Soutenez mon projet d'atelier marionnette auprès d’enfants issus de la rue, à l’espace Masolo de Kinshasa !

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Présentation détaillée du projet

L’association Tohu-Bohu Théâtre se rend chaque année à l’Espace Masolo de Kinshasa (Centre de ressources artistiques et artisanales) pour y mener un projet solidaire de sensibilisation et de réinsertion auprès d’enfants ayant connus la rue.

 

Il m’a été proposé d’accompagner l’équipe, en Février prochain, entant qu’intervenante Marionnettiste.

 

Cette année, le potager en milieu urbain sera le thème principal.

L’objectif est d’amener les enfants à chercher des solutions concernant leur alimentation et

l’amélioration de celle-ci.

Gilbert Meyer, directeur du Tohu-Bohu Théâtre, aménagera, avec les jeunes les plus robustes, un potager permettant la récolte de légumes au sein de l’Espace Masolo.

Ma mission consisterait à sensibiliser les plus jeunes (des enfants de 8 à 15 ans) à ces même sujets par le biais de la marionnette. Il seront amenés, au terme de deux semaines d’atelier, à créer un spectacle, issu de leurs propres témoignages.

 

Forts d’une expérience mêlant l’artisanal (fabrication de marionnettes) et l’artistique (écriture, manipulation, jeu), les jeunes auront acquis des outils qu’ils pourront réutiliser directement (en développant par exemple des choses expérimentées ensemble ou en créant de toutes pièce des formes nouvelles). Cette expérience leur aura également donné le goût du faire et de l’imagination, outils qu’ils pourront transposer à d’autres situations.

 

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Jeunes de l’Espace Masolo, lors de l’intervention de Tohu-Bohu Théâtre autour de l’hygiène alimentaire, Février 2013. Photo d’Elsa Frering

 

 

 

Quel type de marionnettes ?

 

La marionnette-sac, qui m’a été enseignée par son créateur, Patrick Conan, est une marionnette sur table, d’apparence rudimentaire dont la prise en main est relativement aisée. En quelques heures de pratique, on peut déjà la faire marcher, tenir des choses, regarder et jouer des situations. Par la pratique régulière, on acquière ensuite une finesse dans la manipulation.

La marionnette-sac entre particulièrement en résonance avec le projet de jardinage urbain. En effet, elle se fera double animé des grands sacs de toile qui seront utilisés pour la plantation.

 

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La Marionnette-Sac. Présentation à l’Insitut International de la Marionnette. Juliette 2014 photo de Patrick Arghirakis

 

 

 

Pourquoi la marionnette ?

 

La marionnette a cet avantage de convoquer plusieurs pratiques artistiques et artisanales fabrication, écriture, manipulation…) et cela à une petite échelle. Ainsi, elle convient parfaitement aux enfants, qui peuvent s’impliquer, à chaque étape, à tous les degrés de la réalisation.

C’est aussi un outil qui permet de dire beaucoup avec peu, de dépasser la réalité et donc de la questionner. C’est un objet auquel on donne vie. On lui délègue certaines choses qu’un simple comédien ne pourrait pas faire, pas dire. La marionnette peut sans mal se transformer, s’envoler, mourir plusieurs fois et renaitre… Elle peut également prendre en charge un discours que l’homme, parfois trop proche du sujet, peine à exprimer directement. Par le biais d’une fable légère, d’un personnage qui n’est pas soi, on exprime plus librement des choses profondes.

La marionnette me semble être un bon outils pour ces enfants aux parcours difficiles. Elle leur permettra de se mettre à distance, de se concentrer sur autre chose. Mais sur quelque chose de vivant.

 

 

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Espace Masolo, Février 2013. Photo d’Elsa Frering

 

 

 

L’espace Masolo

 

L’Espace Masolo accueille actuellement une vingtaine d’enfants, trois fois par semaine, pour leur proposer diverses activités artistiques et scolaires.

On y donne une image des personnes issues de la rue non pas comme des individus inadaptés

qui sont une charge pour la société, mais comme des acteurs participants à la vie et à la politique de la cité.

 

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Espace Masolo, Février 2013. Photo d’Elsa Frering

 

 

 

Mon parcours

 

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Comédienne-marionnettiste de formation, je travaille depuis plusieurs années avec un collectif de théâtre, le Collectif du K. Ensemble, nous avons crée plusieurs pièces, essentiellement gestuelles. Notre conscience politique anime chacune de nos créations, sans pour autant se traduire de façon frontale. Au sein d’une même pièce, nous abordons aussi bien des thèmes liés à la cellule familiale qu’aux hautes sphères décisionnelles. En 2012 et 2013, nous avons organisé des tournées dans des milieux ruraux de Haute Normandie. Ainsi, par le biais du théâtre, nous avons été à la rencontre d’un public nouveau, ayant un accès limité aux arts vivants.

 

Aujourd’hui, je ne conçois plus ma pratique artistique en dehors d’une conscience sociale et solidaire.

 

Ma rencontre avec Gilbert Meyer, m’a fait découvrir de nouvelles dimensions d’approche.

Chez lui, le public se fait acteur et même créateur.

 

L’aventure à Kinshasa serait pour moi dans la continuité de cette démarche artistique et sociale que je me suis forgée.

 

Transmettre et sensibiliser, inciter de jeunes enfants en difficulté à s’approprier un outil tel que la marionnette pour créer et transmettre à leur tour sur d’autres sujets et auprès d’autres publics, seront mes préoccupations principales.

 

À quoi servira la collecte ?

L’Espace Masolo jouit d’une notoriété locale liée à la qualité de sa démarche solidaire. En revanche, il manque cruellement de fonds. Il lui est donc impossible de faire venir des intervenants extérieurs par ses propres moyens.

 

Dans une démarche solidaire, l’association Tohu-Bohu Théâtre et moi même souhaitons financer entièrement

notre venue.

 

Les 1600 euros serviraient à payer mon voyage

 

- le billet d’avion : 1200 euros

- le visa : 200 euros

- les vaccins : 200 euros

 

L’argent récolté en plus (s’il en est !) pourrait couvrir les frais d’hebergement (logement,

repas) et de matériel (tissus, colle, outils, plâtre, bois ...)

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LauraCros

Comédienne-marionnettiste de formation, je travaille depuis plusieurs années avec un collectif de théâtre, le Collectif du K. Ensemble, nous avons crée plusieurs pièces, essentiellement gestuelles. Notre conscience politique anime chacune de nos créations, sans pour autant se traduire de façon frontale. Au sein d’une même pièce, nous abordons aussi bien... Voir la suite

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