Une comédienne part en Ethiopie, sur les traces de son enfance, et conte la destinée des migrants grecs installés là depuis des décennies.

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Présentation détaillée du projet

Résumé du projet 

 

Une petite troupe de théâtre part dans la corne de l'Afrique jouer La porte des larmes de Jean-Claude Guillebaud et Raymond Depardon. Ce voyage est l'occasion d'un retour aux sources multiples - le premier, sur les lieux fondateurs du texte et des photos des auteurs. Le deuxième, pour la comédienne principale, d'origine gréco-éthiopienne, qui revient sur les pas de son enfance abyssinienne. 

 

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Le synopsis du documentaire

 

Jean-Claude Guillebaud fut le premier journaliste français à couvrir pour le journal Le Monde les grandes famines éthiopiennes qui entrainèrent la chute du Négus Hailé Sélaissié. Raymond Depardon a photographié à plusieurs reprises ce pays qu'il connait bien. Le spectacle est lui-même une odyssée, un périple qui chante, pleure un retour sur ces chemins initiatiques. Entre le noir et le blanc, la comédienne Dido Lykoudis donne corps à ce voyage où le poème et les images se conjuguent avec l'histoire et la géographie. Les émotions balancent alors entre la volonté de se perdre dans ces terres d'une écrasante beauté, perchées sous les nuages, et le besoin de témoigner des misères, des désespérances, des fléaux vécus dans le silence. 

 

Pour Dido Lykoudis, ce séjour sera l'occasion de revenir sur les terres de son enfance. Née à Addis-Abeba, où elle passe son enfance et son adolescence, elle est d'origine gréco-éthiopienne. Ce retour est pour elle l'occasion d'une véritable recherche de ses souvenirs, et de ceux de ses compatriotes - les femmes grecques installées dans la Corne de l'Afrique.

 

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Lors des différentes escales qui jalonneront la tournée, Dido ira à la rencontre de celles qu'elle a connues enfant et qui demeurent là - les dépositaires des mémoires d'un autre temps. En allant au devant de ces femmes restées sur place, elle retracera en filigrane sa propre histoire d'exil et celle des grands évènements décrits dans le texte qu'elle interprète durant le spectacle. 

 

A Dire-Dawa, Awash, Modjo ou encore Addis-Abeba, la comédienne, entre les spectacles et les répétitions, rencontrera des parentes, des amies, des femmes qu'elle a connues dans son enfance. A Dire Dawa, elle retrouvera une vieille femme métisse gréco-éthiopienne. Seule rescapée hellène restée dans cette ville où vécurent du temps de l'empereur plus de cinq cent Grecs, elle s'occupe toujours de la grande église orthodoxe. Chaque jour, après l'avoir méticuleusement nettoyée, elle met une cassette de musique liturgique byzantine qu'elle écoute seule, priant debout. Fille d'une esclave et d'un cheminot grec, son histoire raconte celle de la rencontre douloureuse entre les Ethiopiens et ceux qui furent alors leurs maîtres. 

 

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A Awash, Dido retrouvera la fille de Madame Kiki, une grecque aujourd'hui décédée et qui fut longtemps la chef de gare légendaire de cette petite ville perdue. Les lignes du chemin de fer viennent aujourd'hui s'engloutir dans la rivière qui coule juste à côté. Dans les années soixante, Madame Kiki organisait chaque dimanche au Buffet de la Gare des thés dansants. Aujourd'hui, les vieux clients sont toujours là - des intellectuels, des aristocrates éthiopiens, quelques Italiens qui ne quittèrent jamais l'Ethiopie. 

 

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A Addis-Abeba, Dido ira à la recherche de la mémoire de madame Boulga, arrivée ici après l'exode des Grecs d'Egypte. Elle chercha, sa vie durant, le trésor de Salomon, vétue de larges manteaux noirs qui cachaient les boîtes de conserves vides qu'elle cousait dans ses doublures et qui contenaient des cartes fictives. La femme éthiopienne qui, jusqu'à la mort de madame Boulga, l'hébergea gracieusement, racontera le destin hors norme de cette femme oscillant entre douleur de l'exil et folie lancinante. 

 

La solitude de ces femmes, abandonnées de tous, renvoie à la symbolique poignante d'une diaspora décimée. Dido, en recueillant leurs paroles, tentera de comprendre sa propre histoire, sur les pas des auteurs de La Porte des Larmes

 

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La note d'intention de Dido

 

"Retour, mais vers quoi? Revenir sur ses pas, mais dans quel but?"

 

Ainsi commence le texte de Jean-Claude Guillebaud. En 1995, avec Raymond Depardon, ils retournaient ensemble dans la Corne de l'Afrique. 

 

Je reviendrai à mon tour sur les traces des protagonistes, et sur ceux de mon enfance. Les rencontres que je ferai, avec des parents, des amies, des voisines, seront comme un reflet de ce que j'aurais pu être. Leurs destins imposés, confisqués, me sont proches, voire intimes. 

 

C'est l'Ethiopie d'aujourd'hui que je souhaite filmer - cette Ethiopie nouvelle, moderne, en pleine transition. Là, il demeure aujourd'hui les traces d'un passé douloureux. Là, il reste des femmes, dépositaires de l'histoire d'une diaspora. Mais cette petite histoire est le moyen, surtout, d'évoquer la grande - la douleur de ces femmes raconte un visage de l'Abyssinie, celui d'une terre où nombre d'étrangers vinrent un jour chercher fortune. 

 

Ils devinrent eux-mêmes les témoins des bouleversements de l'Afrique. Mais ce film est aussi le moyen de questionner la notion de transmission, de cheminement et de mémoire. La comédienne que je suis vient ici dire le texte d'un journaliste, conter le récit d'un retour dans un pays tant aimé. Moi-même née sur ces terres, je pars à la recherche de ma propre mémoire, tente de reconstruire mon histoire grâce à ces voix de femmes. Ainsi, l'échange, l'enchevêtrement inextricable entre le passé et le présent est démultiplié. La démarche n'est pas vaine. 

 

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Note de réalisation

 

Ce beau tumulte de poussière sera un voyage épique, rythmé par les rencontres en huis clos dans des maisonnettes en torchis, des cafés, des bars, des vieux buffets de gare. L'alternance entre les paysages à couper le souffle et les gros plans en intérieur soulignera le passage entre la "grande" et la "petite" histoire. 

 

Lors des captations de représentations, les photographies en noir et blanc de Raymond Depardon seront projetées sur des écrans géants, souvent en plein air sous les acacias épineux - elles viendront souligner ces scènes de la vie quotidienne immuables et seront mises en regard avec les images de ces vieilles femmes grecques dépositaires d'une mémoire intacte. 

 

Nous entendrons l'Amharique, la langue officielle d'Ethiopie, mais aussi d'autres dialectes de cette partie du monde - le Tigréen, l'Oromo, le Français et le Grec.

 

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À quoi servira la collecte ?

Pourquoi un appel aux dons?

 

Pour réaliser le projet, nous avons besoin de vous ! Une boite de production est intéressée par ce documentaire de 26 minutes mais souhaite travailler à partir d'un premier tournage. Il faut donc aller en Ethiopie, à la rencontre de ces femmes et à l'occasion de la tournée du spectacle, prévue à l'automne 2015. Dido, accompagnée d'un cadreur, y filmera les personnages, les paysages et recueillera les témoignages de celles qui racontent ce pays, qui racontent cette diaspora grecque aujourd'hui presque disparue. 

 

Nous avons donc besoin de vous pour nous aider à financer ce voyage ! 

 

Voici comment seront utilisés les fonds récoltés ici :

 

1600 euros pour deux billets aller-retour Paris-Addis Abeba

500 euros de frais de location d'un 4*4 avec chauffeur (il nous est interdit de conduire en Ethiopie)

350 euros de frais d'essence

350 euros de frais de logement

200 euros pour la commission de Kiss Kiss Bank Bank

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Dido Lykoudis

Comédienne et metteur en scène, CE BEAU TUMULTE DE POUSSIÈRE est le premier projet documentaire de Dido Lykoudis. D'origine grecque par son père, gréco-éthiopienne par sa mère, elle est née à Addis Abeba, en Ethiopie, où elle passe toute son enfance et son adolescence. Après un baccalauréat obtenu au lycée Franco-Ethiopien Guebre Mariam,... Voir la suite

FAQ Questions les plus fréquentes concernant le projet

+ Pourquoi Kiss Kiss Bank Bank?

C'est un formidable lieu de rencontre entre les créateurs et ceux qui souhaitent leur donner un coup de pouce ! Pour nous, il était évident de présenter ce projet ici.

+ Et si la collecte dépasse 3000 euros?

Alors cela nous permettra de mener le tournage dans de meilleurs conditions : nous pourrons nous équiper d'un meilleur matériel audiovisuel !

+ Quand pourra-t-on visionner le film si la collecte est un succès?

Un documentaire est un long processus... Le tournage aura lieu à l'automne 2015 et nous espérons entrer en montage à l'hiver 2016 !

Derniers commentaires

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Dido Lykoudis est une amie très chère qui rêve de réaliser ce projet de film depuis des nombreuses années. Je suis allé en 2010 avec elle en Ethiopie. A l'époque elle jouait son spectacle "La Porte des larmes". J'ai eu l'immense chance de l'accompagner, voir ce pays qui émerge de son glorieux histoire millénaire et d'un fin de siècle catastrophique, rencontrer une des femmes grègues, Chef de Gare d'Awash où le train ne passe plus. JE SOUTIEN CE RÊVE DE DIDO, j'aimerais que ça se réalise pour la mémoire de ceux qui sont partis loin de chez eux pour construire une vie meilleurs, mais le destin a balayer leur monde, seules quelques femmes d'origine grecques sont réstées là, sur le chemin, ABANDONNÉES. Soutenez à la hauteur de vos possibilités Dido Lykoudis et si la ceinture est un peu serrée en ce moment (normal c'est l'austérité ) mettez lui au moins d'un petit mot gentil pour lui donner du courage. Je compte sur vous !
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Ma chère Dido, ton projet est très intéressant et j'espère de tout coeur que beaucoup de personnes auront à coeur de te donner ce petit coup de pouce pour le réaliser. MT
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Ma chère Dido, ton projet est très intéressant et j'espère de tout coeur que beaucoup de personnes auront à coeur de te donner ce petit coup de pouce pour le réaliser.