Leur cri : «voleur !», leurs revendications : «démissions !» Nous sommes huit, ils sont des milliers... Si jeunesse pouvait. Soutenez-nous !

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Présentation détaillée du projet

« La révolution est la seule solution ». « Plus de paroles, des actes maintenant », « Nous voulons le droit de nous soigner, le droit de manger, le droit de vivre ». Durs parfois, les messages inscrits sur les pancartes, lors des manifestations qui ont secoué la Bosnie en début d'année, sont avant tout des cris de détresse. En février, le peuple a fait exploser sa rage. Aussi puissante mais moins visible qu'en Ukraine et peu relayée par les médias, la contestation bosnienne existe. Et continue.

 

Dans les rues pour être entendue, à travers la peinture pour s'exprimer, en silence, en noir ou en couleur, au cœur des plénums pour être écoutée, sur les réseaux sociaux pour être relayée... La contestation n'a aucune limite d'expression.  

 

La Bosnie. Un pays métissé aux couleurs de trois cultures, croates, serbes, bosniaques, un pays riche de sa mémoire, un pays aux promesses gâchées par une démocratie défaillante. Un pays désarticulé, mais uni dans une même Histoire. Du pont de Mostar, frontière entre deux cultures, nous capterons les différences. Des plénums de Tuzla ou de Sarajevo, nous figerons d'un clic, les peuples rassemblés. Des charniers de Banja Luka, nous écrirons l'histoire d'une division sanglante. Entre la Fédération de Bosnie-Herzégovine et la République Serbe, nous tenterons de croiser les regards, de comprendre le passé pour mieux appréhender le présent.  

 

À huit, nous vous proposerons leur histoire : « Si jeunesse pouvait... ».  

 

 

Le « long format »

Notre long format, n'est ni plus ni moins, qu'un webreportage. Un sujet abordé sous différents angles et avec différents médias, comme celui qu'une de nos amies et collègue a déjà réalisé. Les multiples médias que nous offre l'interface web répondront à la diversité des sujets évoqués.  

 

La force de notre projet est de recouper les histoires de multiples acteurs pour comprendre les contestations d'une jeunesse révoltée. La forme servira le fond. Des entretiens croisés pour narrer l'expérience d'un plénum, un diaporama sonore pour recueillir le témoignage d'artistes engagés, un reportage vidéo sur la politique présumée corrompue du système bosnien... Et puis le reste.

Nous vous tiendrons la main pour vous emmener dans les diverses villes, l'interface sera notre présence et l'interactivité notre complémentarité.

 

Collectif :

 Notre passion pour le journalisme et notre amitié nous ont réunis autour de ce projet. Grâce à diverses expériences, la diversité de nos compétences fait aussi notre force. En 2014, plusieurs projets ont déjà été réalisés : un documentaire de 26 minutes pour Lucie et Marion, un webdocumentaire pour Florent et Léa, un magazine entièrement pensé et produit pour Clément, Laurie-Anne, Brendan et Marine.  

 

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Lucie Mizzi :

Caméra à l'épaule, Lucie est la rédactrice en chef du collectif. Sa sensibilité et sa force créative apportent au groupe une dynamique indispensable à la bonne marche du projet. Réfléchie, consciencieuse et minutieuse, sa capacité de travail est sans borne. Un bâton de dynamite, qu'il serait bon de laisser entre toutes les mains.

 

Marion Dupuis :

Des images dans la tête, Marion est un long fleuve tranquille. Sa douceur et sa patience apaisent les plus tempétueux et assurent une cohésion immuable entre les membres du collectif. Marion rassemble. Persévérante, travailleuse et impliquée, elle sait aussi rappeler à l'ordre. Et attention à celui qui dépasserait les bornes, il faut se méfier de l'eau qui dort.

 

Léa Trottier :

Adepte du web, Léa est une pile électrique. Sa franchise et son honnêteté participent aux règlements des conflits, elle est une force indispensable. Surprenante et exaltée elle est aussi une source de motivation et une professionnelle hors-pair. Son niveau de volt est à la hauteur de ses compétences, son flux d'énergie rend improbable les courts circuits.

 

Clément Hebral :

Accro du terrain, Clément est une saveur épicée. Téméraire et déterminé, il oscille entre la frénésie et le calme, son énergie remporte tous les suffrages. Juste, fiable et organisé, il est un ingrédient indispensable, un pilier du collectif. Aussi corsé qu'un piment, son mordant confirme : qui s'y frotte s'y pique.

 

Florent Mariaud :

Poète à la plume magique, Florent est l'extra-hors-du-temps. Haut perché, il est l'idéaliste plein d'idées. Cultivé et imaginatif, il est une force d'inspiration et un vecteur de débats et de discussions. Abordable et soucieux de la bonne marche du projet, il ne se laisse dépasser que par le rêve dans lequel Ad hoc s'est embarqué.

 

Brendan Michel:

Bloc note en main, Brendan est un pinson coloré. Joyeux et attentif, il est l'optimiste, l'oiseau de bon augure. Calme et compréhensif, son honnêteté en fait un précieux atout pour la cohésion. Ce drôle d'oiseau n'a pas fini de surprendre par son pragmatisme et sa fantaisie.

 

Laurie-Anne Lecerf :

Un stylo pour mieux raconter, Laurie-Anne est une partition énigmatique. Honnête et conciliante, elle sait remettre le LA au bon niveau. Subtile, drôle, parfois cynique, sa gamme est composée en plusieurs temps. Et lorsque deux ou trois sons dérapent, son humour transforme le FA en dièse et arrange habilement les notes majeurs en do mineur...

 

Marine Wioland :

Aujourd’hui ici, ailleurs demain, appareil photo en bandoulière, Marine survole les obstacles. Spontanée elle vit l’instant présent. Son univers se caractérise par son sourire, si communicatif qu’il en devient indispensable. La rencontrer c’est l’adopter, slogan ringard, mais pourtant si vrai.

 

Contactez-nous ! collectif.adhoc@gmail.com

 

 

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 L’Académie des Beaux Arts de Sarajevo par Christian Bickel 

 

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La librairie nationale et universitaire de Sarajevo par Christian Bickel 

 

Sarajevo, la capitale, et la Bosnie-Herzégovine en général, est remarquable par son architecture. La présence de trois ethnies est ressentie, jusque dans les constructions. La ville a été influencée par la période ottomane puis la période austro-hongroise depuis la seconde moitié du XVIIIè siècle.

 

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Le pont de Mostar, photographe non-recensé

 

Deux villes dans une, Mostar est caractéristique d’une fracture symbolique. Celle-ci se matérialise par son pont : le Stari Most, « vieux pont », inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. D’un côté, Mostar-Ouest (essentiellement quartiers modernes et depuis 1995 à majorité croate et catholique), de l’autre, Mostar-Est (principalement quartiers plus anciens à majorité bosniaque et musulmane).

 

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La cathédrale du Christ, « le Sauveur », à Banja Luka par Pokrajac. 

 

 

Banja Luka est la deuxième plus grande ville de Bosnie-Herzégovine après Sarajevo et est la capitale de l’entité de la République Serbe de Bosnie. Fondée à l’époque romaine, elle a connu un essor avec l’Empire ottoman à partir du XVIème siècle. En 1969, elle fut partiellement détruite à cause d’un grand tremblement de terre. Aujourd’hui, on note de nombreux bâtiments reconstruits. 

 

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On peut reconnaître Tuzla à ses bâtisses colorées. Photographie prise par Deanza7 

 

 

La ville de Tuzla est la troisième plus grande ville du pays. Et surtout connu pour le respect qui règne entre les différentes ethnies. Cette ville industrielle est réputée pour son sel. En effet, Tuzla, rebaptisée sous l’époque ottomane signifie « ville du sel ». Aujourd’hui, cela contribue au développement de son activité économique. 

 

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Manifestation de février 2014. Photographie de Khidr Omar 

 

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Photographie de Solidarité ouvrière

 

Depuis février 2014, en réaction à la paupérisation de la société, de nombreux habitants de la Fédération de Bosnie (composée de Bosniaques et Croates) sont allés dans les rues pour manifester leur colère contre le système politique actuel. Tout est parti de la ville de Tuzla, où la fermeture d’une usine a démarré un mouvement qui s’est répandu dans les principales villes de la Fédération. Très vite, nous avons entendu parler d’un « printemps des Balkans ». Mais la Bosnie a encore beaucoup de chemin à parcourir. Sur la photo ci-dessus, nous pouvons lire : « ceci n’est pas une manifestation, c’est une révolution ».

 

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Lors d'un plénum. Photographie de roarmag.org

 

Protestant contre la pauvreté et la corruption de leur gouvernement, les manifestants se sont rapidement organisés en « plénums des citoyens ». Un groupe de volontaires, animés par la même envie : « agir pour le bien de tous » à travers le processus de démocratie directe. Les plénums sont des assemblées citoyennes où quiconque a le droit de parole et d’expression. Qu’en reste-t-il aujourd’hui, huit mois après ? Et quelles en sont les conséquences ? Nous enquêterons sur place.

 

Pour la première fois depuis la guerre, le nationalisme n’est plus la seule force fédératrice ou clivante du pays, les conditions de vie ont, pour une partie de la population, pris le pas sur les antagonismes ethniques. 

À quoi servira la collecte ?

Passer par vous, c'est nous assurer le financement nécessaire à la bonne marche de notre projet. Dans nos sacs-à-dos, nous comptons bien emmener le matériel indispensable afin de vous proposer un produit de qualité.  

Grâce à la collecte, nous louerons :

- Un pied de caméra 

- Deux monopods

- Une épaulière pour caméra

- Un tascam

- Deux micros HF

- Cinq batteries

Le montant s'élève à 1400€.

 

Mais si les caméras, les appareils photos et le reste du matériel constituent une partie importante du budget, les transports, les hébergements et la vie sur place sont une part non négligeable de nos dépenses.

Pour le transport jusqu'à Sarajevo, les déplacements entre et dans les villes, le coût se porte à 2470€ Pour la vie sur place, entre hébergement et nourriture, il nous faut compter 1800€ car nous sommes nombreux.

 

Les traducteurs seront aussi des acteurs indispensables à la réalisation de nos reportages. Pour les rémunérer, nous avons aussi besoin de votre soutien. Leurs honoraires s'élèveraient environ à 150€ par jour.

 

Comme vous pouvez le constater, le montant total est plus élevé que le montant demandé par la collecte. Nous finançons déjà une partie du projet par nos propres moyens financiers et matériels. 

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Collectif Ad hoc

Collectif : Notre passion pour le journalisme et notre amitié nous ont réuni autour de ce projet. Grâce à diverses expériences, la diversité de nos compétences fait aussi notre force. En 2014, plusieurs projets ont déjà été réalisés : un documentaire de 26 minutes pour Lucie et Marion, un webdocumentaire pour Florent et Léa, un magazine entièrement... Voir la suite

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On ne vous remerciera jamais assez, Tandem Image !
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Bon et bien comme ça, le compte et bon et tout rond 7000 € L'equipe de Tandem image. www.tandemimage.fr
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Super projet! Bon courage à tous! Bise: Angèline, Arthur, Gaby.