Contribuez à enchanter le quotidien! BOTANICA met en lumière la flore des friches, révèle les couleurs et l'allure de ces mauvaises herbes.

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Présentation détaillée du projet

A propos du livre BOTANICA/Lumière diffractée:

 

Les mutations urbaines sont à l'origine de la présence de friches sur nos territoires. Les chemins de fer et les rives de cours d'eau constituent le lieu habituel des friches urbaines. Depuis quelques années, les urbanistes contribuent à réhabiliter de tels espaces autour d'anciennes voies de chemin de fer ou le long de rivières, afin de créer un passage pour plantes et animaux dans le réseau de circulation urbain. C'est la cas à Berlin. Cette ville est par ailleurs, en raison de la présence de nombreuses friches en attente de construction sur tout le territoire, un exemple vivant de l'impact qu'un réseau de friches constitue pour la biodiversité florale (et animale).

 

J'ai vécu à Berlin de 2008 à 2012. Près de mon atelier, il y avait un réseau de friches. Ces terrains vagues, donnée concrète du territoire berlinois, en constitue un marqueur d'identité, ainsi qu'un élément de sa poésie urbaine particulière, où nature et ville moderne jouent à s'entremêler.

 

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Dans ces friches j'allais me promener, j'ai commencé à y découvrir une grande diversité de plantes, les unes banales, d'autres plus rares. J'ai alors eu envie de travailler sur ce matériau, parce qu'il était en contraste avec l'image traditionnelle de Berlin, ville de chaos, de jours gris et sombre, de destruction. Certes les friches sont bien nées de cette histoire de crise et de guerre, les stigmates du mur de Berlin. Mais aujourd'hui ces friches sont des espaces de respiration, habitées par les fleurs dès le printemps. J'ai photographié deux de ces friches puis, commencé à récolter au hasard des jours de floraison les plantes sauvages qui poussaient là. Ensuite je les ai photographiées à l'atelier tout proche. Il s'en est suivi un ensemble botanique. C'est cette série que je souhaite faire découvrir dans ce livre.

 

Le livre sera comme une dissémination du projet au main de tout lecteur, comme si la plante vivait aussi dans l'espace humain, par son image partagée, diffusée.

 

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Cette idée de dissémination a nourri ma réflexion elle est présente dans le titre "lumière diffractée", voici comment:

 

La plante se reproduit par dissémination. La diffraction de la lumière correspond à une dissémination de photons sur la surface et sa réfraction dans l'espace. Essentielle dans la perception des couleurs, elle révèle également les formes du réel. C'est la diffraction qui génère la couleur optique.

Pour évoquer ces faits de manière subtile, un double système d'enregistrement photographique a été mis en place. D'abord un portrait d'identité de la plante : mise en scène et photographiée au flash, dans l'atelier. De cette clarté des photons diffractés, un processus d'agrandissement numérique donne à voir le détail infime des pixels. Cette microscopie dans l'image se présente comme une réalité invisible (à nos yeux) et pourtant visuellement connectée à l'image macroscopique. Le phénotype (forme réelle de la plante) est ainsi associé à un extrait chromatique. Ces deux réalités se complètent et sont juxtaposées comme deux réalités en miroir.

En bref, de chaque plante trouvée, j'ai voulu faire un portrait, une image unique, qui lui rendent son importance et son unicité, comme s'il s'agissait d'un portrait. Car la botanique cherche à attribuer chaque plante à une famille, c'est bien.

 

Identité botanique :

Le système de classification des plantes par Linné est rédigé puis publié entre 1735 et 1758, alors qu'en Europe se créent plusieurs manufactures de porcelaine. En 1753 Oudry présente à l'Académie son célèbre « Canard Blanc » où il interroge sur la richesse chromatique d'un « sujet blanc sur fond blanc ». L'idée d'identifier une plante s'est donc établie dans une contexte historique spécifique, où observation, art et sciences ont dialogué. Téléscopage du temps. Choisir un vase de porcelaine pour offrir aux plantes un réceptacle est par conséquent un choix voulu. Il fait sens. Il inscrit cette démarche de cueillette, d'observation, d'identification dans une histoire, à la confluence de l'art et des sciences. Il rappelle ce passé et le relie à une réalité contemporaine. D'une époque de la science et de l'art à une autre, la nôtre.

Une première image détaille l'architecture végétale, elle est complétée par une seconde image, un code chromatique de taille microscopique, qui peut se lire comme une métaphore de la génétique, en tous les cas comme une signature unique de la réalité optique sous lumière diffractée. Cet échantillon de réel, coloré et lumineux, est aussi une matière quasi-picturale, une traduction que notre œil peut reconnaître comme vraie, de la couleur révélée par la lumière. C'est le « regardeur » qui fait le tableau.

 

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Le livre :

 

Dans l'espace du livre, ces deux réalités sont présentées, mais ne peuvent se fondre, elles demeurent juxtaposées, fragments réunis, témoignage du jeu de la diffraction lumineuse. Les fleurs sont identifiées par forme et couleur, macro et microscopie en miroir.

Le livre sera donc autant un voyage dans la forme des plantes quotidiennes que dans leur couleur.

Les mauvaises herbes ne sont plus seulement montrées pour leur envahissante présence, mais aussi pour leur richesse en motif, en éclat lumineux, en architecture miniature.

 

En contrepoint aux images puissamment chromatiques des plantes, les images des friches sont documentaires. Elles montrent un Berlin, loin de la fête et du rock, un Berlin presque sauvage: l'espace de la métamorphose urbaine. Des lieux où nature et élément urbains forment une « nature urbanisée » en équilibre précaire entre liberté de pousse et pression bétonnière. Des espaces de respiration dans la ville où nature et constructions s'hybrident tant dans la réalité que dans notre imaginaire.

 

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INFOS TECHNIQUES :

 

La série est montrée actuellement (jusqu'au 2 novembre 2014) à Chaumont-sur-Loire dans une sélection significative dans une institution française. Elle sera ensuite montrée à Paris dans le cadre du mois OFF de la photographie.

C'est donc le bon moment de réaliser ce livre, qui prolongera l'exposition. Le livre sera publié par Silvana Editoriale (Milan) avec qui j'ai déjà réalisé un livre en 2009.

 

Le livre sera édité en bilingue, français / anglais pour pouvoir être diffusé à l'international.

Le livre a un beau format 28,8x20,5cm, à la française, il comprend 120 pages, dont 90 pages de photographies couleurs et 20 pages de texte. Trois historiens d'art ont écrit sur le projet et offrent une analyse et une réflexion sérieuse sur la série.

Héloïse Conesa (Musée de Strasbourg) replace la série photographique dans l'histoire de l'observation botanique en particulier dans son rapport à Karl Blossfeldt.

Raphaële Bertho (Université Bordeaux III) intègre la série dans la démarche des artistes promeneurs, en particulier le collectif STALKER.

Christoph Schaden (Université technique de Nuremberg) réfléchit lui au modèle conceptuel qui rend ces images si attractive et les rapproche du portrait d'identité.

 

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À quoi servira la collecte ?

La collecte servira à financer en partie la réalisation du livre. Il permettra de rémunérer la maquettiste et de financer l'impression de l'ouvrage. Le reste du budget est apporté par l'artiste, une galerie partenaire et un mécène.

 

Le livre étant produit par un éditeur-imprimeur il sera diffusé dans le réseau national de librairies françaises et internationales et disponibles sur les sites d'achat de livre en ligne.

 

Le montage financier est le suivant:

Devis pour la production de l'ouvrage au format 28,8x21cm en 1500 exemplaires: 9700€ TTC.

A cela s'ajoute la rétribution de la maquettiste: 1200€ TTC.

Le budget nécessaire à la réalisation du livre est de 10900€ TTC.

 

Si nous récoltons 3900€ via Kiss Kiss Bank Bank (4212€ avec les frais de gestion), la partie du budget restante sera financée de la manière suivante:

Galerie 2000€; Artiste 2500€.

Nous sommes en discussion avec un mécène additionnel pour la somme restante de 2500€.

 

Ce devis prévoit que 500 exemplaires sont publiés "Hors commerce" (donc sans ISBN). Ils sont achetés, en avance, et couvrent ainsi les frais de production de l'éditeur. Ils sont offerts, diffusés auprès des curateurs, des journalistes, du mécène et des contributeurs de Kiss Kiss Bank Bank, par l'artiste et la galerie partenaire. Ils permettent de diffuser l'ouvrage auprès des professionnels de l'art et contribuent à faire connaître le travail de l'artiste. Tout contributeur du projet en est aussi le mécène. C'est pourquoi, tous les contributeurs de plus de 36 euros bénéficient de l'envoi d'un ouvrage dédicacé, parmi ces 500 exemplaires hors commerce.

 

En plus de ces ouvrages non destinés à la vente et pré-acheté, l'éditeur publiera, pour le circuit habituel du commerce de librairie, 1000 autres exemplaires. Ces exemplaires portent un numéro ISBN, et sont référencés selon le système habituel de diffusion de livres.

Ce qui signifie, que ces livres, peuvent être achetés soit en librairie, soit auprès de l'éditeur, soit sur les librairies en ligne au prix public (estimé entre 25€/29€). Silvana Editoriale effectue un bon travail de référencement. Ainsi, lors d'une précédente collaboration sur la publication du Monde Voilé, des institutions, comme l'Université de l'Ohio, ont-elles pu acheter l'ouvrage par simple recherche thématique sur les ouvrages photographiques traitant du nuage. C'est là que réside la grande différence entre l'auto-édition et ce projet éditorial en partenariat avec une maison d'édition.

Nous vous remercions de votre soutien au projet et nous réjouissons de vous rencontrer pour le lancement de l'ouvrage en novembre prochain!

 

 

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RSG

Ralph Samuel Grossmann est un artiste plasticien français. Dans sa démarche artistique, il élabore une réflexion sur le paysage, sa représentation et l'impact de la science sur notre perception de l'environnement. Abordant ce thème par la photographie, la sculpture ou le dessin, il privilégie les dispositifs d'observation sériels. Cette mise en avant du... Voir la suite