Financer la réalisation d'une bande dessinée qui retrace la vie d'un enfant dans les rues de M'Bour au Sénégal.

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Présentation détaillée du projet

« Amine est un enfant qui vit dans les rues de M’Bour (Sénégal).

Sa classe sociale : « Talibé » . On le reconnait par cette gamelle jaune qui l’accompagne partout.

Amine souhaite qu’une chose retourner vivre auprès de sa famille qui est resté au village.

Ses parents l’ont confié à un Marabout (enseignant) pensant qu’il suivrait des cours au Daara (école coranique). Malheureusement la réalité est bien loin. Amine, tout comme les milliers d’autres enfants Talibés, erre dans les rues de la ville et mendie de l’argent ou de la nourriture toute la journée. »Img_1265

 

De retour de ma mission humanitaire au Sénégal, j’ai souhaité mettre la lumière sur le sort de ces enfants Talibés. Pour cela, je suis allée à la rencontre de Jérémie C. (Graphiste) afin de créer une bande dessinée qui retrace la vie d’un Talibé. Photo-2

 

Vous pouvez en savoir plus sur ma mission en visitant le blog suivant : Humanitarian

Samia

À quoi servira la collecte ?

Tous les fonds récoltés grâce à la vente de la BD seront intégralement reversés à l'association "Pour une enfance" (pouruneenfance.com) qui financera :

 

~ l'impression des Bandes Dessinées :  2 000€

 

~  création d'un potager afin que les enfants puissent se nourrir. Achat matériel + graines : 500€

 

~ un professeur de musique - 1 an de cours à raison de deux heures par semaine 600€ + instruments "  flûte africaine" 100

 

 

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SamiaBentot

Mon premier voyage en Afrique du Nord dans les années 90 m’a ouvert les yeux sur le sort réservé aux enfants des rues. Entre malnutrition, violence et drogue, ils sont une proie facile. Ne sachant dans quelle association je serai la plus utile, je me suis documentée sur toutes les actions humanitaires pour l’aide à l’enfance, en France et à... Voir la suite

FAQ Questions les plus fréquentes concernant le projet

+ Qu'est-ce qu'un enfant Talibé ?

En Afrique de l’Ouest, un talibé est un élève de l’Islam. Dès son plus jeune âge (vers 5-6ans) l’élève étudie le Coran et termine son apprentissage à l’adolescence. L’éducation traditionnelle des talibés est dispensée par un maître coranique ou marabout dans un daara ; celui-ci se charge de l’enseignement religieux qui s’accompagne d’une vie disciplinaire initiatique (il est par exemple exigé que le jeune étudiant gagne sa nourriture en effectuant des travaux communautaires). Depuis plusieurs années, cet enseignement subit des dérives scandaleuses réduisant à néant les droits et l’avenir de ces enfants.

+ Le Daara

Un daara est une école religieuse où les enfants apprennent le Coran. Dans la majorité des daaras les enfants sont pensionnaires, car ils viennent des régions et quelquefois des pays avoisinants. Ces daaras sont des internats de l’enfer prenant la forme d'abris précaires et insalubres avec ou sans toit. Les enfants sont en surnombre, entassés dans une seule pièce et dorment souvent à même le sol, il n'y a ni eau ni électricité.

+ Marabout

Un marabout est un érudit de l’Islam, un maître religieux. Souvent, il enseigne le Coran. Il est gardien de la foi et guide spirituel des populations qui le consultent pour des questions de tout ordre.

Dans les faits, il n’y a aucune réglementation, aucune reconnaissance officielle du statut de marabout. Peut se donner le titre de « Maître coranique » qui veut. D’où cette prolifération de « faux marabouts » qui ont pour principale activité de diriger leur petite entreprise d'enfants mendiants.

Proche des populations rurales, le marabout endosse également un rôle de médiateur entre le village et le monde urbain. De tout temps, les marabouts sénégalais ont exercé une importante influence économique et politique sur les pouvoirs en place. D’où les difficultés rencontrées aujourd’hui pour que le gouvernement remédie efficacement à la mendicité chez les talibés.

+ Quelle est la situation au Sénégal pour ces enfants ?

L’enrichissement des villes attire par centaines les marabouts qui hier exerçaient dans leur village. Parallèlement, la persistance de la pauvreté dans les zones rurales et les pays frontaliers incitent des milliers de parents à confier leurs garçons (parfois âgés de 3 ans à peine) à un maître religieux parti s’installer à Dakar, à Saint-Louis ou à M’Bour.

La plupart des familles n’ayant ni les moyens d’indemniser le maître ni d’entretenir leurs enfants, les jeunes talibés expatriés devront s’acquitter chaque jour d’une somme fixée par le marabout en plus de trouver de quoi se nourrir. Il n’est plus question de recevoir l’aumône pendant quelques heures mais de mendier jour et nuit sous peine de violentes représailles. Nombre de marabouts entretiennent cette dérive esclavagiste et exploitent les enfants pour s’enrichir eux-mêmes sans se soucier nullement des conditions de vie désastreuses de leurs jeunes disciples.

Depuis l’exode rural, UNICEF évalue à 100 000 le nombre de talibés errant dans les rues de Dakar en quête de quelques CFA.

+ Le quotidien d'un enfant Talibé

Les talibés se lèvent à l’aube généralement vers 5h pour l’apprentissage du Coran. Puis, vers 8h ils envahissent les rues, seuls ou en petit groupe, pour recueillir l’aumône. Ils sont de retour vers midi dans leur daara et partagent le peu de nourriture qu’ils ont récoltée avec le marabout.
Pendant une à deux heures, ils étudient à nouveau le Coran et retournent dans la rue vers 15h jusqu’au soir, à leur retour, ils reversent la totalité du montant de leur quête à leur marabout. Les talibés interrogés rapportent qu’ils seront battus s’ils ne ramènent pas une somme fixée par leur marabout. Nombreux sont ceux qui doivent mendier plus de 9 heures par jour.
Ces enfants participent également à l’économie du pays en accomplissant toutes sortes de petits boulots.

Derniers commentaires

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J'espère que votre projet aboutira, car plus que les autres il n'est pour "sa petite personne" mais bel et bien tourné vers les autres, ceux qui en ont vraiment besoin. Ces enfants nous donnent une grande leçon de vie. Mon soutien.
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J'espère que votre projet aboutira, car plus que les autres il n'est pour "sa petite personne" mais bel et bien tourné vers les autres, ceux qui en ont vraiment besoin. Ces enfants nous donnent une grande leçon de vie. Mon soutien.
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