Plus qu'un documentaire, une expérience visuelle sur les phénomènes culturels et politiques au Viêtnam, à travers les yeux des Black H'môngs

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Présentation détaillée du projet

 

Si tu culpabilises de porter un t-shirt H&M made in Asia, mais que t’as quand même la jugeote, la sensibilité, et le désir de faire changer les choses, parce que tout de même “il faut rétablir l’ordre”, sache qu’on est tous dans le même abattoir doré depuis Louis XIV, mais qu’il y a toujours un moyen de faire sa part.

 

On est peut-être cash, mais la limpidité c’est notre dogme.

 

 

Plus concrètement…

 

Black H’mông’s Voice, plus qu’un simple documentaire, une expérience sensationnellement éprouvante.

 

A travers les yeux des Black H’môngs, dont le nom est issu de leurs tuniques noires, la captation du documentaire traduira le contraste culturel que représente la réalité actuelle nord-vietnamienne : d’une part, celle d’un Sud-Est asiatique, dont les traditions de la minorité des Black H’môngs remontent à plusieurs siècles; et d’autre part, celle d’un imposant néocolonialisme capitaliste chinois.

 

L’immersion étant vitale pour dépeindre fidèlement les modes de vie et les traditions d’une des plus vieilles ethnies de la planète, c’est dans le petit village de Hau Thao que nous avons décidé de passer 1 mois. C’est grâce à la captation de sons, d’images, et de musiques traditionnelles de la vie quotidienne, que nous donnerons d’une manière inédite la libre expression à la vision des Black H’môngs.        

 

 

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COMMENT NARRER A TRAVERS LES YEUX DES BLACK H’MÔNGS ?

 

C’est en substituant notre regard à celui des Black H’môngs que nous pourrons mettre à jour des réalités peu populaires en Occident, à l’aide d’un jeu musical entre images et sonorités. Les Rice terraces de Sa Pa, les buffalos de Hau Thao, les histoires des anciens villageois, l’écho des moissons sont tout autant de facteurs qui projetteront le spectateur dans une atmosphère unique.

 

Grâce aux contacts développés lors de missions antérieures avec l’association Students for Humanity dont nous sommes membres (cf. http://www.sforh.it/ ), nous aurons l’opportunité de vivre les réalités de Hau Thao pendant 3 semaines, après un passage dans la ville de Sa Pa, afin de réaliser notre premier projet indépendant.

Nous partagerons le quotidien des Black H’môngs du réveil au coucher, en passant par les repas communautaires, les activités du village, les aides à la récolte du riz, ainsi que d’autres surprises que nous découvrirons sur place. Nous prévoyons du temps à consacrer de manière plus indépendante, afin de découvrir plus en profondeur d’autres particularités de la région ainsi que les villages avoisinants. Nous avons l’avantage d’être une équipe de deux, nous permettant une facilité de mobilité et d’immersion.

 

 

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Sur le chemin, une escale de quelques jours à Hanoï nous permettra de compléter les aspects contrastés du documentaire, notamment en ce qui concerne les derniers bouleversement sino-vietnamiens. (cf. http://www.forbes.com/sites/donaldkirk/2014/05/17/vietnamese-anti-china-protests-reflect-grievances-far-beyond-chinas-oil-rig/ )

 

Cette immersion profonde sera un des atouts les plus forts du documentaire, notamment dans la transmission de cette réalité particulière.

           

En basant nos techniques documentaires sur la révélation qu’a été pour nous la découverte des oeuvres de Ron Fricke et de son mentor Godfrey Reggio (Samsara, Baraka, Trilogie des Qatsi, Chronos), nous privilégions un aspect très visuel et contemplatif tout en transmettant des messages à l’aide du montage et de synchronisations sonores hors du commun.

 

 

POURQUOI T’IMPLIQUER ?

 

Mis à part notre réel besoin de communiquer et transmettre des messages conséquents, il est important de comprendre que ce projet ne demeure pas seulement entre nos mains, mais qu’il est à la portée de tous, et qu’il s’agit d’une réalité dont nous sommes tous concernés en tant qu’acteurs passifs ou actifs.

 

Dans une société mal-en-point, ce qui nous sépare du malheur de l’Autre, mis à part le fait de devoir guérir le sien, c’est d’avoir appris que l’on appartenait à une nation, à qui l’on devait toute reconnaissance, et que l’Autre était un étranger. L’étranger, il est loin, il est derrière la frontière, et, s’il s’avère être “dangereux”, notre nation nous en “protège”.

On est français, viêtnamien, américain, et c’est à la fois nos racines, et notre étiquette, notre identification.

 

 

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Brahman, en sanskrit, est un concept qui représente l’union de tous les êtres humains dans une seule et même réalité. Cette révélation, force motrice du documentaire, nous pousse à croire en la liberté d’abattre les frontières qui nous séparent du Sud-Est asiatique.

Si nous allons au Viêtnam aujourd’hui, c’est parce qu’y aller, ce n’est pas plonger dans le danger, mais c’est agir, ou plutôt ré-agir pour s’en sortir.

     

Après les OGMs, vient le tour de l’Humain lui-même, dont la transmutation nécessite plus de subtilité, étant donné qu’elle est intellectuelle. C’est ainsi que les cultures et les traditions les plus anciennes, telles que celles des Black H’môngs, se retrouvent déffrichées, ravagées, voir exterminées.

 

 Dans cette queue-leu-leu perpétuelle, en attente d’un Sacré-Graal orgasmique, où sont passés les authentiques instants, l’Histoire pure et instructrice, la vraie valeur d’un idéal, la liberté créatrice ?

 

La créativité, la morale et la véritable finalité du potentiel humain, trop souvent gaspillé aveuglement, est en train de mourir au profit d’un processus lent et prédateur, assoiffé par des buts sans fondements.

 

 

 

“ Tous les suivants du monde devraient s'donner la main Voilà ce que la nuit, je cris dans mon délire Au suivant, au suivant, Et quand je n' délire pas, j'en arrive à me dire Qu'il est plus humiliant d'être suivi qu'suivant.”

 

 

Jacques Brel, “Au suivant”, 1964

 

 

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À quoi servira la collecte ?

POURQUOI AVONS-NOUS BESOIN DE TON AIDE ?

 

 

Les captations d’images et de sonorités étant le sujet et les acteurs principaux de notre documentaire, leur qualité se doit d’être exceptionnelle, afin d’immerger le spectateur dans cette expérience sans pareille ! Et bien évidemment, la qualité, ce n’est pas gratuit. Caméra, objectifs, micros, logiciels sont plus que nécessaires pour un résultat impeccable.

 

Nous devons également nous préparer à la diffusion du message, qui elle non plus, ne s’opère pas à moindre coût. La promotion, les recherches de diffuseurs, ainsi que la distribution sont des facteurs tout aussi déterminants pour la réussite de notre projet !

Le financement concret du projet n’est pas le seul but de la collecte, mais bien une forme de contribution à la diffusion d’un message à travers le monde occidental.

 

C’est pour cette raison que nous vous remercions du fond du coeur de consacrer une partie de votre temps afin de nous lire, nous soutenir, et de nous aider !

 

Enfin, si par chance nous dépassions le palier fixé, l’argent supplémentaire serait utilisé pour apporter une aide concrète au village de Hau Thao, en soutenant l’éducation des enfants Black H’môngs, afin de participer au projet H’Exchange de notre association (cf. http://www.h-exchange.org/page.php?PageID=1 ).

 

 

L'EQUIPE

 

 

 

Tennessee

 

        Jeune française ayant traversé l’Atlantique à 13 ans pour immigrer au Canada, elle a été élevée au pain, à l’eau, et à Deep Purple. Sa vraie passion est indéfinissable, certains la définissent comme musicienne, d’autres comme scénariste. A 20 ans, Tennessee avait déjà créé son univers indépendant et révolutionnaire, mélangeant captations musicales et projections de ses court-métrages dans les théâtres montréalais. Esprit libre, elle désire subvertir le système, et convoite le poste de chargée à la Réforme scolaire. Passionée (et étudiante) de cinéma, fan de Ingmar Bergman, son aspiration est celle de réaliser une version actuelle de Persona.

 

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Alessandro

 

        Ayant subi des déménagements chroniques étant petit, ce voyageur italien passionné de photographie a décidé de vivre en itinérance à travers le monde, livrant son voilier fictif aux vents du changement perpétuel.

Il découvre la vraie valeur de la création suite aux projets réalisés par son association Students for Humanity.

Grand fan de Jack White, il n’a pas de difficulté à développer rapidement son sens de l’improvisation, et est un apprenti-vorace dans tous les domaines qu’il découvre. Ayant étudié l’architecture dans la ville des gondoles, il mélange ses lectures freudiennes et kafkaiennes avec des découvertes bouddhistes. Il dit vouloir finir sa vie dans une caverne au sommet du Kilimanjaro, où il pourra écrire son autobiographie pour la brûler après la pose du point final!

 

 

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Black Voice

Black H’mông’s Voice, plus qu’un simple documentaire, une expérience sensationnellement éprouvante. A travers les yeux des Black H’môngs, dont le nom est issu de leurs tuniques noires, la captation du documentaire traduira le contraste culturel que représente la réalité actuelle nord-vietnamienne : d’une part, celle d’un Sud-Est asiatique, dont les... Voir la suite