On a tous droit a un toit au dessus de notre tête

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Présentation détaillée du projet

Tout d’abord

 

Je m’appelle Simon, globetrotteur actuellement sur la réalisation d’un tour du monde. Mon périple m’a déjà amené dans 19 pays sur 3 continents. Après 1 an de voyage, éreinté par les routes cahoteuses asiatiques, c'est ici, à Jautisgaun près de Bautechaur  (Carte ici), à 40km de Katmandu (soit 3h de bus environ), entouré de rizière en terrasses que Madhu et sa famille m’invitèrent afin de stopper pour un temps mes pérégrinations effrénées.

 

Saraswati son épouse, Sangip leur infatigable fils de 4 ans et Susana la petite dernière de 4 mois toujours souriante, m’accueillirent chaleureusement et très vite m’intégrèrent à leur famille.

 

Cependant, il n'y a pas très longtemps, un événement est venu chambouler les flots tranquilles de leur histoire.

 

Rappelez-vous…

 

En 2015. Le 25 Avril. Un tremblement de terre de 7,8 sur l’échelle de Richter.

 

Ça vous revient ?

 

C’était il y a deux ans et demi maintenant.

 

Près de 9000 morts, 16 000 blessés et 100 000 foyers privés de leur maison transformée en tas de pierres désordonnés. Du jour au lendemain, le chaos. Le peu de chose que les gens avaient ici est réduit à néant. Ajoutez à cela la perte probable de certains membres de la famille et des amis et je vous laisse imaginer l’état de détresse de l’ensemble du pays.

 

A cette époque de grands mouvements humanitaires ont été lancés, des fonds ont été levés et l’aide envoyée sur place pour faire face à ce désastre planétaire.

 

 

Qu’ont fait les associations humanitaires de leur côté ?

 

La plupart ont porté les éléments de première nécessité en urgence, soins à la personne, nourriture, eau potable, vêtements et matériaux sommaires de construction. D’autres sur le plus long terme s’impliquent dans des projets d’intérêt public comme la construction et réparation des écoles ou des routes, voire apporte un soutien psychologique aux familles…

 

Les dons ont afflué et grâce à des milliers ou millions d’âmes généreuses partout dans le monde, le pays a pu peu à peu se reconstruire.

 

 

Un petit souci…

 

Mais outre le fait que le Népal soit un des pays asiatiques les plus « retardés » sur le plan du développement économique, d’autres problématiques ont surgi et  des barrières se sont levées sur les chemins de la compassion.

 

L’histoire est longue et je vous recommande chaudement cet article du Guardian (ici) qui concorde parfaitement avec les divers témoignages que j’ai pu recueillir alentours ou également celui-ci en français (ici)

 

En d’autres termes, l’aide humanitaire s’étant organisée après Avril 2015 a fait face à plusieurs problèmes administratifs. En parallèle une constitution démocratique alors en négociation depuis près de 10 ans suite à la guerre civile ayant entrainé l’éviction du roi, a dû trouver un point final à la hâte faisant en conséquence gronder certains Népalais en désaccord avec ce texte. Organisant des blocus de marchandise avec la seule frontière potentiellement ouverte pour les échanges internationaux, vous aurez deviné l’Inde, les prix des matières simples telles que le sable, les tôles ondulées de première nécessité et autre ont flambé.

 

Associez à cela, la longue et laborieuse bureaucratie politique dont les ministères ont jugé bon de taxer l’ensemble des ONG participant à l’aide humanitaire à des pourcentages plus que déraisonnables et au final 30% seulement des donations furent destinées aux nécessiteux.

 

On pourrait même ajouter qu’après cet évènement, des associations à but non lucratif ont vu le jour au Népal, gérées par des Népalais et dont les fonds reçus finissaient plutôt dans les fonds des poches de quelques privilégiés.

 

En bref, un vaste système de corruption s’organisait autour du désastre.

 

Et encore, même à l’échelle locale, la corruption subsiste. Ici les fonds levés ainsi que les matériaux pour reconstruire la route à Gotisgaun ont été monopolisés par quelques familles. Plus de la moitié des maisons se sont effondrées et dans la course à la reconstruction pour obtenir un habitat relativement digne, les pratiques peu louables ont vu le jour, créant des tensions voire des joutes poignantes au sein de la petite communauté pourtant appartenant à la même caste.

 

 

L’histoire de Madhu

 

Né il y a 28 ans, dans cette petite ferme dont vous pouvez voir les restes sur les photos, Madhu poursuit un parcours scolaire fort correct puisque sautant 2 classes, il continue des études de Mathématiques à Katmandu tout en travaillant pour gagner 100€ par mois afin de payer l’université.

 

 

Pioupiou – à savoir très jeune dernier – d’une fratrie de 7  enfants dont les frères et sœurs sont partis rejoindre la capitale et ayant perdu son père à l’âge de 12 ans, il participe grandement aux travaux de la ferme venant en aide à sa mère désormais seule.

 

Marié à 18 ans avec Saraswati, ils auront une petite fille Smariti et plus tard un petit garçon Sangip. Ce dernier fait preuve d’un éveil peu commun du haut de ses 4 ans.

 

Seulement voilà qu’en 2008 sa mère tombe gravement malade et toutes leurs économies sont débloquées pour payer les très chers soins à l’hôpital de Katmandu. Esseulé dans sa tâche agraire en plus de s’occuper de sa mère, Madhu doit abandonner l’université. Malgré les efforts, sa mère succombe en 2010.

 

5 ans après, alors que la famille essayer de rééquilibrer les finances, le séisme surgit, emportant avec lui l’étable, leur maison et leur fille Smariti qui se trouvait à l’intérieur…

 

Aujourd’hui la famille se relève, avec certes le poids du chagrin, mais toujours dans le sens du vent, accueille les voyageurs de passage, cultive ses terres et donne même naissance à la petite dernière, Susana, une fleur de sourire et de bonne humeur du haut de ses 4 mois que l’ensemble du village vient voir pour jouer et se ravir de ses yeux malicieux.

 

 

 

Voyez par vous-même…

 

Dans le petit hameau où je séjourne chez Madhu, les maisons sortent à peine de terre, les travaux de l’ensemble de ce que vous voyez ci-après ont commencé il y a 3 mois à peine. Là encore, ce sont les plus chanceux qui ont des enfants à l’étranger travaillant dans des positions confortables pour pouvoir aider leur famille.

 

 

En conséquence, il y a aussi des maisons dont quelques troncs et quelques branches servent de structures et, en guise de toit et de murs les éternelles tôles en acier ondulées. Deux ou trois commodes récupérées et un four en terre en guise de cuisine avec 2 casseroles quelques récipients et de brillantes auges en inox, deux lits, quelques couvertures, les stocks d’épis de maïs, quelques sacs de riz, d’ailleurs succulent, et de blé de ça et là, les fringues dans quelques coins, deux ampoules, une multiprise avec l’électricité qui s’en va et revient telle une chanson chantée par le gouvernement indien voisin.

 

Un peu au creux de la vallée 300m² de terrain en terrasses pour la culture du riz, du blé, des pommes de terre quand les singes ne pillent pas les récoltes. L’essentiel pour subsister. Pas plus.

 

Voilà à peu près dans quoi évolue la famille de Madhu.

 

 

 

 

Pourquoi cette famille plus qu’une autre?

 

Tout simplement parce que malgré leurs besoins, ils n’ont aucun scrupule à accueillir et partager. Situés dans un coin de campagne idyllique où je peux me reposer de ma course effrénée du voyage, ces derniers me nourrissent me logent et m’enseignent leurs traditions, leur langue et leur vie quotidienne. Une chose que j’avais oubliée ces 12 derniers mois. Se sédentariser et vivre au rythme du soleil, sans montre, avec le plus simple et prendre le temps de vivre dans un lieu, sédentaire.

 

Un simple rendez-vous avec le présent.

 

La deuxième raison est simple. Le concours de circonstances a fait que Madhu et sa famille sont sur le point de construire leur maison et je peux leur apporter mon aide sur certains aspects comme l’élaboration des premiers plans ainsi que l’organisation du futur chantier.

 

La dernière raison, à mon avis, c’est la récompense de leur générosité. Cette famille a fait l’effort de m’accueillir ainsi que d’autres personnes avant moi et elle mérite amplement toute notre attention.   

 

À quoi servira la collecte ?

Revenons-en à l’objet de cette histoire.

 

Comme évoqué précédemment l’organisation népalaise laisse à désirer et même si cette dernière peine à apporter un soutien financier à l’ensemble des familles touchées, les sommes allouées sont largement insuffisantes comparées au prix réel d’une maison.

 

Les ONG, à ce niveau, n’ont plus d’action sur tel ou tel particulier.

 

En effet le gouvernement se doit de fournir entre 2000€ et 3000€ par habitation selon des critères dont je passe ici les détails. Ajoutons l’augmentation des prix des matériaux de construction de 15 à 20% par rapport à l’avant désastre et aujourd’hui le coût moyen d’une maison oscille entre 8000€ et 12 000€.

 

Il est évident que l’aide gouvernementale ne suffit pas.

 

 

En pratique… que faire

 

Après étude des coûts, Madhu et sa famille se trouvent aujourd’hui en possession de 5000$. Seulement la maison en coûterait 12 000€ et c’est là que nous faisons appel à votre générosité.

 

Madhu et sa famille sont donc en recherche de 7000€ pour pouvoir subvenir à la financiarisation de leur futur chez-soi.

 

 

Cependant nous avancerons par palier afin de financer les travaux :

 

-          Le premier palier est de 3500€. Il permettra le début des travaux fin Janvier 2018

 

-          Le deuxième palier à 7000€ la suite et finalisation des travaux à partir de Mars 2018

 

L'ensemble des échéances sont cadrées afin de suivre le planning des travaux que vous pouvez découvrir ci-dessous

 

 

 

Quelques gages de garantie

 

Alors pourquoi donner ici plutôt qu’ailleurs…

 

Le premier gage, c’est qu’ici, PAS d’INTERMEDIAIRE. Je percevrai l’intégralité des sommes que je  réorienterai directement vers le compte bancaire de Madhu et sa famille. Rien d’autre mais aussi l’assurance avec le site de Crowfunding Kisskissbankbank que le projet sera accompli en bonne et due forme

 

Le deuxième gage est un suivi de la réalisation de la maison. Nous communiquerons, photos à l’appui, via la page Facebook "Al Torn de la Terra" ou l’onglet actualité sur le site de crowfunding que voici.

 

Le dernièr, bien évidemment, pour les contributeurs, lorsque la vie vous amènera au Népal, vous savez déjà à qui vous pouvez rendre visite… 

 

Cette première campagne durera 30 jours.

 

A vos marque!    ...Prêt!    ...Partez!

 

 

Merci par avance de votre soutien…

 

 

 

En attendant, on commence à creuser.

 

 

 

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Altorndelaterra

Il arrive un moment où traverser les pays les yeux ouverts sur leurs merveilles ne suffit plus. Bien que chaque contrées que j'ai traversé jusqu'à présent recèlent des paysages abritant faune et flore improbables, des édifices singuliers, des coutumes uniques et des spécialités culinaires plus ou moins riche, il n'en est pas moins que certaines rencontre... Voir la suite

Derniers commentaires

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Ton périple nous faisait déjà rêver, mais lorsque tu y ajoutes cette dimension de bienveillance, on se dit que l'on est bien petit derrière notre bureau.Belle journée
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Félicitations Simon !! :)
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Joli projet ! très humain, j'espère tu auras l'occasion d'aller au bout de la collecte !