"Automne tunisien" vous fera revivre les émotions des premières élections tunisiennes au travers de sept portraits vivants.Soutenez ce film!

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Présentation détaillée du projet

AUTOMNE TUNISIEN, PORTRAIT DE MINORITES.

 

 

Ce documentaire, en deux volets, l’un à l'Automne 2011, l ‘autre à l'Automne 2014, retrace l’espérance, les doutes, et les déceptions , de sept protagonistes, issus des minorités, pendant les premières élections démocratiques en Tunisie. Il brosse ainsi un portrait de la mosaïque de la société tunisienne.

En Octobre 2011, d’abord se mêlaient euphorie, espoir, doutes et questionnements. Après des années de dictature, les Tunisiens allaient voter pour la première fois pour élire une Assemblée Constituante. Mais à la suite du Printemps Arabe, le vent de l’islamisme s'est mis à souffler sur ces élections. Dans ce contexte, comment ces personnages issus des minorités, ( religieuses, sexuelles, politiques et linguistiques) envisagent-elle l’avenir ? Comment se situent-elles par rapport aux différents partis politiques ? La Tunisie risque t-elle sombrer dans un repli identitaire ?

Nous suivons Léah, une femme juive de 63 ans, Khaled un musulman converti au Christianisme, Djamel un musulman converti à la Foi Bahaïe, Mourad, un homosexuel, Ibrahim et Amel, deux militants, l’un athée , l’autre laïc et la troisième francophone, défendant une Tunisie ouverte et plurielle.

 

Nous retrouvons ces sept protagonistes en Octobre 2014, trois ans plus tard, après la victoire des islamistes, l'exercice du pouvoir de la Troïka ( les trois partis majoritaires) et l’adoption de la nouvelle Constitution. Comment vont-ils vivre ces deuxièmes élections, cette fois législatives et présidentielles ? Ont-ils le même enthousiasme qu’en 2011 ? Quelles leçons ont-ils tiré du passé ? Que pensent-ils de la nouvelle Constitution ? Leur condition de minorité s'est-elle dégradée ? Est-il possible de faire mieux qu’en 2011 et d'aller vers une Tunisie moderne et démocratique qui donne toute leur place à ses minorités?

 

 

NOTE DE LA REALISATRICE

 

Plutôt qu'un énième documentaire sur des personnalités politiques connues, j'ai trouvé plus pertinent de dresser le portrait de gens simples et anonymes, faisant partie de la Société Civile, en montrant leur investissement dans la Révolution et Post-Révolution tunisienne, et la manière dont ils se battent au quotidien pour préserver les acquis de la Tunisie.

 

Dans le premier volet du film en 2011, chacun vote pour la première fois, s’essaie à la politique, au militantisme, jouit avec enthousiasme de ce droit de vote qui peut paraître à un spectateur français un droit acquis.

 

Dans la première partie, nous suivons les protagonistes de juillet à fin octobre 2011  :  la préparation des élections, leur enjeu avec la présentation de certains droits fondamentaux que les partis islamistes veulent tronquer (l’adoption, l’égalité dans l’héritage, le droit des minorités, la liberté d’expression, le droit des femmes parcourant le film en filigrane), puis les élections à proprement parler et l’attente des résultats définitifs (qui ont mis beaucoup de temps à tomber, ce qui a été une particularité des élections tunisiennes), et enfin, à l’annonce des résultats, la déception puis l’analyse de chaque protagoniste.

 

Dans le second volet, en 2014,  je mets l’accent cette fois sur les leçons qu’ont tirées les protagonistes des premières élections : les Démocrates ont-ils fait et risquent-ils de faire les mêmes erreurs ? Quel est le bilan des trois années passées avec le gouvernement de la Troïka? Quelles libertés ont été menacées dans le quotidien ? Quelles avancées propose cette nouvelle Constitution ? Quel rôle la société civile a t-elle joué pour éviter que la Tunisie ne sombre dans le chaos ( comme en Syrie ou en Egypte) ?

 

Le premier volet du film sera un tissage de témoignages et d’expériences entrelacées, restituant à la fois la mosaïque culturelle de la Tunisie et la confusion dans laquelle chacun se trouvait en automne 2011. A cause de la multiplication des partis politiques, personne, à part les militants, ne savait vraiment pour qui voter. Comme ce film n’est pas un reportage informatif mais une restitution émotionnelle et subjective, il ne présente pas les 110 partis politiques mais ceux auxquels appartiennent mes protagonistes, ou certains membres de leurs familles.

 

 

RAPPEL HISTORIQUE  :

 

La Tunisie a surpris le monde entier en inaugurant « Le Printemps arabe », cette vague de révolutions qui ont secoué le monde arabe, et en devenant ainsi le premier pays à détrôner son dictateur lors de cette désormais fameuse « Révolution du 14 Janvier ».

Pourtant ce n’est pas si étonnant lorsqu’on connaît le rôle précurseur de la Tunisie dans l’Histoire : Premier pays arabe à accorder le droit de vote aux femmes le 13 Aout 1956, elle a eu le premier parti communiste en 1920, les premiers syndicats en 1925, a établi le Code du Statut Personnel en 1956 abolissant la polygamie, le mariage forcé et la répudiation. Elle a légalisé le divorce, mis en place un planning familial, ce qui lui a permis d’assurer sa transition démographique. La Tunisie a donc joué un rôle de pays à l’avant garde dans le monde arabe.

Le 23 Octobre 2011, ont été élus les membres de l’Assemblée Constituante ( ANC) devant rédiger la future Constitution. La multitude de partis -plus d’une centaine, proposant chacun un programme différent, du libéralisme au socialisme, de l’islamisme au communisme- a affaibli le camp démocrate, en éparpillant les voix démocrates et a favorisé la victoire du parti Islamiste En-Nahdhah, devant le CPR et Takkatol. Ces trois partis vainqueurs se sont regroupés en une  « Troïka » formant un gouvernement de coalition jusqu’en Janvier 2014.

L’ANC a mis, au lieu de l’année prévue, trois laborieuses années à rédiger cette nouvelle Constitution. Pendant ces trois longues années, la société civile n’a eu de cesse de se battre pour contrer les multiples tentatives des islamistes  de rompre avec l’héritage républicain de Bourguiba et faire pencher la balance vers une société islamiste : revenir sur le Code du Statut Personnel au lieu de l’améliorer en faveur de l’égalité hommes-femmes concernant par exemple l’héritage. Tentative d’islamiser l’enseignement et le tourisme, de s’en prendre à la liberté de conscience, d’expression et de culte. 

La tension a atteint son comble lors de l’assassinat de Chokri Belaïd,  premier assassinat politique en Tunisie.

Finalement, après trois années de tension dans le pays et malgré les lenteurs des travaux de l’ANC, une nouvelle constitution a vu le jour et a établi le régime politique de la future Tunisie : Le chef de l’Etat aura des pouvoirs limités, l’essentiel des prérogatives exécutives revenant au gouvernement.  De nouvelles élections sont organisées, les législatives d’abord  en Octobre 2014, puis les présidentielles, dont le résultat va déterminer l’avenir du pays.

 

 

KARIN ALBOU CV

 

Ecriture

 

2010 LA GRANDE FETE - Roman publié par Editions Jacqueline Chambon (ACTES SUD) Paru en août 2010

Grand prix Automne 2010 de la SGDL, Prix beur FM Méditerranée 2011, Prix du premier roman Rotary  Club Cosne-Sancerre 2011

 

Scénariste/ Réalisateur

 

 

CINEMA :

2011 : Ecriture et réalisation d’un court métrage pour Talents Cannes-Adami : « YASMINE ET LA REVOLUTION »

 

 

2012 : « APRES LA GUERRE » (LM en développement. Les films du Lendemain) - Adaptation du livre de Marguerite Duras LA DOULEUR

Prix du Jury au Grand prix du Scénario et Prix France Culture.

 

2011-12 « MA PLUS COURTE HISTOIRE D’AMOUR »  (LM. Karel Productions) (En post production)

2014- Documentaire « AUTOMNE TUNISIEN » sur les élections en Tunisie ( de 2011 et de 2014) (KAREL PRODUCTIONS)

 

 

 

2008 LE CHANT DES MARIES (The Wedding Song) - GLORIA FILMS - Sortie salles à New-York (2009), à Los Angeles (2010), en Italie (2010), etc. Sortie DVD aux US, Canada, GB, Italie, …

Festival des jeunes réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz : Prix du public – Double prix d’interprétation féminine pour Lizzie Brocheré et Olympe Borval. Festival du film arabe de Fameck 2008 : Prix de la presse. Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier 2008 : Prix Eclair. Festival Arte Mare de Bastia 2008 : Prix du jury jeune - Prix d’interprétation féminine pour Karin Albou. Rencontre du cinéma francophone de Villefranche 2008 : Double prix d’interprétation féminine pour Lizzie Brocheré et Olympe Borval. Sélection aux Jeunes Talents (CESAR 2008) pour Lizzie Brocheré et Olympe Borval. Sélection au New-York Jewish Film festival 2009 et au Seattle International films festival 2009. Prix du meilleur film au festival de Beyrouth.

 

 

2005 LA PETITE JERUSALEM - GLORIA FILMS

Prix SACD du meilleur scénario. Sélection à la Semaine de la critique du Festival de Cannes 2005. Prix Michel d’Ornano au festival de Deauville 2005. Nomination au CESAR 2006 dans la catégorie Meilleur premier Film et meilleur espoir féminin.

 

1999 AID EL KEBIR (M.M)

Grand Prix du Festival de Clermont-Ferrand. Lutin du meilleur film. Sélection à de nombreux festivals

 

1992 CHUT (C.M) - Avec le soutien de Cristal concept, Fondation de France, Ministère des Affaires sociales et de l’intégration.

Prix du premier film à Ciné-Cinéma. Prix à la qualité du CNC

 

 

TELEVISION :

 

2009 Ecriture et réalisation d’un court métrage de 3 minutes CORPS DE DAME - pour lutter contre le Sida des femmes dans la cadre de la collection de 10 films courts (SILENCE=MORTES) réalisés pour les 20 ans d’ACT UP PARIS-Diffusion ARTE

 

2001 INNOCENTE - Unitaire Collection COMBAT DE FEMMES, M6 - Adaptation et réalisation

1998  MON PAYS M’A QUITTE ( 52mn. Planète Câble/ MW Productions)

                                                            

 

Actrice

2008 LE CHANT DES MARIES (The Wedding Song) rôle TITA

Festival Arte Mare de Bastia 2008 : Prix d’interprétation féminine pour Karin Albou

2009 « GEI ONI » de Dan Wollman (petit rôle)  

2009 CORPS DE DAME (rôle Le médecin)

2012 MA PLUS COURTE HISTOIRE D’AMOUR (rôle Louisa)

 

 

Contact : alboukarin@gmail.com

 

À quoi servira la collecte ?

La collecte servira à financer la post-production du film  (réalisée en France) c'est à dire à payer les salaires des techniciens :  le monteur image, le monteur son, le mixeur, l'étalonneur, et le graphiste en charge des titres et du générique. 

 

Il servira aussi à payer les droits de synchronisation de la musique utilisée dans le film et les droits des images de journaux télévisés. 

 

 

Sur une base du SMIC 2015

Semaine de 35h + 4h supplémentaires

 

9,61 € X35h

+4 heures supplémentaires = 384,4€

+CS (65%- =249,86

Soit : Total pour une semaine( CS comprises)

634,26 €

 

MONTAGE IMAGE

Trois semaines 

634,26 € X3 = 1902,78€

 

MONTAGE SON 

Deux semaines

634,26 € X2 =1268,52€

 

MIXAGE

 

Deux semaines

634,26 € X2 =1268,52€

 

ETALONNAGE 

 

Deux semaines

634,26 € X2 =1268,52€

 

GRAPHISTE 500 € HT

 

DROITS IMAGE ET MUSIQUES : 1000  € HT

 

TOTAL : 7208,34€

 

 

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karelproductions

Réalisatrice, romancière et actrice, KARIN ALBOU est principalement connue pour son film LA PETITE JERUSALEM. Elle a d'abord écrit et réalise AID EL KEBIR un moyen métrage qui reçoit le Grand prix du Festival de Clermont-Ferrand et le Lutin du meilleur film en 1999. Elle passe au long métrage avec LA PETITE JERUSALEM, sorti en 2005 après les honneurs... Voir la suite

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Super projet! Bon courage!