Soutenez la réalisation d’un documentaire sur la chasse aux contes au Mali par l'association Miriya.

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Présentation détaillée du projet

LA CHASSE AUX CONTES

 

« Le conte appartient à tout un chacun. Il voyage de pays en pays, d’individus en individus, et tout cela sans perdre ses principes originels. C’est cela qui fait la beauté du conte. » La pensée de Miriya.

 

 

L'association Miriya est née de la rencontre entre Fanta et Hannah, rassemblées par une passion pour les contes, un intérêt pour l'enfance et l'éducation, et un goût prononcé pour l'échange et le partage culturel et artistique. La première activité de l’association Miriya est ainsi la transmission de contes africains à un jeune public, au sein d’établissements scolaires, centres sociaux, bibliothèques…etc.

 

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Au-delà de ces missions pédagogiques, le premier grand projet de Miriya est un voyage. Fanta et Hannah partent au Mali pour « chasser le conte », afin d'enrichir leur bibliothèque orale de nouveautés, et les faire voyager de bouche à oreille... à bouche !

Fanta invite à partager sa culture, à découvrir la tradition orale dont elle s'est imprégnée sur la terre qui l'a vue grandir,afin de saisir toute l'importance et la place qu'occupe le conte populaire au Mali.

 

Miriya a pour but de permettre les échanges et les rencontres, d’encourager la créativité. Dans cette optique la chasse aux contes est devenue un appel à projets. Fanta et Hannah rencontrent Ron, de l’association Utopía, qui oeuvre dans le cinéma citoyen. La chasse aux contes le séduit, et de cette rencontre naît l'idée d'un documentaire.

Un partenariat se crée. Une envie commune d'aventure, d'archéologie de la parole, de percevoir de plus près toute la magie qui enveloppe le conte et son pouvoir d'adaptation au monde. C'est être à la fois témoin et acteur. 

 

 

POURQUOI UN DOCUMENTAIRE ?

 

Au Mali, la transmission des contes connaît de profondes perturbations. Le progrès technologique, l’arrivée de nouvelles formes de communication, la modernisation de la société, engendrent la perte de certaines traditions orales.

Faire un documentaire sur ce sujet, sur la perte d'une tradition, se révèle être un devoir : celui de ranimer le feu de cette intelligence collective transmise de génération en génération.

 

 

UN PREMIER VOYAGE, EN REPÉRAGE

 

Ce premier voyage doit nous permettre de :

-    rencontrer des acteurs de la tradition des contes populaires : conteurs, griots, musiciens, témoins, chercheurs, universitaires, etc.

-    récolter une première série de contes

-    effectuer un travail de repérages

-    réaliser un film court

 

Ce documentaire nous servira de support pour permettre la recherche de financements nécessaires à la réalisation d’un film long. Vu l’importance de ce projet de récupération de la mémoire orale, nous considérons nécessaire d'envisager un projet de film plus long, qui nous permettra d’approfondir la question du déclin de la transmission du conte au sein de la culture populaire au Mali.

 

 

UN DOCUMENTAIRE SUR LA TERRE DU MALI 

 

Nous serons fin Juillet à Bamako, où nous serons accueillis généreusement par la famille de Fanta. La capitale malienne sera notre pied à terre et nous y resterons 2 semaines. C’est ici que pourra débuter notre quête, à travers une immersion dans les réalités locales, les seules qui nous intéressent. Capter les échanges sera une manière d’appréhender les us et coutumes qui font partie de cette tradition. La ville sera un décor qui permettra de représenter le conflit entre une société soumise à la mondialisation et la préservation de son héritage culturel.

 

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Découvrir Bamako, la richesse de ses quartiers. Aller à la rencontre et à l’écoute des gens, là ou les portes s’ouvriront à nous le soir. Essayer de percer les mystères de la caste des griots, porteurs d'une tradition orale encore bien vivante, celle de l'histoire du pays Mandingue. Tenter de saisir la différence entre conte historique, mission dévolue à une caste et conte populaire. 

Prendre le temps d’apprendre quelques rudiments de balafon ou de kora, deux instruments traditionnels de la région qu’Hannah et Fanta aimeraient maîtriser pour agrémenter leurs contes de mélodies douces et ajouter de l’harmonie à la narration.

 

Puis notre quête nous éloignera du brouhaha de la ville pour aller à la découverte des villages alentours: Segou, Teriya Bugu, Siby, Koulikoro. Nous logerons tant que possible chez l'habitant.

Les villages, c'est une autre façon de vivre, c'est là que le conte populaire reste le plus fort.

Le Mali est un pays multiethnique : Bambaras, Peuls, Songhaïs, Dogons, Sarakolés, Bozos, Touaregs…etc. Si les déplacements restent tout de même limités pour des raisons de sécurité, s’éloigner un peu de la capitale est l’occasion de saisir la richesse et la diversité des contes et des valeurs qu'ils véhiculent.

 

 

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Enfin, Fanta et Hannah reviendront en France et transmettront les contes appris en les insérant dans leur projet pédagogique

 

 

UN PROJET PÉDAGOGIQUE VIA LE CONTE

 

« Il n'y a ni discrets, ni indiscrets. Les uns redisent tout de suite ce qu'on leur a conté, les autres le répètent plus tard, et tous inventent ce qu'on ne leur a pas dit. » Henry de Régnier.

 

Le conte est une école universelle et le conte africain est porteur de cette dimension pédagogique. Développer le conte en milieu scolaire, c'est apprendre aux enfants l'écoute et la concentration. C'est pouvoir débattre, échanger sur les morales dont l'essence se trouve dans les valeurs humaines, communes à chaque peuple. C'est aussi l’occasion d'apprendre le langage. Le but d'une intervention longue autour d'un conte est de permettre à l'enfant de l'appréhender sous différents aspects et dans une évolution. De l'écoute à la prise de parole, en passant par des activités pratiques pour matérialiser son imaginaire (dessin, pâte à modeler, peinture, collage...). Des échanges d'idées, de perceptions, pour construire l'oralité et enfin donner la possibilité aux enfants de raconter à leur tour en partant d'une structure travaillée et comprise mais enrichie de leur propre imaginaire. C'est aussi la découverte d'une culture et de ses traditions dont il est intéressant d'aborder les similitudes et les différences.

 

Voilà ce qui motive Hannah et Fanta, raviver l'intérêt de l'oralité dans le développement de l'enfant, retrouver le conte à l'école. Car c'est un partage, un terrain de jeu pour l'imaginaire, un outil d'apprentissage et de transmission.

 

 

QUI SOMMES NOUS ?

 

Fanta est Ivoiro-Malienne, et vit depuis 2012 à Bordeaux. Elle hérite de sa mère et de sa grand-mère des contes, appris autour des veillées quand elle était enfant. En grandissant, elle conte à son tour selon la tradition. La relation à l'enfant est pour elle une évidence et à son arrivée en France elle passe un CAP petite enfance afin d'exercer sa passion. L'envie de développer la transmission des contes déjà germe dans sa tête.

 

Hannah est née en France. Dans sa famille on conte également des histoires, on en invente surtout. Les contes fascinent Hannah d’ores et déjà, tout comme les cultures africaines. Elle rencontre Fanta à la fin de ses études universitaires de théâtre.

 

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C'est un échange d'abord. Fanta conte à Hannah, elle lui explique en même temps l'importance du conte dans sa culture, lui partage ce savoir. Hannah les retranscrit et travaille les contes en langue française avec elle, afin de développer une activité.

Puis cela devient un partenariat, elles décident de conter ensemble. Hannah apprend la trame des contes, les chants en Bambara, et les enrichit de son propre imaginaire.

 

Ensemble, et grâce à Zoé, Flora et Priscilla elles créent l’association Miriya afin de partager ces contes, de les développer, et de remettre au goût du jour cette tradition orale et tous ses trésors.

 

Ron Vargas, photographe et réalisateur, est né en Bolivie, un pays à l'histoire complexe, qui abrite différentes cultures. Cette diversité est à l'origine de sa passion pour la parole des autres et la mémoire des peuples. Le besoin d'enregistrer ses rencontres et de partager ses expérience le conduit rapidement vers le cinéma, et le cinéma le fait voyager à travers le monde. En France depuis 2013 il est un des membres fondateur d'Utopia Collectif Cinéma qui oeuvre dans le cinéma citoyen.

 

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La chasse au conte c'est pour lui l'occasion de s’immerger dans un voyage à travers le temps et la tradition orale, pour capter et comprendre l’intelligence collective entre diverses générations. Pour Ron, ce documentaire se révèle être une nécessité, une urgence cinématographique : il faut garder vivant le feu du conte malien et lui faire traverser les frontières de la postmodernité.

 

À quoi servira la collecte ?

Nous avons la chance de pouvoir être accueilli à Bamako par la famille de Fanta qui nous assure la convivialité et le confort, et que nous comptons bien sûr remercier en participant aux dépenses qu'engendre notre arrivée. 

Fanta et Hannah ont les économies pour payer leurs propres billets d'avion. 

Ron possède quant à lui le matériel nécessaire à la réalisation du documentaire. 

 

La collecte nous servira donc à financer :

- Le billet d’avion pour Ron de l’association Utopía : 650€

- Les visas maliens pour Ron et Hannah : 150€

- Les frais de déplacement à Bamako et en dehors (taxis, location, carburant) : 500€

- Les frais d’hébergement : 200 €

- Les frais liés aux contreparties + la commission prélevée par KissKissBankBank : 200€

 

Total : 1700€

 

Un proverbe dit : « Si les histoires sont des graines, nous sommes le sol dans lequel elles germent ». Ensemble, plantons des graines, et soyons le terreau fertile qui les accueille.

 

 

ET SI ON DÉPASSE LE BUDGET ?

 

Si nous dépassons le montant demandé, nous pourrons nous procurer du matériel pour faciliter notre travail de collecte, notamment un dictaphone. Nous pourrons également ramener du Mali un ou plusieurs instruments traditionnels tels qu'une kora, un balafon, une flûte peule ou encore un tamani (tambour d'aisselle) pour agrémenter nos prestations contées. Enfin, nous pourrons également nous lancer dans l'écriture de notre premier livre de conte.

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Asso Miriya

Miriya signifie, en langue Bambara, l’imaginaire et/ou la pensée. L’association Miriya se veut une association ouverte, à l'écoute de toute forme de projet artistique autour de l'échange, du partage et faisant la part belle à l'imaginaire. Miriya est née de la rencontre entre Fanta et Hannah, rassemblées par une passion pour les contes, un intérêt... Voir la suite

Derniers commentaires

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OH YEAR YEAR YEAR YEAR!!!!!!!
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Bon courage à tous Jean-louis et Lucienne
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FORCE pour la dernière ligne droite !