Entrez et vous serez l'instrument du rire de vos pires cauchemars...

Large_babiole_002-1467300054-1467300066

Présentation détaillée du projet

BABIOLE

Installation d'objets articulés à parcourir 

 

 

Cette installation est une composition d'art plastique d'objets assemblés appelée Babiole. Celles-ci se meuvent à partir d'articulations et de matériaux récupérés dans la vie quotidienne mêlés à la peinture, à la colle, au fer entre autres matériaux. 

 

Les Babioles ainsi articulées à travers une installation mécanique seront parcourues de manière ludique et

active par le public. Ces objets tridimensionnels sont faits de matières légères. Ils recouvrent également une forme mécanique à l'aide de moteurs, de poulies, de cordes, de ressorts le tout renforcé par des projections en vidéo mapping sur certains d'entre eux.

 

A partir des esquisses initiales, se créeront les trois Babioles à échelle humaine dans lesquelles se trouveront des rails qui exploreront le décor. Divers objets miniatures accompagneront dans leurs mécanismes le développement des trois grandes Babioles.

 

De plus, des objets de la vie de tous les jours (baignoire, tables, échelles, vêtements du quotidien, bouteilles) viennent compléter ce décor.

 

Un élément ludique et interactif viendra se greffer au spectacle. En effet le spectateur pourra interagir sur le décor (exemple : en appuyant sur les pédales les spectateurs activent un mécanisme de projection par effet de dynamo).

 

Donc, l'espace d'installation de ces Babioles est pensé conjointement et en accord à toute proposition plastique et esthétique ; les Babioles sont à la disposition du décor : une maison abandonnée par exemple, une maison marquée par le temps ou tout simplement un espace en relation avec le lieu.

 

Les Babioles et les objets ont une relation directe avec le spectateur, car il est incorporé dans le projet en cela que le grotesque et la satire de l'humain font partie intégrante de l'oeuvre tant au niveaux physique, mental ou émotionnel. Cela implique un rapport au vide et au déclin socioculturel des lieux que nous traversons.

 

Dans la majorité des cas, le désintérêt de la société à évoquer ces thèmes s'exprime par l'offuscation, nous éloignant ainsi de la réalité globale. C'est pour cette même raison que le projet s'intitule BABIOLE, en relation à l'ironique et à l'apathie sociale. Mais également, le titre a une relation directe avec les objets puisque, à première vue l'organisation pourrait sembler vide de sens et d'intérêt, étant uniquement composée d'objets

que l'on jette aux ordures. Mais en réalisant tout le parcours, chacune d'entre elles acquière une cohérence visuelle, discursive et artistique.

 

DESCRIPTION DE L'INSTALLATION A PARCOURIR

 

Le projet mélange théâtre d'objets, arts plastiques et vidéo. Chacune des Babioles requiert le design technique, mécanique et esthétique en fonction de l'espace qu'elles occupent. Dans ce cas les Babioles sont conçues comme des installations à parcourir à l'intérieur du lieu, où le spectateur interagit avec celles ci.

 

Les mécanismes sont des pédales, des rails et des cordes ainsi que des moteurs qui entraînent le mouvement des Babioles auxquels s'ajoute la vidéo-Mapping. Le résultat est l'image unifiée d'un mouvement entre lumière et son.

 

La corrélation de tous ces éléments qui gravite autour de chaque Babiole est inspirée  des mouvements basiques de l'industrie d'usine. C'est le cas des déplacements des Babioles dans un mouvement latéral ou vertical. Ceux-ci sont générés par une poulie qui courre le long d'un rail mécanique. Simultanément le tout s'accompagne de sons mécaniques implicites, par exemple le son du freinage et de l'accélération du métropolitain parisien.

 

Le vidéo-Mapping complète l'identité de chaque Babiole avec un temps répartit pour chacune d'elle et avec la précision qui se projette sur chaque silhouette. De cette manière se met en rapport le déplacement réel de la Babiole avec le mouvement de la vidéo sur la superficie de l'espace (mur, sol, objet).

 

LA SUICIDEE :

 

13735463_1072500589486924_1833407201_n-1469196402

Moyens nécessaires :

 Une baignoire +/- 120x70 cm

 Roulettes de poussette sur essieu

 Roue de vélo

 8 mètres de courroie pneumatique

 5 poulies de différents diamètres

 Une guirlande électrique de 150 cm

 2 poignées

 5 mètres de câble prolongateurs

 

Dans le lieu d'exposition se trouvera la baignoire et la « Babiole » : la suicidée.

 

La baignoire soutient à l'extrême droite un système de roulettes de poussette sur

essieux, lequel a sur chaque roulette deux courroies pneumatiques qui se joignent

simultanément à quatre poulies.

 

Ce système pédale sur axe, activée par l'intervention du spectateur permet deux

mouvements différents : une roulette active le mécanisme de dynamo pour allumer la

lampe en douche, qui illumine la baignoire d'une lumière faible et intermittente. La

seconde roulette fait bouger les poulies. La poulie la plus petite et qui est proche de la

lampe a une petite poignée qui active le bouton de mise en marche du mini vidéo beam.

 

Ainsi le système de roulette de poussette a une autre courroie pneumatique indépendante à l'axe, qui connecte l'autre extrême (à gauche) de la baignoire avec une roue de vélo. Celle-ci à son tout met en mouvement la suicidée.

 

Elle tombe et sort de la baignoire par effet de ce mouvement. De plus elle bouge sa

tête et ses mains par effets de ressorts incrustés dans les articulations.

 

Le résultat global activé par le mouvement mécanique, montre la chute de la suicidée qui a une guirlande autour du cou dans la baignoire. Simultanément le vidéo Mapping se reflète dans la baignoire. Dans cette vidéo on voit l'illusion de l'eau et une explosion quand la suicidée tombe avec la guirlande électrique.

 

L'installation est accompagnée d'un néon avec le mot « attention » qui complète le décor de la « Babiole » la suicidée.

 

Description conceptuelle et objectif:

 

L'installation de la suicidée représente de manière sarcastique la mort. Une mort avec humour où le spectateur complète le suicide de ce personnage.

 

Malgré l'avertissement de la remarque « attention », cette action se réalise quand elle meurt électrocutée, sous l'effet de la guirlande électrique sur l'eau.

 

Ce personnage nous rappelle la fragilité et le tangible que nous sommes face à la mort. Mais aussi cela traite du suicide comme un fait réel qui témoigne dans notre société, un produit de la modernité, la globalisation, les inégalités économiques et politiques etc..., vu sous forme de dérision.

 

De cette manière il est plus probable de toucher le spectateur avec un thème si complexe à travers la satire et de l'humour. Et il invite à la réflexion sur la valeur de la vie et la confrontation sociale sur ce thème.

 

LA FUNAMBULE :

 

 

13819511_1072501699486813_598060367_n-1469196474

 

Moyens nécessaires :

 escalier en colimaçon métallique de 3 mètres de haut muni de rails

 Barre métallique de 2 mètres de haut parallèle à l'escalier

 Deux câbles métalliques tendus de 4 mètres de large avec rails au centre

 Mini vidéo beam portatif pour la projection de vidéo-Mapping

 La « Babiole » : la funambule construite à échelle humaine (+/- 163 cm) en

résine fluente podiaflex

 

Concernant l'espace, l'escalier est muni d'un rail parallèle à une barre de deux mètres reliés aux extrêmes par deux câbles métalliques sur lesquels passe la funambule a la manière d'une corde raide au cirque.

 

Sur le sol, sur la première marche de l'escalier, dans le coin droit de l'espace, se trouve la funambule debout les pieds fixés au rail. Elle commence à monter par l'escalier en activant l'énergie électro magnétique (électricité + aimants), éliminant le risque d'un haut voltage.

 

Quand elle arrive à la dernière marche parcours le trajet entre les deux structures via les rails maintenus par les câbles.

 

Elle s'arrête à la moitié du trajet (soit à 2 mètres) et active alors le vidéo Mapping sur la silhouette de la funambule. Se projette alors la vidéo d'animation où se créer l'illusion de la chute de la funambule.

 

La durée totale de la vidéo (en boucle) est la même que celle du trajet effectué par la funambule en podiaflex pour retourner au point de départ.

 

La vidéo et la funambule, c'est-à-dire la projection et le mécanisme, s'activent toujours aux points de la diagonale qui va de l'angle en haut à gauche à l'angle d'en bas à droite. C'est comme un trajet en forme de « L » « ˥ ».

 

L'installation du mini vidéo beam se réalise en plongée à partir du câble de la funambule pour projeter sur le mur. De plus cette installation est accompagnée d'autres éléments comme des lumières qui illuminent la funambule et des néons avec les inscriptions telles que « désolé », « abattre », « répéter ».

 

Description conceptuelle et objectif :

 

L'installation de la funambule représente « l'échec » humain de manière satirique. C'est la parodie de l'image du « succès » qui se construit socialement à travers le monde postmoderne ; où a plus d'importance le matériel, le superficiel, la consommation.

 

La funambule qui traverse la corde raide confronte au danger de tomber et de mourir. Dans ce cas, jamais elle n'arrivera à l'autre extrême, en opposition à ce qui définie le succès (atteindre l'inatteignable dans un mode compétitif). Elle tombe (abattre) à terre (désolé). Mais une fois de plus elle se lève et recommence le même parcours (répéter).

 

Elle fait toujours le même circuit : monter, traverser, tomber, se lever. C'est comme percevoir la réalité du monde d'une autre manière : l'autodérision au moment de repartir à zéro et la valeur, le courage de se risquer à nouveau à l'échec. Ces échecs ne sont pas compris comme une construction sociale de la modernité puisque dans la modernité si quelqu'un échoue il n'aura plus d'autre chance pour modifier les conséquences de ses actes. Dans cette situation le succès devient la capacité de l'acquisition de biens.

 

En ces termes, l'échec s'oppose à la notion moderne de succès. L'échec ici est la capacité de réinventer la vie ; se moquer d'une chaîne d'« échecs ».

 

LA PICOLEUSE:

 

 

Normal_babiole_005-1467301394-1469196972

 

 

13814643_1072510146152635_302446526_n-1469198438

 

Moyen techniques :

 Deux rails métalliques (3 mètres de long)

 Une table

 7 ressorts de différente taille

 Un mini vidéo beam

 Grande bouteille en plastique

 Barre de fer en forme de anse

 

Dans le lieu se tiendra sur une table, la « Babiole »:la picoleuse. Celle-ci a le corps scindé en deux : la tête est indépendante du corps. Elle a dans les bras la bouteille en plastique.

 

Sur la table se trouvent les rails métalliques, unis par les extrêmes en forme elliptique.

 

Ceux-ci à leur tour reposent sur quatre grands ressorts aux style d'une balance. Ce système bouge mécaniquement grâce au spectateur qui actionne deux anses qui se trouvent aussi aux extrêmes.

 

Quand le spectateur active le mécanisme d'un extrême, la tête et le coprs se déplacent sur les rails à l'extrême opposé. De la même manière, se trouve de chaque côté les vidéos beam.

 

Alors, se projette la vidéo (toujours en boucle) sur la bouteille, créant ainsi la illusion d'une bouteille pleine que se renverse sur la tête.

 

La tête et le corps se retrouvent toujours aux extrêmes du trajet produit par le mouvement de balancier et l'effet de la gravité.

 

Ce mouvement se répète chaque fois qu'un spectateur active un mécanisme a la manière d'un jeu. Ainsi complétant le décor de la picoleuse, se disposent des lampes de rues et un néon où est inscrit « danger » qui permet de recréer une rue nocturne.

 

 

L'EQUIPE !

 

* Carolina Rodriguez- artiste colombienne 

 

* Gabriela Acosta - artiste équatorienne 

 

* Laura Sotelo - artiste colombienne 

 

* Igor Autin - cinéaste français

 

* Philippe Lefebvre - artiste français (UN GRAN MERCI a cet super artiste qui nous a aidé à comprendre certains mécanismes pour la construction de nos babioles!) 

 

* Adrian V. - Ingénieur mexicain. 

 

13819778_1072501856153464_141291966_n-1469197741

Philippe et Carolina en train de construire des maquettes 

 

 

13819561_1072500539486929_1438838230_n-1469197714

Gabriela installant le mécanisme pour la suicidée (en maquette)

 

13819834_1072509116152738_728434513_n-1469198514

Gabriela, Philippe, Carolina, et l'adorable chat! 

 

CALENDRIER

 

-On vous informe que les maquettes sont prêtes! 

 

-On commencera la construction des pièces en début août 

 

-Le mois de septembre et octobre on travaillera sur les vidéos et sur l'installation des pièces

 

-Le mois de novembre sera réservé à l'exposition du projet dans le cadre du Festival des Idées.

 

 

À quoi servira la collecte ?

Cette collecte, déjà en partie financée par l'Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 (Paris-France) et l'Université Distrital Francisco José de Caldas (Bogota-Colombia) à pour but d'acheter le matériaux suivants:

 

 

 

 

MATERIAUX DE CONSTRUCTION

-Podiaflex

-Peintures

-Colles

-Tissus

-Poulies

-Câble

-Moteurs

-Barres métalliques

-Prolongateur

-Pistolet à air chaud

-Plâtre

-Bandelettes plâtre

-Gélatine verte

-Carroie élastique

 

OBJETS D'INSTALLATION

-Chaussures usagées

-Roue sur essieu

-Escalier en colimaçon

-Baignoire

-Abat-jour

-Lampes (6)

-Néon

-Dynamo

-Vidéo Beam (3)

-Guirnalde

-Roulette sur essieu

-Objets quincaillerie

 

 

SI NOTRE COLLECTE  DEPASSE LA SOMME DEMANDÉ

 

On pourrait améliorer les installation en utilisant des matériaux de meilleur qualité! 

En plus, on pourrait construire les autres babioles (La masquée, La traînée, L'oublie de soi-même, entre autres) que l'on n'a pas pu faire à cause du budget restreint. 

 

 

 

 

Thumb_foto_perfil-1467300691
Carolina Pia Rodriguez

Née le 7 Août 1988 à Ibagué, Colombie. En 2010, elle a déménagé à Bogota pour travailler pour la chaîne de télévision publique Señal Colombia. En 2011, elle a intégré le Département des Arts ASAB de l’Université Francisco José de Caldas pour commencer ses études en Arts Plastiques et Visuels. Ses spécialisations sont la peinture, la gravure, la... Voir la suite

Derniers commentaires

Thumb_default
Vamos ahi!!!