En Argentine, des dizaines de femmes meurent tous les ans des suites d'avortements clandestins. Aidez-nous à l'éviter !

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Présentation détaillée du projet

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En Argentine, comme dans aucun pays d'Amérique latine, à l'exception de Cuba, l'Uruguay et du district fédéral de Mexico, l'avortement n'est toujours pas légal. Officiellement, il est dépénalisé dans certains cas : danger pour la vie ou la santé de la femme enceinte, viol.

 

Mais les hôpitaux refusent souvent de réaliser l'IVG, et les femmes sont contraintes de recourir à des méthodes clandestines.

 

Ce sont ainsi 500.000 femmes par an qui avortent tout de même en Argentine, dans des conditions souvent épouvantables.

 

Tous les ans, selon les chiffres officiels, 50 femmes meurent des suites d'avortement clandestins réalisés dans des conditions d'insalubrité. Mais selon les ONG de femmes, le chiffre serait plutôt de 100 femmes par an. Chiffre difficile à déterminer, étant donné qu'il s'agit d'une pratique clandestine.

 

Sans compter les dizaines de milliers de femmes qui garderont de graves séquelles, par exemple celles à qui on a dû extirper tout l'appareil reproducteur pour éviter une infection généralisée. Selon les chiffres officiels, 100.590 femmes ont dû être hospitalisées en 2011 à cause de problèmes liés à l'avortement.

 

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Malgré des lois très progressistes, comme le mariage pour tous en 2010 ou la loi sur l'identité de genre en 2013, l'Argentine est encore très en retard concernant les droits sexuels et reproductifs des femmes.

 

L'élection d'un pape argentin, formellement opposé aux droits des femmes à disposer de leurs corps, n'a pas aidé...

 

En France, nous avons du mal à imaginer que des femmes puissent mourir pour un acte aussi peu dangereux, quand il est effectué dans de bonnes conditions, que l'avortement. Ce droit nous semble acquis (bien qu'il ne le soit jamais vraiment, il n'y a qu'à voir l'Espagne, qui a tenté de revenir sur l'interruption volontaire de grossesse), et nous oublions qu'il y a seulement quarante ans, les Françaises aussi devaient se battre pour le conquérir.

 

Se battre, cela veut dire militer, manifester, sortir dans la rue, faire du lobbying parlementaire, organiser des réunions, des congrès, imaginer des campagnes... Et tout cela coûte cher. Très cher.

 

La Campagne nationale pour le droit à l'avortement sûr, légal et gratuit, collectif de 300 ONG, se bat depuis dix ans pour légaliser ce qui devrait être un droit de toutes les femmes. Sans, bien sûr, aucun soutien, aucun financement, aucune aide.

 

La Campagne, aujourd'hui, a besoin de vous. Pour la France, 2000 euros, ce n'est pas grand-chose. En Argentine, c'est une petite fortune. Si 200 personnes donnent 10 euros, nous arriverons à collecter la somme. N'hésitez pas à donner, même 5 euros.

 

Vous permettrez de faire avancer la cause des femmes et pourquoi pas, de changer le cours de l'Histoire.

 

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Notre slogan: éducation sexuelle pour décider, contraception pour ne pas avorter, avortement légal, sans risque et gratuit pour ne pas mourir.

 

Campagne nationale pour le droit à l'avortement

 

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À quoi servira la collecte ?

Nous avons besoin d'argent pour financer la campagne, c'est-à-dire l'organisation de manifestations, la distribution de tracts, de foulards, la confection de banderoles, la fabrication d'affiches, la publication d'encarts dans les journaux et pourquoi pas, un jour, si d'aventure la collecte dépassait nos espérances, demandons l'impossible, la création de spots à la télévision !

 

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A QUOI VA SERVIR L'ARGENT QUE VOUS DONNEZ ?

 

Avec 5 euros, nous pouvons acheter :

 

- 11 foulards

 

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Le foulard vert est le symbole de la Campagne Nationale pour le droit à l'avortement. En Argentine, le foulard est très emblématique, c'est un foulard blanc que les Mères de la Place de Mai ont choisi de porter en signe de ralliement.

 

D'ailleurs, les Mères et les Grand-Mères de la Place de Mai soutiennent notre Campagne, et n'hésitent pas à porter, en plus du leur, le foulard vert de la Campagne, comme ici Nora Cortiñas, présidente des Mères-Linea Fundadora :

 

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Ou encore l'écrivain uruguayen Eduardo Galeano, qui soutenait lui aussi notre Campagne :

 

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Avec 5 euros, nous pouvons aussi obtenir :

 

- 330 tracts

 

- 1 t-shirt au logo de la Campagne

 

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Avec un don de 20 euros, nous pouvons financer:

 

- 10% de la location d'un camion avec hauts-parleurs, pour les manifestations (coût: 400 euros par manifestation). Sachant que nous organisons au minimum 3 manifestations par an :

le 8 mars, pour la journée internationale des droits des femmes

le 28 mai, pour la journée de dépénalisation de l'avortement en Amérique latine et dans les Caraïbes

le 25 novembre, journée contre les violences faites aux femmes

 

ou bien :

 

- 3 drapeaux de 70cm/150cm

 

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ou bien :

 

- 180 affiches pour les manifestations, format A5

 

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ou bien :

 

- 100 pin's

 

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Avec un don de 50 euros, nous pouvons acheter :

 

- 111 foulards

 

ou bien

 

- 250 pin's

 

ou bien

 

- 450 affiches A5

 

ou bien

 

- 3125 tracts

 

Avec 150 euros, nous pouvons acheter:

 

- un billet de bus pour permettre à un-e militant-e de se rendre dans la ville où ont lieu les réunions régulières indispensables à la planification de la campagne (notre collectif étant composé par 350 ONG, et les décisions se prenant de manière horizontale et collective, il est nécessaire de nous rencontrer régulièrement) (et l'Argentine est un pays qui fait cinq fois la France en superficie).

 

ou bien

 

- 333 foulards

 

POURQUOI VISER 2000 EUROS ?

 

Il est très difficile de chiffrer une campagne militante qui dure depuis dix ans, qui plus est dans un pays où l'inflation avoisine les 30% par an.

 

Nous avons besoin d'argent constamment, car le militantisme est quotidien : réunions hebdomadaires, organisation de trois ou quatre manifestations par an (au minimum, le 8 mars, le 28 mai et le 25 novembre) depuis dix ans, distribution de tracts, collecte de signatures pour le droit à l'avortement, lobbying auprès des parlementaires pour obtenir des signatures à notre projet de loi, que nous avons déjà présenté 5 fois en 7 ans au Parlement, etc, etc.

 

L'argent récolté servira donc à financer tout cela. Nous avons choisi 2000 euros car cela nous semblait une somme raisonnable à obtenir en deux mois (si nous demandons davantage et que nous n'obtenons pas la somme demandée, tout la campagne est annulée).

 

Depuis dix ans qu'existe la Campagne, nous avons pu avoir le soutien de quelques ONG étrangères, mais au compte-goutte. Le gouvernement, bien entendu, ne nous finance pas, l'avortement étant une pratique illégale, et la présidente Cristina Fernandez étant personnellement opposée à sa légalisation.

 

Le "Socorro Rosa"

 

Certaines ONG qui font partie de la Campagne aident également des femmes à avorter avec un médicament très difficile à obtenir, le misoprostol, un anti-gastrique utilisé en France en association avec la RU-486 pour l'avortement médicamenteux.

 

Utilisé correctement et pendant les premières semaines de grossesse, il s'agit d'un moyen très efficace pour avorter sans risques.

 

Mais les pharmacies rechignent à en vendre, ou bien ont augmenté leurs tarifs de manière exponentielle, sachant que les femmes l'utilisent pour avorter. C'est donc devenu un produit de luxe (en France, une boîte de 60 comprimés de Cytotec, qui permet à 5 femmes d'avorter, coûte 18 euros).

 

La plupart des femmes continuent à mettre leur vie en danger en utilisant des méthodes très dangereuses, provoquant des perforations d'organes, des infections souvent mortelles et des hémorragies.

 

Un réseau de militant-e-s s'est constitué pour aider les femmes à obtenir ce médicament et à avorter chez elles, le Socorro Rosa.

 

Le spot de la campagne (activer les sous-titres)

 

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La Campagne nationale pour le droit à l'avortement légal, sans risque et gratuit est un collectif de plus de 300 ONG qui s'est formé le 28 mai 2005. Il vient donc d'avoir dix ans. Des organisations féministes, étudiantes, universitaires, syndicales, de quartier, des coopératives, des personnalités de la culture, de la politique, de la société civile,... Voir la suite

Derniers commentaires

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Contrepartie bien reçue, merci. Tout mon soutien pour ce combat !
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Bravo et merci bien reçu la contrpartie
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Bravo pour ce que vous faites !