‹‹ Réponds, enfant chérie ... Au fond, la guerre, je ne sais pas ce que c'est. Peut-être ne m'y ennuierai-je pas ... ››

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Présentation détaillée du projet

Notre projet :

 

Un spectacle musical et littéraire qui nous permet de découvrir des visions sensibles d'artistes durant la Grande Guerre.

Marcel Proust, Henri Barbusse, Maurice Drans, Louise Weiss, Maurice Maréchal, Lucien Durosoir nous livrent des témoignages bouleversants. 

Les musiques de Ludwig van Beethoven, Claude Debussy, Maurice Ravel, Richard Wagner et des chansonniers de l'époque entrent en résonance avec ces écrits.

Ce spectacle sera créé à Cabourg le 4 octobre 2014 dans le cadre des Journées Musicales Marcel Proust.

A l'issue du spectacle, le public sera convié à une création du maître chocolatier Jacques Genin.

 

Juliette, mise en scène

Floriane Bonanni, conception et mise en scène

- Sébastien Vergnaud, scénographie et lumières

Avec :

- Loïc Corbery, de la Comédie Française

Benoît Urbain, piano et accordéon

Edwige Bourdy, chanteuse

Trio George Sand (Anne-Lise Gastaldi piano, Virginie Buscail violon,   Nadine Pierre violoncelle)

 

 

Notes d'intention de Floriane Bonanni :

 

 

Le Trio George Sand avait envie de mêler à un concert des textes de Marcel Proust, des lettres et carnets des musiciens Lucien Durosoir et Maurice Maréchal écrits durant la Grande Guerre.

Les musiciennes ont également invité le pianiste accordéoniste Benoit Urbain et la chanteuse Edwige Bourdy  à partager leur scène avec des chansons d'époque.

Elles m'ont demandé d'imaginer la rencontre de ces univers. 

 

Je leur ai proposé de choisir des écrits de ces musiciens en respectant une chronologie de vécus et d'y associer ceux du poète amoureux Maurice Drans, de l'écrivain censuré Henri Barbusse et ceux de la journaliste écrivain Louise Weiss.

 

Il s'agissait alors de créer le fil pouvant relier toutes ces œuvres, tissé par les mots et les notes de ces artistes qui nous traversent et nous bouleversent.

 

Plongée dans cette recherche, je ne pensais pas que ce fil, que je cherchais tant, trouverait une place réelle sur scène, tendu comme celui d'un funambule au dessus des musiciens.

 

J'ai, en effet, imaginé une structure, faite d'objets anciens, entassés en un équilibre fastidieux, deux "sculptures" maladroites, verticales entre lesquelles un fil est tendu, actionné de part et d'autre.

Le créatif et talentueux Sébastien Vergnaud, scénographe et concepteur Lumière lui a donné vie. 

Les lettres glissent le long de ce fil...

La scène est traversée. Les deux côtés de la structure nous racontent des lieux. Le Front et l'Arrière.

 

À l'Arrière, les musiciennes reçoivent les lettres des poilus, tour à tour, marraines de guerre, épouses, mères, amoureuses...  

 

On assiste au départ d'un jeune homme incrédule, envoyé au front par quelques pas de danse. Les écrits des poilus se mêlent, le violoniste, le violoncelliste, le poète, l'écrivain.

Tous racontent l' horreur mais également l'aspiration désespérée à la Beauté.

Les musiques entrent alors en résonance avec les textes...Les partitions de Beethoven, Schumann, Wagner, Debussy, Ravel emportent notre émotion.

 

Un bref retour à l'arrière, le temps d'une permission, nous plonge également dans un Paris animé, contrastant avec la réalité des tranchées. Nous pouvons ressentir le désarroi du poilu de retour à cette vie qui continue sans lui: les théâtres remplis, la propagande des journaux, l'inquiétude de ces femmes qui restent, le best seller du moment à la main "Comment trouver un mari après la guerre", tantôt futiles, engagées, féministes.. Il erre, invisible, désincarné. Nous découvrons avec lui un manuscrit de La Recherche du Temps Perdu, comme échoué. Sa lecture nous offre une vision sublimée, sensible de l'Arrière, du Paris menacé, des amis perdus.

 

Le spectacle trouve son existence dans les œuvres en résonance. Il ne s'agit pas de raconter la guerre mais d'entendre des artistes. La mise en scène sobre, les lumières et l'étrange scénographie, laissent la place à la force poétique de ces présences.  

 

Le comédien Loic Corbery, ami sensible et délicat a accepté de nous faire entendre ces voix. 

Enfin, le regard précieux d'une autre artiste, la chanteuse Juliette, contribuent à  apporter au spectacle toute sa singularité et nous l'en remercions.

 

 

"Sentir sa vie suspendue au dessus de l'abîme, puis y descendre doucement, non comme un fil qui casse , mais comme un fil qui se dénoue doucement." (Maréchal)

 

Floriane Bonanni

 

 

 

L'équipe :

 

Juliette

 

Voix claire et énergie communicative, intelligence faite artiste, subtile dans ses textes comme dans ses répliques, Juliette est surtout connue en tant que chanteuse : son premier album, "¿Que tàl ?", a été enregistré en public, suivi de "Irrésistible", Prix Charles-Cros, de "Rimes féminines", avec la Victoire de la Musique en tant que révélation de l'année... dix-sept ans après ses débuts, "Assassins sans couteaux" qui marque ses débuts à l’Olympia, "Le Festin", qui a la particularité d'être le premier chez Polydor, label d'Universal, la plus imposante maison de disques du moment, "Mutatis Mutandis", avec, à la clef, une Victoire de la Musique, catégorie "Artiste interprète féminine" de l'année, "Bijoux et babioles", suite à quoi elle est faite Chevalier de l'Ordre national du mérite. , en reconnaissance de 28 ans d'activités artistiques. Le 10 janvier 2011 sort "No Parano". Elle confie la direction musicale et la réalisation à Vincent Segal et il en ressort un beau disque enregistré dans les conditions du live,  enveloppant des rythmes qui vont du swing au calypso, en passant par la valse, le tango et le boléro. 

Et c’est à l’automne 2013 que Juliette revient avec un album qui porte son nom, Nour et qui la montre résolument nature. Qu’elle détourne les histoires de prince charmant ou évoque le destin des femmes battues, Juliette se montre toujours aussi vivante. 

Mais Juliette est dotée d’une palette artistique extraordinairement riche (lectrice, écrivain, comédienne, metteur en scène, compositrice, parolière, interprète …). En tant que metteur en scène, elle signe, en 2010, celle du spectacle de l'humoriste, chanteur et comédien François Morel "Un soir, des lions…" au théâtre du Rond-Point, à Paris.

 

Floflo

 

Floriane Bonanni obtient les premiers prix de violon et de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans les classes de Boris Garlitzky et Christian Ivaldi. Titulaire du CA, elle a enseigné au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris, ainsi qu’au Conservatoire du 9ème arrondissement. Depuis 2003, elle est membre de l'Orchestre philharmonique de Radio France. Floriane Bonanni est régulièrement l’invitée de nombreux festivals en tant que chambriste, – festivals au cours desquels elle a eu l’occasion de jouer auprès de musiciens tels que Georges Pludermacher, Xavier Phillips, Henri Demarquette, Elisabeth Balmas, Romain Guyot... et en quatuor en compagnie de David Grimal, Lise Berthaud et François Salque. Elle participe également à la saison de musique de chambre de Radio France. En 2009, elle fonde le quatuor à cordes Antigone, et enregistre un disque consacré à la musique du compositeur français Charles Koechlin, avec la participation de la pianiste Sarah Lavaud. Sa passion de tous les arts la conduit à travailler avec des metteurs en scène de théâtre : Musicienne et comédienne, avec Alain Françon ,elle joue dans « La Cerisaie » de Tchekhov au Théâtre National de la Colline , « Les Trois Sœurs » de Tchekhov et « La Villégiature » de Goldoni à la Comédie Française, avec Eric Ruf, dans « Peer Gynt » d'Ibsen au Grand Palais. Le réalisateur René Feret lui confie également la préparation musicale des acteurs pour son film « Nannerl, la soeur de Mozart », dont elle interprète la musique de Marie-Jeanne Serero. Avec la Compagnie « L'Immédiat », fondée par Camille Boitel, circassien issu de l'école Fratellini, elle improvise dans « La Machinajouer » et « Le Cabaret Calamiteux », spectacles poétiques et surréalistes. Elle compose également et interprète la musique des lectures des Lais de Marie de France, mises en scène par Marie Sophie Ferdane à la Comédie Française, du spectacle de Coraly Zahonero conçu d'après les textes de Grisélidis Réal au Théâtre du Vieux-Colombier, et dans « L'Atelier Fiction » diffusé sur France Culture d'après le roman « Amours en marge » de Yoko Ogawa, réalisé par Juliette Heyman.

Elle imagine et conçoit le spectacle "Les Méfaits du Tabac, Concert en Un Acte" mis en scène par Denis Podalydès aux Théâtre des Bouffes du Nord, dans lequel elle joue également aux côtés du comédien Michel Robin, de la soprano lyrique Muriel Ferraro et de la pianiste Emmanuelle Swiercz. 

 

 

 

Sébastien Vergnaud

Scénographie et lumières 

 

www.venusdebarge.com

 

 

 

 

 

 

 

Lolo

 

Difficile de trouver un acteur pour lequel les mots "talent", "passion" et "engagement" vont aussi bien : Loïc Corbery est tout cela à la fois et l’assume avec une maestria souriante confondante. Il est sociétaire de la Comédie Française depuis 2010 après y être entré en 2005 et, parmi les nombreux rôles du grand répertoire, il a été remarquable et remarqué en tant que Petruchio dans La mégère apprivoisée de Shakespeare, Christian dans Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, Perdican dans On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset, Dom Juan dans Dom Juan ou le festin de Pierre de Molière.

La direction artistique de l'hommage à Molière à la Comédie Française lui a été confiée en 2009.

Ayant aussi cette corde à son arc et, déjà, en 2008, il a mis en scène Sacré nom de dieu d’Arnaud Bédouet d’après la correspondance de Flaubert, avec Jacques Weber au Théâtre de la Gaité- Montparnasse. 

Rien de plus naturel que le cinéma commence à lui faire les yeux doux comme le montre son rôle de Clément dans Pas son genre de Lucas Belvaux avec Emilie Dequenne.

Pour en arriver là Loïc Corbery a fait des études théâtrales au cours Périmony. Il a ensuite intégré le Conservatoire national supérieur d’art dramatique de 1997 à 2000, dans les classes de Stuart Seide et de Jacques Lassalle.

En 2003, il décroche une nomination aux Molières 2004 pour la Révélation Théâtrale Masculine dans Le jour du destin. Hors théâtre, on peut l'apercevoir dans plusieurs séries télévisées françaises.

 

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Le talent de Benoît Urbain est particulièrement éclectique avec des études au CNSMD de Paris dans les classes d'harmonie, contrepoint et fugue. Il joue avec un même bonheur de l'accordéon et du piano. Sa rencontre, en 1984, avec la regrettée Christiane Legrand est déterminante et l’oriente alors vers la scène en tant que pianiste et vers la composition (Arte et France 2 utilisent ses talents pour la musique de plusieurs de leurs documentaires). On a pu le voir un peu partout en France dans des spectacles musicaux et théâtraux salués par la critique comme L’oiseau rare (de Yves Coudray, avec Edwige Bourdy, mise en scène Caroline Loeb), Vagabondages (avec Christiane Legrand), Et Vian dans les dents (avec Brigitte Guedj, mise en scène Christophe Labas-Lafitte), Cantilènes d'un fils de famille (de Brecht, mise en scène de Claude Darvi) …

Il a participé ou participe, en tant qu'instrumentiste, arrangeur et compositeur, à de nombreux enregistrements et concerts de personnalités marquantes telles Alain Bashung, Juliette Gréco, Salif Keita, Michel Legrand … En 2013 il est le directeur musical, pianiste et accordéoniste du Cabaret Boris Vian avec plusieurs comédiens du Français sous la direction artistique de Serge Bagdassarian.

 

Edw

 

Le timbre exceptionnel d'Edwige Bourdy lui permet de chanter et de jouer, avec le même talent, des rôles extrêmement variés qui vont du Baroque (Dévergondages Baroques avec l'ensemble Almasis) au Music-Hall (Marie Dubas du haut en bas sur une mise en scène de Vincent Vittoz, L'Oiseau Rare sur une mise en scène de Caroline Loeb) en passant par le récital avec piano, la musique contemporaine (Les Cantates de Bistrot musique de Vincent Bouchot d’après les Brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio), l’Opéra (elle fut Sœur Constance dans le Dialogue des Carmélites de Poulenc, le Feu, la Princesse et le Rossignol dans l’Enfant et les Sortilèges de Ravel, Blondchen dans L’enlèvement au Sérail de Mozart, Lady Madeline dans La chute de la maison Husher de Debussy) et l’Opérette (Rayon des soiries de Manuel Rosenthal, Tcheriomouchki de Chostakovitch).

Sa carrière lyrique l’a vu chanter notamment à l’Opéra-Comique à Paris, à l’Opéra de Lyon, à l’Opéra de Montpellier, au Capitole de Toulouse, au Théâtre des Champs-Elysées, au Royal Albert Hall de Londres, avant de l’orienter vers le cabaret et le théâtre musical : elle est une habituée des créations de la Péniche-Opéra et des mises en scène de Mireille Laroche et, bien sûr, du Festival d’Avignon.

 

 

La violoniste Virginie Buscail (violon solo de l’orchestre philharmonique de Radio-France), la violoncelliste Nadine Pierre (premier violoncelle solo de l’orchestre philharmonique de Radio-France) et la pianiste Anne-Lise Gastaldi (professeur au CNSMD de Paris et au CRR de Paris) forment depuis 10 ans le Trio George Sand que l’on retrouve en concert de la Folle Journée de Nantes au Festival international de Saint-Petersbourg, du Festival Berlioz à celui de la Chaise-Dieu, du Festival Chopin aux Lisztomanias de Châteauroux, du Théâtre de la Fenice à Venise à la Société de Musique Contemporaine du Québec. 

Leur répertoire est vaste et va de la période classique et romantique à notre époque actuelle puisque le Trio George Sand suscite aussi la création d’œuvres nouvelles. En 2010 a été ainsi créée à Paris, une pièce de Gérard Pesson, "Ne pas oublier coq rouge dans jour craquelé". Le trio "Lied ohne worte", écrit par Michael Jarrell, a été créé par le Trio George Sand au Festival de Montpellier-Radio-France en 2012. 

La télévision, la radio et la presse ont salué plusieurs de leurs concerts et disques. Leur concert-lectures sur les Escales Romaines de Berlioz, Gounod, Bizet, Debussy en tant que Prix de Rome a fait l’objet d’un reportage télévisé sur LCI. Le Trio George Sand était l’invité d’Anne Queffélec dans l’émission sur France Musique qui lui était consacrée en octobre 2013.

Leur disque Debussy-Lili Boulanger a été récompensé de 4* dans le Monde de la musique et, en 2012, leur CD Ravel-Mel Bonis-Fauré paru chez Outhere France a obtenu ffff dans Télérama.

 

www.triogeorgesand.com

À quoi servira la collecte ?

Par vos dons, vous soutenez la création d'un spectacle très original alliant les arts : musique, chanson, littérature, théatre... et l'Histoire dans le cadre des commémorations de la Grande Guerre. Si la création à Cabourg cet automne est un succès, le spectacle pourra prendre son envol et parcourir les scènes françaises ( et étrangères pourquoi pas!) jusque fin 2018!!

Pour réaliser ce projet, toute l'équipe a déjà donné beaucoup de temps, d' énergie et de jus de cerveaux..., mais vous pouvez nous aider à financer certaines dépenses matérielles!

 

 

- Virginie et Nadine ont fait réaliser un violon et un violoncelle, dans l'esprit des instruments de tranchées que les soldats fabriquaient avec les moyens du bord, pour tenter de résister à la barbarie par la pratique de la musique. Le génial Claude Ribouillault  (Site internet de Claude Ribouillault) a bien voulu inventer ces instruments .

Coût 500 euros.

-  Floriane Bonanni a fait appel à son ami Sébastien Vergnaud (Site internet de Sébastien Vergnaud) pour concevoir la scénographie et les lumières du spectacle. Vous pourrez découvrir la structure métallique pleine d'invention et de poésie, qui permet de relier sur la scène l'Arrière et le Front pour y faire circuler le courrier!! Coût 1000 euros.

- Un spectacle ne peut exister sans la présence invisible du régisseur sons et lumières...Pendant que dans la salle, les yeux des spectateurs sont rivés sur la scène et ses différents protagonistes, le régisseur s'active dans sa cabine... et doit être rémunéré pour sa prestation!

Coût 1000 euros

- A côté de la structure, différents éléments du décor seront nécessaires : costumes, objets lumineux, petit mobilier, lettres anciennes, paperolles proustiennes... 

Coût 500 euros

 

Un grand MERCI à tous! 

 

 

 

 

 

 

 

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Vinteuil

Vinteuil était mort depuis nombre d'années ; mais, au milieu de ces instruments qu'il avait animés, il lui avait été donné de poursuivre, pour un temps illimité, une part au moins de sa vie. De sa vie d'homme seulement ? Si l'art n'était vraiment qu'un prolongement de la vie, valait-il de lui rien sacrifier, n'était-il pas aussi irréel qu'elle-même ?... Voir la suite