C’est l’histoire d’un changement de vie. Un regard sur la quête de liberté. Aidez-nous à raconter cette histoire inspirante!

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Présentation détaillée du projet

Le projet en quelques mots

 

C’est l’histoire d’une jeune femme qui a radicalement changé de vie et qui se bat pour conserver sa place d’agricultrice contre vents et marées. Contre des collègues jaloux, une administration tatillonne. C’est l’histoire d’une bergère qui questionne notre propre désir de mener une vie en adéquation avec ce que nous sommes.

 

 

L’histoire

 

Stéphanie élève 200 brebis dans les prés-salés du Cotentin depuis 4 ans. Sa vie a radicalement changé. Jusqu’alors cette graphiste parisienne de 36 ans s’était accommodée de travailler dans un bureau. Bureau où, avec le temps, elle “s’asphyxiait”.

Stéphanie c’est une femme libre, qui poursuit sa vocation sans tenir compte des mauvaises langues. Maman célibataire, chef d’exploitation, elle se construit sa place dans le milieu agricole avec une farouche volonté. C’est une combattante. Une amoureuse de cette nature rude, de ces prairies balayées par les vents marins.

Cette année, elle joue gros. Comme tout jeune agriculteur qui s’installe avec des aides de l’Etat, elle doit, cinq ans plus tard, démontrer que son exploitation est viable. Début 2017, son bilan financier va être observé à la loupe par l’administration. Si son activité est jugée trop peu rentable, elle pourrait avoir à rembourser une partie des subventions qu’elle a touchées, ce qui mettrait en péril sa vie de bergère.

 

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Une rencontre et un regard

 

Je rencontre Stéphanie début 2015 lors d’un tournage pour l’émission Reportages de TF1 consacré à 3 femmes qui ont eu une première vie professionnelle avant de devenir exploitantes agricoles. L’impact sur le public de ces histoires de changement de vie est incroyable : 5 millions de téléspectateurs, et des emails reçus d’inconnus touchés par la trajectoire de ces femmes téméraires.

Par la suite nous restons en contact. Un jour, je l’appelle pour prendre des nouvelles. Elle sort d’une réunion à la sous-préfecture où on l’a menacée de fermer son exploitation si ses brebis s’échappaient encore sur la route (en même temps il est interdit de clôturer les prés-salés avec des barrières rigides !). Elle accuse le coup. Elle m’explique aussi en quoi le passage de 2016 à 2017 sera crucial pour son avenir. Selon ses propres mots, c’est « l’année de tous les dangers ».

Après quelques jours de réflexion, je lui propose de faire un film documentaire pour raconter son quotidien de bergère « néo-rurale » avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. J’ai envie de faire le portrait d’une femme qui se bat pour vivre sa vocation, avec mon propre regard cette fois.

Stéphanie a quitté un univers qu’elle connaissait par cœur : un job plutôt rémunérateur (assistante de production/graphiste), un environnement strictement parisien. Dans les prés-salés du Cotentin, elle a trouvé sa place et un métier qu’elle aime. Elle s’y invente les racines que Paris ne lui a pas offert. Son ancienne vie lui semblait « abstraite », « déconnectée du corps ». Aujourd’hui elle produit des agneaux élevés en plein air et elle utilise tous les jours ses bras et ses jambes, tout est bien plus concret. À l’heure où tant de gens sont en quête de sens dans leur vie professionnelle (et parfois dans leur vie tout court), l’histoire de Stéphanie fascine.

 

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« J’ai tellement gagné en liberté, en autonomie, en ambition, en humanisme, que les petits inconforts matériels ça me paraît beaucoup moins grave » Stéphanie Maubé

 

 

La démarche

 

Passer une année avec Stéphanie entre prés-salés et bergerie permet de montrer la réalité du métier d’agricultrice : un travail où l’on ne compte pas ses heures pour un salaire de misère. Je suis petite-fille et nièce d’agriculteur, sa démarche me touche. Stéphanie n’avait aucune attache dans le monde rural, mais défend aujourd’hui un idéal, une pratique respectueuse de la nature, du cycle des saisons.

 

Sur le terrain, pour le tournage, je suis seule avec ma caméra et cette « solitude » me permet de créer une relation forte avec Stéphanie au fil du temps (j’aurai par la suite, grâce à la campagne de financement, le renfort ponctuel d’un ingénieur du son).

 

-la bergerie : un petit théâtre

La plupart du temps, en bergerie, j’aime être discrète et me faire oublier pour capter les interactions entre Stéphanie et son troupeau. Elle s’adresse sans cesse à ses brebis, les félicite quand elles ont fait de beaux petits, les sermonne quand les agneaux ne têtent pas. C’est à hauteur de regard que je décris le troupeau pour rendre compte des scènes qui s’y déroulent. En prenant le temps de se fondre dans le décor, on peut observer les petits qui découvrent le monde ou les brebis qui s’affrontent et le bruit sec des crânes qui s’entrechoquent.

 

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-une immersion dans les prés salés

Ces grandes étendues d’herbe sont baignées une fois par mois par la marée. La nature se fait tantôt douce, tantôt hostile. Le ciel est l’un des points où se pose notre regard : il change 10 fois par jour dans le Cotentin. C’est un tableau vivant. Donner une âme au paysage c’est faire comprendre le choix de Stéphanie : c’est la vision des moutons presque rendus à l’état sauvage dans les prés salés qui a déclenché son envie de devenir bergère.

 

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« Pouvoir gagner ma vie dignement c’est important parce que je travaille tous les jours non-stop depuis 5 ans et je ne gagne pas ma vie. Donc il y a un côté humiliant et un peu absurde. Il y a beaucoup d’autres agriculteurs dans mon cas » Stéphanie Maubé

 

 

Le personnage // Stéphanie Maubé

Cette pure parisienne qui détestait la campagne gagne un jour un week-end dans le Cotentin chez son esthéticienne. La vision des moutons pâturant les prés-salés la séduit presque instantanément. Pour Stéphanie la vie parisienne est devenue grise et sans saveur, elle lâche ses jobs dans la capitale pour suivre une formation d’un an au lycée agricole de Coutances. Elle a trouvé un « terroir » (mot qu’elle affectionne) où planter ses racines.

Maman célibataire, elle crée sa propre exploitation : « J’avais 31 ans, j’ai senti que c’était le moment pour moi de prendre des risques ». Elle emprunte 45 000 euros pour acheter des terres et un tracteur. En tant que jeune agricultrice, elle bénéficie d’aides à l’installation et d’un prêt à taux réduit, en échange de quoi elle doit établir des prévisions pour les 5 années à venir. Passé le 31 décembre 2016, son bilan va être regardé de près par l'administration. Si elle n’a pas tiré assez de revenus de son exploitation, elle pourrait avoir à rembourser une grosse somme, ce qui mettrait en danger la survie de son exploitation.

Consciente de cette menace, elle met sans cesse son imagination à contribution. Elle valorise la laine de ses brebis « avranchines » en la faisant filer et tricoter. Elle protège ainsi une race et des métiers en voie de disparition et s’inscrit clairement dans le désir de préserver un patrimoine commun. Son métier de graphiste ne l’a pas complètement quittée puisqu’elle continue de dessiner sur son blog plein d’humour « La Cotentine moderne ».

Rien ne semble entamer sa détermination à conserver la place qu’elle s’est faite à la force du poignet.

 

Stéphanie façonne son métier d’agricultrice à son image et c’est peut-être l’agriculture de demain.

 

 

LA REALISATRICE // DELPHINE DETRIE

 

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Je travaille depuis 17 ans pour la télévision, comme réalisatrice et chef opérateur image.

J’ai d’abord réalisé de nombreux formats courts : portraits d’artistes (TV5), de femmes (Arte), actualités pour les enfants (France 3), coulisses de la création contemporaine (Arte), tout en travaillant comme caméraman pour Envoyé spécial, Complément d’enquête, Spécial investigation ou Théma pour Arte.

En 2010, je réalise mon premier long format pour l’émission Des racines et des ailes (France 3). À la même période, je fais une première incursion dans le documentaire de création avec « Le temps qui reste ». Le film voyage dans plusieurs festivals, reçoit un prix du public au Mans (2011) et est sélectionné par la Commission Images en Bibliothèques (2012).

C’est une aspiration de toujours de m’exprimer d’une manière plus subjective et de prendre à bras le corps une histoire que j’ai envie de raconter. Je poursuis donc en 2014 avec « Les secrets du polichinelle » qui décortique la période de la grossesse avec franchise et humour. Le film est sélectionné au festival ImagéSanté de Liège (2016).

« Bergère » est mon troisième projet documentaire. Tout en poursuivant la réalisation de ce film, j’approfondis ma pratique grâce à une formation aux Ateliers Varan.

 

 

LA PRODUCTRICE // LUCIE MOREAU

 

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J’ai démarré la production au sein d’Agat Films & Cie où jusqu’en 2010 j’ai développé pour les producteurs du collectif plusieurs longs métrages, documentaires et courts métrages.

Je m’envole ensuite pour New York où je deviens responsable du département fiction pour la société Paradoxal. J’y produis alors le court de Maria Gordillo, « The Snatcher », je co-produis le premier film de Manu Boyer, « To Whom It May Concern » et je développe un projet de série pour le web, « Amazing », sur la vie des Français à New York.

De retour en France début 2013, je m’installe en Normandie, à la campagne et je monte ma société Lux for Film. De la Syrie (avec « Témoins », court métrage de David Koch interprété par Virginie Ledoyen) à l’Alaska (avec « Une saison de chasse en Alaska » webdocumentaire de Zoé Lamazou et Victor Gurrey), je défends des projets de fictions et documentaires qui proposent une vision personnelle et incarnée de notre société. « Bergère » m’emmène cette fois plus près de chez moi, dans le Cotentin et c’est pour moi un vrai coup de coeur. Son sujet tout comme la vision de Delphine résonnent pour moi avec des choix et des questions très actuelles mais aussi très personnelles. « Bergère » est un hymne au bonheur et au courage.

À quoi servira la collecte ?

« Bergère » c’est un tournage qui s’étale sur toute une année : 11 sessions de 4 jours. Delphine, la réalisatrice, a financé les quatre premières sessions. La campagne nous permettra de tourner les 7 dernières.

 

Les 4500 euros collectés seront répartis comme suit :

2000 euros pour le transport, l’hébergement sur place et les contreparties de Stéphanie

2000 euros pour le matériel de prises de vues et le stockage des rushes

500 euros pour l’étalonnage (une fois que Delphine aura monté le film)

 

Nous travaillons par ailleurs activement au financement du projet et à sa diffusion. « Bergère » est ainsi étudié par les chaines de télévision et par la région Basse Normandie… Nous vous tiendrons informés des bonnes nouvelles !

 

Avec 4500 euros : on a le film ! Mais ce serait fantastique d'aller plus loin...

Avec 6000 euros : on a les moyens de faire faire le mixage et une musique originale (indispensable pour la diffusion que ce soit en projection, dvd ou tv)

Avec 8000 euros : on intègre les compétences d’une chef monteuse qu’on adore pour apporter un regard complémentaire à celui de Delphine et parfaire le film

Avec plus : on assure la promotion du film

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Delphine Détrie

Je travaille depuis 17 ans pour la télévision, comme réalisatrice et chef opérateur image. J’ai d’abord réalisé de nombreux formats courts : portraits d’artistes (TV5), de femmes (Arte), actualités pour les enfants (France 3), coulisses de la création contemporaine (Arte), tout en travaillant comme caméraman pour Envoyé spécial, Complément d’enquête,... Voir la suite

Derniers commentaires

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Belle et longue vie au projet ! On a hâte de voir le film :)
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beau projet :) Bon courage pour la suite
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Bravo