Aidez-moi à finaliser l'édition de mon recueil SLAM'ABE BOOK

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Présentation détaillée du projet

 

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Si l’écriture n’était pas cet univers,

S’il n’y avait ni prose ni vers,

Mes jours seraient ni blancs, ni jaunes, ni verts

 

C’est le tercet au travers duquel je laisse transparaître mon attachement à l’écriture. Et si venait à m’être posée la question: «que recèle-t-elle, l’écriture, pour que tu lui voues un attachement?»,  je ne saurai moi-même  répondre; je deviendrai muet et demanderai plutôt aux mots de répondre à ma place. Car, si on les a toujours considérés comme muets, les mots ne le sont pas tout à fait; ils ont une voix qu’ils ne laissent entendre que de l’écrivain ou du  poète. Et, quand cela se trouve, quand à l’oreille du poète vient à  raisonner cette voix, se crée en lui un besoin irrésistible, une urgence de se saisir d’une feuille et d’y graver ce qu’elle lui dit, urgence à laquelle il faille impérativement répondre et que mes amis du groupe RAS, un groupe de slameurs togolais, appellent «urgence d’écrire ».

Cette «urgence d’écrire», déjà une dizaine d’années que les mots me la font vivre, déjà une dizaine d’années qu’ils me font percevoir leur voix, et, tout ce qu’ils m’ont au travers d’elle dit,  je l’ai consigné dans un recueil de 32 poèmes, recueil que j’ai nommé Slam’abé book  (ce qui veut dire le livre du Slam, le Slam étant l’art qui m’a amené à l’écriture) et qui est pour l’heure inédit.

Du reste, si les mots ne m’ont fait connaître que l’«urgence d’écrire», Slam’abé book, inédit qu’il est pour l’heure, me fait lui vivre une autre urgence : l'urgence d’éditer. En effet, dès les premières heures de celle nouvelle urgence, je me suis lancé dans un processus d’édition, lequel processus devra en définitif m’emmener à l’édition de Slam’abé book.  Ce processus prend en compte trois principales phases : la conception des maquettes, la  correction du texte et la duplication à l’imprimerie. Ayant déjà, de par mes propres fonds, assuré non seulement les dépenses inhérentes à la première phase de ce processus mais aussi une partie de celles inhérentes à sa deuxième phase, je me tourne vers votre bienveillance, espérant d’elle recevoir  une aide qui pourra me permettre  de finaliser l’édition de Slam’abé book, mon tout premier recueil.

 

 

 

 

  Quelques poèmes extraits de Slam’abé book   

 

La bâtisse à démolir

C’est  une bâtisse qu’ont dans notre tête érigée des petits dieux

Un édifice archaïque dont est à présent frêle le squelette

C’est une bâtisse qu’ont dans notre mémoire élevée des êtres insidieux

Une tour dont l’architecture se retrouve obsolète

 

C’est une bâtisse qui trône dans notre tête depuis des années

Une construction séculaire hébergeant des idées baroques

C’est une bâtisse au plan désuet, au style suranné

Une tour élevée au coin de notre mémoire où il n’y a pas du roc

 

C’est une bâtisse qui dans notre esprit a des piliers vachement détruits

Un édifice brimbalant où campent des idées qui nous mènent

C’est une bâtisse qui dans notre mental loge les idées reçues d’autrui

Un édifice dont les occupants fauchent en nous le noumène

 

C’est une bâtisse aux façades salpêtrées puisque datant des temps écoulés

Une construction qu’évitent nos idées propres de peur de se salir

C’est une bâtisse qui depuis profère des menaces sans jamais s’écrouler

Une tour que dans notre esprit nous devons démolir

 

C’est une bâtisse qu’ont dans notre tête érigée des petits dieux

Une tour dont les occupants ne nous font pas vivre à l’authenticité

C’est une bâtisse dont le travail de démolition nous sera dispendieux

Et puisqu’il nous sera aussi long, l’autant anticiper.

 

Si pourrait ma muse

Si pourrait ma muse juger de ce qu’est l’égalité

Entre les hommes devenue et si pourrait être

D’elle connu le nombre d’âmes qui jamais

Le confort d’un banc d’école ne connaîtront

Si pourrait ma muse du nombre de sans abri

Juger et si les soirs elle pourrait sur des faces lire

Les rictus qu’imprime la faim

Si pourrait ma muse savoir qu’ici n’est une âme

Digne que par sa poche et que la santé se vend

Mais seulement aux plus offrants

Si pourrait ma muse savoir que dans l’indifférence

De toue juridiction et en une pseudo-existence des âmes

Dans des cachots végètent et que dans les sous-sols

Des prisons la torture est à son aise

Si pourrait ma muse se rendre compte

Qu’en plein servage des âmes toujours vivent

Que pour réclamer un travail décent

Se font des hommes tirer dessus

Que pour chaque crime qui se commet

La Justice se compromet puisqu’applique les censures mais

En se répandant du sang sur les mains

Si pourrait ma muse se rendre compte

De toute autre trivialité à celles-ci analogue

A mes oreilles les susurrant je les peindrai

Pour qu’à la face du monde explose leur puanteur

 

Vidéo d'une performance scénique d'Edem Ntsukpui

 

   

Edem  Ntsukpui en atelier d'écriture avec David Ganda, un membre du groupe RAS      

 

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À quoi servira la collecte ?

 

Pour finaliser l’édition de mon recueil Slam’abé book, il me manque en fait un total de 1500 euros. Après la collecte, les 18% de cette somme seront dédiés à l’achèvement de la seconde phase du processus d’édition (phase correction du texte), phase que j’ai déjà en partie financée, et, les 82%, dédiés exclusivement à la troisième phase (phase impression du recueil). Il est à noter que ce dernier pourcentage (le 82% des 1500 euros) me permettra d’imprimer le recueil en 1000 exemplaires.

Et si ma collecte venait à dépasser les 1500 euros, l’excédent me permettra d’améliorer la qualité du livre. Je pourrai par exemple opter à l’imprimerie pour un papier de haute qualité et une couverture de haute gamme, ou encore faire illustrer autant de textes possibles ; de quoi permettre à vous qui aurez contribué de vous sentir fiers, satisfaits, à la vue du livre dont vous avez contribué à l’édition. Car, ajoutés à tout ce que j’ai déjà dépensé pour cette édition, les 1500 euros me permettront juste de produire un livre de moyenne qualité.

 

Merci pour votre contribution.

 

 

 

 

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edem.ntsukpui

Etudiant en licence de Philosophie générale à l’Université de Lomé, c’est pourtant à la faculté de physique de la même Université qu’Edem NTSUKPUI a débuté en 2009 ses études supérieures. Après 02 ans passés dans cette faculté, en vue de donner libre cours à la poésie, art qu’il a découvert quelques années plutôt et qui, disait-il, le démangeait, lui... Voir la suite