Soutenez Chapitô Montévidéo ! En octobre, l'Uruguay accueillera son 1er chapiteau de cirque. Moment d'échanges entre circassiens Fr et Urug.

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Présentation détaillée du projet

           Bazar_forain

 

 

Genèse du projet

 

Voici quelques semaines est venu se poser en face de chez moi un fier chapiteau rouge et noir… Y jouent, y délirent, y travaillent les membres du Bazar Forain qui présentent leur dernier spectacle, Delirium Saga Circus, conte fantastique déjanté inspiré des univers de Caro & Jeunet ou de Tim Burton. C’est en échangeant avec eux qu’ils me parlent de Circo Tranzat, un projet franco-uruguayen qu’ils portent avec des copains circassiens (la Mini Cie) qui vient titiller ma curiosité, faisant jaillir au fil des moments partagés des idées, puis un désir de film. Vivant à deux pas des deux chapiteaux de l’École de Cirque de Bordeaux, cela fait pratiquement deux ans que je m’intéresse de plus près aux pratiques circassiennes. C’est donc lors de la première implantation du chapiteau de l’équipe du Bazar à Bordeaux que je filme pour la première fois Jordane, Luc, Thomas, Yann, Didier et Maho. Parallèlement à de longs échanges, la captation de ces premières images me stimule et me conforte dans mon désir de réalisation.

 

Le Bazar Forain

 

À 20 ans, Luc faisait l’acquisition de son premier chapiteau avec son frère, avec lequel il fonde l’association Cirque sans raisons, commençant à monter et faire tourner ses créations. Suite à leur rencontre lors d’un festival, Luc et Jordane ont fait le choix de vivre et pratiquer le cirque sous chapiteau en itinérance, alternant quelques mois sur les routes, quelques mois en Ariège, où ils possèdent une ferme. Maho, leur fille de 9 ans, rêve plus tard de faire de la voltige à cheval. Pour le moment, elle s’applique à améliorer ses acrobaties au sol. Didier, Thomas et Yann les ont ensuite rejoint, partageant leur mode de vie et leur engagement artistique.

 

La Mini Cie

 

Depuis 2007, les membres de la Mini Cie tissent des liens avec le continent latino-américain, multipliant les allers-retours entre la France et l’Argentine, le Chili, la Colombie, la Bolivie, le Vénézuéla, le Pérou, le Brésil et l’Uruguay, où ils se confrontent à la rue pour y jouer leurs créations. Il élargissent leur groupe au gré des rencontres avec quelques circassiens latino-américains, enrichissant ainsi leurs projets artistiques. L’Uruguay est le dernier pays auquel ils se sont attachés et depuis leur second voyage, une « idée-rêve » germe dans l’esprit de Lise et Julien (cofondateurs de la compagnie) : pourquoi ne pas acquérir un bus qui permettrait, une fois en Uruguay, de réaliser la tournée du spectacle qu’ils auraient cocréé avec leurs camarades uruguayens ? Ce bus, outil pratique, pourrait bien une fois sur place également devenir un support créatif au spectacle en devenir...

Depuis la rencontre entre le Bazar et la Mini, au bus s’est rajouté un chapiteau et ils travaillent aujourd’hui ensemble à l’achat de ce merveilleux outil que sera le premier chapiteau de cirque d’Uruguay !

 

Le cirque en Uruguay

 

En Uruguay, le cirque est une pratique émergente. La rue constitue l’arène de la majorité des circassiens, espace de rencontre entre les artistes et leur public. Leur pratique est limitée et lorsqu’il s’agît de vivre de son art, beaucoup d’entre eux exercent le cirque à la prestation, lors d’évènements publics ou privés. Seules une ou deux compagnies traditionnelles sillonnent le pays pour exposer leurs formes aux regards du public. Pourtant, un collectif uni autour de l’association El Picadero (Montevideo, Uruguay) regroupe un noyau de circassiens motivés pour faire évoluer leurs pratiques, améliorer les conditions d’exercice de leur métier en espérant atteindre un jour la reconnaissance des arts du cirque. À Montevideo, la municipalité vient tout juste de mettre à disposition des camarades uruguayens un lieu qui leur permet enfin de s’entraîner dans de meilleures conditions, de travailler au quotidien et ainsi parfaire leur formation. Les chapiteaux là-bas sont inexistants, contrairement en France où la pratique du cirque est inconsciemment directement associée au caractère itinérant et à la figure magique du chapiteau.

CE chapiteau, l’heureux élu tant attendu, sera le premier à quitter la France par voie maritime, sa traversée durant près d’un mois. Une fois les Français arrivés, le Bazar, la Mini et les copins circassiens du Picadero entreprendront le travail de montage, de mise en état du chap’ pour un bon fonctionnement de cet outil de travail qui deviendra pour plusieurs mois lieu de vie et d’échanges, lieu d’accueil du processus de recherche de et création du spectacle franco-uruguayen à venir. La séquence Montevideo terminée, suivra une tournée de 3 mois durant lesquels tout ce beau monde partira à la rencontre du public de zones géographiquement plus reculées. Pour les Uruguayens, cette phase sera particulièrement importante car le chapiteau itinérant leur permettra de rencontrer la complexité de leur pays par le biais d’échanges autour de leur pratique artistique.

 

Pour en connaître davantage sur les compagnies / collectifs impliqués dans le projet Circo Tranzat :

 

http://www.laminicompagnie.com/

 

http://bazarforain.over-blog.com/

 

http://www.elpicadero.org/

 

 

    Jordane___moi

 

 

Mes intentions

 

Ce projet de film reflète en filigrane un profond désir de relier ma pratique professionnelle avec divers questionnements socio-politiques et culturels qui m’habitent lorsque je pense aux heureuses différences et aux sombres contradictions caractérisant les deux cultures dont je suis issue. Chapitô Montévidéo expose un intérêt prononcé pour les pratiques artistiques en général, plus particulièrement pour les pratiques circassiennes depuis que j’apprends à mieux les connaître. Il ancre ce goût pour le croisement des arts et la mobilisation de forces artistiques qui parfois inconsciemment mutuellement s’inspirent et s’enrichissent, se font écho et se rendent service. Enfin, il signe ma fascination envers la figure qu’est le chapiteau, que je souhaite aujourd’hui différemment appréhender : un outil de travail au service d’une certaine conception de ce qu’est ‘faire du cirque’, le compagnon d’un mode de vie itinérant.

 

Le chap’

 

Chapitô Montévidéo révèle le chapiteau comme protagoniste principal. Il est celui que certains ont choisi, l’objet de quête, le rêve de certains autres. Celui qui en impose, qui définit un mode de vie et facilite une certaine économie, celui qui manque, que l’on fantasme et qui pourrait bien promettre l’ouverture de possibles. Pour le public, il est ce lieu magique qui nous déconnecte de nos réalités du quotidien, nous offrant un espace-temps singulier enclin à la rêverie, nous faisant pénétrer l’univers de ceux qui partagent avec nous leur passion. Le chapiteau nous offre un second toît, nous réunit en son sein pour laisser place au voyage...

Les compagnies ayant fait le choix de pratiquer le cirque sous chapiteau ancrent leur goût pour l’itinérance en cohabitant avec un outil qui à la fois leur permet de prétendre à une liberté de programmation tout comme à une certaine autonomie financière. Gérer sa propre billetterie, pouvoir programmer ses spectacles, proposer aux regards un choix de créations et d’activités orienté par une ligne éditoriale politique et artistique précise. Le choix de Luc et Jordane d’avoir opté pour ce mode de vie et cette pratique du cirque éveille en moi la curiosité : qu’implique ce choix, comment cette vie alternée s’organise-t-elle ? Quels sont les enjeux idéologiques et financiers lorsque l’on choisit de ne pas se produire en salles de spectacle ou dans l’antre de théâtres ?

 

Une histoire de transmissions entrelacées

 

Pourquoi, alors lassés d’une tendance à la cristallisation et l’institutionnalisation de la pratique du cirque en France, nos camarades circassiens optent pour le goût du risque en traversant l’Atlantique pour y retrouver des amis avec qui ils pourront penser et réinventer leurs pratiques dans un pays où tout reste à imaginer, créer, développer et faire aboutir, où les énergies sont neuves ? Le chapiteau sera l’objet d’échanges de compétences et de savoir-faire, mais pas que...

L’arrivée du chapiteau à Montevideo est très attendue et dans la multitude d’échanges qu’elle insufflera, la (re-)rencontre avec les circassiens uruguayens permettra une fois sur place de mieux cerner et comprendre le contexte dans lequel ils travaillent et évoluent, tout comme imaginer le changement qui pourrait bien s’opérer pour eux au fil du temps avec l'acquisition de ce nouveau compagnon.

 

Un autre versant de cette histoire de transmissions est la question intergénérationnelle. À l’heure où les membres du Bazar et de la Mini Cie accueillent au sein de leur groupe deux nouveaux nés, où Maho, la fille de Luc et Jordane, commence à être en demande d’un apprentissage plus poussé des acrobaties au sol et d’une participation plus active au sein des spectacles qui se jouent, l'intérêt est aussi d'observer comment s’opère concrètement cette transmission et quels rapports crée-t-elle vis à vis de systèmes d’éducation plus standardisés ?

 

Un film reste une trace

 

Le cirque est une pratique peu documentée. Le projet pour lequel La Mini et le Bazar mobilisent leurs énergies est un projet d’envergure sociale, culturelle et artistique. Il est l’occasion de s’immerger auprès des circassiens rencontrés afin d’approfondir les enjeux de ce milieu dans deux pays qui ne présentent pas du tout la même histoire par rapport aux arts du cirque. Ce projet de film est pensé en deux parties. Après ce premier tournage de plus de 2 mois et demi, je me retirerai pour travailler à la formulation d’un projet de film écrit. Avec Fabrice, nous commencerons à chercher des subventions pour développer et mener à bien ce projet en organisant la seconde phase de tournage du film à venir. L'idée est de pouvoir retourner, à terme, en Uruguay pour y retrouver les circassiens et voir comment se sera organisé leur quotidien, comment auront évolué leurs pratiques, comment se seront-ils approprié le chapiteau et quel rôle celui-ci joue-t-il pour eux, constater ce qu’il apporte aux artistes tout comme aux espaces où il décident de l’y déployer.

 

Circo Tranzat, c’est parti ! Comme souvent à la source de projets... de belles rencontres. Et aujourd’hui, le train est en marche. Nous avons décidé de tenter d’y monter pour aller capter des instants clés, des échanges avec un monde et entre deux mondes, des univers artistiques diversifiés, des forces en mouvement. Un univers à pénétrer pour en saisir les enjeux actuels mais aussi et surtout à venir, ce dans deux pays, la France et l’Uruguay.

 

J’espère de tout coeur pouvoir enclencher ce projet et vous remercie d’avance d’apporter votre pierre à cet édifice ! Nos forces, nos moyens techniques et humains sont mobilisés depuis quelques semaines déjà pour j’espère, à terme, parvenir à trouver la forme créative juste qui me permettra de partager avec le public cette expérience filmique ainsi que tout ce qu’elle aura permis de faire germer.  

 

 

Membres de l'équipe technique du film :

 

Milaine Larroze Argüello : Auteur-réalisatrice, cadreuse-image du film.

 

Moi

 

C’est après une licence en Langue, Littérature et Civilisations Hispaniques réalisée entre la France et l’Espagne (Valencia) que je décide de me tourner vers des études de cinéma. Mon intérêt pour le genre et la pratique documentaire grandissant, je décide de partir réaliser ma dernière année de master à Buenos Aires pour y mener une recherche de terrain. Là-bas, j’entreprends d’analyser le rôle des films documentaires réalisés par les descendants des « desaparecidos » dans les années 90 dans la construction de la mémoire collective du pays (personnes enlevées, torturées et assassinées durant la dictature militaire des années 70 en Argentine). Ce voyage me permet d’amorcer ma spécialisation en réalisation de documentaires, d’opérer un glissement de l’étude vers la pratique en commençant par travailler en équipe à la réalisation de documentaires de forme courte. Convaincue que je reviendrai tôt au tard, je rentre en France pour parfaire ma formation à Bordeaux, où je  m’installe afin de développer des projets de films. Les questions d’identité et d’appartenance, de transmission et de construction de la mémoire sont au coeur de ma réflexion et de mes projets cinématographiques.

 

Filmographie

 

Effort de mémoire : en phase terminale de montage.

 

Voici 6 ans qu’ on a diagnostiqué à Hedy Perelroizen un alzheimer. Il ne reste presque plus rien de sa mémoire immédiate, seules ses mémoires affective et émotionnelle lui permettent encore de profiter aujourd’hui de quelques instants partagés avec ses proches, qu’elle ne reconnaît parfois plus. Cependant, le parcours de vie d’Hedy est une histoire que l’on oubliera pas.

 

* À la croisée des chemins : en repérages / en cours d’écriture

 

Caroline exerce la psychologie de façon atypique. Psychologue de rue pendant 5 ans, elle est aujourd’hui psychologue communautaire dans un programme de suivi expérimental. À la croisée des chemins constitue une immersion dans son quotidien alors qu’elle accompagne des personnes bipolaires et schizophrènes. La folie, la dépression et leurs symptômes sont au coeur des échanges pour ces êtres en quête d’une voie de rétablissement possible.

 

* Chapitô Montévidéo : en phase d’écriture et de préparation de tournage, en espérant partir tourner grâce à vous très bientôt !

 

 

Fabrice Marache : Ingénieur du son, producteur intéressé par le projet

 

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Quand Milaine m’a proposé de travailler avec elle autour du projet Circo Tranzat, j’ai tout de suite été emballé par l’idée de pénétrer l’univers du cirque.

Et puis, après avoir vu le spectacle du Bazar forain j'ai senti qu'il y avait là quelque chose de très novateur et de très frais dans leur manière d'aborder le spectacle. En les fréquentant d'avantage puis en faisant la connaissance de la Mini Cie, je me rendais compte que c'était un ensemble : un mode de vie, une manière d'être de personnes qui pensent que tout est possible et pourquoi pas d'amener un chapiteau de l'autre côté de l'océan... L'aventure est formidable, elle ne fait que commencer.

 

Après des études en  Cinéma et Sciences Politiques, je m’intéresse au documentaire de création d’abord en tant que réalisateur avant de monter avec Raphaël Pillosio une structure de production dédiée au genre en 2005 : l’atelier documentaire. Depuis je réalise et produis des films aussi bien en France qu’à l’international.

 

La particularité de Chapitô Montévidéo est sa spontanéité d'exécution. Le navire qui embarque le chapiteau n'attend pas et il nous faut absolument commencer à repérer et tourner des choses au moment de son arrivée en Uruguay. A l'issue de ce premier voyage pourra être développé un véritable projet de film et donc une production. Pour autant si nous ne prenons pas ce risque initial, rien n'existera.  

 

Quelques films produits

 

* Le Printemps d’Hana de Sophie Zarifian et Simon Desjobert (55 mn, 2013).

* Histoires du Carnet Anthropométrique de Raphaël Pillosio (69 mn, 2012).

 

Pour en savoir davantage sur la structure de production :

 

http://www.atelier-documentaire.fr/

 

À quoi servira la collecte ?

L’argent récolté grâce à cette campagne servira  en priorité à l'achat des 2 billets d'avion pour aller tourner en Uruguay dès l'arrivée des circassiens français à Montevideo début octobre prochain, ainsi qu'à l’investissement de matériel technique nécessaire complémentaire à celui que je possède :

 

- 2 billets d'avion aller-retour pour l'Uruguay : 2 x 1200 euros = 2400 euros

 

- 4 Disques Durs portables LaCie (stockage des rushes + doublons de CQ) :

  4 x 132 = 528 euros

 

- 1 filtre-objectifs pour le tournage en extérieur : 138 euros

 

- 1 bague adaptatrice du filtre pour les divers objectifs : 4 euros (Merci Ebay !)

 

- 2 cartes mémoire Lexar Pro SD 32 Go : 2 x 70 euros = 140 euros

 

- Assurance tout risque matériel pour la durée du tournage en Uruguay. Devis réalisé auprès d’une assurance  spécialisée dans l’audiovisuel : 500 euros

 

 

* 1er objectif : Nous avons fixé un premier pallier à atteindre : 4000 euros, argent qui servira aux dépenses ci-dessus. Seulement, les préparatifs du tournage ne se résument pas à ça. Nous aurions besoin d'un budget global de 6000 euros en réalité (aidez-nous à dépasser notre 1er pallier !)

 

* Un second objectif est fixé à 5000 euros, puisqu'il nous permettrait d'investir dans le matériel nécessaire complémentaire au matériel déjà acquis, à savoir :

 

- 1 trépied caméra Manfrotto : 500 euros

- 1 micro HF Sennheiser : 500 euros

 

Enfin, inutile de vous dire que pour pouvoir tourner dans de bonnes conditions, nous loger tout en préservant l'ensemble du matériel technique, si nous souhaitons croquer autre chose que des carottes type Bugs Bunny le large sourire en moins, ou encore mâcher des feuilles de coca pour tenir le coup durant le tournage, un troisième et dernier pallier est fixé à 6.000 euros.

 

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Ce dernier pallier est bien plus qu'une marge ! Il est le budget dont nous avons réellement besoin pour appréhender le tournage dans de bonnes conditions et mieux remédier aux besoins sur place durant la période du tournage (logement, déplacements liés au tournage, alimentation, réparations techniques si besoin).

Nous vous remercions de tout coeur pour votre soutien et votre mobilisation !

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Milaine Larroze Argüello

Née en Argentine (Córdoba) mais ayant pratiquement toujours vécu en France (Toulouse, Aix-en-Provence, Lille, Bordeaux), j’ai toujours cherché à créer un pont entre mes deux continents. Par mes études, mes activités, les projets que je tends à développer et aujourd’hui à réaliser par le biais de ma pratique professionnelle.

Derniers commentaires

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Heureux d'avoir contribué au "dépassement d'honoraires"! En attente du film.
Thumb_pierre
Vous tenez le bon bout... en espérant voir ce film bientôt :)
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Soif de découvertes et dévouement à ses passions, voilà ce qui caractérise Milaine et ce qui va faire le succès de ce projet! Bonne chance à toi et Fabrice!