Pour partager leurs émotions en groupe, exprimer la tristesse et intégrer le deuil dans leur schéma de vie, les enfants ont besoin de vous !

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Présentation détaillée du projet

Savez-vous qu'en France, 500 000 enfants sont orphelins d'un ou de leurs deux parents ? Cela fait environ un enfant par classe de collège ! Dans ce chiffre, les enfants ayant perdu un frère ou une soeur ne sont pas comptabilisés. Or, il est difficile d'être un enfant en deuil.

 

En effet, la famille croit protéger l'enfant de la douleur en parlant peu ou pas de la mort avec lui. L'enfant, lui, se met en quatre pour tenter d'aider son entourage. Bien que ses réactions soient différentes de celles des adultes, lui aussi est en deuil, bouleversé et rencontre des émotions inconnues qui le déstabilisent.

 

En lui proposant un lieu où il pourra s'exprimer, rencontrer des enfants qui vivent le même genre de situation, poser toutes les questions qu'il a dans la tête, partager ses émotions et où les adultes présents l'aideront à faire mémoire du défunt, nous contribuons à son développement et à faciliter la parole au sein de la famille.

 

Les ateliers ont été expérimentés depuis de nombreuses années à Paris, principalement (l'association Vivre son deuil Ile de France), et ils commencent à se développer en Province.

 

Le but des ateliers est d'accompagner l'enfant sur le chemin du deuil et de faire mémoire du défunt, de raconter son histoire avec lui et sans lui depuis sa mort, de repérer les changements qu'a entraîné le deuil. Le travail repose sur des supports manuels, des réalisations artistiques et du partage en groupe.

 

Le besoin est bel et bien là. Les ateliers concernent tous les enfants de 8 à 12 ans, traversant un deuil qui les fait particulièrement souffrir. Nous touchons un public large, en plein développement et frappé par une des problématiques les plus taboues de notre société. Si le sujet vous intéresse, je vous conseille d'aller consulter cette enquête sur les orphelins qui date de 2011.  

 

Nous faisons appel au Kissbankers car nous souhaitons ouvrir ces ateliers à TOUS LES ENFANTS, quels que soient les revenus de leurs parents et que L'INSCRIPTION SOIT GRATUITE.  

 

Les ateliers existent déjà à Paris et dans quelques villes de province et ont largement prouvé leur efficacité en termes de prévention dans le développement de l'enfant. Nous voulons offrir aux enfants de Pau et environs (64 - Pyrénées Atlantiques) la chance de pouvoir partager leurs émotions et trouver de l'entraide afin d'avancer dans ce difficile travail de deuil.  

 

D'ores et déjà, des enfants attendent le démarrage des ateliers pour la rentrée scolaire 2015. La réactivité du crowdfunding permettra de réaliser ce projet. Cela montrera l'utilité de ces ateliers et renforcera les arguments lors des demandes de subventions.

 

Maintenant, laissez-nous vous parler des ateliers...

 

L'histoire commence par une rencontre entre l'enfant, l'animatrice et l'adulte référent. Cette rencontre est capitale pour vérifier que les objectifs des ateliers sont bien compris par tout le monde.

 

1er atelier : La rencontre

Les adultes référents sont présents lors du début de ce premier atelier. Après avoir précisé les raisons des ateliers, nous proposons à chaque binôme de se présenter ainsi que de nommer le défunt pour lequel l'enfant est là. Chaque enfant a amené une photo du défunt, un objet lui ayant appartenu et une boîte à chaussures. Après le départ des adultes, le groupe fixe les règles de vie du groupe. Puis chaque enfant décore sa boîte à chaussures qui sera sa malle aux trésors. Il y place la photo et l'objet qu'il a amené. 

 

2ème atelierSouvenirs et mémoire

Chacun montre au groupe l'objet et la photo et va raconter ce dont il se souvient au groupe. Puis, nous inviterons chaque enfant à faire un dessin, collage, peinture... représentant un bon souvenir avec le défunt. Il s'en suivra un moment de partage en groupe.

 

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3ème atelierPlace dans la généalogie familiale

 

Les enfants sont conviés à travailler sur leur arbre généalogique. Cela leur permet de se relier aux autres membres de la famille, connus ou non. Il peut être intéressant que les enfants puissent le finir à la maison, avec l'aide des adultes. Ensuite, il est proposé aux enfants de faire un grand collage représentant le lieu idyllique où pourrait se sentir bien le défunt. Ce travail plaît souvent beaucoup aux enfants.

 

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4ème atelierChangements dans la vie

Il arrive qu'un deuil entraîne des changements dans la vie de la famille : déménagement, changement d'école, modification dans la place de la fratrie... La famille a changé, l'enfant a changé, il a une nouvelle identité qu'il va devoir assumer devant les autres. Les animatrices proposent deux masques à chaque enfant. Il les décore pour montrer ses émotions au moment du deuil et celles qu'il ressent maintenant. Les enfants se connaissent suffisamment pour tisser des liens d'entraide entre eux. Le "bricolage" se fait sur une grande table avec du matériel partagé, ce qui permet de se parler et d'exprimer des peurs, des émotions, des souvenirs, de la colère, de la joie, tous ces sentiments avec lesquels les enfants se débattent chaque jour.

 

Les émotions maintenant

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Les émotions au moment du deuil

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5ème atelierL'héritage

Cet atelier va permettre à l'enfant d'expérimenter ses capacités à affronter son deuil et à valoriser ce qu'il va garder du défunt. Chaque enfant apporte une musique et explique au groupe pourquoi il a choisi de la faire écouter. Les animatrices aident les enfants à prendre conscience des personnes qui les entourent et sur qui ils peuvent compter. Ils le formaliseront sur un collage. Ils vont aussi rechercher les traits de caractère ou physiques, les qualités, qu'ils souhaitent garder du défunt. Ils vont l'écrire et décorer cet écrit.

 

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6ème atelierL'au revoir

Voici le dernier atelier, celui où le groupe va se dire au revoir et se séparer, épreuve difficile pour les petits endeuillés. Un bilan oral est fait avec le groupe. Les animatrices proposent aux enfants de faire un dessin, peinture, collage, texte sur leur futur. Les parents rejoignent le groupe pour le goûter avec des gâteaux maison. Puis les binômes vont écrire un petit mot au mort et décorer le cadre que nous leur donnons. Ce temps est très riche entre l'adulte et l'enfant et le dialogue est souvent très émouvant. Comme d'habitude, ce temps de travail est suivi d'un temps d'échange. Puis le groupe se sépare en se disant au revoir. L'idée est de montrer aux enfants que toute séparation n'est pas source de stress, d'angoisse ou de malheur.

 

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Bien sûr, les enfants ne "feront pas leur deuil" en six rencontres. Le chemin du deuil est long et sinueux, surtout quand il se mélange à la croissance physique et intellectuelle. Mais en vivant ces ateliers, l'enfant a l'opportunité de parler de son deuil dans un espace unique et un contexte sécurisant. Il rencontre des pairs, qui vivent la même chose que lui et sait désormais qu'il n'est pas seul au monde. Lorsqu'il devra de nouveau se confronter à ce deuil, à l'adolescence ou à l'âge adulte, son travail sera facilité grâce à cette expérience où sa souffrance aura été reconnue et authentifiée.

 

 

Les ateliers durent trois heures une fois par mois, hors vacances scolaires. Ils sont précédés d'une rencontre individuelle qui a lieu en septembre , ce qui permet aux ateliers de démarrer en octobre.

 

(Tous les travaux présentés ici ont été réalisés par des animatrices en formation. Aucun travail d'enfant ne sera diffusé.)

 

 

 

 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Les premières rencontres individuelles avec les enfants et un accompagnant adulte et les ateliers représentent 22 heures de travail pour chaque animatrice, soit 44 heures. La rémunération des deux professionnelles se monte à 44x45=1980€.

 

Cette somme peut paraître élevée, mais elles sont auto-entrepreneuses et toucheront une rémunération sur laquelle elles paieront leurs charges sociales et leurs charges professionnelles, soit environ 20% de frais, soit 396€. Elles ont également passé de nombreuses heures à préparer ces ateliers, à les expérimenter et au-delà des moments avec les enfants, elles seront amenées à se voir entre deux ateliers pour travailler au bien-être du groupe.

 

Pour les activités manuelles, il est nécessaire d'avoir du matériel : des masques, des feuilles, des ciseaux, des stickers, des feutres, de la peinture, des crayons, de la colle... Ce matériel coûte cher, il faut compter au moins 200€ pour un groupe.

 

A chaque atelier, il y a un goûter. Lors du dernier atelier, les parents ramènent des choses faites maison, mais lors des autres ateliers, nous achetons des goûters que nous essayons d'équilibrer. Il faut compter un budget de 100€ pour les 5 ateliers.

 

Il faut aussi penser au local pour recevoir le groupe d'enfants. Cette année, nous avons la chance qu'une salle nous soit prêtée, assurance comprise. Sinon, c'est un budget d'environ 475€ à prévoir.

 

Donc : 1980+200+100=2280€ 

 

Le site KissKissBankBank prend des frais de 8% sur le montant d'une collecte réussie.Il faut donc ajouter ce montant, soit environ 200€. Nous arrivons donc à un total de 2480€.

 

Mais ce montant nous paraît très élevé, nous avons donc décidé de baisser notre rémunération et de vous demander un montant de 1600€.

 

Si le montant de la cagnotte atteint un montant entre 1600€ et 2500€, nous pourrons être mieux rémunérées, ce dont nous vous remercions. 

 

Si le montant dépasse 2500€, nous pourrons envisager de monter un autre groupe, ce qui serait formidable. Si ce n'est pas suffisant pour monter un groupe, nous pourrons investir dans du matériel pour les futurs ateliers.

 

Si nous atteignons 3200€, nous nous engageons à monter un deuxième groupe en gardant cette rémunération de 1600€ par groupe.

 

​Nous espérons beaucoup de mobilisations pour mettre ces groupes en place. Nous sommes super motivées et concernées par cette question. Avec votre aide et votre soutien, autant financier que moral, nous pouvons aller très loin, ensemble !! Merci de votre implication !!

 

 

 

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Bonjour, je m'appelle LAURENCE. Je suis assistante de service social et j'ai travaillé dans une association d'aide aux victimes d'infractions pénales (violences, vols, homicides, accidents de la route...) Dans ce cadre, j'ai rencontré des familles endeuillées toujours brutalement. Ces rencontres ont eu lieu soit au moment du deuil, soit plusieurs années... Voir la suite

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C'est un beau projet, j'espère Laurence que tu arrivera à le mettre en place.