Aidez-nous à réaliser ce film sur la situation précaire des intermittents, des artistes qui défendent notre culture !

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Présentation détaillée du projet

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Depuis quelques années, nous assistons à un effondrement des budgets alloués au secteur culturel.

Les artistes, les intermittents ont beau crié leur mécontentement, ils semblent ne pas être entendus.

Les financements sont de plus en plus souvent participatif et font appel au secteur privé. Le crownfinding est-il une solution ?

Mobilisons-nous pour réaliser ce film et faire entendre nos voix.

 

La politique d'austérité mise en place depuis deux ans en Belgique par le gouvernement provisoire a bousculé le monde culturel francophone.

 

Depuis 2011, l'Office National de l'Emploi (ONEM) a entrepris une véritable chasse aux sorcières.

Selon les statistique de la FGTB Wallonie, 55 000 chômeurs devraient être exclus du chômage d'ici janvier 2015.

Parmi eux, 250 artistes ont déjà perdus leur statut,  se retrouvant en deuxième période d’indemnisation avec des allocations réduites à 430 euros par mois.

Ils ont cité l'ONEM devant la justice et ont TOUS gagné leur procès.

 

Les artistes dénoncent l'hécatombe partout en Europe des politiques culturelles. Au dernier festival d'Avignon, nous avons constaté une mobilisation générale des intermittents pour dénoncer leur précarité face à la commission européenne.

 

"On est dans une société où tout est en train de se réduire ! Ce qui se produit actuellement chez les intermittents est en train de se produire partout en Europe, dans d’autres domaines de la société" précise le réalisateur Fredéric Fontaine, "C’est un peu comme les abeilles qui disparaissent et on dit que ça met en danger l’équilibre de la nature. C'est pareil pour les intermittents et toutes les professions précaires. "

 

A travers des portraits croisés d’artistes de la scène, connus ou moins connus, nous découvrons l’envers du décor, la réalité abrupte des comédiens, des techniciens, des artisans de la scène, d’écrivains, de représentants d’associations. Tel un caléidoscope, nous dressons le panorama d’un paysage culturel en pleine crise d’identité, en perte de repère. 

 

 

NOTE D'INTENTION : 

 

Le point de départ de cette histoire remonte à quelques années, sur les bancs de la salle d’attente chez Actiris. J’étais assis à côté d’Alexandre Von Sivers (représentant du « syndicat » des comédiens) et Jean-Henri Compère (comédien chevronné). Nous venions tous les trois pour se ré-inscrire après une période de travail. Cette rencontre surréaliste me donna l’envie d’en faire un film.

Par la suite, un article paru dans un journal français m’a véritablement bouleversé, alors qu’il ne parlait pas du statut d’artiste mais d’un chômeur désespéré qui s’est immolé par le feu devant le bureau de chômage. Désespéré d’avoir perdus ses allocations de chômage, il a mis fin à ses jours à Nantes. Comment peut-on en arriver là ?

J’ai eu d’abord l’intention d’en faire une fiction (dans les méandres de l’administration), puis lorsque j’ai vu l’affiche du spectacle de David Murgia qui traite de ce sujet avec un merveilleux décalage kafkaien, je me suis dit qu’il fallait en faire un documentaire, un film dans l'urgence.Nous avons interrogé un grand nombre d'artistes, de techniciens, d'écrivains, certains sont connus, d'autres moins, leur message est clair, ils ont peur, ils sont inquiets pour l'avenir culturel européen.

Derrière le strass et les paillettes de la cérémonie des Magritte, se cache un profond malaise d'une profession affaiblie par des lois absurdes, face à une administration kafkaienne.

 

 

Avec en toile de fond le spectacle de David Murgia,  « L’âme des cafards », ce film dresse un panorama de la situation actuelle, avec un message fort et humaniste.

Tout comme David Murgia, de nombreux artistes se sentent exclus d’un système, rejetés par une société de plus en plus capitaliste où la culture est laissée à l’abandon.

La réforme du statut social des artistes relatif au volet «chômage» a été publié au Moniteur le 20 février de cette année. Elle ressemble à ce que l’on craignait. Deux seules bonnes nouvelles : la suppression de la discrimination entre créateurs et interprètes ainsi qu’entre domaines artistiques (dans ou hors du spectacle) et un retour facilité en première période d’indemnisation.

Pour le reste, cette réforme durcit considérablement les conditions d’accès aux allocations de chômage et à la protection de l’intermittence.

En France, le statut d’intermittent est menacé de restriction alors qu’une étude récente démontre que les retombées de la culture sont, en France, 7 fois supérieures à l’industrie automobile

En cette période de crise, nous voulons profiter de ce moment pour demander une vraie concertation. Montrer que le secteur artistique est vigilant et prêt à se mobiliser. Prendre position contre des choix politiques dont l’effet serait délétère pour notre secteur, la vie culturelle de notre pays et l’économie qu’elle génère.

 

 

LES INTERVENANTS : 

 

FABRIZIO RONGIONE : 

Révélé par les frères Dardenne avec qui il a tourné dans pratiquement tous leurs films : Rosetta, Palme d’or au Festival de Cannes en 1999, L'Enfant, Le Silence de Lorna, Le Gamin au vélo et prochainement Deux jours, une nuit.

Son talent d’interprète dépasse les frontières belges. En Italie et en France, il joue dans des productions cinématographiques, télévisées et des pièces de théâtre. Coauteur de deux seuls-en-scène avec Samuel Tilman, il partage son plaisir de l’écriture avec ses associés d’Eklektik Productions, une société de production bruxelloise.

Il a été maître de cérémonie à deux reprises lors de la cérémonie des Magritte du Cinéma.

Durant la cérémonie, le comédien belge a sorti sa carte de pointage en soutien aux artistes et interprètes  bloqué dehors, vivant des situations dramatique avec l'administration belge du chômage.

 

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DAVID MURGIA, metteur en scène, dramaturge, comédien. David Murgia est un jeune acteur belge de 25 ans. Gagnant du Magritte espoir masculin en 2013 pour son rôle dans le film “La tête la première”, il porte un regard acerbe sur la réalité qui l’entoure : « Je grandis dans un secteur dévasté ». 

Il a créé le spectacle "L'âme des cafards" au théâtre National.

L'auteur s’est inspiré de la salle d’attente de l’Onem (Office National pour l'emploi) et d’Actiris pour mettre en scène les absurdités administratives de sa situation de comédien.  Des fissures de l’ordre économique et moral au déploiement des politiques d’activation et d’exclusion, surgissent les questions du chômage et de l’emploi, de la pêche et de la bûche, des dinosaures et des cafards...

 

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PASCALE FONTENEAU, française volontairement exilée en Belgique depuis 30 ans, Pascale Fonteneau est l'une des grandes figures féminines du polar français. Elle est connue pour son combat contre l’Onem en 1996 pour défendre ses droits d’artiste. Elle avait été condamnée à rembourser toutes les indemnités de chômage qu’elle a reçues durant l’écriture de son roman.

 

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LUC BOLLAND, réalisateur et scénariste pour la télévision et le cinéma. 

En 2011, pour maintenir son « statut d’artiste » à l’Onem, il doit remettre 3 contrats par an. Il en possède cinq : quatre en tant que scénariste, et un contrat de réalisateur.

A cette époque, une circulaire de l’Onem précisait que les avantages de la non-régréssivité des allocations de chomage seraient dorénavant exclusivement réservées aux artistes et interprètes.

Du jour au lendemain, Luc Bolland se retrouve en 2° période d’indemnisation (dégressivité des allocations de chomage oblige), ne touchant plus que 430 euros par mois.

A ses frais, il prend un avocat et se défend devant la justice où il obtient gain de cause.

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CATHERINE SALEE, Magritte du Meilleure espoir féminin 2014.

En recevant son prix d'interprétation pour "La Vie d'Adèle" aux Magrite du Cinéma en 2014, la comédienne déclare que si elle n'avait pas eu son statut d'artiste, elle n'aurait pas été là pour recevoir son prix car elle aurait dû faire un autre métier.

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À quoi servira la collecte ?

Nous souhaitons poursuivre ce travail de recherche pour prouver au gouvernement et à la commission européennes que la matière culturelle ne peut pas être considérée comme un produit, une matière marchande.

Nous n'avons pas les moyens de contrer les Etats-Unis, nos projets sont réalisés avec peu d'argent, peu de moyens et pourtant ils glanent des prix dans les festivals à l'international.

 

A l’heure où le cinéma belge se fait remarquer pour sa qualité, la politique culturelle menée actuellement dans notre pays et tout particulièrement la réforme du statut social de l’artiste sont inquiétantes.

La belle santé de notre cinéma et plus généralement de notre culture est liée aux gens qui le font, artistes comme techniciens. Toucher au principe de l’intermittence et au statut social de l’artiste, c’est, dans le système actuel de production de notre cinéma, toucher à la culture. 

 

 

FINALITE DU PROJET :

 

Pour parvenir à développer ce projet, nous espérons pouvoir compter sur votre précieuse aide à hauteur de 3.000 € pour réaliser :

 

-  un traitement numérique d’images : l'étalonnage (500 euros)

-  un mixage définitif du son dans un studio (1000 euros)

-  L'enregistrement d'une musique originale (500 euros)

-  Engagement d'un graphiste pour l'habillage du film :  générique début et fin (200 euros)

-  Réaliser le montage définitif du film : version 40 minutes pour le proposer à ARTE Belgique et sur les   chaînes de télévision (800 euros)

TOTAL : 3000 euros

 

 

L'EQUIPE TECHNIQUE

 

Le réalisateur : Marc-Olivier Picron

 

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Le caméraman : Mortimer Petre

 

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Abracadabra

Marc-Olivier Picron a fait ses études de réalisations à l'IAD en 1994. A la sortie de l'école de cinéma, il est engagé à la télévision belge en tant que réalisateur. En 1997, il monte sa maison de production dans laquelle il organise des ateliers de scénarios. De son laboratoire germe l’idée de son premier court-métrage. Abracadabra.Films financera... Voir la suite

Derniers commentaires

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Nous y sommes arrivés! Ensemble! Merci à toutes et tous. Félicitations, collecte réussie! :-) Tu peux y aller Marcus!!! :-)
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Vas-y Marcus fonce !!!! Vous avez atteint l'objectif....c'est super ! Félicitations, bises WaniaDavid
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Bravo Marcus ! Très belle initiative ... Un sénior-comédien-artiste-chanteur-figurant-silhouette ! Les 3.000 approchent, je crois... Bon courage à vous tous et à très + ( Bizzzz de ton père ...)