Un spectacle autour de Léo Ferré mêlant musique théâtre et danse. Nous abordons la dernière phase de création qui comprend : la scéno !

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Présentation détaillée du projet

 

La Musique... La Musique...

Où elle était la Musique ?

 

Dans les salons lustrés aux lustres vénérés ?

Dans les concerts secrets aux secrets crinolines ?

Dans les temps reculés aux reculs empaffés ?

Dans les palais conquis aux conquêtes câlines ?

 

C'est là qu'elle se pâme c'est là qu'elle se terre la Musique...

 

Nous c'est dans la rue qu'on la veut la Musique !

 

Et elle y viendra !

 

Et nous l'aurons la Musique !

 

MUSS ES SEIN ? ES MUSS SEIN !

 

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Equipe actuellement en résidence à la Friche Artistique de Reims (La Fileuse) : 

BOGARD Anne - danseuse, saxophoniste

DURAND Olivier - batteur

MARIN Renaud - violoniste, bassiste

OLIVIER Alban - guitariste

ROGLET Alexandre - comédien, pianiste

 

CONGRETA Manuel - scénographe... et c'est son travail que nous devons financer à présent.

 

 

NOTE D’INTENTION

 

« Il n’y a plus rien ». Ce texte découvert à douze ans a été la claque musicale la plus significative que j’ai reçue. Il fut un refrain de l’adolescence, et il revenait chaque fois plus chargé de sens.

Dans la foulée, progressivement, je découvrais les textes de Ferré, et les facettes souvent contradictoires à prime abord, de cette longue vie de soixante-dix-sept ans chargée de créations frénétiques.

 

 

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Plus tard, l’envie s’imposait de rendre hommage, et de porter cette voix trop mal connue par ma génération. Faire découvrir, ou redécouvrir la portée universelle de ces textes anticipatoires et visionnaires tel que nous les percevons aujourd’hui.  « Je parle pour dans dix siècles »

 

Sur la scène nous sommes cinq. Il y a la musique bien sûr, le texte qui se déverse par flots, et la danse avec son pouvoir d’exprimer corporellement le vécu « inintellectualisable ». Les trois musiciens seront invités à mobiliser l'espace et la danseuse à prendre parole. Nous voulons éviter de figer les interprètes, tant au sein de leur spécialité que dans l'espace. Que les arts se fondent et se mêlent, au service de la pièce.

 

J’ai fait extrêmement attention à la chronologie d’écriture des textes (non celle de leurs mises en musique). En suivant ainsi de l’enfance à sa mort le vécu de l’artiste, nous comprenons l’évolution de l’homme et ses contradictions. Les textes prennent alors une nouvelle dimension émotionnelle et nous en comprenons d’avantage la subjectivité.

 

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Nous présentons un récital. Entre deux morceaux, les prises de paroles, anecdotes, et échanges avec le public interviennent spontanément. L’enfance est principalement racontée par le roman Benoît misère. Le comédien est  seul. C’est à mesure que la musique arrive, le texte se base alors sur des interviews de Ferré et les chansons de cette époque (Mon général, T’as payé, Ça t’va, Ils ont voté, etc). Jusqu’au débordement entraîné par l’histoire. La rupture avec Madeleine, le massacre des animaux de Perdrigal et Mai 68 se succèdent avec leurs conséquences. C’est le moment ou arrive Il n’y a plus rien, la danse, le rock expérimental... Le récital explose. La structure des textes éclate en de longs monologues qui ne sont pas sans rappeler le slam (Il n’y a plus rien, Et Basta !, Le chien, L’imaginaire, La violence et l’ennui, Ludwig, etc). Nous allons piocher aussi dans certains essais poétiques (Alma Matrix, Je parle à n’importe qui) et pièce de théâtre (Les noces de Londres). Le sublime épilogue de L’opéra du pauvre clôt le spectacle.

 

            La recherche musicale s’inspire des grands thèmes de Ferré. Un guitariste, un violoniste-bassiste et un batteur. Une base rock avec l’émotion fragile du violon en plus. Avec Ferré, nous passons par la chanson, l’accompagnement au piano seul, la densité explosive de l’orchestre (que nous pouvons retranscrire avec les samples), les guitares Espagnoles, l’expérimentation sonore et d’ambiance. Tout cela se doit d’être traversé.

 

 

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La danse va s’attaquer aux émotions viscérales.

Parmi les thèmes récurrents chez Ferré : la révolte, l'amour, le désespoir.

Ces trois émotions seront poussées à l'extrême, jusqu'à la folie ou l’épuisement du corps. La danseuse contemporaine sera amener à s’inspirer d’autres styles comme le classique et le hip hop pour traduire le plus justement l’esprit que nous recherchons à certains instants. Et étant donné l’importance de l’Espagne dans cette histoire, la danse sera colorée plus d'une fois par le flamenco, dans la gestuelle, comme dans l'énergie.

 

En créant un spectacle, j’ai la volonté de ne jamais laisser le spectateur sur un constat désespéré, quelles que soient les épreuves que nous traversons dans la pièce. Je trouve important de ressortir de la salle avec l’esprit positif et combatif. Contrairement à Beethoven ou Ravel, souvent cités, la vie de Ferré ne s’arrête pas au désespoir et à la douleur, mais avec la paix, l’amour et la sérénité qu’il construit durant les vingt dernières années de sa vie.

 

C’est ainsi que nous pouvons terminer par ces mots : « Sois heureux MÉTAMEC ! »

Métamec : au-delà du mec. 

Avant le silence.

 

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À quoi servira la collecte ?

 

"La musique souvent me prend... comme l'amour" est le premier projet de la compagnie Fabulations. La compagnie étant trop jeune, nous ne pouvons encore bénéficié des subventions

Nous bénéficions par ailleurs du soutien du Laboratoire Chorégraphique qui nous accueille, ainsi que de la ville de Reims, qui nous met à disposition la salle de théâtre à la Friche artistique ainsi qu'un apport technique. Par ailleurs, de nombreuses personnes ont contribué déjà de près ou deux loin à nous aider à monte ce projet, en termes de conseils, de collaborations gracieuses, d'actions diverses, et d'enthousiasme. Chacun des interprètes a également investit personnellement dans du matériel de scène.

Malgré ces différents soutiens, nous sommes toutefois encore très limités concernant la production.

 

Nous avons donc besoin de vous !

 

La somme de 2000 euros sollicitée ici pour notre création nous servira de cette façon : 

 

Coût de la scénographie : 800 euros 

Communication et diffusion : 500 euros

Technique (pour la création) : 600 euros

 

Cette demande est le minimum permettant au spectacle d'aboutir.

N'hésitez pas à le dépasser.

 

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Photo de la maquette. Espace blanc de 6 mètres de longueur et 4 mètres de profondeur (dont une marche de 1m20 de profondeur et 45cm de hauteur) entouré du plateau noir.

 

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Photos du piano en cours de désossage. Une fois évidé, il servira de planque pour le clavier numérique, et à quelques surprises gardés secrètes. Le tout (piano et son tabouret) seront montés sur roulettes.

 

 

 

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De l'acoustique à l'électrique...

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Cie Fabulations

FABULATION, nom féminin. Du latin fabulatio (« discours, conversation ») issu de fabula (« rumeur, récit mythique »). Récit de pure invention, que son auteur présente comme véridique ; action de construire et de raconter un tel récit. « Pour disposer d’un soi, il faut apprendre à fabuler. On l’oublie après, commodément, mais il nous a fallu... Voir la suite

Derniers commentaires

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Beau projet. Tout mes encouragements. Bon courage. A bientôt.
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Bon courage pour cette création, et bonne chance ! Je pense bien à vous tous ! ~Clém~
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Magnifique projet à soutenir ! :)