Une exposition de dessins dans un museum d’histoire naturelle.

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Présentation détaillée du projet

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Caroussel A L’automne –Evolution-

 

 

Le projet d’exposition Caroussel A L’automne-Evolution aura pour sujet la genèse des créatures hybrides que je dessine depuis deux ans. Ce projet sera réalisé au Musée d’Histoire Naturelle de la ville de Bourges. Il regroupera plusieurs séries de dessins de plusieurs formats différents ainsi qu’une installation.

Partant de la théorie de l’évolution selon Darwin, cette exposition s’efforcera de  réécrire l’histoire, d’inventer une autre évolution.

Et si le monde n’était fait que d’êtres hybrides, que verrions nous dans les musées ?

 

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C’est comme une promenade au parc, un manège qui tourne, des chants d’oiseaux et des bruits d’animaux qui se mêlent à la mélodie du manège enchanté, à l’autome, et l’évolution advient.

Dans un espace circulaire, les visiteurs suivent le mouvement, ca tourne et les créatures se montrent.

 

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Cette exposition est financée en partie par l’association Emmetrop pour les frais de production (http://emmetrop.pagesperso-orange.fr), en partie par le musée pour toutes les constructions.

Mais je n’ai pas d’atelier, et pour réaliser ce projet, il est très important que je puisse travailler dans un espace calme et lumineux.

Voilà pourquoi je vous sollicite, voilà pourquoi j’ai besoin de vous.

 

Renard

 

Mon travail de dessin est réalisé à l’encre, sur du papier Canson. A partir des trois couleurs primaires, je réalise mes mélanges et obtiens mes couleurs. Les feuilles de Canson, au léger grain de papier, aspirent et boivent le liquide des encres et de l’eau. Les corps sont dessinés ensuite à la plume ou à la pointe fine. Les têtes aussi sont finies à la plume. Poil par poil, plume par plume, tous les détails sont tracés.

 

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Le travail à l’encre est un travail minutieux qui nécessite la lumière du jour. L’encre donne un aspect brillant sur la feuille, et les couleurs ne se voient pas en lumière artificielle. 

Je travaille l’encre d’une facon obsessionelle, j’ajoute, couche apres couche, mes couleurs, jusqu'à obtenir une texture, celle qui va finir par me convenir et  donner un résultat doux et onctueux.

 

LA NAISSANCE DE MES CRÉATURES.

Tout a commencé par une série de dessins destinés à illustrer des petits livres faits pour mes filles. Les livres racontaient déjà des histoires de créatures aux corps d’enfants et aux têtes d’animaux,

De ces personnages est partie l’idée de créer des êtres hybrides, non genrés.

 

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Ma premiere exposition « Birds Don’t Cry » (galerie Rue de Beauce, Février 2012) présentait des « hybirds », corps humains et têtes d’oiseaux.

C’était une exposition composée de 12 dessins. Chaque dessin était réalisé en trois exemplaires uniques qui composaient une « volière » de 36 créatures et leur clônes, jumeaux, triplets, sosies… Il y avait aussi une installation d’innombrables flamands roses hybrides entremêlés, têtes bêches, emboités les uns dans les autres.

 

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Beatriz Preciado, philosophe et activiste « queer », a écrit à propos de cette exposition :

« A travers une notation anatomo-poétique précise des formes et des couleurs, Lorène Abfayer s'attache à définir les infra-espèces comme des minorités subalternes, non reconnues par l'épistémologie hégémonique des humains genrés et valides.

Elle ébauche ainsi une nouvelle théorie iconographique que certains appellent déjà   «infra- darwinisme» et d’autres «neo-donnaharawayisme» selon laquelle il s’effectue dans chaque corps (cellule ou idée) un trafic constant des formes et des affects qui ne sont réductibles ni à une espèce, ni à un sexe, ni à un genre, ni à une race... les dessins des infra-espèces sont des images instantanées (signes ou photogramme) volées au flux de la transmutation. Un seul et même filament lumineux traverse toutes les espèces, disparues, vivantes, et non-vivantes.”

 

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S’en est suivie l’exposition « Daughters Of Feminism » (librairie Violette and Co décembre 2012), une exposition qui rend hommage à quelques grandes figures du féminisme (Simone de Beauvoir, Judith Butler, Monique Wittig ou encore Angela Davis) dans une galerie de portraits imaginaires d'êtres hybrides aux têtes d'oiseaux.

 

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Pendant les deux ans qui ont suivi, le bestiaire s’est étendu, et toutes sortes de créatures sont venues rejoindre le répertoire.

 

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« Parce qu’elle façonne ses monstres comme des corps-surfaces symboliques, les dessins de Lorene Abfayer relèvent enfin, en plus du rêve, du fantasme et de la mythologie personnelle. Elle peint avec Eros, expose comme on s’exhibe, use de cette immédiateté du coup de crayon qui exprime sans truchement le contenu de l’activité psychique. Son bestiaire (complété par des cerfs, des chats, des chiens et des lapins) alimente un monde au cadre blanc, inspiré d’un univers de contes de fée dérangés et d’exotisme néoromantique. Mais le fantasme prétend aussi à un certain de réalisme. En tant que trace de son désir, le trait de Lorene Abfayer s’appuie sur le souvenir personnel comme sur les archaïsmes de l’inconscient collectifs. »

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Enfin l’une de mes dernières expositions : Humanimalité, (galerie Hubert Karaly, avril 2013), était à la fois une galerie de portraits et plusieurs mises en scène des protagonistes de ces mêmes portraits en interaction les uns avec les autres.

Les créatures, de dimensions et de formats différents, invitaient le visiteur de l’exposition à un voyage solitaire dans une forêt imaginaire. Il pouvait ainsi rencontrer tout un panel de créatures des bois, tel un sanglier hybride par exemple, ou un crapaud.

 

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La proposition du Musée d’Histoire Naturelle de Bourges de me faire exposer dans la grande salle ainsi que dans toute la partie animal du musée a été confirmée le 17 octobre 2013.

 J’ai donc devant moi une année pour réaliser ce projet ambitieux : faire exister mes créatures hybrides dans un musée national.

Cette année sera ponctuée de résidences au sein du musée et de ses archives, de rencontres avec les étudiants de l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Bourges et surtout de la réalisation de plusieurs séries de dessins de différents formats allant de 2mx1,5 à 30x40cm, de la création d’une bande-son qui sera diffusée dans le musée pendant toute la durée de l’exposition et d’une pièce centrale qui sera le cœur de cette exposition.

 

À quoi servira la collecte ?

Cette collecte servira à financer la location d'un atelier lumineux pendant 6 mois à raison de 600 euros par mois.

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Née en 1970 en Israël, Lorène Abfayer, artiste, partage sa vie entre Paris, où elle vit actuellement, Londres, Tel-Aviv et Barcelone. Artiste protéiforme - plasticienne, compositrice, styliste mode, architecte d’intérieur - Lorène Abfayer multiplie ses espaces d’expression. Mère de deux petites filles jumelles de 12 ans qui sont ses muses, elle décide... Voir la suite

Derniers commentaires

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Encore Bravo pour vos splendides créations. A bientôt. Marion
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chaque publication d'un nouveau fox est une nouvelle tentation, quel talent ! on va y arriver ! à très bientôt Lorène, rachel
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Coucou Lorene! Ma contribution pour ton magnifique projet! En esperant que tres vite tu parvindras à collecter tous les fonds necessaires! Mazal tov Brigitte et Herve Lieberfreund