Qui est-donc Alice? Et que savons-nous de son pays des merveilles? Une libre adaptation théâtrale, du 7 au 25 octobre à l'Atelier 210.

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Présentation détaillée du projet

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"Alice nous fait trébucher dans les abysses d’un monde où la folie vient bousculer nos certitudes. Un monde sous-terrain, sombre et suintant. Un monde dans lequel elle se cherche et se perd au rythme de ses transformations, avec pour unique repère des créatures masquées, difformes, aux visages pluriels et aux corps démembrés.

Qui est donc Alice ?

Et que savons-nous de son pays des merveilles ?"

 

 

Note

 

Commençons par le commencement. J’ai rencontré l’œuvre de Lewis Carroll il y a de cela des années. Les Aventures d’Alice au Pays des Merveilles a été un livre de chevet qui m’a suivi durant une bonne partie de ma vie. Il m’a fasciné, intrigué, interrogé, dérangé… En lisant et en relisant le livre, des images du Pays des Merveilles ont commencé à me hanter. Des images sombres d’un pays où le rêve, les fantasmes et la folie règnent en maître.

 

Œuvre incontournable, le récit d’Alice s’est immortalisé dans l’imaginaire collectif grâce au film d’animation de Disney (1951), qui a marqué plusieurs générations et s’est imposée comme la meilleure référence à l’œuvre originale. Cependant, connaissons-nous l’œuvre aussi bien que nous le pensons ? En investiguant plus profondément, je me suis aperçu que l’œuvre reste très obscure et méconnue pour la plupart. Tout le monde a une vague idée de l’histoire d’Alice dans ses grandes lignes, et en garde des fragments d’images, comme quand on se souvient d’un rêve lointain.

 

C’est sur ce rapport intéressant entre l’œuvre et le public que se formule ma volonté de proposer une nouvelle lecture d’Alice. Une lecture qui rend pleinement à l’œuvre sa dimension philosophique et universelle, loin de la lecture unique que nous en avons, ou que nous croyons en avoir, sans avoir peur de ce que cette lecture va révéler de cruauté et de violence. Dans notre adaptation, nous nous éloignerons du texte, le réduisant à l'essentiel, pour ainsi privilégier les images, disséquer l'œuvre pour en faire ressortir son essence la plus noire.

 

Pour nous, Alice n’est plus la petite bourgeoise de dix ans. Tout ce qu’on sait d’elle, c’est sa féminité. Et encore, elle arrive même à en douter. On ne connait ni son passé, ni son futur. Nous vivons à travers ses yeux les questionnements humains fondamentaux sur l’être, dans sa complexité et son indétermination. Alice est pour moi une quête identitaire métaphysique qui nous pousse aux frontières du possible et de l’impossible afin de questionner le monde réel et sa logique, le mettant à l’épreuve de l’absurde et de la folie, remettant même en cause sa consistance et son existence. Ce n’est qu’en brisant toutes nos certitudes par rapport à ce que nous sommes et par rapport à notre monde que l’on pourra élargir notre champ de vision. C’est donc en déchirant la réalité qu’on pourra mieux l’assimiler et aller au-delà. Alice est un personnage qui transcende la réalité et la brise en mille morceaux pour faire surgir ce qui nous échappe.

 

Sceno

 

 

 

Pour créer cet univers visuel, immersif et sans limite, j’ai fait appel au scénographe Ronald Beurms (prix de la critique 2012). Nous avons basé nos recherches scénographiques sur les mondes souterrains. L’idée n’était pas de transposer l’histoire dans un espace réaliste mais de créer un espace qui active l’imagination et rende le fantasme possible.

Nous avons donc exploré ces univers inquiétants que sont les univers souterrains pour créer un monde à mi-chemin entre la cave et la mine. Il s’agit d’un monde recouvert et noyé dans la terre. Des racines métalliques pendues au plafond présupposent qu’une autre surface existe au-dessus de ce monde oublié qui s’activera grâce aux fantasmes et à la folie d’Alice. Un espace vivant donc, qui constitue un personnage à part entière, car c’est un espace mouvant, bruyant, qui se transforme et qui crée lui-même les personnages. Il s’agira d’un espace chargé, rempli d’objets qui se transforment comme dans un rêve.

 

Costumes

 

 

 

Comment représenter une vingtaine de personnages tous aussi différents les uns que les autres ? Comment représenter des créatures surréalistes, extravagantes ou animales sans pour autant les symboliser ? Très vite, j'ai imaginé un jeu masqué concrétisant une vision onirique, expressionniste, échappant à tout réalisme. A l’image de ce monde sous-terrain oublié, les costumes et les masques seront comme sortis des profondeurs de la terre. La poussière, la boue, la pourriture et la rouille teinteront les tissus et la peau de chacun.

 

Photos

 

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Joel Peter Witkin / Female King (1997)

 

 

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Robert & Shana Parkeharrisson / The Gathering

 

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Woman Breastfeeding an Eel Joel Peter Witkin (1984)

 

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Détail du Jugement Dernier de Jérôme Bosch.

 

 

Qui_sommes

 

 

 

Collectif Illicium, une cellule artistique qui nage dans les eaux troubles pour explorer les abîmes de notre monde. Nous souhaitons poser des questions, des regards sur la société par métaphores ou non, et amener des réflexions, des sensations. Nous voulons créer en puisant dans la richesse de nos complémentarités. Pour construire des rêves, des cauchemars, des espoirs et mieux détruire les murs qui nous séparent. Ensemble dans l’imaginaire, dans l’ombre ou la lumière, aller à la rencontre de soi, de l’Autre, pour tenter de réveiller les monstres merveilleux qui sommeillent en chacun de nous. Tels les dragons des abysses, cracher les souhaits, désirs brulants de raviver les flammes bienveillantes au coeur de l’humanité. Et peut-être devenir illicium(s), petites lanternes des profondeurs.

 

 

 

 Equipe

 

À quoi servira la collecte ?

 

 

600 euros pour la conception et la construction d'un élément scénographique central: une structure métallique transformable, qui aura plusieurs fonctions narratives.

 

500 euros pour la création de l'univers souterrain: terre qui recouvrira tout le plateau et racines métalliques.

 

500 euros pour la création de costumes.

 

260 euros pour la création de masques.

 

500 euros pour la création musicale.

 

400 euros pour la promotion du spectacle (affiche, teaser,...).

 

240 euros pour la commission du site Kiss Kiss Bank Bank (8% de la collecte).

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Collectif illicium

Collectif Illicium, une cellule artistique qui nage dans les eaux troubles pour explorer les abîmes de notre monde. Nous souhaitons poser des questions, des regards sur la société par métaphores ou non, et amener des réflexions, des sensations. Nous voulons créer en puisant dans la richesse de nos complémentarités. Pour construire des rêves, des... Voir la suite

Derniers commentaires

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Yeah!!!! Bravo les gars. Ya plus qu'à donc ;)
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Petite contribution de mes parents, histoire d'arrondir votre belle collecte!! Vivement la concrétisation en octobre... :-)
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