AMALIA RESPIRE PROFONDЀMENT un texte de Alina Nelega, traduction Mirella Patureau, mise-en-scène Bobi Pricop, avec Codrina Pricopoaïa les 19 et 20 Novembre au Théâtre du Palais de Béhague, à Paris. Aidez nous à réaliser ce projet!

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The project

 Qui est Amalia ?

 

 

Amalia est une fille un peu simplette, d’une naïveté feinte ou réelle, qui traverse décennie après décennie l’histoire de plomb d’un pays qui n’arrive toujours pas à sortir de sa «transition». Toute une vie ballotée entre grotesque et tragique, toute une société mal décidée entre les âges et les choix politiques absurdes. Au premier-plan se trouve toujours les petites histoires, tandis que les manœuvres de la grande Histoire restent sur la toile de fond, comme une menace permanente et incontournable. 

 

 

 

Pourquoi Amalia doit-elle respirer plusieurs fois, profondément, si profondément qu’elle finit par devenir légère, de plus en plus légère et s’envoler au-dessus de tout?  

 

Respirer, profondément, à en devenir plus léger que l’air et quitter le sol et s’échapper ailleurs.... Pour la Roumanie de la dictature communiste, c’était un geste vital: l’effort de rester en vie, de survivre dans des conditions «irrespirables». La naïveté s’avère ainsi la meilleure stratégie pour garder un certain espace de liberté, une distance de fuite.

 

"Mon pays est une petite truie qui a été dévorée par les miliciens, avec à leur tête le Camarade Commandant."

 

 

 

Ainsi, le dernier soupir d’Amalia, vieille, dans une maison de retraite devient un moment libérateur, la délivrance d’un long cauchemar.

 

"Je voudrais mourir seulement après, après m’être réveillée de cette vie que j’ai rêvée à visage couvert, les yeux fermés, les mains attachées, le cœur gelé. Un songe dure quelques secondes et il te semble aussi long que la vie. Mais si c’était l’inverse – et si toute la vie durait autant qu’une respiration? Il serait peut-être mieux de respirer profondément, le plus profondément possible…"

 

 

Le style reste simple, direct, dans ce jeu permanent de l’héroïne entre distanciation et identification. Quelques moments d’une poésie intense et noire trouent cet espace de la parole du quotidien et du désespoir résigné.

 

“Dans notre pays, il y en a beaucoup qui n’ont pas de cœur. Pratiquement, presque tous ceux de mon âge… Des hommes, des femmes, sans importance. Comme ça, quatre sur cinq. Et vous savez pourquoi ? C’est secret, mais vous êtes sympathique et vous me rappelez quelqu’un à moi aussi – ainsi je vais vous dire : parce qu’ils l’ont mangé. Il était une fois, un hiver, quand il faisait très froid et qu’il fallait qu’on choisisse: soit on le mangeait, soit on mourait. "

 

 

Mon projet

 

 

Je m'appelle Bobi Pricop et je suis un jeune metteur en scène roumain, étudiant en dernière année de l’Université Nationale d’Arts Dramatique et Cinématographique de Bucarest. J'ai obtenu une résidence à l'Institut Culturel Roumain de Paris pour mettre en scène  ce spectacle  avec, dans le rôle d'Amalia, Codrina Pricopoaïa.  Ce spectacle sera présenté les 19 et 20 Novembre au Théâtre du Palais de Béhague, à Paris. A l’origine, cette résidence était accompagnée d’une bourse création d’un montant de 1 500 euros qui m’aurait permis de mener à bien ce projet. Hélas, comme beaucoup d’autres instituts culturels de l’Union-Européenne, ces derniers mois, l’Institut Culturel Roumain s’est vu supprimer son budget et n’est donc pas en mesure de me reverser cette bourse. J’ai conservé néanmoins, la programmation au Théâtre du Palais de Béhague, un lieu de répétition qui est mis à ma disposition et une chambre où je loge dans l’Ambassade de Roumanie en France, le temps de réaliser ce projet. 

 

 

Certainement, il s’agit du matériel dramatique le plus fort écrit en Roumanie depuis 2000, un texte qui a l’envergure d’une œuvre universelle, qui mérite d’être entendu et compris d’un autre public que celui exclusivement de langue roumaine. „Amalia respire profondément” a gagné le Prix pour le meilleur auteur européen  en 2007 à Heidelberg et continue d’être unanimement apprécié par le public dans des mises en scène d’une impressionnante longévité, en Roumanie ou à l’étranger. Ce projet, je l’espère,  pourra par la suite „respirer” sur d’autres scènes française, rencontrant un public français, intéressé par notre histoire.

 

 

Pour moi, ce texte représente une occasion extraordinaire pour continuer de rechercher un théâtre qui coïncide avec la mentalité de ma génération. Une génération qui en a marre de la transition, qui est fatiguée de tant de vains  bavardages sur les fantômes ceausistes. Nous devons trouver un moyen de nous réconcilier avec le passé et de vivre le présent pour investir dans un futur désirable. Mon spectacle sera basé sur des techniques brechtiennes, un style vrai, cruel, espiègle, sarcastique, ne craignant pas les paradoxes, excessif et sobre, sur le fil du rasoir, entre le rire et les larmes.

 

 

L’auteur - Alina Nelega

 

Alina Nelega est née en 1960, à Tîrgu Mureş, en Transylvanie, Roumanie. Titulaire d’un Doctorat d’études théâtrales, elle est aujourd’hui Maître de conférences à l’université des Arts de Tîrgu Mureş, où elle enseigne l’écriture dramatique. Auteur dramatique, prosateur et metteur en scène, elle est membre de l’Union des auteurs roumains. Ses pièces, traduites en allemand, en anglais, en français, en hongrois, en polonais, en russe et en tchèque ont été publiées dans divers revues et anthologies. Elle s’est vue décerner le prix de « l’Auteur européen» (Heidelberg Stueckemarkt, 2007) et a récemment été nommée «meilleur dramaturge » par l’Union des auteurs roumains.

 

 

Dans le rôle d’Amalia – Codrina Pricopoaïa

 

 

Codrina Pricopoaia est une comédienne, metteur en scène et écrivain roumaine. Après avoir fait des études de philosophie et le Conservatoire d’Art Dramatique, à Bucarest, elle arrive en France, où elle habite et travaille depuis 2004. Elle participe plusieurs fois au Festival d’Avignon en tant que comédienne (Hamlet.Intolérable en 2004, Alice au pays sans merveilles en 2005, CANIN FéLIN ou l’homme poubelle en 2012), metteur en scène (De l’art ou du cochon d’Emmanuel Beaufils, en 2007) et comédienne- auteur (Mamaliga ou le Livre du Veau, en 2010). Elle joue également, à Paris, au Théâtre de Nesle en 2005, 2006 et 2007 sous la direction de Michel Rosenman. En Roumanie, elle participe au Festival Underground d’Arad, en 2008, au Festival de Piatra Neamt et au Festival National de Théâtre de Bucarest en 2010, ainsi qu'au Festival «Coup de Théâtre », en 2006 (en tournée avec Histoire du communisme racontée aux malades mentaux de Matei Visniec). Entre 2008 et 2010 elle créé et anime l’atelier de théâtre de l’association «Hors la rue» (en résidence à la SDN de Montreuil).

 

 

Mise en scène – Bobi Pricop

 

 

Je suis né en 1986 à Piatra Neamt, en Roumanie. Diplômé de l'Université "Spiru Haret" de Bucarest en 2008, section acteur -  classe de Sanda Manu, je suis actuellement étudiant de troisième cycle à l'Université Nationale d'Arts Dramatique et Cinématographique de Bucarest, section mise en scène. Avec mon spectacle de License Jeux dans la cour arrière d’Edna Mazya, programmé au Théâtre ACT de Bucarest, j’ai participé à de nombreux festivals de théâtre en Roumanie et en Europe (Semaine des cultures étrangères à Paris 2011, Festival Demoludy en Pologne, Festival International de Théâtre de Sibiu 2012, Festival National de Théâtre de Bucarest 2012, etc...). En Décembre 2011, j’ai monté le text Humpty Dumpty d’Eric Bogosian au Théâtre National d'Arad, Roumanie. En 2011, j’ai reçu le prix du meilleur metteur en scène au Gala de l'université, et en 2012 les prix du meilleur metteur en scène au Festival de Théâtre Indépendant UnderCloud (Bucarest) et au Festival International de Theatre Court (Oradea).

 

« Jeux dans la cour arrière, mise en scène Bobi Pricop... Un des spectacles les plus intelligemment construit de  Bucarest se joue au Théâtre Act ». Mihaela Michailov, Sapte Seri, dec. 2011 

 

(Jeux dans la cour arrière, mise en scène Bobi PricopThéâtre Act, Bucarest)

 

« D’ores et déjà, il devrait figurer sur toutes les tablettes des programmateurs à la recherche de jeunes talents. » Eric Demey, Visions roumaines, Les éditions du mouvement, Paris oct. 2011

 

   

 

« On voit la « main de fer» du jeune metteur en scène, dans le découpage du texte, dans la structure des lumières et du rythme : un jeu précis, violent et sans aucune illusion. Une histoire simple qui cogne comme un coup de poing dans le ventre. » Mirella Patureau, Dilema, Nov.2011

 

 

 

 

Why fund it?

 

J’ai besoin de ces 1 300 euros pour financer la scénographie du spectacle – décor et costumes – et la location du matériel technique en vue des représentations du 19 et 20 novembre au Théâtre du Palais de Béhague à Paris.  

Ces 1 300 euros seront répartis de la manière suivante à ces différents postes de dépenses :

Décor : 600 euros

Costumes : 300 euros

Location du matériel technique : 400 euros

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bobipricop

Je suis un jeune metteur en scène roumain, étudiant en dernière année de l’Université Nationale d’Arts Dramatique et Cinématographique de Bucarest.

Newest comments

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Bon courage!
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multa bafta , vreau sa vin si la spectacol...
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Un jeune metteur en scène très talentueux, un texte qui relie le présent et le passé communiste de la Roumanie... aidons ce projet à exister!