vont être réalisés courant janvier pour

valider ce traitement ou favoriser un traitement à l’eau de chaux (qui semblerait plus respectueux de

l’environnement). La durée du procédé est semblable pour ces deux techniques : préparation du bassin

durant 48 heures puis trempage des tiges de bambou pendant une semaine. Ensuite rinçage à l’eau

de pluie, puis séchage en vertical à l’abri de la pluie et du soleil pendant 15 jours (jusqu’à un mois).

 

Dallage

 

Durant ce temps de séchage, les dalles de chaux et les fondations (du hangar et du centre) seront réalisées

ainsi que la poursuite des réseaux (Arrivée de l’eau potable, de l’électricité et évacuation des

eaux usées).

 

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Hangar

Après ces premières étapes, le hangar sera édifié au fond de la parcelle. Cet espace nous permettra

de travailler les bambous qui seront utilisés pour le centre. La méthode à adopter pour la construction

du centre contraint à préparer les bambous avant leur traitement.

 

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Centre

Lors de la découpe des bambous, chaque tige sera numérotée pour faciliter l’assemblage. La rigueur sera une des qualités essentielle à développer pour permettre un prototype sans faille. Nous commencerons donc par les bambous assurant la structure puis le toit afin d’assurer rapidement l’étanchéité du bâtiment. Par la suite, nous travaillerons le plancher, les murs, les portes et fenêtres et les équipements (mobilier).

 

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OBJECTIFS ET PERSPECTIVES LOCALES

 

Ce projet a pour objectif de développer la filière du bambou dans la construction locale au Cambodge qui est considérée depuis toujours comme le matériau du pauvre. 

Il est important de connaître le contexte historique du bambou et plus particulièrement du bois pour comprendre pourquoi il n’est pas utilisé dans la construction cambodgienne. L’habitat traditionnel khmer était en bois, et non en bambou, comme on peut le voir encore dans les campagnes. C’est pour cela qu’à Angkor, il ne reste que les temples, en pierre. La ville a disparu, laissant uniquement les traces des emplacements des pilotis. Le bois s’est décomposé, n’étant plus entretenu, suite à l’abandon de la ville. A Phnom Penh, il existe encore quelques habitations en bois, qui sont amenées à disparaître face à la demande d’investisseurs qui cherchent à construire de grands immeubles en béton et brique. Dans les campagnes, les maisons en bois sur pilotis existent toujours et de plus en plus la tendance est aux constructions de briques enduites en ciment et peintes. La déforestation continue a engendré un important trafic et une hausse importante du prix du bois. Le bambou n’est pas utilisé pour les habitations car il renvoie à l’image d’un habitat éphémère. La cause en est son traitement (trempage pendant 3 semaines dans l’eau d’une rivière ou d’un lac). Sa longévité était donc très faible (entre 1 an et 10 ans) selon les conditions de construction (si il était en contact avec l’eau et le sol, exposé une forte humidité...). Dans le milieu défavorisé et pauvre, les habitations se composent de matériaux de récupération. Ce sont des logements très précaires et très insalubres, car les murs ne respirent pas et retiennent l’humidité. 

 

La proposition de construire en bambou répond à une demande de proposer une architecture solidaire et durable. L’échelle de l’habitat a été choisie car c’est le premier corps de l’architecture. Il semblait également important, pour une première construction en bambou, de travailler à une échelle raisonnable pour maitriser les systèmes constructifs. Aujourd’hui, le projet se développe autour d’une architecture traditionnelle. Demain, cette expérience permettra de proposer une architecture contemporaine car les techniques de construction seront maitrisées et l’image renvoyée par le bambou aura évolué aux yeux des Cambodgiens. Il sera ainsi possible de développer le bambou à une échelle de bâti plus importante : logements sociaux, équipements publics... Il est important d’amener les agences d’architectures à concevoir des projets avec ce matériau, qu’il devienne acceptable pour les futurs usagers. 

 

Utilisation du centre

 

A l’heure actuelle, il est prévu qu’une personne sera chargée d’habiter et d’animer le centre pour accueillir les visiteurs. Ces derniers auront la possibilité de séjourner dans le bâtiment, qui aura une typologie similaire à une habitation. Cette découverte permettra de les sensibiliser, de les informer et de les convaincre à cette architecture peu développée à l’échelle de la planète. Les étudiants de l’école d’architecture joueront également un rôle pour le futur du centre. Ils pourront utiliser le site comme lieu d’expérimentation pour de futurs projets. Leurs différentes activités permettront de faire vivre le lieu en proposant de nouvelles expériences.

 

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QUI SUIS-JE ?

 

Après avoir obtenu un BTS Design d'Espace en juin 2010, j'ai intégré l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Bretagne. 

En 2012, un partenariat avec l’Université Fédérale d’Architecture et d’Urbanisme de Rio de Janeiro m’a permis de partir une année en terre brésilienne poursuivre ma formation. Cette première expérience à l’étranger m’a permis de me confronter à une nouvelle culture et de (re)découvrir ma propre culture par le procédé de comparaison. Ces différences culturelles m’ont beaucoup apportée et j’ai du développer des qualités d’adaptation lors de mon arrivée à Rio de Janeiro, une ville où je n’avais plus aucun repère ni humain, ni matériel. Ce changement d’environnement physique m’a montré l’importance des échanges diversifiés, du partage de valeurs qui ont été très forts durant ce séjour. Mon regard sur l’architecture et le rapport à l’espace, tant privé que public, a évolué au fur et à mesure des rencontres et lieux que je visitais. Les limites spatiales que je connaissais et que l’on m’avait enseignées se sont déplacées.      Mon expérience la plus marquante fut ma participation au projet d’Aster. Cette association, implantée à Rennes, a pour objectif d’aider les pays en voie de développement, à concevoir, bâtir et conserver le patrimoine, dans le respect des sites, de l’architecture locale et des hommes. Architectes Sans Territoire est composée de membres bénévoles (en activité ou retraités) issus du milieu du bâtiment (architecte, urbanistes, paysagistes, charpentiers, ingénieurs (eau et assainissement) ingénieur bois, ingénieurs en énergies nouvelles..). ASTER participe à des projets d’architecture de développement : bâti utilitaire et patrimonial. Lors de ce séjour, les membres d’ASTER m’ont contactée pour contribuer à une mission de réhabilitation d’infrastructures, situées à 200 km de Rio, en un espace communautaire (pour une association), une plateforme de production de paniers (fruits/légumes) et quelques hébergements touristiques. Ce projet avait lieu dans une communauté d’agriculteurs ruraux, retirés au sein des montagnes, qui désiraient travailler en coopérative et développer un tourisme durable au sein de leur territoire qui possède diverses cascades et chemins de randonnées. Durant ce projet, j’ai pris conscience de l’importance de construire avec les ressources locales pour préserver un territoire tout en favorisant la participation des futurs usagers.

 

Ce projet m’a dirigé vers une architecture respectueuse de l’environnement en repensant le rôle social de l’architecte que l’on perçoit peu durant les études. A mon retour en France (septembre 2013), il m’a semblé essentiel de continuer cette spécialisation en choisissant, à l’ENSAB, un atelier de projet axé sur la préservation du patrimoine architectural.  En parallèle, j’ai réalisé un stage de 5 mois dans l’agence 10i2la qui privilégie une architecture bioclimatique, écologique (terre, paille et bois) et participative.  Future diplômée en mars 2015, cela m’est apparu primordial d’axer mon mémoire (octobre 2014 / février 2015) sur l’image des matériaux traditionnels dans l’architecture contemporaine, en particulier à l’échelle de l’habitat. 

 

Depuis l’ère industrielle, il existe une certaine réticence à utiliser des matériaux naturels dans l’architecture contemporaine. Ce mémoire a pour but d’établir une (ou des) démarche(s) qui permettrait d’accepter ces matériaux et redorer leur image à l’échelle de l’habitat. C’est pour continuer ce parcours que je désire partir, en tant que volontaire, pour participer au chantier d’un centre de documentation et d’expérimentation sur le bambou et mener diverses actions de communication sur place pour convaincre les Cambodgiens des atouts de cette herbe notamment dans la construction, pouvant aboutir à une architecture répondant à leur manière d’habiter.

 

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MOTIVATIONS ET OBJECTIFS PERSONNELS  

 

Au retour du Brésil, il me semblait essentiel de tenter une nouvelle expérience aussi riche d’aventures, d’authenticité, d’échanges et d’enseignements que la première. Ce nouveau projet de solidarité me permet d’agir pour les autres (les habitants), pour l’environnement (leur territoire) et pour moi-même dans la mesure où cette expérience répond à mon besoin de rencontres, d’apprentissages... Ma curiosité m’emmène toujours plus loin, au-delà de mes limites, qui se déplacent au fur et à mesure de mon parcours. 

L’adaptation à une nouvelle culture me parait essentielle pour développer les capacités nécessaires à la compréhension des territoires, des populations... (Qualités indispensables dans la pratique du métier d’Architecte). Continuer cette découverte est un véritable défi tant sur le plan personnel que professionnel. D’un point de vue personnel, c’est une perte de repères qui permet de se questionner sur les conditions de sa propre existence, sur la matière qui nous entoure, sur l’environnement (physique et moral) qui évolue autour de nous, sur les valeurs auxquelles on s’accroche pour (sur)vivre. On prend alors conscience de la force des expériences vécues et de notre conditionnement dans la société actuelle. Se déraciner d’un milieu dont je connais les caractéristiques, me permettra également de me défier d’un point de vue professionnel par la mise en pratique des connaissances techniques acquises. Cette expérience sera un nouvel apprentissage consistant à ne pas rester sur ses acquis. 

 

Ce travail de recherche offre la satisfaction d’avoir conçue une solution efficace puis de la mettre en application dans un contexte réel. Les possibilités d’évolution suite à la construction du prototype sont très motivantes. Le prolongement du projet sera nécessaire pour répondre aux objectifs à long terme. 

Concevoir et construire un projet en lien direct avec la population amène à repenser le rôle social de l’architecte. Travailler ensemble est une des caractéristiques qui me conforte dans mon choix d’être architecte et de vivre cette expérience. Dans ce contexte, le projet permettra de construire du dialogue entre architecture traditionnelle, architecture contemporaine, l’habitant et l’architecte. Être acteur des changements dans la construction de l’habitat et de notre territoire est une partie motivante du métier. L’architecte a pour rôle de sensibiliser la population à son environnement en s’interrogeant sur les manières d’habiter, ce que sera la ville de demain. Ce projet me permettra de cerner les enjeux actuels qui nous amènent à lutter pour la préservation de l’environnement. 

Cette expérience est stimulante, elle sera une véritable source d’inspiration dans mon « futur » parcours d’architecte.

 

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Ce projet doit me permettre de mettre en pratique le savoir-faire reçu lors de mes études. Je compte exploiter

concrètement ces acquis, les adapter à cette recherche spécifique pour trouver des solutions cohérentes à la problématique initiale (Comment une ressource naturelle peut devenir un matériau de construction). Mon mémoire de Master portera sur l’acceptation des matériaux traditionnels dans l’architecture contemporaine, notamment sur la réhabilitation du bambou dans la construction au Cambodge afin de comprendre pourquoi les hommes au fil de leur histoire ont abandonné cette ressource et l’image qu’ils en ont aujourd’hui. Cette problématique sera complétée par la recherche de techniques actuelles d’assemblages qui pourraient faciliter la construction de leur habitat et répondre à leur manière d’habiter propre à leur culture et à leur milieu. Ce projet permettra une application directe et concrète de cette recherche en étant plongée au coeur du territoire étudié. 

 

Le projet s’inscrit dans une démarche volontaire et cohérente que je poursuis depuis 2 ans. En effet, cette nouvelle expérience me permettra de continuer cette spécialisation dans l’éco-construction, le développement des ressources naturelles locales pour façonner un environnement sain et approprié à l’être humain. 

 

Lors des études d’architecture, la dimension sociale de ce métier est très peu perçue. Les projets sont fictifs et nous avons très peu l’occasion d’échanger, de tisser du lien, de comprendre le mode de vie du futur habitant. Ce projet permettra d’adopter une démarche participative de la population dans la construction de cet habitat pour mettre en forme une architecture rapprochée de ses habitants et de son contexte. 

 

Cette immersion dans un contexte fort de traditions, de valeurs, d’histoires sera une véritable formation humaine et professionnelle. Elle définit une acquisition de nouvelles connaissances techniques de constructions locales et durables. Enrichir ce savoir-faire me permettra, par la suite, de transmettre ces nouveaux acquis lors de prochaines expériences sur des projets similaires. 

 

Cette 1ère expérience professionnelle en tant qu’architecte diplômée me confortera dans cet engagement, ce travail de recherche et me dirigera, par la suite, sur des ateliers d’architecture portés par des valeurs similaires et un désir de construire du lien avec l’habitant, son territoire, son regard. 

 

Ce projet permettra d’adopter une démarche spécifique en concevant sur le terrain grâce à la population locale, en cherchant des solutions ensemble grâce à une démarche participative. Ce sera donc une véritable expérience humaine où il sera nécessaire de développer des qualités d’adaptation, d’écoute pour permettre un échange efficace et constructif dans un contexte précis. Ces qualités me seront essentielles tout au long de mon aventure tant professionnelle que personnelle.

À quoi servira la collecte ?

La collecte permettra d'assurer une partie des frais de séjour et surtout de développer les activités (essais des portes, fenêtres, construction du mobilier) sur place pour sensibiliser les étudiants en Architecture et la population locale, via différentes ONG, lors des ateliers-découvertes. 

 

Les moyens financiers supplémentaires permettront de mettre en place un parcours montrant le processus, de récolte, de traitement, de construction, depuis la bambouseraie jusqu'au centre d'apprentissage... 

 

 

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Justine Duval

Les origines de ce projet se trouvent dans le parcours personnel et professionnel que j’ai eu jusqu’à ce jour. Après avoir obtenu un BTS Design d'Espace en juin 2010, j'ai intégré l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Bretagne. En 2012, un partenariat avec l’Université Fédérale d’Architecture et d’Urbanisme de Rio de Janeiro m’a permis de... Voir la suite

Derniers commentaires

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Merci pour ces nouvelles et bonne chance à vous.
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Bonne chance et bon voyage, Marie & Laurent R.
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Go go go go!!!! Bon courage tata doudou pour ton superbe projet!! Maman nous a explique et oui meme tres jeune on peut etre sensibilise :-) raphaelle et manon