Avant qu'on ne disparaisse, il faudra bien publier des chroniques d'un temps en train de trépasser

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Présentation détaillée du projet

Avant qu'on ne disparaisse est un kaléidoscope amoureux qui explore toutes les facettes de l'amour d'une femme pour son homme. Elle livre ses désirs, ses craintes, ses attentes dans une écriture à son image, à leur image. Loin des politesses littéraires, elle invente leur histoire et écrit le récit de leur vie à venir. A la vie à la mort. Dans les pleurs et les délires. En cris ou en bliss. Leur essence encre les pages blanches d'un carnet.

 

Ces chroniques ont été publiées en partie pendant l'été 2015 sur les réseaux sociaux. Le challenge était grand : chaque jour proposer un texte court présentant une facette de l'amoureuse. Tout est dit et le reste est silence. Avant qu'on ne disparaisse paraîtra grâce à vos dons.

 

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La Nouvelle Came a déjà connu un joli succès et continue à se diffuser ici et là. Ce texte en ellipses et en vertiges, présente une autre de mes facettes, mais dans le même style en prose, aux phrases courtes, au rythme asthmatique. Plusieurs points de dépôt l'attendent.

 

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Je pourrais alors poser sur toi mes premiers mots. Je pourrais alors te dire que tu as retrouvé l’absente qui errait dans mes veines. Tu pourrais alors m’avouer que j’ai ranimé l’absent qui coulait dans tes brumes. Je pourrais alors te dire que l’hiver est arrivé et que je suis prête à m’y glisser.

 

Le 1er jour, elle prépare le terrain

Avant qu’on ne disparaisse, je dois tout te dire et je dois t’écouter, car nous sommes condamnés à disparaître. Ensemble ou séparément, en beauté ou sans dignité, physiquement ou intellectuellement. On a beau être d’éternels insoumis, on devra bien se plier à la fin. Ephémères, simples passagers, le glas va sonner, avec majesté j’espère, mais peut-être le cul posé sur un chiotte. Avant qu’on ne disparaisse, on doit tout réaliser, se réaliser, nous mettre en scène, nous observer pour nous raconter, nous dépouiller pour nous enrichir. Il ne restera que peu, peut-être une œuvre, ou de vieux carnets entassés dans un grenier. Avant qu’on ne disparaisse, notre encre doit couler, petits ruisseaux à exploiter, la cyprine et le foutre aussi, loin de nos certitudes, loin de nos évidences, loin de nos facilités. Avant qu’on ne disparaisse, on doit tout donner. Et seulement après, le glas pourra sonner. Alors je m’écris, je t’écris, je nous écris. Et toi aussi. Des riens et des envolées, comme un journal du temps en train de trépasser. Avant qu’on ne disparaisse, je veux nous chanter dans mon style pas très ampoulé, un peu trop scandé et ponctué. Mais je ne vais pas changer. Tu me liras et peut-être tu répondras. Tu commenteras. Je me vexerai et t’enverrai chier. Tu vois, rien ne va changer.

 

Le 2e jour, elle met les points sur les i

Avant qu’on ne disparaisse, il va falloir qu’on règle cette question de la ponctuation. Il va falloir qu’on se décide si on en abuse ou si on la supprime, par maniérisme ou par automatisme. Est-ce une pose ou un style. On est d’accord sur au moins deux choses. Le point-virgule est mort et hors de question de le déterrer. Et les points de suspension me font hurler. Attention, secret partagé, suspense garanti. Les virgules, j’en mets quelques-unes. La preuve. Quant aux points, ma foi, ils sont ma came. Peut-être ma façon de tenter d'avoir le dernier mot. Tu fais des retours à la ligne et mets une majuscule en début de phrase. Abus et dépouillement. Mon côté rigide, ton côté nonchalant. Le point d’exclamation, on s’en fout un peu. Les deux points, ça sent la notice explicative. Par contre les parenthèses en milieu de phrase me volent des petites pensées ailées en aparté. Et le point d’interrogation, on va essayer de ne pas se poser trop de questions.

 

Le 9e jour, elle se met à la tisane

Avant qu’on ne disparaisse, on deviendra adultes. Ouais, ça craint. Mais j’en ai marre de mon insolente jeunesse et de son acné permanent, quant à ton trip Highlander, il va falloir le dépasser. Je vais rallonger mes jupes et adopter le carré lissé, et toi, tu vas commencer à bosser. On va épargner, parler retraite et payer des impôts. Un petit crédit pour une caisse climatisée. Tu vois le tableau. Et on regardera la télé avec Télérama pour nous guider. Tu te gratteras les couilles et j’arrêterai de me branler. On échangera le tabac contre le calumet, la picole pour le thé de fin de soirée et la baise pour les mots fléchés. Putain, on va se faire chier. Ça existe le météospasmyl contre la morosité ? Enfin, on finira par faire l’amour. On nous a dit que c’était mieux que baiser. Faudrait essayer. Et que tu me sodomises aussi. On se fait déjà bien assez enculer. On mangera bio, on mettra de la crème solaire et on fera du vélo. Avec la selle, oui. Tu vois le tableau. Avant qu’on ne disparaisse, on deviendra adultes. Mais putain, on va bien se faire chier.

 

Le 36e jour, elle s'embourgeoise

Avant qu'on ne disparaisse, on sera des biobios, facile de se l'imaginer, on en fréquente bien assez. On ira à des expos pour contempler de la peau de couille synthétique sur un immense mur blanc du plus bel effet. On s'absorbera dans l’œuvre en mâchouillant les montures de nos Zadig et Voltaire à 3000 boules et bien sûr respectueuses de l'environnement. Et on tentera de comprendre la démarche de l'artiste bosniaque qui a tant souffert en parcourant un catalogue de 103 pages. On sera contents pour rien. Cela pourrait me donner des velléités de présenter mes créations uniques en bandes de cire hérissées pour dénoncer la déforestation pubienne massive et la disparition programmée de ce charmant animal de compagnie qu'est le morpion. J'afficherai une frange courte et droite, rebelle capillaire s'il en est, et toi tu feras des tentatives désespérées de barbe de hispter, mais là faut pas rêver. Tu citeras des poètes danois et prononceras des mots de quatre syllabes avec un air pénétré, tandis que je servirai les verrines au piment d’Espelette bio récolté par une enfant sauvée de l'esclavage. On n'aimera pas la guerre parce qu'on est les gentils, on sera tous égaux surtout nos potes aux poches bien remplies, on sera bien pensants et bienséants, on respectera tout le monde et même Zemmour qui est loin d'être un abruti. En fait, je pense qu'on va continuer à bouffer du Nutella, fumer des clopes, prendre la bagnole, dire fuck et surtout tuer des ours polaires qui sont cons et méchants et l'ont bien mérité.

 

...

 

 

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À quoi servira la collecte ?

Edition des chroniques : Avant qu'on ne disparaisse

Réédition du texte : La Nouvelle Came

 

Frais de traitement : 19 €

Edition de 200 exemplaires des chroniques : 600 €

Réédition de 50 exemplaires de La Nouvelle Came : 185 €

Frais kiss kiss : 61 €

 

S'il y a plus, l'état des stocks sera plus grand, les points de dépôt plus nombreux, et les participations à des événements plus rapprochées !

 

Les livres sont déjà mis en page, il ne reste plus qu'à passer commande. Dès que la collecte est finie c'est chose faite et ils seront disponibles auprès de moi, à la boîte noire, ou en commande sur toutes les librairies internet.

 

Toute la collecte sera reversée à moi-même, Audrey Terrisse, et je me chargerai de toute la paperasserie, ne vous inquiétez pas !

 

Voici des articles qui ont été consacrés à mon travail

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2015/10/23/Audrey-Terrisse-claque-la-langue-2509117

 

http://battements-de-loire.com/?p=2152

 

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Audrey Terrisse

Arrogante et superficielle, je ne résiste à aucune tentation, pas même celle de me prétendre auteure. Pour vivre, j'assemble des mots à une cadence industrielle pour le web ou des publications diverses et variées. Après une collaboration poético-photographique avec Bertrand Labarre qui a donné naissance à une expo et un recueil, No Sex Last Night, un... Voir la suite

Derniers commentaires

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bien fait pour toi !
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tellement d'émotions aux premières lectures …que je ne peux que soutenir la suite Kiss Kiss talentueuse Audrey