OROR est un fanzine papier. Il n'en existe qu'un seul exemplaire, et il est visible sur le net. Il irait bien se ranger dans votre bibliothèque.

Large_ororgo176-1505234577-1505234591

Présentation détaillée du projet

"OROR", kèssèk'ça ? 

 

 

Capture_d__cran_2017-09-12___09.16.34-1505214035  

Binder1_page_004-copier-1505233424  

 

Pas le genre à s’expliquer. Une revue, pourrait-on dire. Mais non, ce n'est pas ça, du tout. Un fanzine ? ça y ressemble, mais ce n'est pas tout à fait ça non plus. Un site, un blog ? Pas ça. Raté. De toutes façons, ce n'est pas ça, comme disait un vieil anti-sage. OROR, on ne peut ni dire ce que c’est, ni dire ce que ça n'est pas, et voilà donc quelque chose d’à peu près juste.

 

 

Capture_d__cran_2017-09-12___09.15.24-1505214072

 

Binder1_page_001-copier-1505214102

 

 

OROR, il faut voir et il faut lire. C'est un caprice créatif, un bricolage fulgurant, une variation kaléidoscopique sur le thème de l'édition indépendante. C'est quelque chose qui habite quelque part ; quelque chose d'autre qui ne revendique que son droit d'exister, de devenir soi-même et de le rester. Ça change.

 

AVERTISSEMENT : OROR n'est pas une revue underground. Tous ses contributeurs savent qui est Philippe Sollers. (Sauf peut-être l'artiste Élia Bouchaud, mais c'est parce qu'il a onze ans).

 

 

Capture_d__cran_2017-09-12___09.18.37-1505214151 Capture_d__cran_2017-09-12___09.17.35-1505214186 Capture_d__cran_2017-09-12___09.17.20-1505214257  

Capture_d__cran_2017-09-12___09.25.31-1505214652

 

 

C’est le délire d’une seule personne et de plusieurs à la fois, qui s’entrecroisent et dialoguent sur plus d'une centaine de pages. Désordonnées, contradictoires, arbitraires, changeantes, étrangères, volontairement inadaptées, parfois rétives les unes aux autres, ces pages, pourtant, se rencontrent et vont dans le même sens - un autre sens -. Elles témoignent de fluctuations réelles, particulières, mais invisibles dans les compartiments ordinairement administrés.

 

 

Binder1_page_020-copier-1505230016

 

 

Et c'est toujours un risque à prendre : la frontière entre mélange et aplanissement, entre différence et indifférence, est ténue, le gouffre que ces deux opérations entretiennent, immense. Le défi, l'envie qui se trouve en amont d'un projet comme OROR est de relever ce risque avec légèreté.

 

 

Capture_d__cran_2017-09-12___09.19.28-1505214748

Binder1_page_010-copier-1505229974

 

 

À l'intérieur d'OROR, on navigue dans des univers d'artistes, d'écrivains, de photographes, de musiciens, de penseurs, de cinéastes ; parfois reconnus, souvent pas ; on rencontre aussi bon nombre de "productions profanes" : OROR n'est fermé ni aux dilettantes, ni aux autodidactes, ni aux éphémères, ni aux oubliés, ni aux anonymes. Bien au contraire. C'est que ça n’a pas tout à fait l’esprit de sérieux. On prêtera toujours davantage attention aux qualités singulières d'un individu qu'au nom ou qu'à l'idée que l'on se fait de lui ou de la place qu'il occupe. On se sert de nos antennes : on croit à l'amitié. Ça commence par là, la bonne distance, dans les rapprochements. La reconnaissance n'est pas la question primordiale, ni la volonté de faire mouvement, ou même de "jouer collectif" le temps d'une partie. Non, il s'agirait plutôt de donner à voir quelques fragments bruts de solitudes qui se ressemblent. OROR, dans ses impuretés, ses irrégularités incessantes, son irrésolvabilité, son imprédictibilité, est une curieuse anti-chambre. Ça n’est pas professionnel du tout ; ça n'a strictement rien d'académique. Ça se veut vivant, mouvant, spontané, expérimental. Bizarre. Ça se donne les moyens d'une compromission minimale et d'une intégrité maximale, puisqu'OROR, c'est aussi l'initiative d'une seule personne (celle qui commande, édite, finance, diffuse).

 

Binder1_page_023-copier-1505235799  Binder1_page_028-copier-1505231608

 

 

Le projet, au départ, n’avait rien de révolutionnaire : créer un rassemblement, ou plus exactement, une juxtaposition, textuelle et visuelle ; qui, partant à l'aveugle, finirait par déduire et poser un postulat esthétique singulier, un type incongru, disparate, hybride, tant dans son fonds que dans sa forme, comme une composition stabilisée dans son éclatement, qui opérerait la bonne distanciation, toujours nécessaire, critique face aux carcans de « l’industrie culturelle » (qu’on abhorre tous autant que nous sommes, amateurs de beaux livres, mais qu’on est bien en mal de contrecarrer - tout cela est bien beau, mais d’une part, « faut le faire », et d’autre part, tout se complique pour ces nobles et foutraques aspirations "alternativistes", quand arrive le problème de la publication papier, avec les pages qui se cornent, le code barre, et tout). Le problème est que ça coûte des sous et que ça prend du temps, beaucoup. Pour presque rien. De quoi en décourager plus d'un. 

 

 

Binder1_page_042-copier-1505231679

Binder1_page_044-copier-1505231899

 

 

OROR était donc, à l'origine, une énième tentative de devenir une autre variété de publication livresque, que quelques centaines de personnes pourraient posséder, comme un tropique confidentiel ; un îlot, peuplé d'incongruités monumentales ; mais il en est allé autrement, faute de moyens suffisants pour l'impression. 

Il a donc fallu faire autrement - ça a le mérite de la cohérence. 

Autrement, c’est à dire ? Deux numéros existent, de 110 et 145 pages, uniquement consultables sur le site www.oror-fanzine.net, en lecture libre, sur papier-scanné. Pour rendre manifeste l’existence de ces deux drôles d’hybrides éditoriaux, nous avons eu recours à l’affichage sauvage. Peu de moyens on a dit. Presque rien, en réalité. Pas d'argent, des aptitudes sous-rudimentaires en graphisme et informatique, et pourtant, OROR existe déjà bel et bien - on n'allait pas s'empêcher de faire ce qu'on veut pour si peu - ça non plus, pas notre genre. C'est ce que sait tout créateur seul et indépendant, il y a toujours un moyen, il suffit de voir cet inconnu et de le suivre, et cela ne saurait n'être qu'une solution de repli, le "système D" a bien plus que du charme : il a aussi, dans son désoeuvrement, une clairvoyance particulière

 

 

Binder1_page_003-copier-1505231941

  

Les contributions à OROR varient au gré des rencontres, des discussions, des amitiés, des interrogations et de la curiosité de l’olibrius qui la dirige et l’édite seule. Par souci de se maintenir au plus près d’une méthode et d’une forme spontanées et expérimentales - pour ne pas dire archaïques - la plupart des travaux commandés n’ont à se soumettre à aucune contrainte, que celle, justement, d’expérimenter voire d'improviser ; on doit pouvoir, dans un territoire anecdotique comme celui-ci, dont l'humilité renferme en secret les plus grandes prétentions - un certain je m'en foutisme au troisième ou quatrième degré - penser, dire, montrer ce que l'on veut -  cette qualité d'expression là, expression délestée, ne va pas de soi, contrairement à ce que certains prétendent encore- un projet d'auto-édition tel que celui d'OROR est l’occasion d'apparaître, donnée à ce qui ne se présente que rarement ; un processus d’invention et de représentation d’identités imparfaites, fugitives, incomplètes ou clivées, clandestines ; hésitantes et parfois même maladroites.

 

 

Capture_d__cran_2017-09-12___09.26.49-1505232102

Capture_d__cran_2017-09-12___09.27.00-1505232150

 

 

Ceux qui ont participé, ceux qui participeront au fanzine OROR sont tantôt des fêlés, tantôt des fous ; ce sont des névrosés ; des hystériques ; des neurasthéniques ; des psychotiques ; des paranoïaques ; des écorchés ; des toxico ; alcoolo ; claustro ; nympho ; eroto ; homo ; bi ; sado ; maso ; freaks ; cranks ; nerds en tous genres ; dinosaures ; inadaptés ; borderline ; loosers ; misanthropes ; gamins ; crapules ; voyous ; pervers ; maniaques ; fétichistes ; paresseux ; pusillanimes ; mythomanes ; narcissiques ; poseurs ; farfelus ; révoltés ; illuminés ; mélancoliques ; autistes ; hyper-sensibles ; psycho-contorsionnistes ; obsessionnels ; nostalgiques ; cyniques ; planqués ; désespérés ; visionnaires ; snobs ; dandys ; solitaires ; esthètes ; érudits ; mystiques ; poètes ; génies. 

 

Avis aux amateurs.

 

 

Capture_d__cran_2017-09-12___09.26.17-1505232392

Capture_d__cran_2017-09-12___09.25.44-1505232515

Capture_d__cran_2017-09-12___09.24.50-1505232596

Capture_d__cran_2017-09-12___09.23.57-1505232641

Capture_d__cran_2017-09-12___09.24.25-1505232696

Capture_d__cran_2017-09-12___09.23.26-1505232765

Capture_d__cran_2017-09-12___09.20.13-1505232830

Capture_d__cran_2017-09-12___09.18.58-1505232896

Binder1_page_066-copier-1505232938

Capture_d__cran_2017-09-12___09.25.16-1505232997

Capture_d__cran_2017-09-12___09.25.06-1505233091

Capture_d__cran_2017-09-12___09.19.07-1505233118

Binder1_page_058-copier-1505233146

Binder1_page_035-copier-1505233211

Binder1_page_082-copier-1505233249

Binder1_page_089-copier-1505233303

Binder1_page_092-copier-1505233395

Capture_d__cran_2017-09-12___09.19.17-1505233344

 

 

Le numéro 3 d’OROR est en cours d'élaboration. Ça s'annonce beau, passionnant et, cette fois-ci, ça vaudrait peut-être le coup qu'il sorte sur papier ; kes’t’endis?

 

 

Capture_d__cran_2017-09-14___14.55.38-1505393941

>>> www.oror-fanzine.net

À quoi servira la collecte ?

200€ serviront à payer l'impression des affiches, la colle et, l'amende à la police.

300€ serviront à rémunérer Abdel le webmaster, pour la refonte du site internet et la mise en ligne du numéro 3.

1500 € serviront à financer l'impression du numéro 3 en deux versions différentes: environ 300 exemplaires au format tabloïd (c'est à dire sur papier journal, les pages, libres, détachables, seront pensées, composées comme des affiches), et environ 600 exemplaires au format livre classique A4 en couleur, avec un dos collé.

Si la collecte s'avère plus conséquente, plusieurs projets fantômes pourraient apparaître ; peut-être l'impression d'un livre rassemblant le contenu des trois premiers numéros ; mais aussi, surtout, l'impression du numéro 4!

Les travaux pour le numéros 3 sont en cours d'élaboration, la maquette sera réalisée en novembre, l'impression, si tout se passe bien, sera faite en décembre, la diffusion en décembre-janvier 2018.

Raphaëlle Milone percevra l’intégralité de la collecte.

Thumb_binder1_page_001-copier-1412126256
OROR

OROR est un fanzine papier, ses deux premiers numéros ont été tiré à un unique exemplaire. Les deux sont visibles gratuitement et dans leur intégralité sur le site www.oror-fanzine.net

Derniers commentaires

Thumb_default
Hello Raphaëlle, Courage pour ton projet, tu y es presque... Je t'embrasse. Marie-Claude
Thumb_default
L.U.V.
Thumb_default
A M O U R