"Ceux qui tombent" est une pièce de théâtre construite comme une veillée sur le deuil et la possibilité de se reconstruire à travers lui. Le spectacle est représenté 6 dates en mai 2013, nous avons besoin de vous, de votre soutien pour permettre de réaliser le spectacle.

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Présentation détaillée du projet

 

 

L'histoire

 

C'est l'histoire de la perte de l'autre et de soi.

 

Ceux qui Tombent met en scène une jeune fille, Ophélie, qui s'adresse à un public, réel ou imaginé. Elle vient pour témoigner de la perte de son frère. Dans son histoire, les mots redonnent vie au frère, celui qui n'a jamais vraiment été là. Puis d'autres figures du passé ou de son imagination surgissent _ comme des miroirs d'elle-même _ et perturbent le récit qu'elle tente de livrer au public. Ophélie paraît perdre pied, sombrer dans la folie, se perdre dans les rêves et les illusions. Ces figures l'obligent à se confronter au temps présent, l'aident à évoluer et peut-être à renaître.

 

C'est l'histoire de la possibilité d'être présent à soi-même malgré la perte de l'autre. 

 

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photo Camille Entratice/répétitions

 

 

Le projet

 

A travers la pièce, j'ai écrit sur un espace laissé vide par nos sociétés, le deuil. J'ai écrit pour dénoncer ce vide, pour faire exister ce moment qui nous laisse sans outils, sans repères. Comme si ces moments de passage _ fin de quelque chose, début d'autre chose _ n'étaient plus rendus concrets, habités par du lien, des mythes, des rituels, comme par le passé. Comme si notre culture avait oublié ce temps du deuil pour lui préférer un temps plus rapide, plus extérieur aussi. Car peut-être si nous nous arrêtons une seconde de courir – après le travail, le temps, nos obligations, notre argent – nous tombons. Dans le rien, la pauvreté, l'oubli, la désocialisation.

J'ai assisté à d'autres manières de faire, dans lesquelles la cérémonie funéraire est construite et vécue par tous comme un moment grave et léger, triste et drôle à la fois. Un moment de célébration du vivant, de partage, de passation entre les générations.

 

La pièce traite de ce temps de solitude sans repères mais aussi de la tentative maladroite et éperdue de cette jeune fille pour créer un lien autour de ça, grâce au langage : Partager les mots avec le public et y trouver un écho. Le témoignage d'Ophélie revêt cette fonction de guérison, comme un fil tissé entre elle et le monde. 

 

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photos Camille Entratice/ extrait Festival Auteurs/Sucy en Brie/ mai 2012

 

 

Intentions 

 

Ophélie est plongée dans une solitude qui se traduit par une dispersion de son identité. Elle semble s'être perdue entre son frère, un autre elle-même, mais aussi entre les meubles et les objets du frère disparu. La scène devient alors le lieu de ce morcellement : éclatement des objets au fur et à mesure de la pièce, éclatement des interlocuteurs qui se multiplient et se dédoublent, éclatement des espaces qu'elle convoque au gré de ses souvenirs.

 

Ophélie tente alors de s'adresser au public devant elle, pour se raconter, donner du sens à son histoire, mais des personnages multiples viennent troubler son récit : Ophélie parle avec son double projeté derrière elle, avec le visage de son frère en surimpression sur le visage d'autres comédiens, sur des cartons. Ces présences semblent appelées pour combler le vide laissé par la mort du frère. La vidéo permet de créer de la fiction, de la poésie afin de décaler le rapport frontal du personnage principal avec le public.

 

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photo Camille Entratice/répétitions

 

 Par ailleurs, le travail corporel raconte les tentatives pour « faire corps » à nouveau avec le passé, avec l'être aimé, avec soi-même. Le mouvement des corps, de plus en plus ample et de plus en plus dansé au fur et à mesure de la pièce, raconte également le mouvement de la vie qui reprend.

 

Je pense à ce spectacle comme à une veillée. Le public sera installé proche de la scène ou dans un arc de cercle. L'idée est de créer de l'intime tout en gardant la distance nécessaire pour que se dessine l'humour, la poésie, le décalage. 

 

Les représentations:

21, 22, 23 mai et 28, 29, 30 mai 2013 à La Loge à Paris

 

L'équipe - La Compagnie ia

 

« Ceux qui tombent », texte et mise en scène Camille Davin

Avec Romain Blanchard (le voleur)

Flora Detraz (Quelqu'un/la femme)

Florian Goetz (Pierre)

Camille Forgerit (Ophélie)

 

Scénographie et costumes / Justine Bougerol, Camille Olivier, Marie Davin

vidéo /Camille Entratice

geste chorégraphique/Flora Detraz

création musicale/Thomas Bourhis

 

Le Texte a obtenu les Encouragements de l'Aide à la Création du CNT.

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

 

- 600 euros seront utilisés pour la scénographie, ce qui comprend les matériaux de base + la location d'un véhicule  

 

- 500 euros pour les costumes, il y a 13 personnages différents dans la pièce.

 

- 300 euros pour tous le matériel technique, soit la location de matériel vidéo + des micros + le matériel nécessaire à la lumières...

 

- 200 euros pour tous les accessoires et les objets pour l'atmosphère décalée (moustache, perruques, draps, coussins, etc).

 

-100 euros pour la communication (affiches, flyers, etc..)

 

 

 

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La Compagnie ia

La compagnie ia est créée en 2009 par Camille Davin à Paris. Le mot« «ia » signifie « je » en russe, un « je » qui désigne des « je » personnages et des « je » spectateurs, pour donner une place à des individualités qui parlent d'elles-mêmes et du monde. Placer la personne au centre de la création, aussi bien comme élément central des fictions racontées... Voir la suite

Derniers commentaires

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Good luck Camille. Please let us know when it launches as I would love to see it. Besos
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Un gros merci à toi Camille pour m'avoir gentiment aidé pour cette saleté de mémoire ! Je te souhaite plein de courage pour tes projets, j'espere t'avoir aidé comme je pouvais ! Nico
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De tout cœur avec vous.