"Alberomio", c'est l'arbre de Pierrot, Pablo et Brune, âgés de 23 à 32 ans, et qui ont deux mamans. Aidez-nous à finir le webdocumentaire!

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The project

"Un papa, une maman, on ne ment pas aux enfants!"

(slogan de la Manif pour tous, opposée à l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels)

 

Nous avons commencé à tourner "Alberomio, mon arbre" en décembre 2012, en plein débat sur le mariage pour tous, agité essentiellement par cette seule et unique question: les homosexuels peuvent-ils être des parents comme les autres? Les homosexuels ont-ils le droit de procréer et d'élever des enfants?

 

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Pour Brune, Pablo et Pierrot, âgés de 23 à 32 ans et élevés par deux mamans, cette question n'a pas de sens. Leur famille est une réalité, pas un objet de débat. Affublés de l'étiquette « enfant d'homos » qu'ils n'avaient jusqu'alors jamais revendiquée, ils ont découvert avec étonnement être l'objet de fantasmes et de peurs, mais aussi porte-parole potentiels en mesure de rassurer sur la normalité de la progéniture des couples de même sexe.

 

Que faire de cette identité posée par le regard extérieur?

 

Entre identité subie ou revendiquée, quelle position adopter?

 

Ces interrogations en ont rapidement amené d'autres.

À quel point est-ce le regard extérieur qui nous impose une identité? À quel moment l'identité devient une catégorie qui enferme? Pourquoi faut-il constamment prouver sa normalité quand le regard extérieur vous classe dans une identité minoritaire? Que veut dire normalité?

 

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C'est ainsi que "Alberomio, mon arbre" s'est mis à germer. Alors que les manifestations se succédaient, alors que la loi était débattue, puis enfin votée, Brune, Pablo et Pierrot sont allés interroger des proches, des intellectuels, des politiques sur les notions d'orientation sexuelle, de genre, de famille, des origines, de discrimination. A travers ces rencontres et le récit de leur propre vie, ils déconstruisent la notion d'identité, l'abordant comme une multiplicité de liens possibles, plutôt qu'une appartenance unique.

 

 

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"Alberomio, mon arbre" a ainsi pris racine, accompagné des pinceaux de Charlotte, des instruments de musique de Julien et du regard de Taina. Les histoires racontées ont pris forme, autant de branches qui ont poussé.

 

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Pour aider cette aventure à aboutir, appel à tous les jardiniers du web, pour arroser cet arbre à palabres!

 

Pour suivre "Alberomio, mon arbre", rendez-vous sur notre page Facebook!

 

 

 

Brune

« À la maison, il n'y a pas eu de mots sur la relation entre maman et Mimi, et en même temps, c'était très clair pour nous. Elles formaient un couple heureux, et je crois que c'est tout ce qui importe pour les enfants. La première fois où j'ai appliqué le mot ''homosexuel'' à mes mamans, c'est quand j'ai expliqué à une copine que maman et Mimi vivaient ensemble, et qu'elle m'a dit: ''Ah, elles sont homosexuelles.'' C'était drôle, pour moi c'était un mot de la télé qu'on utilisait tout d'un coup pour parler de mon quotidien! »

 

Brune a participé aux luttes étudiantes et au mouvement altermondialiste, toujours munie du regard féministe transmis par sa mère Maria. Elle vit aujourd'hui à Rome avec Viola, sa compagne italienne, et fait partie d'un collectif LGBT. De part sa double expérience de fille de lesbiennes et de lesbienne elle-même, Brune pose un regard décalé, plein d'humour sur ces questions et s'interroge sur la possibilité d'agrandir la famille... Si pour ses mamans, la discrétion était une façon de protéger leurs enfants, pour Brune ce n'est pas un choix possible. A cheval entre la France et l'Italie, elle observe l'évolution du regard des deux sociétés sur les parents homosexuels. Comment envisage-t-ton d'avoir des enfants quand on est féministe et homosexuelle? Comment vit-on son homosexualité dans un pays où les lesbiennes et les gays ont si peu de droits? Quel décalage entre loi et société? Elle s'interroge sur le rapport à la norme chez les homosexuels eux-mêmes, et dans l'éducation en général: « Est-ce qu'on souhaite que son enfant soit dans la norme pour que sa vie soit plus simple? Pourquoi une vie simple devrait être une valeur en soi? »

 

 

 

Pablo

« Je me souviens très bien du moment où j'ai commencé à dire ''mes mamans''. J'étais au lycée. ''Mes mamans'', ça peut choquer, mais ça permet de clarifier la situation et de l'assumer. Certains me demandent: ''Mais comment t'as pu naître alors?'' Il y a des gens pour qui mère et homosexuelle sont des concepts totalement antinomiques. Dire que ma sœur est homo, ça ne pose aucun problème, mais dire que mes mamans le sont, ça passe moins bien. »

 

Engagé d'abord dans les luttes étudiantes à Toulouse où il habite, et notamment les manifestations contre le CPE, puis dans le NPA et dans la lutte contre le racisme et l'islamophobie, Pablo a un regard critique sur la société et sur la politique. Il aime questionner les normes et les catégories, que ce soient celles de la race, de la sexualité ou de l'identité – tout en reconnaissant être lui-même dans une position dominante dans la société: « Je suis un homme, perçu comme blanc, hétéro, diplômé, classe moyenne.... »

Pablo appartient à la Coopérative du Vent debout, un collectif toulousain composé d'éducateurs, d'enseignants et d'artistes, et dont l'objectif est de « réhabiliter l'éducation populaire au politique ». Pablo a traduit son propre questionnement sur les appartenances en spectacle dans « Mes identités nationales ». Dans cette « conférence gesticulée », à mi-chemin entre une conférence classique et le partage d'un vécu personnel, il aborde la création du stigmate et les mécanismes d'inégalité. Pour Pablo, ces mécanismes sont les mêmes, que ce soit pour le racisme ou l'homophobie.

Sollicité par une association de parents homosexuels, Pablo a témoigné en décembre 2012 devant la commission des lois appelée à préparer un rapport sur le projet de loi sur le mariage pour tous.

 

 

Pierrot

« Le problème, c'est qu'il n'y a pas de mot pour définir le rôle de Mimi. Je n'aime pas dire que c'est la compagne de ma mère, c'est comme un détour. Comme si toutes les expressions possibles la définissaient à travers son lien avec ma mère, alors que ce qui importe, c'est le lien qu'elle a avec moi. Quand j'étais enfant, son nom, « Mimi », se confondait avec sa fonction. C'était une « Mimi ». Une sorte de modèle unique. »

 

Sept ans plus jeune que Pablo et benjamin de la famille, Pierrot est le plus discret des trois, le philosophe de la fratrie. Il n’est pas lui-même militant, mais suit de près les engagements de ses aînés. S’il visite l'histoire familiale avec davantage de naturel, il n’est pas moins préoccupé par les questions de genre, de racisme, de féminisme et d’identités. Installé à Paris pour préparer une agrégation de philosophie, Pierrot tient depuis plusieurs années un blog, « Sans rimes », où il publie des textes sur le cinéma, sur la philosophie, sur le féminisme, sur la politique...

 

Accompagnés de...

 

Taina Tervonen, auteur, journaliste

 

Taina a rencontré Pablo, Pierrot et Brune pour la première fois en 2009, pour le projet « Fils de... », un livre et une exposition (avec la photographe Zabou Carrière) qui rassemble trente portraits de fils et de filles de parents homos, âgés de 18 à 87 ans.  « Alberomio – mon arbre » est le second webdocumentaire de Taina, après « Trnopolje, un été oublié » (avec Zabou Carrière et Jean-Baptiste Delpias, Zaradoc 2012).

 

Charlotte Planche, illustratrice, graphiste

 

Charlotte a fait la connaissance de Brune en CM1. Elles ont grandi ensemble: Brune et ses frères, et Charlotte, son frère et sa soeur. Aujourd'hui, Charlotte vit et travaille à Marseille. Elle est illustratrice et graphiste, et fait aussi de l'animation.

 

Julien Reynaert, autoproclamé polyartiste, allergique à la spécialisation

 

Julien a rencontré Pablo en CE2. Ils ont passé leur enfance et leur adolescence à faire les 400 coups, entourés par la famille de Pablo. Aujourd'hui Julien vit à Paris où il est intermittent du spectacle en tant que comédien, auteur et musicien.

 

 

Why fund it?

Nous avons effectué une première phase de collecte cet hiver.

 

Depuis, nous avons tourné, nous avons travaillé sur les maquettes du site, sur la navigation, sur les animations.

 

Nous démarrons aujourd'hui une seconde phase pour financer les étapes suivantes:

- animations: 800 euros

- webdesign: 400 euros

- montage: 800 euros

 

 

 

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Alberomio

"Alberomio", c'est l'arbre à palabres de Brune, de Pablo et de Pierrot, imaginé, dessiné et mis en musique avec la complicité de Charlotte, graphiste et illustratrice, de Taina, journaliste et auteur, et de Julien, musicien. "Alberomio, mon arbre", c'est aussi un webdocumentaire pour parler d'identité, de famille et de normes.

Newest comments

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Ça va être super ! Claire
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Merci pour ce gros travail !
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L'ALBERO CRESCE ...!