Aidez à créer un prototype de cuisinière produisant du charbon de bois comme sous produit de son utilisation !

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Présentation détaillée du projet

Rapide résumé du projet :

 

Imaginez un feu de bois traditionnel, avec sa fumée, ses cendres, sa gourmandise en biomasse et son faible pouvoir chauffant. Imaginez que vous faites partie des nombreuses familles qui sont dépendantes de ce feu pour cuisinier, assainir l’eau, se chauffer... Imaginez le travail que cela nécessite pour aller chercher du bois de plus en plus loin, attendre que le feu soit suffisamment chaud pour cuisiner, etc.

 

Maintenant, imaginez qu’un simple outil, facile à construire, ne nécessitant pas d’énergie extérieure vous permette de cuisiner sans attendre, sans dégagement de fumée et produit du charbon de bois à la fin de son utilisation. Imaginez que ce charbon, vous pouvez maintenant l’utiliser pour cuisiner à nouveau, sans devoir aller chercher du bois, vous pouvez le vendre et vous assurer une seconde source de revenus, vous pouvez également le mettre dans vos champs et augmenter le rendement de vos cultures.

Cela semble trop beau pour être vrai...

 

Eh bien non ! C’est justement l’objectif de cette cuisinière !  

 

Elle brule les gaz émis par le bois lorsqu’il chauffe (la fumée), s’en sert pour chauffer la casserole et laisse du charbon de bois à la place des cendres !

 

Mais pourquoi « Black is the new Green » ?

 

Cela fait référence à l’incroyable pouvoir du charbon de bois sur la qualité des sols lorsqu’il est utilisé comme amendement. La qualité globale des sols ainsi que le rendement des cultures sur ceux-ci sont nettement améliorés ! Lorsque le charbon de bois est utilisé comme amendement, il est appelé biochar.

 

Envie d’en savoir un peu plus ? Ça se trouve juste en dessous !  

 

Avant tout, un coup d’œil sur le biochar:

 

Le biochar, c’est tout simplement du charbon de bois issus de la pyrolyse (combustion à haute température et sans apport d’oxygène) de n’importe quel type de matière organique sèche.

 

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L’intérêt porté au biochar est récent, mais son utilisation en tant qu’amendement remonte à environ 8000 ans ! En effet, des chercheurs ont découvert, au Brésil, des terrains agricoles dotés d’une fertilité étonnamment supérieure aux terrains avoisinants.

Ces sols, appelés « Terra Preta » (terre noire en portugais), chargés en biochar montrent des rendements jusqu’à 300 % supérieurs aux sols environnants !

 

Le biochar possède une structure poreuse à forte capacité d’adsorption. Ce qui en fait un amendement idéal pour lutter à long terme contre la lixiviation des nutriments des systèmes cultivés. Problème fréquemment rencontré dans les tropiques (intensité des précipitations, température, pH, méthodes culturales, etc.).

 

Outre la rétention d’éléments nutritifs, le biochar :

 

   - A un pH compris entre 7 et 10. Il est donc une alternative bon marché et accessible au chaulage. Idéal pour les sols généralement acides des tropiques.

 

   - Augmente la capacité de rétention en eaux des sols, résultant en une meilleure résilience des écosystèmes agraires lors des périodes de sècheresse.

 

   - Favorise le développement des micro-organismes et l’activité biologique des sols grâce à sa structure poreuse.

 

   - Réduit les émissions de méthane et d’oxyde nitreux (gaz à effet de serre) par les sols.

 

   - Améliore la structure du sol. Assure un stockage long terme (centaines à milliers d’années) de carbone dans les sols réduisant ainsi la quantité de dioxyde de carbone rejeté dans l’atmosphère.

 

 

La cuisinière:

 

Cet outil est principalement destiné aux petits agriculteurs des régions du Sud, devant cultiver sur des sols pauvres et sous des conditions climatiques difficiles.

 

Le projet initié consiste en la construction et la dissémination d’un four à biochar utilisant la chaleur produite durant le processus de pyrolyse pour la cuisson d’aliments.

 

L’intérêt réside en la combustion complète des gaz nocifs, constituant en partie la fumée d’un feu de bois traditionnel, pour créer la chaleur nécessaire à la cuisson et produire du biochar comme sous-produit de l’utilisation de la cuisinière.

 

Cette technique permettrait aux populations l’utilisant de cuisiner dans une atmosphère plus saine, libre de fumées générant généralement des pathologies respiratoires et oculaires.

 

Quant au biochar produit, il pourrait soit être incorporé aux sols agricoles – afin d’augmenter leur fertilité –, soit vendu et constituer une source de revenu stable, soit encore être stocké pour une combustion future, permettant aux utilisateurs une moindre consommation en biomasse (>< déforestation).

 

Un premier prototype de cette cuisinière a été construit lors de mon stage de fin d’études en forêt amazonienne péruvienne. Après quelques tests et améliorations, ce prototype a fini par atteindre les objectifs de cuisson et de production de biochar sans dégagement de fumées.

 

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Fort de ces résultats, je travaille aujourd’hui en collaboration avec un atelier mécanique en Belgique (EPASC - École provinciale d'agronomie et des sciences de Ciney)  sur un second prototype en tenant compte des modifications nécessaires suite aux premiers tests péruviens.

 

Ce second prototype servira de base pour des mesures précises de rendements, températures et type de biochars produits.

 

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Dans le futur, mon souhait est de vulgariser la cuisinière afin d’évaluer son adaptation. Et la modifier si nécessaire, dans le souci de répondre aux besoins des paysans.

 

Des pistes de projet sont d’ores et déjà en cours. Notamment au Congo, Burkina Faso et Madagascar afin de disséminer la cuisinière et enseigner les populations sur sa construction et son utilisation, mais également au Pérou ou le biochar pourrait servir comme dépolluant des cours d’eau, filtrant l’eau grâce à sa porosité des métaux lourds.

 

Cependant, afin de motiver la prise de décision, il me faut un dispositif fonctionnel pouvant servir de preuve de l’efficacité de la technique. L’atelier mécanique de Ciney m’aide à la réalisation en proposant une main d’œuvre gratuite, mais les matériaux et l’utilisation de machines puissantes pour cintrer le métal requiert l’aide d’une société particulière qui me facture leur service 750 €.

 

C’est là que j’ai besoin de vous ! Votre aide pourrait mettre sur des rails une technologie qui mérite d’être connue et permettrait à améliorer/simplifier la vie de nombreuses personnes !

 

Une fois le prototype construit s’en suivront de nombreux tests. D’abord en Belgique en utilisant diverses sources de biomasse, afin d’évaluer le rendement et la qualité du biochar produit. Ensuite dans un environnement tropical (à définir), avec son contexte, sa population et ses contraintes.

 

Ce second test « on site » fera l’objet d’un suivi régulier permettant de définir les différentes améliorations à apporter avant dissémination des plans de l’outil et du manuel d’utilisation.

 

Suivre la construction ?

 

Oui ! C'est possible ! Je posterai régulièrement des photos de l'avancement de la construction ainsi que des vidéos intéressantes sur le biochar sur la page Facebook du projet:

 

https://www.facebook.com/blackistngreen

 

Plus d'information ?

 

Si vous désirez en savoir plus sur le biochar en général et mon premier essai de cuisinière, vous trouverez mon mémoire à cette adresse :

 

http://docdro.id/3KIY1Bg

 

 

À quoi servira la collecte ?

Les 816 € serviront uniquement à la construction du prototype (750 € pour la construction et les matériaux auquel s’ajoutent les 8 % de commission de KissKissBankBank)

 

La construction du prototype étant une étape cruciale du projet, j’ai décidé d’en faire l’unique objet de la collecte afin d’augmenter ses chances de réussite. Cependant, comme vous l’imaginez surement, cela ne s’arrête pas là !

 

Le programme du prototype une fois construit constitue la majeure partie du projet et lui aussi aura besoin des fonds.

 

L’organigramme ci-dessous représente la suite des évènements concernant la cuisinière.

 

 

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N’ayez pas peur de dépasser la somme demandée, l’aventure ne fait que commencer !

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DavidLef

Récemment diplômé d’un master en « Ingénieur industriel en agronomie » spécialisé dans les régions tropicales, je porte un grand intérêt (comme beaucoup de jeunes agronomes) dans les techniques naissantes, plus respectueuses de notre environnement. De l’aquaponie dans nos villes au semi sous couvert ou à l’agroforesterie dans nos champs en passant par... Voir la suite

Derniers commentaires

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Tout mes encouragements et vœux de succès pour cette belle initiative !
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Ça va le faire mon pote !
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Excellent project!!!! Biochar would be really useful to improve soil in the Amazonian region, particularly around Puerto Maldonado, given heavy rain and pollution caused by illegal mining activities. Te esperamos alla!!!