Un an après le 13 novembre, aidez «Affichons nous ! », un web doc pour panser nos blessures.

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Présentation détaillée du projet

 Ça y est, le compte à rebours est lancé ! Juillet a été un mois meurtrier, destructeur, pour toutes les parties du monde. Ces événements dramatiques ont donné à « Affichons-nous ! » un éclairage nouveau, parfois dérangeant, mais hélas toujours d’actualité.

 

 Même si la date du 13 novembre reste un symbole, les témoignages que nous récolterons s'inscriront dans la globalité de notre histoire contemporaine et pas seulement dans cet événement unique. 

 

N'oubliez pas notre page Facebook que vous pouvez toujours partager :    https://www.facebook.com/deleules/

 

Le projet :

C'est une série de programmes courts de 2’ à 2’30 maximum.

Elle donne la parole à des résidents en France, de tous horizons après les attentats qui ont endeuillé Paris dans la soirée et la nuit du 13 novembre 2015.  

Ces personnes, connues ou anonymes, n'étaient pas présentes sur les lieux des attentats. 

Face à la caméra, elles racontent ce qu’elles ont vécu cette nuit là.  

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« Affichons nous ! » est la photographie d’un pays qui panse ses blessures, non pas à travers des

« millions d’anonymes», mais grâce à des visages et des noms singuliers.

 

Inconnus ou connus du grand public, ils ont tous les âges, sont de toutes origines, viennent de tous horizons, de tous milieux sociaux et vivent en Région parisienne ou en Province. 

 

Les conditions : être résident en France (et majeur) et ne pas divulguer de message haineux ou tombant sous le coup de la loi.

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   L’objectif

 

   Diffuser ces portraits quotidiennement pendant la semaine du dimanche 13 au samedi 19 novembre 2016 marquant « l’anniversaire » de cette tragédie.

Le support du web est le plus immédiat, le plus souple, le plus direct : je pense à une première diffusion sur un site de quotidien en ligne ou celui d’une chaine de télévision, si possible à doubler avec une diffusion télévisuelle, pendant cette même période.

L’intérêt étant bien sûr que les portraits restent accessibles en ligne même après cette semaine là.

Ce programme court peut aussi être projeté pendant cette même période, sur tous types de supports : dans des salles de cinéma après les pubs et avant la projection d’un film, ou bien à tout autre moment de l’année, à l’occasion de festivals de reportage ou de documentaires... L’avantage est sa grande adaptabilité et, encore une fois, sa valeur universelle.

Depuis vingt ans j’ai fait des enquêtes, des reportages mais aussi et surtout des documentaires, privilégiant la parole des gens. J’ai réalisé de nombreux portraits de personnes connues, mais aussi inconnues du grand public, parfois sans commentaires... Leur parole me surprend toujours, au bon sens du terme, car elle nous emmène là où l’on ne s’y attend pas, parce qu’elle sort des sentiers battus. C’est ce que je recherche aussi à travers ce projet : combattre les clichés.

 

   Des réactions positives

 

   Dès que j’ai eu cette idée, j’ai commencé à chercher des intervenants, à en parler autour de moi. Et là, bonne surprise, je n’ai eu que des retours positifs, les interlocuteurs potentiels manifestaient une sorte de soulagement : enfin on leur donnait la parole ! J’en ai filmé trois et ils se sont volontiers prêtés au jeu. J’en ai finalisé deux, qui ne sont pas encore à la hauteur du résultat souhaité, essentiellement pour des raisons techniques dues au manque de moyens. Toutefois, la parole est là, présente et directe. Cela m’a confortée dans l’idée qu’il fallait persévérer, aller plus loin dans la parole donnée à des personnes qu’on ne voit jamais mais aussi à des personnages publics qui nous montreraient une autre facette d’eux mêmes.

 

   La réalisation

 

   Les intervenants sont filmés dans un studio, sur fond neutre, à deux caméras, dans deux axes légèrement décalés (Plan large fixe avec le regard un peu désaxé et plan plus serré avec le regard dans une direction différente).

- Chaque interview dure une demi-heure environ, seules les réponses sont montées, pour entrer dans le format court.

- Chacune d’elle commence par « le 13 novembre... ». Ce début off est monté sur une image ralentie de la personne en train de s’asseoir, de s’installer, de prendre un café...

- Tout au long de l’interview, des images silencieuses sont montées de cette manière au ralenti et étalonnées différemment de l’interview « live » qui apparaît alternativement.

- Ce principe donne aux interviews une dimension à la fois poétique et introspective, avec de courtes pauses et parfois des fondus au noir.

- Avant la dernière réponse, un clip de quelques secondes avec des photos noir et blanc nous montre la personne interviewée dans son cadre quotidien. Le noir et blanc permet de casser l’ambiance couleur du reste du montage et donne une tonalité plus « reportage » à ce moment précis : celui où la personne est captée dans sa vie quotidienne.

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- Cette tonalité de « retour à la vie » nous permet de passer à la dernière réponse : aujourd’hui, quel est son ressenti ? - Les génériques de début et de fin sont un montage de photos des autels spontanés sur les lieux des attentats. Sur l’un de ces lieux est inscrit « Affichons nous ! ». C’est ce qui m’a donné l’idée du titre.

 

   Dans le générique début, l’une des photos sort du lot : c’est celle de notre protagoniste. Que celle ci soit connue ou inconnue, nous ne citons que son prénom et son lieu de vie (exemple : Marie, région parisienne). - Le tout est soutenu par une musique originale intimiste, montée comme une nappe sonore, sous l’interview.

 

   Le tournage

 

   Les personnes sont filmées en studio sur un fond neutre avec lequel peut jouer la lumière (gris/bleu chiné). L’intérêt est qu’une fois l’installation effectuée, nous pouvons accueillir plusieurs intervenants le même jour.

En comptant l’entretien préalable, le maquillage, les ajustements d’éclairage et de mise au point des caméras et du son... chaque intervenant est mobilisé au maximum 1h30.

On peut imaginer raisonnablement tourner quatre interviews par jour.

Parallèlement à nos rendez-vous « tournage », le photographe gère lui-même les rendez vous « photos ». Le montage s’effectue de manière simultanée sur deux stations : celle où je fais moi même la pré-sélection des sonores et un pré-montage et celle où travaille la monteuse qui reprend mon montage et améliore les raccords, le prémix de la musique et le générique, intégrant une photo de la personne et des synthés.

Compte tenu du fait que les tournages vont se passer dans différentes régions, les studios de tournage et même parfois les équipes de tournage pourront être basés sur place.

 

   La place du Web

 

Le lien de « Affichons nous ! » peut être visible sur la page d’accueil d’un quotidien. On peut aussi y accéder via le site d’une chaine de télévision .

L’internaute qui souhaite regarder ces portraits clique sur le lien listé sur la plate forme. En plein écran, une page d’accueil apparaît. C’est la photo d’un mur sur lequel sont affichés des photos, des textes, des dessins.Pc195017-1466619410

 

   Cette photo est celle du mur de l’Hôpital Saint Louis, face au Carillon et au Petit Cambodge. Je l’ai faite un jour de grand soleil. Ce qui m’a frappé dans ces cadres, c’était la vie qui s’exprimait. Dans l’un de ces cadres était écrit « Affichons nous » qui a donné le titre à la série. Nous allons reprendre cette idée des cadres pour y placer l’accès à nos personnages, soit sous forme de photo, soit sous forme de texte.

 

 

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   En cliquant dans l’un de ces cadres nous comprenons d‘emblée de qui il s’agit avec un bref résumé : prénom et nom, profession, éventuellement une citation d’une phrase de l’interview. En double cliquant, on accède au clip de l’interview.

S’il s’agit de quelqu’un qui est présent sur le web (connu ou inconnu), un lien peut aussi nous envoyer sur son site personnel. Ce support est idéal pour nous aider à naviguer d’un personnage à l’autre.

Une fois que nous sommes sur le personnage, nous pouvons poursuivre la navigation, soit en repassant par la photo générale, soit en cliquant sur un accès en bas à droite de la page qui envoie sur d’autres personnes de la même zone géographique ou du même secteur professionnel .

Exemple : Marie est commerçante (poissonnière) et vit en région parisienne.

L’accès à d’autres personnages peut aussi se faire par l’un de ces deux modules (commerçants ou vivant en région parisienne).

Entre le 13 et le 19 novembre, chaque jour, cinq nouveaux personnages sont diffusés et restent sur le site, pour au final atteindre, du moins dans un premier temps, le chiffre de trente cinq interviews diffusées. Après le 19 novembre, ces portraits ont vocation à rester sur la plate-forme, pendant quelques mois.

 

   Les développements possibles

 

    Et si la série prend son essor, pourquoi ne pas la faire traverser les frontières, pourquoi ne pas adapter aussi ce principe dans d’autres pays, avec d’autres témoignages et d’autres approches ?

A la suite de cette diffusion, on peut également imaginer une déclinaison transmédia, sous la forme d’un livre ou d’un mook, éditant les photos noir et blanc, accompagnées des textes de nos personnages.

Bref « Affichons nous ! » a vocation à être une série transmédia mais aussi transfrontalière.

Si la série marche bien, l’outil transmédia nous permet aussi d’imaginer une interactivité avec les internautes qui souhaitent témoigner. On peut ainsi envisager une inscription en ligne pour celles et ceux qui veulent participer au projet. Cela nécessite la mise en place d’un modérateur, car il nous faut veiller pendant toute la réalisation du projet à ce que les interviews ne servent pas de « défouloir » aux propos haineux ou racistes.

Et si le principe d’inscriptions en ligne fonctionne, à charge pour nous de sélectionner dans un second temps les intervenants en fonction de ce qu’ils diront et de comment ils le diront. Encore une fois, les interviews doivent à chaque fois être très compréhensibles et apporter un point de vue original, pertinent et différent.

 

 

   Où en est le projet aujourd’hui

 

   J’ai réalisé trois interviews « pilote » avec deux caméras très basiques. Je joins à mon projet un lien vimeo de l’interview de Marie et de Agnès que je considère comme les plus abouties et qui donnent une bonne idée de la diversité des réactions.

 

Le lien des deux interviews  Ici

 

   Ce qui marche :

- Sur le fond, les interviews correspondent bien à la charte : comme je le souhaitais, elles se complètent et octroient une diversité de regards à un même événement.

- Les photos donnent une belle valeur ajoutée et humaine au montage

- La musique sera arrangée mais est appelée à rester la même, le mix sous forme de nappe que l’on entend sous les interviews restera aussi tel quel.

   Ce qu’il faut améliorer :

-       Sur le tournage lui même, la mise en scène, la lumière, le fond, le positionnement des caméras (et du regard des intervenants)... tout cela est à revoir en fonction d’un matériel de meilleure qualité et d’une intention de réalisation plus affirmée.

-La qualité des caméra impliquant une meilleure définition de l’image, l’étalonnage en sera aussi amélioré et le résultat plus « haut-de-gamme ». 

- Ne pas tenir compte de l’environnement dans lequel j’ai interviewé Agnès. Au final, je conserve l’option d’un fond neutre : plus simple en terme esthétique et de production.

 

   Mes soutiens

 

    Je suis soutenue par la maison de production « Découpages », très engagée dans tout ce qui concerne le webdoc et le transmédia, qui a commencé à démarcher des chaines de télévision et qui est prête dans un premier temps à m’aider d’un point de vue logistique (studio et matériel) si je fais un pilote en conditions réelles.

Je vais m’appuyer en région sur des amis et collègues (université d’Aix en Provence, Région Nord Pas de calais) qui pourront bénéficier aussi d’une aide logistique et participer comme chef opérateur ou photographe additionnels au projet. Un ou deux étudiants en cinéma et/ou journalisme sont susceptibles de participer comme stagiaires-assistants au projet.

 

                                                L'ÉQUIPE

 

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À quoi servira la collecte ?

Votre participation est essentielle !

 

J’aimerais pouvoir mener à bien, dans des conditions réelles, le tournage et l’implantation web de quelques portraits (une dizaine) qui me serviront à démarcher des plates-formes de chaines télévisées et quotidiens.

Dans cette démarche je suis accompagnée par la maison de production « Découpages » qui me fournit aussi une partie de l’aide logistique (Studio).

 

 Pour dix jours de tournage, le budget haut se monte environ à 45000 € TTC (détail ci dessous)

 

Préparation : trois semaines à un mois (priorité sera donnée aux célébrités, souvent plus difficiles à caler).

Tournage : dix jours maximum(cinq jours à Paris et région Parisienne, trois jours en région Paca, et deux jours en région Hauts de France).

Montage : sept à dix jours.

Etalonnage :  quatre jours maximum.

Mixage : deux jours.

 

EQUIPE  : 11 000 €TTC

Tournage : 10 jours

- un (e) Chef opérateur  

- Une maquilleuse      

- Un photographe      

Stagiaires :  - Un(e) assistant (e) caméra + lumière + son (stagiaire école de cinéma ?)

                    - Un(e) assistant(e) de réalisation pour relayer contacts intervenants, autorisations, organisation du tournage (stagiaire école de journalisme ou de production)

 

Je me rémunérerai comme auteure-réalisatrice en fonction des économies réalisées sur certains postes (studio, lumière, post-production) soient : 4000 à 6000€ TTC.

 

Montage et Post production : 6000 à 8500 € 

 -  Une monteuse + banc de montage Logiciels Final Cut Pro 7.0, Avid ou Premiere/Photoshop CS6  

 -  Un Etalonneur (+ station étalonnage)

 -  Un Mixeur + studio mix  

 -  Création de musique

 

MATÉRIEL  6000 à 10 000€  

Image + son

- 2 Caméra Canon C300 avec batteries 

- 1 objectif 50MM Canon CNE

- 1 objectif 100MM 0U 135MM Canon CNE

- 1 moniteur type Panasonic BTLH 900

- 2 pieds Satchler 18

- 6 cartes compact flash 32

- 2 Sennheiser EW 122 - P G3

 

Studio + Lumière : 1000 € par jou

- 1 Bug Tungstène 1- 2 KW

- 1 Octaplus « 5 »

- 2 Fresnels 500W

- 2 Kinoflo 2 Tubes 120

  + Borniol ou papier peint pouvant servir de fond, à accrocher sur un mur ou support = 300€

 

Régie/Repas/Déplacements Province : 2000€

 

                                                     LA SOUSCRIPTION

 

Je lance dans un premier temps une souscription pour 6500 € (moins 8% pour Kiss Kiss Bang Bang, soit 6000 € ).

L’équipe rémunérée est la suivante :

Tournage (trois jours) =  1600 €

- Une Chef opératrice ---  

- Un photographe ----

- Une maquilleuse ----

Montage – post-prod (quatre jours) =  1600€

- Une monteuse (+ banc) ---

- Un étalonneur (+banc)  

- Un mixeur (+ studio) ----

Matériel = 2450€

Régie (borniol, conso, repas) =  350€

 

6500 € et plus : me permettront la préparation, le tournage et la finalisation de 12 à 15 interviews  à Paris, en septembre. Ces interviews (diffusables) me permettront de démarcher des diffuseurs intéressés pour en commander d’autres. L’équipe sera rémunérée au plus juste. Le studio nous sera prêté.

 

ET SI ON DÉPASSE LA COLLECTE ?

 

15000 € et plus : me permettront de finaliser 16 interviews minimum, incluant un déplacement en province (avec location de studio). Avec ces interviews (diffusables), je pourrai démarcher des diffuseurs intéressés pour en commander d’autres.

L’équipe rémunérée au tarif syndical sera complétée par deux stagiaires : un assistant caméra et un assistant de production.

 

 29 000 € et plus : me permettront de boucler 24 interviews minimum, incluant deux déplacements en province (avec deux locations de studio). Avec ces interviews (diffusables), je pourrai prolonger le démarchage de diffuseurs intéressés. Toute l’équipe -moi y compris- sera rémunérée (tarif syndical pour les techniciens).

 

45 000 € et plus : me permettront de boucler la série intégralement avec environ 40 interviews tournées dans trois régions différentes (trois studios différents). Nous pourrons aussi commencer à réfléchir à une identité visuelle pour la plate forme web et aux autres déclinaisons éditoriales possibles.

 

                                                        LE CALENDRIER

 

 En fonction des objectifs atteint, la préparation des tournages pourra commencer dès le 20 aout :

- Prises de contacts de personnalités connues et d'anonymes sur Paris et en région Parisienne.

- Début septembre : sélection des personnes susceptibles de participer au tournage à Montreuil. (une quinzaine si nous sommes dans l'enveloppe de 6000€)

- Du 10 au 17 septembre : tournage et post production des interviews. Si nous dépassons nos objectifs : tournage et post production jusqu'à fin septembre.

- A partir du 19 septembre : avec une douzaine d'interviews finalisées, démarches pour trouver  des partenaires et/ou diffuseurs pour la semaine du 13 novembre.  SI nous avons dépassé nos objectifs, nous poursuivrons la phase de production parallèlement à nos démarches pour trouver des diffuseurs.

 

 

 

 

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Sylvie D.

Après des études en sociologie et à l'Institut Français de Presse, Sylvie Deleule a été journaliste dans la presse écrite pendant dix ans. Depuis 1995, elle a écrit et réalisé des reportages, enquêtes, documentaires dans le monde entier pour la télévision française pour Arte, France 5, France 2, KTO, M6, Teva.. En 2005 elle a reçu le Grand Prix du... Voir la suite

Derniers commentaires

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En quelques heures tout peut arriver! Haut les cœurs et vive ce projet!
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Fingers crossed !!
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Hello Sylvie, voilà ma modeste contribution. J'espère que tu vas y arriver, bises, Colette