20 ans après la chute du communisme, un voyage sur le fleuve Amour, à la frontière entre Russie et Chine. Un reportage photo qui permettra de répondre à plusieurs questions, concernant la vie dans ce territoire.

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The project

En 1991, l’écrivain-journaliste Tiziano Terzani entreprenait un voyage sur le fleuve Amour (en russe « Амур »), qui trace depuis des siècles la frontière entre Chine et Russie orientale. Un fleuve sur lequel aucun pont n’existe et où les différents peuples se regardent circonspects d’un bord à l’autre. Pendant son voyage, Terzani fut informé de la chute du communisme et de la fin de l’Union Soviétique. Une période était finie et une autre commençait. Mais lorsque son bateau arrivait dans chaque nouveau village, presque personne n’était au courant de ce qui s’était passé. Ceux qui en étaient informé se compor- taient comme si rien n’avait changé. De là, il pris la décision de se diriger vers le reste de la Russie pour comprendre ce que cette révolution signifiait réellement pour son peuple.

 

 

Vingt ans après le voyage de Terzani, je suis allée pour la première fois en Russie. J’ai visité les villes de Saint-Pétersbourg et de Moscou. J’ai voyagé par train nocturne, en troisième classe parmi la population tassée en masse. Toutes ces conditions m’ont donné l’impression que rien n’avait changée depuis le voyage du journaliste italien. Ou peut-être pire, la situation aurait-elle dégénéré puisque le nombre de pauvres dépasse largement celui des riches. L’absence de classe moyenne et de concepts tels que la propriété privée et la sauvegarde de l’intimité personnelle, qui sont pour nous évidents, m’ont donné l’impression que cette population n’est jamais sortie des fantômes de son passé. Chaque jour, la sensation de vivre hors du temps était renouvelée. Le voyage en troisième classe, de Saint-Pétersbourg à Moscou, n’a fait que renforcer cette idée qui lentement se formait dans mon esprit. Les lieux doivent être partagés. Ainsi, le désir d’intimité n’existe pas. Si on nait pauvre, on le reste toute sa vie.   De retour de mon voyage, j’ai fait part de mon expérience à mon ami Matteo Pellegrinuzzi qui est photojournaliste. Nous nous sommes posé une question : si j’avais été frappé par les conditions de vie de la population russe ausein de grandes villes telles que Saint-Pétersbourg et Moscou, qu’advenait-il des campagnes ? Quelles sont les conditions de vie des populations vivant dans des régions reculées, comme le District fédéral extrême-oriental, là où coule le fleuve Amour ? A partir de ces idées, Matteo et moi avons commencé à projeter l’idée d’un reportage sur le fleuve Amour, qui permette de donner des réponses à ces questionnements. L’idée du projet serait de parcourir le fleuve pendant deux semaines, accompagnés par un interprète. Notre parcours serait ponctué de plusieurs haltes à la rencontre des différentes populations qui peuplent l’Amour, et de leur style de vie.   Le parcours commencera à la source du fleuve, qui naît de la confluence entre l’Argoun et la Chilka, à son estuaire dans le détroit de Tartarie, sur la mer d’Okhotsk. Le long de ses 4354 km, dont 1600 représentent la frontière entre Chine et Russie, on pourra apprécier également les différents paysages qui entourent ces lieux et les différents styles de vie qui ont certainement été développés sur ses bords. On passera de la Sibérie, lieu tristement connu pour avoir reçus les déportés russes dans les goulags, aux villes et villages du département de l’extrême orient russe. Pourtant l’Amour a toujours été un fleuve majestueux. Pour cette raison, il est appelé Le dragon noir par les chinois. En langue Nanaï, son nom signifie Le grand fleuve. Ce lieu historique de passage des peuples, et fondamental pour les commerces de cette région, garde-t-il toujours cette majesté ? Comment les habitants de l’Amour vivent-ils cet héritage ? Notre voyage propose justement d’éclaircir ces questions en partant à la recherche des traces oubliées de ce passé glorieux.   Le reportage sera réalisé au cours du mois de septembre 2012. Cette période nous permettrait de voyager avec un climat favorable. Les photos seront réalisées en numérique mais également en argentique.  

 

(par Sara Grimaldi)

Why fund it?

La collecte servira à financer le voyage en Russie.

Dans les détails :

- trajet avion A/R

- interprète/guide

- hébergement

- pellicules et développement

Nous envisageons de vendre les photos à la fin de notre voyage et organiser des événements, mais cela ne suffira pas pour couvrir les frais qu'on aura eu.

 

 

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Matteo Pellegrinuzzi débute tôt la photographie. A l'âge de 4 ans, il prend sa première photo et ce sera à 14 ans qu'il publiera sa première photographie dans l’Encyclopédie du folklore italien. A l'âge de 20 ans il commence à collaborer en tant que journaliste et photojournaliste avec plusieurs journaux locaux. La passion pour le photojournalisme... See more

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Bonne chance à vous pour ce beau projet !!