"C’est pour mieux te manger" est un projet de film de genre singulier et radical. Le court métrage est un terrain d'expérimentation qui s'approprie les outils de production dans une économie restreinte, mais pour qu'elle ne soit pas restrictive nous avons besoin de vous.

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The project

 

C’EST POUR MIEUX TE MANGER

Un film de Jérôme Meynardie

Avec Julie Meunier, Manuel Severi et Sophie Kang.

Images/ Denis Louis

Son/ Maxime Berland

Décors/ Vanessa Holmière

Montage/ Clément Rière

Post production/ Philéas production

Musique/ Volcan

 

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Julie MEUNIER / Soledad

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Manuel SEVERI / Stan

 

SYNOPSIS

 

Soledad surprend son mari Stan, dans la chambre d'un hôtel glauque où il tourne avec sa maîtresse, une sex-tape sadomaso. Sous l’œil de la caméra qui filme toujours, mari et femme en viennent violemment aux mains. Dans leur lutte sanglante, elle le tue. Soledad va  reprendre le travail dans son bar à hôtesses comme à son habitude. Mais à sa grande surprise, Stan est là, encore en vie.  

 

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NOTE D’INTENTION

 

Le cinéma a joué de la nuit comme métaphore (obscurité de la salle, ventre maternel, rêve éveillé), et comme métonymie (la fiction de la nuit, cinéma poétique, cinéma fantastique). Le cinéma, c'est la nuit où nous pouvons rêver tout en demeurant conscients.

         André ROY, 24 images, n°118.

 

Ontologiquement le cinéma est l'art de la nuit par excellence.

Comme il s'écrit avec de la lumière, la nuit en a toujours été le décor privilégié, source de cinégénie et de fictions purement cinématographiques.

 

C'est pour mieux te manger est un film noir et aussi un film fantastique. Il se déroule sur une nuit dans le monde interlope de la nuit. La nuit du film c'est la nuit du sommeil, des visions nocturnes opposées à la réalité diurne, la nuit des fantômes, des vampires et autres morts vivants.

 

J'ai écrit ce court métrage comme une sorte d'épisode de la quatrième dimension sombre, viscéral et primal autour du thème de la guerre des sexes et de la figure de la femme fatale.

 

«La domination masculine, qui constitue les femmes en objets symboliques, dont l’être est un être-perçu, a pour  effet de les placer dans un état permanent d’insécurité corporelle ou, mieux, de dépendance symbolique: elles existent d’abord par et pour le regard des autres, c’est à dire en tant qu’objets accueillants, attrayants, disponibles.»

         Pierre BOURDIEU «La domination masculine»

 

Ce film répond donc au désir d’expérimenter le film noir à travers la figure de la femme fatale. Cette insertion dans le genre me donne la possibilité de mettre en scène un archétype et de l’emmener au-delà de sa fonction première en le mettant en perspective fantasmatique et symbolique afin de proposer une réflexion résolument contemporaine sur le cinéma de genre et ainsi sortir du simple hommage pour servir une pièce significative et visuellement typé.

 

Le thème principal du film est la lutte symbolique, à travers la représentation, d’une femme contre la domination masculine.

Cette violence des rapports entre les personnages se développe et se met en perspective avec des renversements et des jeux de dupes de la relation dominant/dominé du jeu sadomasochistes du début à la réversion finale. 

 

Le personnage de Soledad passe tour à tour de la position de dominé à celle de dominant, cette position qu’elle prend en tant que femme la place dans une position dangereuse de lutte avec le pouvoir masculin. C’est en cela qu’elle est véritablement une femme fatale en tant que figure cinématographique.

D’ailleurs d'une manière générale au cinéma, la femme fatale, expression sensuelle et sexuellement agressive est souvent tuée pour avoir portée atteinte à la domination masculine.

 

Cette lutte se traduira également en termes de mise en scène puisque le découpage mettra en valeur le fait que la domination symbolique se perpétue par la domination de celui qui donne à voir sur celui qui est vu et sur celui qui regarde. Ceci passera donc par le statut de Soledad dans les plans (passages de sujet à objet), mais surtout dans le rapport avec le spectateur sur ce qui lui est donné à voir.

 

Le film sera une immersion dans un univers violent, érotique et opératique puisqu’il se situe au niveau de cette mystérieuse frontière entre la réalité et la représentation tout autant fantastique que fantasmatique que le cinéma est le plus à même d’explorer.

Le cinéma comme le rêve se met en forme et trouve sa force dans l'impression de réalité. Le film ne tombera pas dans une stylisation outrancière ou dans une abstraction abusive pour le spectateur afin que ce dernier puisse avant tout aborder le film sur le plan émotionnel. L'objet hypnagogique du cinéma comme fantasme.

 

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INFLUENCES

 

David Cronenberg, Michelangelo Antonioni, Philippe Grandrieux, Luis Bunuel, Alain Resnais, Abel Ferrara.

Why fund it?

 

 

Les fonds collectés servirons à compléter le financement du réalisateur et ainsi permettre au film de se faire.

 

 

 

 

 

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Paradoxal

JEROME MEYNARDIE Né le 16/08/1974 E-mail : jeromemeynardie@hotmail.fr www.cinemaparadoxal.wordpress.com BIO-FILMOGRAPHIE Formation Entre 1997 et 2002, formation universitaire d’études cinématographiques et audiovisuelles à bordeaux à l’université Michel de Montaigne, obtention d’une maitrise de cinéma. L’apparition pour le grand public de... See more

Newest comments

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Taille M pour le tee shirt…
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Gniac eaters!!!
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Bon vent à "C'est pour mieux te manger" :)