Un Film documentaire réalisé par Delphine Fedoroff dans la région de Tchernobyl, 25 ans après l'explosion nucléaire. Une plongée au coeur de villages dont les habitants ont refusé l'intégration dans une zone d'exclusion. Au fil de saisons et des vérités occultées. En soutenant ce projet, vous nous aiderez à donner la parole aux habitants, pour qui vivre sur leur terre est devenu un acte de résistance.

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Présentation détaillée du projet

"Un jour, dans notre département, dans la zone de Tchernobyl, 4 villages ont été brûlés. Il y avait des Russes, des gens de Moscou, des pompiers à Tchernobyl, ils nous ont menacés et ils ont dit « Après nous ne restera que la terre brûlée ! ». Ils l’ont dit et ils l’ont fait. Il y avait des hélicoptères et ils ont jetés des torches."

 

 

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Synopsis

En avril 1986, l’Homme est confronté à l’une des plus grandes catastrophes écologiques de son Histoire: une explosion nucléaire d’une ampleur inégalée.

Des zones d’exclusion sont aménagées pour accueillir les survivants du désastre. Le village de Dytiatky et ses habitants refuseront l’intégration à une zone d’exclusion et persisteront à vivre sur leurs terres, à travers leurs rites et leurs histoires. On parle de mort précoce chez les personnes déplacées, de continuité salvatrice chez les « résistants-revenants », les Samossiols.

Après 25 ans, quel regard porte cette communauté sur son parcours ? Et qu’en pensent leurs petits-enfants ? Quelles sont les raisons qui motivent les sinistrés à fuire ou à rester?

C’est au village de Dytiatky, frontalier de la « Zone », avec ces « revenants », que je nous questionne…

 

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Note d'intention

En 1986, j’avais six ans, ma petite sœur venait de naître et la centrale de Tchernobyl explosait. Chez nous, la télévision faisait une entrée timide dans notre foyer, et j’assistais depuis peu aux réactions parentales concernant ce qui allait brusquement m’interroger : le monde extérieur et les rapports que ce dernier induit avec l’intime. On ne parlait jamais de la Russie autrement que sous la forme d'un silence, d'un tabou, d'un inconnu inabordable. Et puis soudainement, mes parents s’exprimaient sur ce pays interdit, dont les mots et les images n’évoquaient rien en moi. Je percevais un étrange mélange de sentiments contraires par rapport à l’accident de Tchernobyl ; une confusion de colère et de joie à l’idée que cette catastrophe allait provoquer « la fin de, la chute de, la possibilité que, non la certitude que, la crainte que, oui mais imagine que… ». Pour moi, c’était ça la guerre. De tout évidence, je comprenais que quelque chose allait changer, devait changer dans le cours de l’Histoire et de mon histoire de petite fille dont une partie de la famille venait d’un pays où « ça » semblait compliqué.

 

Histoire et histoire

Avec ce film, je pense combiner la somme des regards et des questions qui m’interpellent dans un lieu qui aura soudé les histoires individuelles à la grande Histoire. Ce lieu, c’est Dytiatky, un village limitrophe à Tchernobyl.

Mon film ne vous montrera pas que des maisons détruites et des gens malades ou inconscients de rester en des terres menacées, il ne vous parlera pas non plus que de regrets et de chagrins, car certes, les difficultés et les incompréhensions sont nombreuses autour de ce sujet. Mon intérêt ne se porte pas sur l’immonde en soi, mais bien sur l’Homme dans toute sa complexité et sa capacité à réguler, à se propager, à se reconstruire.

 

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Notes biographiques

Née à Liège en 1980. Au départ d'un cursus scolaire assez classique, Delphine Fedoroff entreprend des études en psychologie avec une spécialisation en art thérapie, mais délaisse rapidement  cet aspect pour laisser la voie libre à l'art, et plus particulièrement, aux images en mouvement.

Très vite engagée dans les milieux associatifs à caractère politique, Delphine découvre des penseurs, des acteurs, des créateurs dont la matière première s’inspire de la rue.

L'asbl « desimages » avec laquelle elle collabore via des programmations ou des réalisations de quartier, devient un lieu d'ancrage et une façon d’exprimer son côté autodidacte. À cet effet, son appareil photo devient l’indispensable compagnon, le flash intérieur et extérieur réuni en une seule image. Pour la réalisatrice, « l'art ou le cinéma se doit d'être au plus proche d'un combat »,

Delphine Fedoroff travaille actuellement comme porteuse de projet au sein de l'asbl « l'Autre lieu », maison de recherche-action sur la psychiatrie et ses alternatives. Elle vit actuellement à Liège (Belgique).

 

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Note de production White Market

Lorsque nous avons décidé de nous investir dans ce projet, la post-production du film était supsendue pour différentes raisons depuis la fin du tournage.

C'est la rencontre avec l’auteure qui nous a incités à produire ce film. Son discours et son regard singulier sur le monde, émaillés d'une démarche personnelle sincère, nous a interpelés.

 

Après nous ne restera que la terre brûlée représente le type de cinéma que nous voulons soutenir, d’abord parce qu’il s’articule sur une sorte d’éloge de la lenteur. Prendre le temps d'apprendre une langue, de poser sa caméra et de laisser les choses évoluer, au fil des rencontres et des réflexions.

Delphine Fedoroff défend un cinéma qui prend le temps de comprendre l'autre.

 

Nous envisageons la production d'un film comme une première étape vers son public. À l'époque actuelle, ce type de projet requiert un soutien collectif pour voir le jour, et c'est principalement cette raison qui nous pousse à nous diriger vers cette forme de financement participatif en faisant appel à vous.

En tant que producteurs, nous cherchons à établir des liens entre les réalisateurs et le public ; sorte d’aller-retour complice qui permet de donner vie à une création cinématographique.

 

Alors que l'on parle beaucoup de l'énergie nucléaire, la catastrophe de 1986 à Tchernobyl nous rappelle combien il est urgent de multiplier les regards sur cet enjeu fondamental pour l'humanité. Après nous ne restera que la Terre Brulée est l'un de ces regards. En soutenant ce projet, il devient également votre regard.

 

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À quoi servira la collecte ?

 Delphine Fedoroff a rapporté du village de Dytiatky de magnifiques images ainsi que de précieux témoignages des habitants.. À ce stade-ci, nous avons une première version du documentaire, qui nécessitera toutefois un travail colossal en post-production pour se finaliser. Nous avons besoin de votre aide pour financer le montage son, l’étalonnage, le mixage, l’habillage graphique du film et sa diffusion. Nous avons fixé notre collecte à 5450 euros, or si nous dépassons les 100%, nous pourrons aller de l’avant en organisant plus d’avant-premières, en éditant plus de dvd et en invitant les protagonistes du documentaire à l’avant-première à Kiev.

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White Market WM est une structure de production basée sur de nouvelles formes de conception. Cette structure créée par Jonas Luyckx (fondateur de La Film Fabrique) et par Gaetan Saint-Remy (co-fondateur de Sep Stigo Films) se concentre sur la mise en place d'alternatives de production et sur les réseaux de collaboration. Grands rêveurs devant... Voir la suite

Derniers commentaires

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J'espère que vous atteindrez votre objectif pour ce très beau projet!
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Bonne chance, ton projet a l'air très beau. Delphine h.
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Super projet! Bonne collecte, les gars