Il me dit, ton texte est triste. Le cul c’est bon et c’est gratuit. Et tu aimes ça. Tu écriras quoi sur nous ? Le cul c’est bon et c’est gratuit.

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Présentation détaillée du projet

Après le puzzle asthmatique de La Nouvelle Came et le kaléidoscope des chroniques Avant qu'on ne disparaisse, c'est un nouveau thème universel qu'Audrey Terrisse aborde. Toujours sans complaisance, sans faux-semblants, elle s'immisce dans les affres et les errances sexuelles. Elle n'épargne toujours pas ses lecteurs, et encore moins elle-même.

 

Où il n'est pas question de se planquer.

Où il n'est pas question d'impudeur.

Où il n'est pas question de politesses littéraires.

Où il n'est pas question de postures et encore moins d'imposture.

Où il n'est pas question d'écrire à la façon de;

 

Un texte brut, parfois abrupt, à l'os, sans fioritures ou politesses littéraires, jouant des silences et des ruptures, mettant en scène des âmes à coeur perdu.

 

L'Anatomie du stupre n'est pas une romance pour midinettes, encore moins une biographie exhibitionniste. C'est une voix parmi d'autres, un cri errant dans le chaos des sens. C'est une femme dans ses errances et ses contradictions, dans sa quête d'aimer et parfois d'être aimée.

 

Quelques articles parus pour des méfaits précédents :

Dans Battements de Loire

Dans Battements de Loire

Dans La Nouvelle République

 

Quelques extraits pour le méfait actuel :

 

Nous sommes annihilés par tous ces culs, ces chattes, ces queues. Et nous finissons par jouir de nous-mêmes, les yeux dans l’œil du sillon. Nous nous virtualisons en virages faussés et en chants de partisans hygiéniques. Je suis l'inexistence et le tremblement. Tu es la grâce et la fournaise. Et si on s'aimait pour de la vraie. Et si on s'apprenait comme les enfants qu'on n'a jamais été. Viens là, viens, touche-moi. C'est ma peau que tu sens, mon cœur que tu entends vibrer, mon souffle qui vient te lécher. Viens là, fais-moi toucher. C'est doux et ça fait mal. Ça brûle au corps. Tu crois qu'on va se blesser. Reviens. Je veux savoir. C'est ta peau qui transmet. Je veux apprendre ses sillons. Vers où mènent-ils ? Que vont-ils faire de nous. On n'a pas assez de cette vie. On en a plus qu'assez. On n'est pas bons à recycler. Déchets bien trop consommés. Arrête-toi là. Oui, juste là. Mon cœur bat jusque là. Plus fort. Encore.

L’amour est un acte manqué

 

La femme enfant guette sa proie, Lolita un peu défraîchie, mademoiselle éternelle à la moue un peu trop marquée. Son sourire glossé offre sa nacre aux yeux de chevaliers serviles. Elle se rêve artiste mais la vie ne l'a pas gâtée, mariage et carrière qui font pas bander. Les risques non plus ça fait pas bander. Alors on se choisit une vie proprette et on s'en invente une autre quand on s'en est lassé. Une qui fait bien chialer. Et on la partage en poses étudiées et en instantanés photophonés. Je suis une artiste. Regarde-moi. Tu me trouves belle ? J'aime pas mon corps. Et toi, tu l'aimes ? La femme enfant est en clichés, pauvre victime d'une histoire infortunée. Pas de chance. Entre suicides ratés et amours avortées, elle ne cesse de se plisser. Mais le jeu des dupes opère toujours. La tragédie d'une vie inventée. D'une oreille attentive, d'un rire cristallin. D'un battement de cils, d'un conte désenchanté. La femme enfant orchestre ses galants entre œillades énamourées et pleurs convulsifs. Elle remonte ceci ou camoufle cela. Elle ondule et manipule, à coup d'illusions grossièrement déguisées. Elle caresse l'un et flatte l'autre, mante en quête de pygmalion. Passe de Zazie à Tricky, de minauderies à Bukowski. Et les fous tombent à ses pieds.

Mais le temps a passé. Ses quelques vestiges trafiquotés s'écroulent. Les nuits se regardent en miroir dans un écran bleuté. Tu es là ? Le réveil est réglé toujours plus tôt. Course contre un corps en train de trépasser et de chimériques épopées à réviser.

 

Je jouis encore sous la brûlure de son foutre. On se pelotonne, flanc contre flanc, son nez collé à ma poitrine. Dors avec moi. Le bel ouvrier s’éteint. Je me sauve doucement et prends la route en faisant attention aux cerfs. Je lui laisse ma culotte. Elle s’est perdue dans la penderie à ciel ouvert.

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Car nous devons être désirs et créateurs. Tristes auteurs et gais baiseurs. Le stupre ne sera pas notre guide. Ni par ennui, ni par défi, ni par tromperie. Nous saurons nous inventer.

 

Voici pour les chiffres :

 

585 € pour l'édition de 200 exemplaires

20 € de frais de traitement

65 € de commission kisskiss

 

Si cette somme est dépassée, je financerai Les Ephémères, un road trip en photographies

 

 

L'intégralité de la collecte m'est reversée. Je gère la partie financière, administrative, etc.

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Audrey Terrisse

Arrogante et superficielle, je ne résiste à aucune tentation, pas même celle de me prétendre auteure. Pour vivre, j'assemble des mots à une cadence industrielle pour le web ou des publications diverses et variées. Après une collaboration poético-photographique avec Bertrand Labarre qui a donné naissance à une expo et un recueil, No Sex Last Night, un... Voir la suite

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Allez Hop on aide les jeunes talents !!
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je t embrasse fort
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love darling