Aidez-nous à donner vie à #bb_doll, la femme-enfant / femme-objet / femme-poupée de la TDZ cie !

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Présentation détaillée du projet

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« qu’on lui coupe la tête ! Qu’on  m’arrache le coeur qu’on l’enferme dans une boite qu’il s’arrête de me battre »

 

#BB_Doll est un seul en scène d'une cinquantaine de minutes questionnant l'image de la femme-enfant / femme-objet / femme-poupée dans la société d'aujourd'hui et de son rapport aux hommes, à son corps et à elle-même.

 

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SYNOPSIS

 

Babydoll se prend pour une poupée de celluloïd et se croit atteinte de multiples syndromes et complexes liés aux contes de fées : Peter Pan, Cendrillon, Fée clochette, Belle au bois dormant...

 

Mais son ingénuité entre en conflit avec la réalité.

 

Quoi, le Prince préfère son petit cul en forme de coeur à son joli minois ?!

Il ne veut pas se marier, pas d’engagement ?

Et elle, qu’est ce qu’elle veut ?

 

Ce conte contemporain nous plonge dans un genre de « Disney » où le prince de Cendrillon est fétichiste, où Alice gobe des pilules contraceptives et où Blanche neige est suicidaire.  

 

Le rapport au conte attendu est ici dénaturé, corrompu, désillusionné, endeuillé du prince qui n’existe pas et de la princesse qu’elle n’est pas.

 

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NOTE D'INTENTION

 

Le texte est emprunt du rapport aux contes merveilleux qui influencent notre monde symbolique.

Ces références aux films de Walt Disney inspirés de ces contes sont autant de fragments en distorsions qui décrivent la psyché de Babydoll.

 

« Tout conte de fées est un miroir magique qui reflète certains aspects de notre univers intérieur et des démarches qu’exige notre passage de l’immaturité à la maturité. Pour ceux qui se plongent dans ce que le conte de fées a à communiquer, il devient un lac paisible qui semble d’abord refléter notre image ; mais derrière cette image, nous découvrons bientôt le tumulte intérieur de notre esprit, sa profondeur et la manière de nous mettre en paix avec lui et le monde extérieur.»

Bruno Bettelheim, Psychananlyse des contes de fées.

 

J’ai commencé à écrire cette oeuvre de manière très instinctive, sans réellement chercher à intellectualiser le propos ni d’où il provenait.

Ce n’est que par la suite que je me suis rendu compte que ce thème était en fait commun à beaucoup de femmes. La petite fille dans sa construction s’identifie à sa poupée si parfaite, à la princesse des contes de fées, elle apprend à attendre celui qui la rendra si heureuse. En vain...

 

Concrètement, dans la vraie vie, le prince charmant n’existe pas ou tout du moins pas comme on l’entend. Le parcours d’une jeune femme est souvent fait d’écueils amoureux, de recommencements, d’adaptations, de bonnes ou de mauvaises expériences.

 

J’ai axé mon travail sur cette démystification en utilisant un langage cru, des mots vrais, pour contraster avec le merveilleux et montrer quel choc cela pouvait être de quitter une illusion pour se confronter à la réalité.

 

Ce texte cherche à décomplexer les femmes, et peut-être les hommes aussi.

Il est parfois grinçant, dur ou violent, tantôt teinté d’instants « jouissifs » et drôle, il est des instants de vérités touchantes.

 

Il questionne sur l’identification, la reconnaissance, la conscience de soi dans cette transition/transmission sensible où l’enfant devient adulte, la jeune fille femme, la femme Femme. Babydoll est en perpétuelle démonstration de son «pays des merveilles», aux limites de la schizophrénie et de ses multiples facettes, elle s’invente une poupée de celluloïd, un automate qui n’est pas réel, elle construit une mécanique qui l’empêche de ressentir les émotions jusqu’à tant que celles-ci explosent et que tous ses fonctionnements soient remis en question.

 

J’ai souhaité briser des tabous, qui ne sont peut-être que les miens propre à ma vie de femme, mais qui résonnent et font écho d’une manière ou d’une autre à l’histoire de chacun.

 

L’aspect érotique du personnage nous amène à considérer la condition actuelle de la femme réifiée, en poussant à son paroxysme ce processus d’hypersexualisation.

 

En infantilisant le personnage, je cherche à rappeler combien il est difficile pour une femme de se sentir indépendante, égale et entière, de s’épanouir, de s’assumer en regard de soi, au regard de l’homme.

 

Une autre difficulté pour la femme est aussi de rester « naturelle » et simple, là où la féminité est traduite par l’artifice d’un visage fardé, d’un corps gainé pour répondre au stéréotype, pour paraître, pour plaire, pour se sentir bien.

 

Ceci est mon premier travail d’écriture théâtrale ; il est difficile de parvenir à décrypter toutes ses dimensions et ses couches superposées, ses idées, ses mots, tant selon la manière dont on le lit, le reçoit, sa lecture est plurielle.

 

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LA MISE EN SCÈNE

 

Mon désir de mise en scène est de contraster la brutalité du mot par apport à l’univers coloré et acidulé proposé sur le plateau. Cela permet à mon sens de soutenir et d’amplifier la teneur du propos, mais aussi de l’adoucir et de l’édulcorer pour le rendre digeste.

 

La comédienne, dans ce seule en scène, ritualise ses gestes ; tout est ici stylisé, emprunté, cela rappelle la volonté du personnage de ne pas vouloir se confronter au réalisme des choses. De la même manière qu’elle reçoit des poupées et joue avec elles, elle se prend pour une poupée et joue avec cela.

 

Malgré tout, ce qui frappe, c’est ce cri échappé de nulle part qui nous ramène à son mensonge et ce qu’elle est en réalité : une jeune fille...

 

J’ai fait le choix d’articuler le spectacle en dix tableaux avec une chronologie anarchique, comme quand, si proche de soi, nous n’avons pas le recul nécessaire pour trier, ranger, comprendre et que l’émotion ne laisse pas la place à l’analyse.

 

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LE POÈME

 

Le texte est écrit en vers blanc, répétitif et haleté; parfois il rime, parfois il ne rime pas.

 

Rédigé en colonne et en petit bloc dans l’esprit Haïku, il est un puzzle interchangeable à l’infini.

 

« brosse moi les cheveux

tu as compris oui

brosse moi les cheveux

encore qu’ils

ne s’abîment qu’ils

restent doux »

 

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LE COSTUME

 

Le costume de Babydoll participe à gonfler de façon outrancière son personnage.

 

Dans un style Kawaï, sa robe bouffante, ses chaussettes hautes, ses talons à plate-forme ultra sexy créent la confusion et souligne son oscillation entre son univers enfantin et toute une fantasmagorie masculine adoptée par elle.

 

Proche du travestissement, elle modèle son corps avec des soutiens-gorge rembourrés, des serres-tailles, des culottes à grosses fesses pour accentuer ses courbes.

 

Elle est belle et sexy, elle le sait, elle en joue de façon burlesque et tourne cette séduction en dérision.

 

Une jolie poupée de porcelaine qui, au fur et à mesure, va laisser tomber le masque, l’apparat.

 

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MUSIQUE

 

Witold Bolik est un artiste, musicien, compositeur et interprète qui à tout de suite accepté de participer au projet en me laissant le loisir de piocher dans sa bibliothèque musicale.

 

J’ai ainsi découvert des œuvres telles que « Broken toys » ou encore « Glitchy eyes waltz » qui sont entrées en résonnances avec le texte et le thème en y ajoutant une dimension qui complète l’objet.

 

Ces sonorités faussement naïves et ces phrases musicales presque dissonantes, par instants, attendrissent et bercent l’auditeur comme si, de loin, on retrouvait des mélodies de notre enfance ; un bel écho pour babydoll.

 

Le style japonisant des morceaux choisis transporte le personnage dans un univers imagé et onirique, il permet une respiration au texte et ajoute une réelle narration.

 

 

 

 

https://www.facebook.com/witoldbolikprojekt

 

 

NAOMI GOLMANN, AUTEURE

 

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Naomi Golmann entame son parcours artistique à l’Académie de Musique et des Arts de la Parole Jean Absil en diction, déclamation et art oratoire, puis poursuit une formation pour jeunes professionnels sous la direction de Benoît Blampain, au sein du Centre Culturel Bruegel à Bruxelles.

 

Elle se forme ensuite à la scénographie à l’Institut Saint-Luc à bruxelles et devient assistante à la scénographie (scénographie de Roberto Baíza) pour le projet La Ménagerie de verre de Tennessee Williams (mise en scène de Benoît Blampain et joué en série à Bruxelles) et déléguée de production pour le projet Sganarelle ou le Cocu imaginaire (mise en scène par Benoît Blampain pour Théâtre au vert, repris en série à Bruxelles et en tournée en Suisse).

 

En 2007 elle devient membre de la compagnie professionnelle Le Mesureur.

 

En mai 2008, elle participe au stage "La traversée du solo en solitaire" dispensé par Yann Mercanton (metteur en scène) et par Julie Bougard (chorégraphe), à la Grange de Dorigny, à Lausanne (Suisse).

 

La même année, elle suit une année de formation en création costumes à l’EFPME (Bruxelles), dans la section crée par Colette Huchard. En août 2010, elle crée La Cie du Plak’Art Théâtre et signe la mise en scène de la première création de la compagnie, L’Amant, représenté deux fois au Festival Théâtre au Vert, et en série à Bruxelles.

 

En septembre 2010, elle met un nouveau projet sur pied pour le Plak’Art Théâtre, Othello, pièce dont elle assurera la mise en scène et la création costumes.

 

En 2013, elle réadapte « Les Petites Filles Modèles » et « Les Malheurs de Sophie » de la Comtesse de Ségur et créer le spectacle « Les Petites Filles Modèles » pour lequel elle écrit et compose les chansons du spectacle en collaboration avec alain Decroix.

 

Le spectacle, présenté au Festival Théâtres Nomades et au Festival Théâtre au Vert en août 2013, est retenu à la sélection du Festival Jeune Public de Huy en Août 2014.

 

En 2015 elle créer la TANZ DER ZUCKERFEE_CIE pour la pièce #b.b_doll, en résidence au Théâtre Le Boson en avril 2016.

 

 

DAPHNE HUYNH, COMEDIENNE

 

 

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Daphné Huynh est une jeune comédienne de 22 ans diplômée du conservatoire royal de Bruxelles, promotion 2015, sous la direction de Bernard Marbaix et Annette Brodkom.

 

Elle joue dans «l’Odyssée», mis en scène par Thierry Debroux au théâtre royal du parc, et participe ensuite en tant que comédienne aux midis de la poésie du musée royal des beaux-arts de Bruxelles sous la direction d’Annette Brodkom.

 

Elle est également engagée pour le rôle principal féminin (Julie) de la pièce «Le mariage nuit gravement à la santé», une comédie de boulevard produite au café théâtre du Spotlight à Lille, mis en scène par Michel Dufour (auteur et metteur en scène de la comédie à succès «Faites l’amour avec un belge»).

 

Elle fait ses premiers essais cinématographiques dans des courts-métrages tels que «Nectar» de Lucille Hadzihalilovic et «Fashion victims» de Katia Olivier, et obtient un petit rôle dans la série «Falco».

 

Elle se forme et diversifie ses compétences en tant que danseuse de cabaret burlesque et devient, après une formation certifiée, professeur de pole dance en 2016.

 

Sollicitée par de nombreux photographes en tant que modèle, elle pose entre autres pour Christian Laloux et devient l’image de la marque de cosmétique JYB.

 

Elle participe également en figuration aux clips de Soom-T et Olivier Juprelle, et prête sa voix pour des séries et dessins animés.

 

Aujourd’hui, elle intègre la TANZ DER ZUCKERFEE_CIE pour la pièce #b.b_doll, un seule en scène sous la direction de Naomi Golmann, en résidence au Théâtre Le Boson en avril 2016.

 

 

 

Crédit photo affiche : Christian Laloux

Crédit photo spectacle : Antoine Lanckmans

 

 

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https://www.facebook.com/Tanz.Der.Zuckerfee.Cie

 

http://leboson.be/fr/residencies/91-naomi-golmann

 

https://twitter.com/tdz_cie

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Pour notre nouveau projet #bb_doll, nous avons l'honneur d'être accueillies actuellement en résidence créative au théâtre le Boson à Bruxelles, mais pour arriver à finaliser complètement notre nouvelle création théâtrale, nous avons besoin d'atteindre notre modeste objectif de 1300 euros.

 

Le site du Boson

 

https://www.facebook.com/Tanz.Der.Zuckerfee.Cie/

 

Cette somme sera consacrée aux frais engagés pour la scénographie, la production (frais de captation vidéo, trailer, graphisme, impression, make-up...).

 

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BUDGET #bb_doll

 

Scénographie

- Chaise plexiglas : 300 euros

// TOTAL : 300 euros

 

Production

– Captation vidéo + réalisation teaser : 500 euros

– impression affiche : 400 euros

– Make-up : 150 euros

// TOTAL : 1050 euros

 

TOTAL BUDGET : 1350 euros

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TDZ cie

La Tanz Der Zuckerfee cie est une compagnie de théâtre bruxelloise crée en 2015 sous l'impulsion de Naomi Golmann. #bb_doll sera la première création de la TDZ, seule en scène d'une cinquantaine de minutes questionnant l'image de la femme-enfant / femme-objet / femme-poupée dans la société d'aujourd'hui et son rapport aux hommes, à son corps et à...

Derniers commentaires

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Impatient de voir Daphné sur scène
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Bravo Daphné pour ce projet, bonne chance, à bientôt. Les Martineau
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Je croise les doigts pour la suite