Aidez nous à financer «Certains l’aiment froid» court métrage sur la prohibition et les bars clandestins.

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Présentation détaillée du projet

NOTE D’INTENTION

 

1- LE PARI DU CINE-CONCERT -

Mon dernier court-métrage, Qui veut du quatre-quarts ?, était une comédie qui dépeignait quelques-uns des déboires que l’on peut rencontrer dans le milieu des tournages autoproduits (souvent étudiants ou amateurs) à (très) petits budgets. Alors pourquoi, après avoir traité un tel sujet, se lancer à nouveau dans un film autoproduit ?

 

Le film Certains l’aiment froid nous permettra, à l’équipe technique et à moi-même, d’expérimenter de nouvelles idées sur une histoire de très courte durée. La principale raison de mener ce film à bien est l’ensemble des défis à relever à chacun des postes, aussi bien du côté de l’équipe technique que du côté des acteurs. Nous avons déjà tous travaillé ensemble sur le film précédent et aimerions continuer d’apprendre nos métiers respectifs tous ensemble. Nous avons décidé, d’un commun accord, de travailler bénévolement sans même nous faire défrayer : cette décision exceptionnelle a été possible de par la durée très courte du film (inférieure à 5 minutes) et surtout grâce à l’extrême motivation de chacun des membres de l’équipe… car ce tournage sera l’occasion pour nous tous de nous frotter au film de genre.

 

L’histoire se déroule dans les années 20, en pleine période de la prohibition.              

 Cette période m’intéresse à plus d’un titre, mais c’est surtout son aspect musical qui me fascine (le jazz des années 20 est sans doute mon préféré). Le véritable défi que nous nous sommes lancés est de faire un film sur la musique… sans prise de son. L’idée est de pouvoir réaliser un film musical muet qui sera projeté en ciné-concert et donc accompagné musicalement en direct pendant les projections. Ce sera le compositeur, grand habitué des ciné-concerts, qui sera chargé d’accompagner le film à chaque projection.

 

 

2- LES DEFIS A RELEVER -

Je tiens d’emblée à préciser que le but n’est pas de réaliser un faux vieux film : nous exclurons donc les effets tels que les effets de vitesse accélérée, l’aspect film rayé, les sautes d’images, etc.

Nous ne comptons pas non plus faire un mini The Artist.

 

Esthétiquement, je souhaite une image contrastée avec un vrai noir et blanc et non une photo grisonnante et plus ou moins homogène. Nous tournerons donc, une fois n’est pas coutume, à l’appareil photo Canon 5D qui possède un bon capteur et qui surtout permet de capter l’image directement en noir et blanc (contrairement à d’autres caméras qui se contentent de simplement dé-saturer les images, ce qui ne donne absolument pas le même rendu). A la direction photo, nous avons la chance d’avoir Guillaume Elwart qui mettra tous ses objectifs à notre disposition, ce qui nous permettra de composer des plans intéressants tout en jouant sur les diverses focales.

 

J’assume totalement le fait que nous ayons des moyens modernes à notre disposition. Les films qui étaient tournés à l’époque étaient faits avec une pellicule peu sensible, ce qui limitait l’utilisation des gros plans sur les visages ou qui du moins avait des conséquences importantes sur le matériel d’éclairage. La taille du capteur du Canon 5D nous autorisera à faire pas mal de gros plans, voire de très gros plans… ce qui a donc aussi une influence sur le jeu des comédiens, à qui j’ai demandé d’avoir un jeu naturel et subtil (autrement dit, pas de sur-jeu ou de grimaces). Le but n’est pas de singer les films muets mais d’avoir un film muet actuel.

 

Côté costumes, Lucie Nebas mène un important travail de recherche. Je n’ai pas envie de me baser sur l’image que nous avons des années 20 et 30 (les fameuses folles, les années charleston…), mais bien sur les années 20 en elles-mêmes. Ainsi, toute l’équipe a puisé ses idées à travers les images d’archives, et non dans les représentations de ces années-là (comme dans The Great Gatsby, de Baz Luhrmann).

 

Il y a donc un aspect documentaire à notre travail, bien que parfois nous décidions de nous en écarter un peu volontairement. Ainsi, pour le maquillage par exemple, nous avons privilégié un maquillage « dans l’esprit des années 20 – 30 », et non le « vrai » maquillage (beaucoup moins léger) de l’époque. Ce choix est une raison esthétique, pour profiter au mieux des gros plans qui seront bien mis en valeur grâce au travail soigné et précis de Jill Joujon, la maquilleuse.

 

Quant à mon travail de mise en scène, le défi consiste principalement à aiguiller chaque poste pour trouver le rythme du film.

 

 

3- LE RYTHME -

Certains l’aiment froid est un film musical sur la musique, alors que nous tournerons sans son. Le rythme du film doit donc être particulièrement soigné, afin que le compositeur puisse ensuite sentir ce rythme et s’en emparer pour improviser sa musique lors d’une projection. Ainsi, tout doit être mis en place pour aider à faire ressortir ce rythme.

 

En dehors des références explicites à la musique (personnage du pianiste, danseuses de cabaret, scène du strip-tease), les comédiens et l’équipe technique ont tous en tête le jazz rythmé de ces années-là (nous avions sélectionné des morceaux précis à tous avoir dans l’oreille) ce qui, implicitement, influence la manière de jouer, de capter l’image, de bouger la caméra… bref, de travailler. Par ailleurs, nous allons tourner beaucoup de plans de coupe, afin d’avoir un maximum de matière première pour le montage. De même, l’ensemble des prises avec les comédiens sera à considérer : contrairement à un tournage « classique » où je ne fais que doubler les prises une fois que j’ai ce que je souhaite, je compte ici laisser la possibilité à chaque membre de l’équipe, acteurs comme techniciens, de redemander des prises pour tester de nouvelles possibilités si besoin. Il s’agira donc en quelques sortes de ne faire que des « mécaniques filmées » et donc à part le travail chorégraphique de la séquence finale, nous n’organiserons pas de répétition avec les comédiens.

 

Le rythme définitif sera donc construit pendant le montage avec Aurélie Cotard.

 

J’ai hâte que cet univers de jazz, de cocktails et de tricheurs-pickpockets prenne vie.

 

Leslie Villiaume

 

 

QUELQUES REFERENCES SUR LA PROHIBITION

 

 

Bibliographie non exhaustive

 

- MORRIS Ronald L., Le jazz et les gangsters, 1880-1940, éd. Le Passage, Paris, 2013.

- STEED Tobias, Hollywood cocktails, publié par Mitchell Beazley, Londres, 1999.

 

 

Filmographie non exhaustive

 

- Les Fantastiques années 20, Raoul WALSH, 1939

- Certains l'aiment chaud, Billy WILDER, 1959

- It's Not Just You, Murray! , Martin Scorcese, 1964

- L'Arnaque, George Roy Hill, 1973

- Bugsy Malone, Alan PARKER, 1976

- Cotton Club, Francis Ford COPPOLA , 1984

- Les Incorruptibles, Brian DE PALMA, 1987

- Idlewild Gangsters Club, Bryan BARBER (scénario d'Outkast), 2007

- Prohibition, une Experience Américaine, Lynn NOVICK & Ken BURNS, 2011

- Des hommes sans loi, John HILLCOAT, 2012

 

 

Quelques morceaux pour se mettre dans l’ambiance…

 

- Lets Misbehave, Irving AARONSON

- Chicago Breakdown, Louis AMSTRONG

- Yes Sir! That's My Baby, Ace BRIGODE

Happy days are here again, THE CASA LOMA ORCHESTRA

- Red Hot Band, Duke ELLINGTON & HIS ORCHESTRA

- Blue Skies, Benny GOODMAN

- Oh, Lady Be Good, Benny GOODMAN

- Shake It & Break It, King OLIVER & Henri "RED" ALLEN

- Blue River, Frankie TRUMBAUER

- You'll Do It Someday, Rudy VALLEE

- The Charleston, Paul Whiteman & HIS ORCHESTRA

- Sugar, Paul WHITEMAN

- Baby Won't You Please Come Home, Clarence WILLIAMS

 

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À quoi servira la collecte ?

Nous avons déjà tourné les extérieurs du film, il ne nous reste plus qu'à tourner les intérieurs.

Les décors intérieurs initialement prévus ne sont plus disponible, nous devons donc louer un nouveau décor.

La collecte servira à couvrir les frais de location (environ 1000 €) , les accessoires supplémentaires (50 €) et les frais de post-production (450 €).

Les dépenses pour les droits artistiques, le matériel de tournage, la régie et l'exploitation sont déjà couvertes.

 

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Larry Bydon

BIOGRAPHIE DE LESLIE VILLIAUME Leslie Villiaume est une jeune réalisatrice de 24 ans. Après des études scientifiques (maths sup/maths spé, licence de maths à Paris V, licence d’astrophysique à l’Observatoire de Paris, un master au CNAM de Paris) et un passage par l’Ecole du Louvre (archéologie et histoire de l’art), Leslie est actuellement en... Voir la suite